Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Lentilles Connectées
Lentilles Connectées

Un nouvel objet connecté entre dans le monde de la médecine, et il va améliorer la vie des personnes atteintes de diabète. Elles pourront ainsi contrôler leur taux de sucre dans le sang sans avoir besoin de se piquer le doigt pour analyser une goutte de sang.

Les innovations dans le secteur médical sont de plus en plus nombreuses. Il y a quelques semaines seulement, des chercheurs mettaient au point un patch qui permet de mesurer la glycémie d’une personne sans avoir besoin de prélever du sang. Aujourd’hui, une autre équipe de chercheurs vient de mettre au point un autre processus non intrusif pour réaliser cette tâche particulièrement récurrente et désagréable pour les personnes atteintes de diabète.

Ils ont mis au point des lentilles de contact extensibles et capables de surveiller le glucose sans déformer la vision du porteur. Cette lentille contient tous les composants électroniques nécessaires pour recevoir de l’énergie sans alimentation externe. Une fois le taux de sucre mesuré, les résultats sont transmis à la personne par le biais d’un affichage LED. Gregory Herman, l’un des chimistes ayant travaillé sur le projet s’exprime à ce sujet : « cela se rapproche d’une solution imaginable pour un patient ».

Pendant la conception de lentilles, ils ont également ajouté une fonctionnalité permettant aux porteurs de prendre des photos. Selon leur rapport, la qualité des images serait ‘correcte’. Ces chercheurs ne sont pas les seuls à s’intéresser aux lentilles connectées. En effet, une équipe basée en Corée du Sud aurait développé des lentilles de contact alimentées et contrôlées par des lunettes. Dans ce cas, les lunettes analysent directement le glucose et et les lentilles peuvent administrer les médicaments.

Pour le moment, les spécialistes précisent que le prototype devra subir de nombreuses modifications avant de pouvoir être proposé au grand public. Il s’agit tout de même d’un beau pas en avant dans le domaine médical.

Source : Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Verso suit les nouvelles innovations médicales, les lentilles connectées.

Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

 CHAPITRE I- La place du patient

Beaucoup de points très positifs s’agissant de la place actuelle du patient dans la santé : Plus de 9 patients sur 10 sont satisfaits de leur dernière visite en établissement de santé et on enregistre un très haut niveau de satisfaction détaillée des patients quant à leur relation avec les divers interlocuteurs hospitaliers, surtout s’ils sont soignants (77% à 92%). Surtout l’hôpital est « HUMAIN » : plus de 8 patients sur 10 estiment qu’ils ont été bien traités, écoutés, compris, or l’HUMAIN est justement le facteur clé n°1 de recommandation d’un établissement de santé.

Mais, des points de vigilance émergent s’agissant du dialogue, de la communication et des informations transmises aux patients : Pour les médecins, les informations données lors de l’hospitalisation ne sont ni bien comprises (77%), ni bien retenues et assimilées (80%) par les patients et souvent, le compte-rendu d’hospitalisation n’est pas remis au patient à sa sortie. De même, l’information donnée sur les médicaments administrés est très perfectible : seulement 31% des médecins pensent que leurs patients sont correctement informés. « Trop » de transparence en revanche concernant les discussions sur l’état de santé du patient devant ses proches (parfois sans même le consulter préalablement) : cette pratique est encore trop fréquente. Enfin, la consultation constitue un autre axe d’amélioration : les médecins surestiment la diversité des sujets qui y sont abordés, et nombre de patients et une majorité de médecins critiquent le temps laissé au dialogue et à l’écoute.

CHAPITRE II-La place du médecin

Relation patients-médecins : Plus de 9 Français sur 10 sont satisfaits de leur médecin, une satisfaction stable quel que soit le profil du médecin. Etre soigné par un médecin-homme ou un médecin-femme indiffère totalement les Français : 71% refusent de choisir, et lorsqu’ils ont une préférence, celle-ci s’explique le plus souvent pour des raisons d’intimité de l’examen en question. Cela ne signifie pas que nul problème de laïcité n’existe, 45% des médecins dit avoir déjà vu un patient refuser un soignant en raison de son genre pour des motifs religieux, mais ces problèmes reposent en fait sur un nombre extrêmement limité de patients.

