Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

CALCI, Italie, April 18, 2018 /PRNewswire/ —

Medical Microinstruments S.p.A. (MMI), une société italienne dont la mission est d’améliorer les résultats cliniques des patients subissant une microchirurgie, a annoncé aujourd’hui la clôture d’un financement de Série A de 20 millions d’euros (environ 24,5 millions USD) visant à accélérer le développement de la plateforme de microchirurgie robotique révolutionnaire de MMI.

Le syndicat d’investisseurs était mené par Andera Partners, anciennement Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP), avec Panakès Partners et Fountain Healthcare, l’investisseur de « seed money » historique Sambatech, et deux vétérans de l’industrie, Gus Castello, ancien premier vice-président des opérations produits chez Intuitive Surgical Inc (NasdaqGS: ISRG – actualité) ., un leader mondial en matière de chirurgie robotique, et John Engels, fondateur d’AxoGen (NasdaqCM: AXGN – actualité) , Inc., un leader mondial en solutions de réparation des nerfs périphériques en microchirurgie.

Giuseppe M. Prisco, PDG de MMI, a déclaré, « Nous sommes ravis qu’un groupe exceptionnel d’investisseurs et d’experts en technologie médicale accomplis soutienne la prochaine phase de développement de la société et saisisse avec nous une opportunité de marché dépassant les 2,5 milliards USD chaque année ». Le tour de financement nous permettra de compléter le développement clinique et celui du produit, d’obtenir le marquage CE et de nous lancer sur les marchés européens.

« La robotique chirurgicale est une tendance majeure qui n’a pas encore pénétré un certain nombre de spécialités chirurgicales au-delà de la la paroscopie », a ajouté Olivier Litzka, associé chez Andera Partners. « MMI est en passe de fournir le premier produit robotique pour la chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Nous sommes enthousiastes à l’idée de collaborer avec MMI alors qu’ils bâtissent une entreprise exceptionnelle dans une catégorie passionnante. »

Bien que la robotique ait essentiellement pénétré la chirurgie laparoscopique et plus récemment la chirurgie orthopédique, la microchirurgie, utilisée notamment dans les interventions chirurgicales reconstructives, lymphatiques et oculaires, a été largement mal desservie par la robotique à ce jour. La microchirurgie a seulement fait l’objet d’avances incrémentielles en optique et en instrumentation, la pratique chirurgicale étant limitée par ce qui est réalisable manuellement quand on travaille sous une mise à l’échelle optique 5x à 40x. MMI est la première à réaliser une avancée de rupture dans cet espace chirurgical en alliant la dextérité de l’articulation du poignet à contrôle robotisé à une démultiplication 5x à 40x correspondant à la magnification optique.

« MMI est un excellent exemple de ce que l’Italie a de meilleur à offrir, grâce à son excellence en robotique avancée », a déclaré Alessio Beverina, associé chez Panakès Partners. « La technologie révolutionnaire de MMI aidera les chirurgiens à entreprendre une microchirurgie complexe avec une dextérité et un mouvement extrêmement précis et un contrôle sans tremblement. »

Dans le cadre du financement, Olivier Litzka d’Andera Partners, Alessio Beverina de Panakes, Justin Lynch de Fountain (Shenzhen: 000005.SZ – actualité) ainsi que les experts de l’industrie Gus Castello, John Engels et Fabrizio Landi, ancien PDG et fondateur d’Esaote S.p.A. rejoignent le conseil d’administration de MMI avec Carlo Alberto Marcoaldi, Giuseppe M. Prisco et Hannah Teichmann, qui ont cofondé MMI avec Massimiliano Simi.

À propos de la plateforme de microchirurgie robotique de MMI

MMI a développé la première plateforme robotique télécommandée pour les sutures en chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Elle offre au chirurgien la démultiplication et l’élimination des tremblements et facilite les procédures existantes et nouvelles dans les domaines de la microchirurgie, des reconstructions post-oncologiques et des traumatismes, de l’ophtalmologie, de la greffe d’organe et de la chirurgie pédiatrique. La plateforme robotique de MMI est un dispositif expérimental qui n’est pas encore commercialisé.