Climat social : 78% des médecins sont satisfaits de leur travail, 68% à 95% sont satisfaits de leurs relations avec leurs collègues, patients ou supérieurs éventuels, et ils sont même plus satisfaits que les Français du contenu de leur travail : leur niveau de satisfaction est exceptionnel sur l’intérêt (94%) et l’utilité (96%) de leur travail. Inversement, ils sont plus critiques que les Français sur la reconnaissance de leur travail (60% de mécontentement) et leurs perspectives d’évolution (61%). Enfin, ils se singularisent par un flagrant manque de temps pour accomplir leur travail (72%) et de pauses (60%) et donc, par un niveau de stress professionnel supérieur à celui des Français.

CHAPITRE III-Avenir de l’humain dans la santé

Le développement des nouvelles technologies est le premier levier permettant de laisser une plus grande place à l’humain dans la santé et au dialogue soignants/patients : à l’exception des robots avec lesquels 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir, la quasi-totalité des outils connectés de santé testés dans l’étude sont perçus par les Français et les patients comme permettant « d’apporter plus d’humanité ». Il reste à en convaincre les médecins qui sont une majorité (55%) à estimer au contraire que les nouvelles technologies détérioreront les relations en limitant encore les contacts humains.

Le second levier pour l’avenir est l’accentuation de la démarche de démocratie sanitaire et le développement des relations avec les associations de patients : La démocratie sanitaire est méconnue par les Français, mais une fois qu’on leur explique de quoi il retourne, 8 Français sur 10 pensent que c’est une démarche qui peut améliorer la qualité de notre système de santé. Réciproquement, les associations de patients gagneraient à se faire davantage connaître du grand public car elles jouissent d’une bonne image tant auprès des Français, que des patients et de leurs proches.

Pour accéder à l’étude intégrale cliquez ici 

Source : Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

Verso  permet aux professionnels de santé de faire évoluer les parcs d’équipements médicaux (Finance, Conseils d’expert…)

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

En rhumatologie comme dans de multiples spécialités, l’échographie s’impose comme un examen indispensable en routine, notamment pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies inflammatoires.

DES SONDES PLUS SENSIBLES ET PLUS PUISSANTES

L’évolution des appareils d’échographie ces dernières années donne accès à des diagnostics jusque-là inaccessibles, les sondes offrant désormais des images de haute résolution et ainsi la possibilité d’obtenir une visualisation détaillée des articulations et des structures avoisinantes. « Les différents types de tailles et de fréquences permettent de s’adapter aux différentes régions anatomiques, explique le Dr Christophe Bologna, rhumatologue à Bayonne. Les sondes de très haute fréquence nous servent à étudier les structures superficielles et les sondes basse fréquence, les tissus plus profonds ».

Parallèlement, le Doppler fournit aujourd’hui des informations précises sur l’inflammation par l’étude de la microvascularisation. « La mise en évidence d’une hyperhémie au niveau de la synoviale nous permettra d’objectiver une synovite et de différencier maladie active et non active ».

UN INTÉRÊT MAJEUR DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

L’échographie est une technique qui s’avère plus fiable et sensible que l’examen clinique pour le diagnostic des synovites, enthésites et ténosynovites. De nombreuses études ont prouvé son intérêt majeur dans la polyarthrite rhumatoïde. « Elle nous permet de détecter des synovites, y compris sur des articulations totalement asymptomatiques, ainsi que la présence d’érosions osseuses non visibles en radiographies standard ». Un intérêt donc pour déceler plus rapidement les polyarthrites débutantes, bénéfice non négligeable dans une pathologie où les recommandations insistent sur la nécessité d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.

D’autre part, les résultats de l’examen initial présentent un intérêt pronostic. Ils aident à identifier les patients qui nécessiteront un suivi étroit : « On sait, en effet, que la présence d’érosions osseuses et/ou de synovites actives au stade précoce est un marqueur de sévérité et prédit la progression structurale radiologique ». La technique va aussi contribuer à évaluer la réponse aux traitements. « Nous réalisons, par exemple, systématiquement une échographie chez les patients en rémission avant d’arrêter le traitement, car nous savons qu’une non rémission échographique par la mise en évidence de synovites infracliniques est prédictive de rechute ».

MEILLEUR DIAGNOSTIC, MEILLEURE PRISE EN CHARGE

L’échographie se révèle aussi utile pour le diagnostic des pathologies microcristallines. Dans la goutte, des signes évocateurs peuvent être mis en évidence : le signe du double contour, défini comme un liseré hyperéchogène épais sur la surface cartilagineuse, le signe de la tempête de neige caractérisé par des points hyperéchogènes au sein d’un épanchement anéchogène, ou encore des tophus, apparaissant sous forme de masses ovoïdes intra-articulaires ou sous-cutanées, inhomogènes entourées d’un halo anéchogène. Une chondrocalcinose pourra être objectivée devant la présence de dépôts de pyrophosphate de calcium. Ces dépôts forment une ligne hyperéchogène parallèle à la surface cartilagineuse et à la corticale osseuse, ou peuvent être individualisés sous forme de spots hyperéchogènes au sein du liquide synovial.

Enfin, l’échographie apporte une aide au diagnostic de spondylarthropathie par la mise en évidence d’enthésites, notamment au niveau du tendon d’Achille ou du fascia plantaire. La technique a d’ailleurs montré dans cette pathologie une meilleure approche que l’examen clinique pour déterminer le nombre d’enthèses atteintes. Autre apport majeur de la technique, souligne le Dr Bologna, le guidage des ponctions, actes infiltratifs et biopsies améliorant ainsi la prise en charge des patients. « Les infiltrations échoguidées nous permettent de cibler de façon plus précise le site de l’articulation atteinte et de soulager des articulations rebelles au traitement ».

Dr Patricia Martel

Source : INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

 

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

Robot Toyota hopital nagoya

Ces petits robots seront équipés d’un système réfrigérant et offriront une capacité de stockage de 90 litres. Équipés de caméras et de capteurs, ils pourront se déplacer d’un point A à un point B sans difficulté tout en évitant les obstacles. Comme le précise le Asahi Shimbun, le robot sera aussi poli que ses collègues humains. Lorsqu’il croisera une personne lui bloquant la route il est programmé pour lui dire : « excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ». De leur côté, les membres de l’hôpital pourront diriger les robots à partir d’une tablette et lui assigner une destination.

Destinés aux équipes de nuit, les petits robots seront lâchés dans les couloirs entre 17h00 et 08h00. Des périodes où l’on croise peu de personnes ce qui permettra d’éprouver les déplacements des robots avant un test grandeur nature.

En France, la dette des hôpitaux publics poussant à faire des coupes ahurissantes dans certaines dépenses, les robots pourraient être une partie de la solution. Si certes, ils remplaçaient certains métiers, ces derniers ne seraient pas stratégiques au bon fonctionnement d’un hôpital. Déplacer des échantillons, monter des repas, apporter les différents traitements à un étage ou dans un service en particulier … tant de petites tâches à leur confier.

Source : Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

L’année 2018 fait suite à une période troublée mais au cours de laquelle le secteur de l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique pourrait poursuivre son développement, grâce notamment à un changement ministériel et à une conjoncture économique qui s’annonce plus favorable.

Bruno Benque
Bruno Benque – Théma Radiologie

À l’instar de l’ensemble du secteur de la Santé dans l’hexagone, l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique vient de connaître une période mouvementée.

Des restrictions budgétaires qui ont impacté significativement le secteur

Les décisions politiques relatives à la rémunération des actes, notamment l’article 99 du PLFSS 2017 donnant tout loisir à l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) de la définir unilatéralement, ont entrainé en effet une vague de contestation sans précédent, puisqu’une grève des cabinets de radiologie a été décrétée et relativement bien suivie au mois de mars 2017. Il faut dire que la suppression du modificateur Z dans le calcul des cotations des actes de radiologie conventionnelle et la baisse des forfaits techniques d’imagerie en coupe et de TEP impactent significativement le fonctionnement et les possibilités d’investissement des centres de radiologie privés, comme le rappelle régulièrement la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR).