À propos de MMI

Medical Microinstruments S.r.l. (MMI), une société fondée en 2015, a son siège à Calci (Pise) en Italie. La société s’est donné pour mission d’aider plus de chirurgiens dans le monde à offrir des procédures microchirurgicales perfectionnées, tout en réduisant les coûts pour les patients, les hôpitaux et pour la société en général. http://www.mmimicro.com

À propos d’Andera Partners

Andera Partners est un investisseur de premier plan dans des participations minoritaires dans des sociétés privées. Anciennement connu sous le nom d’Edmond de Rothschild Investment Partners, le gestionnaire de fonds emploie 56 employés et compte plus de 2 milliards d’euros sous gestion. Son équipe de 11 professionnels des sciences de la vie possède une expérience approfondie à la fois dans le secteur des sciences de la vie et dans le capital-investissement et le capital-risque. L’équipe a levé plus de 800 millions d’euros via sa franchise BioDiscovery et clôture actuellement son fonds BioDiscovery 5 de 345 millions USD. Depuis sa création, les fonds BioDiscovery ont investi dans environ 60 entreprises privées, dont 16 ont été vendues et 16 cotées sur les marchés financiers publics, tandis que plus de 20 d’entre elles sont actives dans les portefeuilles.

À propos de Fountain Healthcare 

Fountain Healthcare Partners est un fonds de capital-risque axé sur les sciences de la vie qui détient 176 millions d’euros (200 millions USD) sous gestion. Dans le secteur des sciences de la vie, les domaines d’intérêt spécifiques à Fountain sont les spécialités pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la biotechnologie et les diagnostics. La firme déploie la majorité de son capital en Europe, et le reste aux États-Unis (Shenzhen: 000938.SZ – actualité) . Le bureau principal de Fountain est situé à Dublin, en Irlande, et son deuxième bureau à New York. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.fh-partners.com.

À propos de Panakès Partners

Panakès Partners est un investisseur de capital-risque qui finance des entreprises médicales, des startups au stade précoce et des PME (HKSE: 0379-OL.HK – actualité) ambitieuses offrant des produits extrêmement prometteurs en Europe et en Israël et améliorant à la fois les résultats thérapeutiques des patients et l’économie des soins de santé. Ses investissements ciblent les domaines des dispositifs médicaux, des diagnostics et de l’informatique médicale. Panakès Partners a son siège à Milan, en Italie. http://www.panakes.it.

Source : Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

Verso accompagne Medical Microinstruments dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique.

Une interface nerfs-machine simule une sensation de mouvement chez des patients porteurs d’une prothèse de bras

WASHINGTON (TICpharma) – Des patients amputés du bras ont pu contrôler les mouvements de leur prothèse de main sans devoir la regarder, grâce à une interface nerfs-machine faisant vibrer les muscles utilisés pour le contrôle de la prothèse, selon une étude publiée dans Science Translational Medicine.

Pour accomplir un mouvement volontaire sans effort, le cerveau nécessite un rétrocontrôle provenant du corps concernant l’état d’avancement de ce mouvement, rappellent Paul Marasco du Lerner Research Institute à Cleveland et ses collègues.

Jusqu’à présent, la plupart des systèmes de prothèse développés en vue de restaurer une fonctionnalité des membres étaient centrés sur le contrôle du mouvement motorisé des articulations, ajoutent les auteurs. Ils soulignent que sans proprioception, c’est-à-dire sans perception consciente de la position du corps et de ses différentes parties, ces outils ne sont pas contrôlables de façon intuitive.

Dans cette étude, ils se sont attachés à développer une méthode permettant de doter des patients amputés d’une perception proprioceptive de leur main robotisée. Pour cela, ils ont utilisé un système d’interface nerfs-machine qui induit la vibration des muscles servant au contrôle de la prothèse, le but étant de permettre le ressenti d’une « perception illusoire » d’un mouvement complexe de préhension.

Science Translational Medicine

 

Les chercheurs ont testé ce système de vibrations chez trois patients amputés du bras ayant bénéficié au préalable d’une « réinnervation ciblée », une procédure qui établit une interface nerfs-machine en redirigeant les nerfs amputés vers les muscles restants.

Après quelques minutes d’utilisation, le dispositif a permis d’améliorer le rétrocontrôle proprioceptif des patients et le contrôle du mouvement de leur prothèse de main. Ces derniers ont pu percevoir le mouvement de leurs doigts et de leur main, tout en ayant l’impression que ces derniers « appartenaient » à leur propre corps. Les patients ont alors pu réaliser des mouvements complexes de préhension afin d’effectuer des actions spécifiques.

Les auteurs concluent que cette approche pourrait constituer une stratégie efficace pour améliorer la performance motrice et la qualité de vie des personnes amputées.

« En restaurant une sensation intuitive de mouvement du membre -la sensation d’ouvrir et de fermer la main-, nous sommes capables de flouter les frontières entre ce que le cerveau du patient perçoit comme étant du ‘soi’ et ce qui est perçu comme provenant de la ‘machine' », a commenté Paul Marasco dans un communiqué du Lerner Research Institute.

« Ces résultats sont importants pour l’amélioration de l’interaction entre l’homme et la machine et nous rapprochent plus que jamais de la perspective de pouvoir proposer aux personnes amputées une restauration complète de la fonction naturelle du bras », a-t-il ajouté.

(L’étude de Science Translational Medicine)

Sylvie Burnouf.
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Google dope les microscopes à la réalité augmentée pour mieux détecter les cancers

Google veut créer des microscopes 4.0 pour aider les professionnels de santé à mieux identifier des pathologies comme les cancers. Des chercheurs travaillant pour le géant technologique ont modifié un simple microscope optique pour lui permettre de reconnaître automatiquement certains tissus cancéreux et de les indiquer visuellement au pathologiste, le tout en temps réel.

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Google dope les microscopes à la réalité augmentée pour mieux détecter les cancers© Google

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Google veut moderniser les microscopes optiques pour aider les médecins à mieux détecter les cancers. Des chercheurs du géant technologique sont intervenus le 16 avril lors du congrès annuel de l’association américaine pour la recherche contre le cancer (AACR) pour y présenter un prototype de microscope à réalité augmentée(Augmented Reality Microscope). Il est relié à un système informatique capable d’identifier des cellules cancéreuses grâce à des techniques d’intelligence artificielle, puis de les faire apparaître en surbrillance dans le microscope pour s’assurer que le pathologiste les repère.

DÉMOCRATISER LE DEEP LEARNING EN L’INTÉGRANT À L’OUTIL DE RÉFÉRENCE

Le constat de départ qui a mené à ce développement est le fait que les laboratoires et autres centres de santé se reposent principalement sur la visualisation directe des tissus pour identifier les pathologies. Or, si Google aimerait idéalement automatiser au maximum la détection à l’aide de techniques de deep learning, cela nécessite des capacités de numérisation des tissus qui restent encore très peu répandues. Ce microscope est donc un compromis : un outil standard dont disposent même les plus petits laboratoires et dont l’utilisation reste simple, mais qui permet de travailler mieux et plus vite.

ON EN RESTE AU STADE DE LA PREUVE DE CONCEPT

Evidemment, il ne s’agit pour le moment que d’un prototype, et on est donc loin d’un hypothétique déploiement à grande échelle. Une première étude est en cours de relecture par un comité d’experts, mais les chercheurs indiquent qu’une étude de plus grande ampleur sera nécessaire pour bien évaluer les performances et les faiblesses du système. Le microscope a été testé sur deux types de cancers pour le moment (un cancer du sein et un cancer de la prostate), avec des résultats jugés satisfaisants. Ses concepteurs se déclarent confiants qu’il pourra être utilisé pour détecter d’autres types de cancers ou de maladies infectieuses comme la tuberculose ou le paludisme. Il pourrait par ailleurs servir dans des domaines autres que le médical, comme par exemple la science des matériaux.

 

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3D Printer Buyers Guide – 3D Systems

Aether, the biotechnology company behind the multi-tool Aether 1 3D bioprinter, is developing an artificially intelligent (AI) program for 3D printing organ models.

Described as the “missing piece” in the wider, 3D bioprinting puzzle, Aether’s Automatic Segmentation and Reconstruction (ASAR) process will be capable of identifying different tissues in CT Scan data and converting the results into a mutlimaterial, 3D printable file.

3D organs at the “click of a button”

According to Aether CEO Ryan Franks, “AI is the only way bioprinting can reach its full potential.” With AI, the file preparation process is automated, bringing 3D printing closer to the “click of a button” usability which is essential to the technology’s growth.

The ASAR process will require no editing tools, calibration or human intervention to complete a file, and should reduce the process to minutes rather than hours.