Des rencontres constructives au Ministère

Mais l’imagerie médicale semble constituer également une variable d’ajustement essentielle aux budgets des structures publiques. Les décisions de l’UNCAM pénalisent en effet les budgets des services de radiologie et de médecine nucléaire, dans une conjoncture défavorable qui verra les hôpitaux publics accuser, annoncent-ils, un déficit cumulé de 1,5 milliards d’euros à l’heure du bilan de l’année 2017, alors qu’il n’était que de 470 millions l’année précédente. L’année 2018 qui commence s’annonce néanmoins décisive eu égard aux espoirs suscités par la nomination du Pr Agnès Buzyn au Ministère des Solidarités et de la Santé. Les représentants de la FNMR ont d’ailleurs rencontré les membres du cabinet ministériel peu après la constitution du gouvernement, en juillet 2017, ainsi que le Premier ministre lui-même. Des entrevues constructives, d’après les retours que nous avons pu obtenir, qui laissent présager d’une détente des relations entre le Ministère et la communauté radiologique.

Une conjoncture qui pourrait assouplir les contraintes budgétaires

Celle-ci attend beaucoup de la nouvelle administration ainsi que de la reprise économique qui semble enfin se dessiner. Si l’étau budgétaire se desserre un peu, les gestionnaires de parcs de modalités d’imagerie pourront de nouveau équiper leurs services, d’autant que les centrales d’achats et les sociétés d’aide au financement ou de location de matériels lourds leur donnent la possibilité de réaliser des économies substantielles à l’occasion du renouvellement de leurs installations. Ils pourront également bénéficier de la nouvelle procédure législative publiée le 3 janvier 2018 et qui assouplit désormais les contraintes liées aux autorisations d’installation de matériels lourds. Cette nouvelle année pourrait être un tournant pour l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique française, dont les acteurs font preuve de dynamisme, d’ingéniosité parfois et d’excellence scientifique toujours.

Nous serons encore, tout au long de 2018, au plus près des évolutions technologiques, pratiques et législatives du secteur pour vous les faire partager et serons à l’écoute de vos besoins, de vos réussites ou de vos échecs, et viendrons à votre rencontre lors des différents congrès que vous, radiologues, manipulateurs et industriels mettez tant d’énergie et de savoir-faire à organiser. Au nom de l’ensemble de la Rédaction de Thema Radiologie, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

Source : Édito – Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

Les procédures d’autorisation de matériels médicaux lourds ont été modifiées par ordonnance gouvernementale du 3 janvier 2018. Elles sont modernisées et simplifiées et introduisent notamment la notion d’autorisation d’urgence.

Palais de l

La Loi de Modernisation de notre système de Santé publiée en janvier 2016 stipulait, dans son article 204, que devaient être modernisées et simplifiées, au moyen d’une ordonnances à prendre par le Gouvernement, les différents régimes d’autorisation des activités de soins et d’équipements matériels lourds.

Publication de l’ordonnance au Journal Officiel du 3 janvier 2018

Ce texte avait notamment pour objectif d’assurer une plus grande cohérence avec les projets régionaux de santé, intégrant ainsi la révision des durées d’autorisation, et d’alléger les procédures, notamment à l’occasion d’opérations de renouvellement, de transfert ou de cession d’autorisation. Ladite ordonnance a été publiée au Journal Officiel du 3 janvier 2018.

Des visites de conformité désormais facultatives

Les procédures d’autorisations d’installation des modalités d’imagerie en coupe, d’imagerie interventionnelle, de radiothérapie et de médecine nucléaire, qui sont concernées par ces dispositions législatives, tiendront compte désormais « des conclusions de certification de la HAS, afin de lier régulation de l’offre de soins et qualité et sécurité des soins ». Les visites de conformité actuellement requises pour toute nouvelle autorisation seront quant à elles facultatives, dans un objectif d’efficacité et d’optimisation des moyens.

Introduction de la notion d’autorisation d’urgence

L’ordonnance prévoit également d’allonger la durée des autorisations sanitaires de cinq à sept ans, « afin d’accorder plus de visibilité aux établissements, notamment lorsque ces derniers engagent des investissements lourds pour la réalisation de l’activité« . Elle introduit enfin la notion d’autorisation d’urgence, en cas de menace sanitaire grave constatée par le ministre de la Santé ». Cette mesure vise à sécuriser juridiquement les établissements de santé amenés à assurer une activité supplémentaire dans le cadre du déclenchement de plans blancs.

Source : Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Les constructeurs proposent de plus en plus aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines.

Le secteur de l’imagerie médicale vit une lourde transformation. Hier, les constructeurs proposaient des machines capables de prouesses techniques toujours plus importantes. Aujourd’hui, si les constructeurs de scanners, IRM et autre échographe restent des industriels, ils font évoluer leur business model vers les services.