Upon launch, ASAR technology will only be compatible with CT scan data, but Aether hopes to extend the technology’s capabilities across “all major modalities, such as MRI, X-ray, and angiogram.”

As materials and hardware develop too, it is hoped that this platform will be transferable for 3D bioprinting functional organs.

Image to Print

Aether is working with the Jang Laboratory at Harvard Medical School’s Brigham and Women’s Hospital on the development of its new “Image to Print” medical imaging platform. One of the Jang Lab’s current pursuits is to replicate the musculoskeletal system using 3D printing, and cell-cultures to make the models functional.

Simulation of an AI generated lung model, from CT scan to 3D printable model. Clip via Aether 3D Bioprinter on YouTube
Simulation of an AI generated lung model, from CT scan to 3D printable model. Clip via Aether 3D Bioprinter on YouTube

Lab lead Dr. Hae Lin Jang, who has also joined Aether’s forthcoming Scientific Advisory Board, says, “I am excited to participate in the development of an integrated organ printing system, and am looking forward to seeing how a multi-tool bioprinter with AI can enhance our research,”

“I BELIEVE THIS IS A REVOLUTIONARY PLATFORM, AND HOPE MY ADVISORY ROLE WILL HELP AETHER EMPOWER THE WORLDWIDE RESEARCH COMMUNITY.”

Medical data translation

Translation of information between traditional medical imaging techniques and digital modeling is one of the chief preoccupations of software developers in the 3D field.

The Materialise Mimics Innovation Suite has also become the first software to receive FDA clearance for intended use in 3D printing anatomical models for diagnosis and, in partnership with Materialise, Siemens Healthineers is seeking to bring 3D printing capabilities to more radiology departments around the world.

For more Aether Insights, check out the Future of 3D Printing guest articles from Founder and CEO Ryan Franks and Aether Science Director Karen Dubbin.

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Featured image shows automatic generation of a mutlimaterial lung model using Aether Automatic Segmentation and Reconstruction. Clip via Aether 3D Bioprinter on YouTube

Source : 3D Printer Buyers Guide – 3D Systems

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Recherche : nouvelle reconnaissance pour la belle dynamique du CHU Dijon Bourgogne

Fin février, le projet « Initiatives Science, Innovation, Territoires, Economie » porté par la communauté d’universités et d’établissements de Bourgogne Franche-Comté annonçait les lauréats de son second appel à projets. Parmi les 88 projets soumis, le Comité de Pilotage en a retenu 34. Plusieurs recherches portées par le CHU Dijon Bourgogne ou associant ses équipes figurent au titre de cette short-list. Au cours des dernières années, les équipes du CHU se sont fortement investies dans la recherche. Leur engagement a été reconnu avec l’évaluation positive du Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES) et la certification de la Délégation à la Recherche Clinique et à l’innovation (DRCI).

La sélection régionale vient confirmer les excellents résultats du CHU pour l’année 2017, avec 7 projets médicaux retenus dans le cadre des appels à projets nationaux et, pour la première fois, un projet paramédical soutenu au niveau national.

Ces succès témoignent de la forte mobilisation et de l’investissement de toute la communauté hospitalière, tant pour la qualité des projets portés que pour la recherche de financements.

Parmi les projets développés par les équipes du CHU Dijon Bourgogne et retenus dans le cadre de l’appel à projets I-SITE BFC (Initiatives Science, Innovation, Territoires, Economie – Bourgogne Franche-Comté), on citera :

• ADVANCES (Automatic detection of viable myocardiac segments considering deep networks / Détection automatique des segments myocardiques viables par des méthodes d’apprentissage profond) porté par le Docteur Alain Lalande, MCU-PH en Biophysique, en partenariat avec CASIS (CArdiac Simulation & Imaging Software – Logiciels d’analyse d’images médicales) et le laboratoire « Electronique, Informatique et Image » de l’université de Bourgogne et soutenu à hauteur de 309 000 €

• LIPOMAC (LXR-mediated phospholipid remodeling and macrophage functions relevance in the context of cardio-metabolic and autoimmune diseases / Pertinence dans le contexte des maladies cardio-métaboliques et auto-immunes de l’étude du remodelage des phospholipides par le récepteur LXR au niveau des fonctions macrophagiques) porté par le Professeur David Masson, PU-PH en Biochimie en collaboration avec le laboratoire « Lipides-Nutrition-Cancer » de l’université de Bourgogne, et soutenu à hauteur de 150 000 €

• INGUSP (Identification of New Genes in Unresolved Syndromic Phenotypes with developmental anomalies combining whole genome sequencing and rna sequencing / Identification de nouveaux gènes dans les phénotypes syndromiques non résolus avec anomalies du développement combinant le séquençage du génome entier et le séquençage de l’ARN) porté par le Professeur Christel Thauvin, PU-PH en Génétique, et soutenu à hauteur de 150 000 €.

Le CHU Dijon Bourgogne collabore par ailleurs à trois projets retenus par le Comité de Pilotage d’I-SITE BFC :

• HoST-110 (Deciphering HSP110 as a target in colorectal cancer : from structure to drug design / HosT-110 portant sur la pertinence de HSP110 comme cible thérapeutique dans le cancer colorectoral) porté par Carmen Garrido, Directrice de recherche à l’INSERM

• ENGAGE (Elderly people living in instituion in eating situations), projet interdisciplinaire alimentation-santé piloté par Claire Sulmont-Rossé, chercheuse à l’INRA, qui développera des « stratégies engageantes » par le biais d’interventions permettant aux personnes âgées institutionnalisées de rester impliquées dans l’acte alimentaire

• EATERS (Brain mechanims of odor-induced taste enhancement in normal weight and obese populations), projet porté Charlotte Sinding, chercheuse à l’INRA, en lien avec les mécanismes cérébraux de l’amélioration du goût induit par les odeurs chez des populations de poids normal et obèses

L’ensemble des projets a été étudié puis sélectionné par un comité d’experts internationaux au regard des 3 axes d’I-SITE BFC :

• Axe 1 : Matériaux avancés, ondes et systèmes intelligents

• Axe 2 : Territoires, Environnement, Aliments

• Axe 3 : Soins globaux individualisés.

Catégorie : CHU Dijon Bourgogne, Recherche -Etude

 

Pour plus d’information : CHU Dijon Bourgogne

Céline Cornillat, Directrice Communication et Affaires culturelles.
1 Boulevard Jeanne d’Arc BP77908 21079 Dijon cedex
Tel : 03 80 29 36 28
Standard : 03 80 29 30 31

Source : Recherche : nouvelle reconnaissance pour la belle dynamique du CHU Dijon Bourgogne

Verso suit les projets développés par les équipes du CHU Dijon Bourgogne.

La FDA autorise le premier dispositif médical utilisant l’IA pour dépister la rétinopathie diabétique

PARIS (TICpharma) – La Food and Drug Administration (FDA) américaine a donné son feu vert, le 11 avril, à la mise sur le marché d’un premier dispositif médical utilisant l’intelligence artificielle (IA), en l’occurrence pour dépister, à partir d’une photo, une déficience visuelle causée par le diabète: la rétinopathie diabétique.

Cette pathologie, qui touche 50% des patients diabétiques de type 2, est provoquée par des taux de glycémie élevés qui endommagent les vaisseaux sanguins de la rétine. En France, elle est la première cause de cécité avant 65 ans, selon la Fédération française des diabétiques (FFD).

Outre-Atlantique, plus de 30 millions d’Américains vivent avec le diabète et « la détection précoce de la rétinopathie est un élément important de la prise en charge de ces millions de personnes qui ne font pas encore l’objet d’un dépistage adéquat », déclare Malvina Eydelman, directrice de la division « appareils ophtalmiques » de la FDA, citée dans un communiqué de l’agence américaine.

La FDA, qui souhaite permettre un accès aux soins oculaires au plus grand nombre, précise qu’elle « continuera à faciliter la disponibilité de dispositifs de santé numériques sûrs et efficaces qui pourraient améliorer l’accès des patients aux soins de santé nécessaires ».

Le dipositif validé par l’agence, baptisé IDx-DR, permet la détection de la rétinopathie diabétique (stade supérieur à léger) grâce à un algorithme capable de dépister la pathologie ophtalmique en analysant des photos. Il est uniquement autorisé chez l’adulte à partir de 22 ans.

« Ce programme permet la commercialisation d’un dispositif d’IA qui le rend utilisable par des professionnels de santé qui ne sont normalement pas habilités à dispenser des soins oculaires », explique la FDA.