Les Siemens, Philips et autres GE continuent de renouveler leur offre de machines et de logiciels comme en témoignent les 38.000m2 de halls d’exposition qui leur étaient consacrés lors du grand rendez-vous annuel de la RSNA (Radiological Society of North America) à Chicago, fin novembre. Mais « nous sommes passés d’une industrie de prototypes à la maturité, explique Hassan Safer Tebbi, le patron de Siemens Healthineers en France. Les efforts sont davantage orientés vers la réduction de la variabilité de l’image produite et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ».

Le recours à l’intelligence artificielle y contribue. Siemens a par exemple installé sur ses scanners haut de gamme une caméra 3D qui permet un positionnement optimal du patient grâce à l’apprentissage de la machine, ce qui évite d’irradier inutilement le malade en dehors de la cible de l’examen. « Le bénéfice pour le patient est devenu un argument de vente central, confirme Catherine Estrampes, présidente de General Electric Healthcare Europe. Il y a aujourd’hui une focalisation de nos clients sur le résultat ».

Gestion de parcs de machines

Mais au-delà de cette évolution, les constructeurs développent de plus en plus une activité de service en proposant aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines. Siemens a par exemple passé un accord de ce type avec le Brampton Civic Hospital (900 lits) à côté de Toronto. Pour une période de 15 ans, le constructeur prend en charge, moyennant une rémunération annuelle fixe, la gestion, le financement, la maintenance, et le renouvellement des 190 machines du service d’imagerie. Dans le même esprit, Philips a signé l’année dernière un partenariat de 60 millions d’euros, sur 12 ans, avec les Hospices Civils de Lyon dans le cadre duquel il va gérer 76 appareils d’imagerie.

Un contrat de performance

Mais sur ce créneau, d’autres industriels, comme Medtronic, un fournisseur de matériel médical implantable, viennent les concurrencer. C’est ce dernier qui gère la nouvelle salle de rythmologie du CHU de Rouen dans le cadre d’un contrat de performance. Au-delà de la vente de ses produits, Medtronic est rémunéré à la procédure pour la fourniture des équipements de rythmologie et des prestations de conseil. Il s’engage en contrepartie à améliorer le plateau technique (des équipements Philips), à augmenter le nombre de procédures et à diminuer le temps de séjour à l’hôpital.

Source : Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Selon la Fédération hospitalière de France, les établissements devraient enregistrer un déficit d’environ 1,5 milliard d’euros en 2017 sous les effets conjugués des plans d’économies demandés par l’État et d’une activité moins dynamique. Une situation qui, prévient-elle, risque d’avoir des conséquences graves sur le fonctionnement des hôpitaux.

Rien ne va plus dans les hôpitaux français. Selon la Fédération hospitalière de France, ils sont étranglés financièrement: leur déficit devrait atteindre 1,5 milliard d’euros cette année, selon les premières estimations qui parviennent aux Agences régionales de santé. Ce montant est «dramatique et totalement inédit», s’alarme la FHF dans un communiqué publié ce lundi. Il témoigne selon elle d’une forte dégradation financière sur un an puisqu’en 2016, le déficit atteignait 470 millions d’euros.

Si les hôpitaux vont si mal, c’est d’abord parce qu’ils sont sous pression, assure la fédération. Soucieux de réduire le trou de la Sécu, les gouvernements imposent chaque année aux hôpitaux des plans d’économies. Sur les trois dernières années, ces économies ont représenté 3 milliards d’euros selon la FHF. Et le dernier projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ne déroge pas à la règle puisqu’il leur réclame 1,6 milliard d’économies sur un an. «C’est du jamais vu», confie au Figaro Frédéric Valletoux, président de la FHF. «Le budget 2018 table sur une hausse de 2,3% de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à près de 200 milliards d’euros, mais la hausse tendancielle des charges des hôpitaux publics est de 3% environ. La différence entre l’Ondam et cette hausse des charges représente 1,6 milliard d’euros, soit le montant qu’on demande aux hôpitaux d’économiser!», s’insurge ce dernier. «Et parallèlement, on ne rend pas ces économies supportables avec des réformes structurelles. Il y a des contraintes administratives fortes et pas de capacité d’adaptation», dénonce-t-il.

 

Cette année, les hôpitaux ont aussi subi les effets négatifs de la tarification à l’acte (T2A). Mise en place en 2004, la T2A prévoit que la majorité du financement des hôpitaux dépende du nombre et de la nature des actes réalisés. «Pour 2017, le gouvernement avait anticipé une hausse de l’activité. Mais pour tenir l’Ondam, il avait décidé de baisser le prix de l’acte. Or en 2017, l’activité des hôpitaux n’a pas été dynamique. Moins d’actes avec des financements en baisse, cela entraîne moins de ressources», résume le président de la FHF. «C’est bien la preuve que ce système de financement n’est plus adapté. On marche sur la tête», ajoute-t-il.

«L’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé»   Frédéric Valletoux, président de la FHF

Cette dégradation financière et ce nouvel objectif d’économies de 1,6 milliard en 2018 auront des conséquences graves pour les hôpitaux «qui vont se trouver pris en otage entre la qualité des soins qu’ils doivent à leurs patients, la préservation des conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières et l’obligation du retour à l’équilibre des comptes», explique la FHF dans son communiqué. «Aujourd’hui, l’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé. C’est une fragilisation sans précédent et le personnel le vit très mal. Pour rappel, 1,5 milliard de déficit, cela représente 30.000 emplois. Si le but du gouvernement est de mettre en place un plan de suppression de postes, il faut le dire!», s’agace Frédéric Valletoux.

Agnès Buzyn veut en finir avec la course à l’acte

Autre motif de colère: la décision prise fin novembre par Agnès Buzyn de ne dégeler que 150 millions d’euros sur les quelque 400 millions mis en réserve pour garantir les objectifs budgétaires. Chaque début d’année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux sont mis en réserve par le gouvernement qui peut décider de les annuler si les objectifs de dépenses ne sont pas tenus, ou au contraire de les dégeler. Dans un communiqué commun, la FHF, la FHP (privés), la Fehap (privés non lucratifs) et Unicancer lui avaient réclamé le dégel en fin d’année de l’intégralité des crédits mis en réserve. «Après n’avoir restitué aux établissements que 150 millions, [le gouvernement] envisage maintenant de prélever le solde des crédits 2017 votés et destinés à financer les missions d’intérêt général pour éponger les effets de la convention médicale. Cette convention a été passée avec les professionnels de santé libéraux, et son coût a été initialement sous-estimé», dénonce par ailleurs la FHF.

Pour son président, plusieurs mesures d’urgence s’imposent. «Il faut alléger la bureaucratie qui étouffe l’organisation. Il faut faire confiance aux équipes. Il faut ensuite vraiment s’attaquer aux actes inutiles. Il faut les traquer partout et pas seulement dans les hôpitaux. Des milliards d’euros d’économies sont à la clé. Il faut ensuite corriger la T2A pour casser la course à l’acte», énumère Frédéric Valletoux. Dans un entretien à Libération le 12 décembre dernier, la ministre Agnès Buzyn s’était dite favorable à ce dernier point. «Nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A: ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise (…) Cette logique est arrivée à son terme», expliquait la ministre. «Le constat est partagé, mais après?», s’interroge le président de la fédération hospitalière de France. «Il faut des actes volontaristes. Depuis 2012, la situation des hôpitaux n’a fait que se dégrader. Or si l’hôpital, maillon central de notre système de santé, craque, c’est tout le système de santé qui recule de plusieurs cases», prévient-il.

Source : Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Redon : une nouvelle table de radiologie à l’hôpital

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d'imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d’imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Le centre hospitalier Redon – Carentoir vient d’investir  300 000 € dans une nouvelle table de radiologie. Motorisée, pré-programmée et télécommandée, elle va simplifier les choses pour les soignants et les patients.

Ce vendredi 15 décembre, le centre intercommunal hospitalier Redon – Carentoir a inauguré une nouvelle table de radiologie. C’est un projet dans les tuyaux depuis 2016 : les deux tables de radiologie tombaient régulièrement en panne et l’hôpital souhaitait avoir du matériel plus performant. Pour cela, il a investi 300 000 €. Les travaux d’installation ont débuté en septembre et se sont achevés mi-octobre.

L’hôpital a choisi le système DRX – Evolution de Carestream, une référence dans ce domaine. Le principal atout de cette technologie de pointe est sa rapidité : « Puisque 75 % de son activité est dédiée aux urgences, le service d’imagerie pourra ainsi assurer un débit-patient plus important », se réjouit le service dans un communiqué de presse.

Une machine plus confortable et de pointe

« On est plus proche de nos patients, on les déplace moins. On a aussi une radioprotection plus importante car on baisse la dose presque deux à trois fois par cliché, ce qui est très important », vante Hervé Bouche, manipulateur radiologie.

Sur la technique, les soignants auront moins de manipulations à faire : la machine est entièrement motorisée, pré-programmée, télécommandée ; la table est réglable en hauteur pour faciliter l’installation des personnes âgées ou handicapées ; et la qualité d’image est remarquable.

Des projets jusqu’à 2020

Dès 2018, les patients pourront consulter leurs résultats d’examens d’imagerie directement en ligne, à partir d’un code confidentiel. « Le partage des données sera également accessible de manière sécurisée au corps médical pour assurer un meilleur suivi des patients entre les différents services », précise le communiqué.

Puisque cette nouvelle machine est essentiellement dédiée à la prise en charge des patients du service des urgences, un projet d’ouverture de la salle de radiologie est donc à l’étude.

 Enfin, le plateau technique du service d’imagerie sera complété en fin d’année 2019 par l’arrivée d’un appareil IRM.

Les chiffres clés du service d’imagerie de l’hôpital

VIDÉO – Une première chirurgicale au CHU de Grenoble pour opérer le bas de la colonne vertébrale

L’imagerie médicale s’installe dans les blocs opératoires.

La chirurgie mini-invasive et la radiologie interventionelle permettent de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique. – Philips

La montée en puissance des équipements d’imagerie permet de multiplier les interventions chirurgicales sans « ouvrir » le patient.

L’imagerie vient de plus en plus au secours de la chirurgie. Ce mardi, le CHU de Rouen a inauguré une salle dédiée au traitement des troubles du rythme cardiaque d’un nouveau genre. Equipée de quatre outils de « cartographie » reconstituant une image 3D de la cavité cardiaque, cette salle permet de détruire les tissus cardiaques malades en s’appuyant sur les images du système combinées à celles d’IRM, de scanner et d’échographie. Elle a été conçue par Medtronic et Philips.

Dans le même hôpital, Siemens Healthineers a installé, il y a trois ans, une salle de chirurgie cardiaque dite « hybride », c’est-à-dire pouvant être utilisée à la fois pour la chirurgie classique et pour les interventions percutanée (sans « ouvrir » le patient), comme la dilatation des artères coronaires ou le remplacement de valves cardiaques. A la clinique Pasteur de Toulouse ou à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, un des leaders mondiaux dans le traitement des maladies cardiovasculaires et pulmonaires graves, c’est General Electric Healthcare qui a fourni le matériel.

Des avantages en termes de sécurité

Les grands de l’imagerie ont tous créé leur division spécialisée pour se positionner sur ce marché de 17 milliards de dollars en forte croissance, où il n’est pas tant question de vendre du matériel que «  d’apporter au client une solution complète répondant aux problématiques spécifiques de son site  », explique Olivier de Deuille, qui dirige l’activité « Advanced Therapies de Siemens Healthineers en France.

Or, « le recours à la chirurgie mini-invasive – réalisée par les chirurgiens – ou à la radiologie interventionnelle – exercée par les radiologues – est une tendance de fond promise à un fort développement », explique-t-on chez GE Healthcare. A Marie Lannelongue, on observe une progression de 30 % par an des procédures mini-invasives. Elles présentent des avantages en termes de sécurité (moins de risques d’infection) et de confort, qui autorisent à traiter des patients jusque-là inopérables avec la chirurgie conventionnelle.

Mais ces approches permettent aussi de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique, estime-t-on à Marie Lannelongue

Les yeux du chirurgien

Ce changement n’est possible que grâce à l’imagerie. « Lors des procédures percutanées, les équipements d’imagerie interventionnelle sont les yeux du chirurgien », explique-t-on chez GE Healthcare. Ce sont eux qui permettent au praticien de visualiser l’impact de leurs gestes sur la lésion.

S’agissant de cardiologie, domaine le plus en pointe en radiologie interventionnelle, ces équipements comprennent généralement un appareil de visualisation des vaisseaux, qui fournit des images dynamiques, un scanner qui fournit des images 3D plus précises et, un échographe, voire une IRM, pour une meilleure exploration des tissus mous. Toutes les images qui en résultent peuvent être visualisées en parallèle et enrichies grâce à d’autres images préalablement acquises, voire fusionnées entre elles.

Ultime amélioration présentée par GE et Siemens lors de la conférence 2017 du secteur à Chicago : un matelas conçu pour pouvoir passer d’un type d’imagerie à l’autre sans qu’il soit nécessaire de déplacer le patient. La sécurité du malade, dont on ne change pas la position, se trouve encore améliorée par ce dispositif adapté aux salles qui disposent des différents types d’imagerie (exceptée l’IRM). Une configuration qui se développe de plus en plus.

Source : L’imagerie médicale s’installe dans les blocs opératoires.

New Cardiology Center Steps Up The Beat

How doctors and caregivers designed a top-notch cardiology center entirely around the patient journey.

Image credit: Arnaud Späni

Clinique Pasteur in Toulouse, France, a top-ranked European cardiology facility located in the heart of the city, just opened a brand new 11,000 m² extension dedicated to cardiology. The building, designed by the doctors and the other caregivers, aims to optimize the care of cardiology patients – many in fragile health and in need of emergency care – by bringing together all necessary services under one roof.

“Our intent was to place the patients at the center of the system and to facilitate patient access to care.” says Dr. Jean Fajadet, Interventional Cardiologist at Clinique Pasteur* “This meant designing the entire department based on the patient pathway from admission to discharge with the best possible flow.”

All patient services are concentrated within seven floors, from emergency reception for chest pain and intensive care, to hospitalization for short or medium stays and a dedicated pharmacy. Vertical circulation directly serves the surgical and interventional cardiology operating theaters as well as the medical imaging department. Patients are thus treated quickly, with optimized travel times and proximity to all dedicated caregivers and technical platforms.

Image credit: Arnaud Späni

“This new department is quite unique. We have now 8 interventional rooms working every day, treating patients for coronary interventions, but also structural heart, peripheral, endovascular and electrophysiology.” says Prof. Fajadet. The concept was to have total autonomy from the rest of the hospital, from the cath labs, pharmacy and the management of the devices, stents, catheters and balloons.

Quality imaging was also a key criterion as there has been a shift in recent years with increasingly complex interventional procedures. “We have seen an increase in indications of patients for coronary angioplasty, with patients having much more complex lesions: calcified, diffused disease, multi-vessel disease or poor left ventricular function.” says Prof. Fajadet. The same trend has followed into endovascular, structural and valvular, vascular and electrophysiology procedures. “When we consider the efficiency and the safety of our procedures for the patients, the quality of imaging is certainly the most important point in the cardiology department.” he adds.

“Clinical excellence and innovation are the two core values of this institution. This project is the culmination of a remarkable partnership with GE, which has been closely aligned with these essential values.” concludes Dr. Bernard Assoun, Cardiologist and CEO of Clinique Pasteur.

Having the possibility to fuse images from different modalities in a single screen has helped improve the accuracy of cardiology procedures and the quality of treatment offered to patients. Overlaying CT scan images with fluoroscopy, rotational angiography and 3D mapping brings tremendous value to the surgeons’ work.

Image credit: Arnaud Späni

Patients are the firsts to benefit from this new imaging set-up. “First is the planning of the procedure based on the CT scan. We are now more confident planning what we are going to do.” says Dr. Didier Tchetche, Interventional cardiologist, co-leader with Dr. Dumonteil of structural heart disease Program. This enables shorter and more reproducible procedures, and at the end better outcomes for the patients. “Second is the radiation dose reduction”.

“Our goal is to be able to treat with traditional procedures while also being part in new innovations” he concludes. “When a new device is available, we try to be the first teams to use it. It is about confirming the acquired knowledge but also contributing to the development of tomorrow’s healthcare innovation.”

* Dr. Fajadet is also co-leader with Dr. Bruno Farah of Percutaneous Coronary Intervention (PCI) program at Clinique Pasteur, EuroPCR co-director, and past president of the European Association for Percutaneous Cardiovascular Intervention (EAPCI) executive committee

Source : New Cardiology Center Steps Up The Beat