Le professionnel de santé consulté (médecin généraliste, infirmier d’un centre de soin ou ophtalmologue) télécharge les photos des rétines du patient sur un serveur cloud sur lequel le logiciel IDx-DR est installé.

Si les images sont de qualité suffisante, le logiciel les compare aux milliers d’autres qu’il contient et fournit au médecin l’un des deux résultats suivants: « rétinopathie diabétique détectée: se référer à un professionnel de la vue » ou « rétinopathie diabétique négative: revoir un professionnel dans 12 mois ».

Pas pour tous les patients

Avant d’autoriser cette nouvelle technologie, la FDA a évalué les résultats d’une étude clinique d’images rétiniennes obtenues auprès de 900 patients diabétiques dans 10 centres de soins différents: dans 9 cas sur 10, le dispositif de dépistage s’est révélé efficace.

L’agence a néanmoins édicté une liste de restrictions. Ainsi, les patients qui ont subi un traitement des yeux au laser, les patients atteints de dégénérescence oculaire ou encore les femmes enceintes ne doivent pas recourir à IDx-DR, qui serait alors moins fiable.

Cette technologie a été mise au point par la société américaine non cotée IDx, fondée en 2010 par le Dr Michael Abramoff, ophtalmologiste.

« L’autorisation de la FDA […] est un moment historique qui a le potentiel d’initier une transformation de la façon dont les soins sont délivrés », commente Michael Abramov dans un communiqué.

« Les systèmes autonomes utilisant l’IA ont un potentiel énorme pour améliorer la productivité des soins, faire baisser les coûts et améliorer l’accessibilité et la qualité. En tant que premier dispositif du genre autorisé à être commercialiser, IDx-DR fournit une feuille de route pour une utilisation sécurisée et responsable de l’IA en médecine », ajoute-t-il.

Wassinia Zirar.
Verso Healthcare suit le premier dispositif médical utilisant l’intelligence artificielle pour détecter une déficience visuelle causée par le diabète.

Innovation en santé : un think tank propose des pistes pour réduire les inégalités

Mobiliser l’ensemble des acteurs de santé porteurs d’innovations au service de la réduction des inégalités – économiques, géographiques mais aussi face à l’information en santé. Tel est l’objectif du groupe de réflexion « Économie santé » qui vient de présenter sa recommandation 2018 en ce sens.

Le think tank, qui réunit une cinquantaine d’acteurs* du secteur (médecins, fédérations hospitalières, laboratoires, usagers, start-up, etc.), souhaite inscrire de manière explicite la lutte contre les inégalités de santé dans toutes les politiques publiques d’innovation en santé.

Cela suppose d’abord un meilleur accompagnement des porteurs de projet pour repérer les innovations, un accès facilité au marché, une simplification du financement, de l’expérimentation et de l’évaluation. Parce que les innovateurs sont souvent perdus dans le maquis des instances et institutions qui peuvent les aider, « un guide pour mieux les orienter pourrait être mis en place prochainement », a affirmé Anne-Françoise Berthon, chargée de mission au sein de la délégation ministérielle à l’innovation en santé.

Autre préconisation : se servir davantage des données de santé et du big data pour recueillir des informations mesurables sur les inégalités de santé. « Les données de santé sont un élément majeur, nous savons les conserver, entre le SNIIRAM et l’Institut des données de santé mais il faudrait y avoir un meilleur accès », plaide le Dr Élisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD).

Seuils d’activité

Le groupe fixe comme objectif la réduction des écarts de pratique et de prise en charge des patients, une inégalité majeure entre les « informés » et les « non informés ». Cela commande des informations « simples, claires et lisibles » sur les pathologies et les traitements (bénéfices/risques) et une transparence totale sur les données en particulier de morbidité et de mortalité. « Les autorisations dans certaines spécialités en cancérologie doivent revoir à la hausse les seuils d’activité et mieux cibler certaines pathologies rares nécessitant des centres de référence », lit-on dans la reco 2018.

« La réduction de ces différences de pratique demande aussi une évolution culturelle », souligne le Dr Michel Ballereau, délégué général de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Il propose de réfléchir à la rémunération de certaines pathologies – qui valorise trop la course à l’activité – pour faire baisser ces hétérogénéités de pratique.

Dispositifs innovants

Enfin le cercle « Économie santé » veut accompagner les personnes les plus éloignées de la prévention (tabac, alcool, sédentarité, alimentation) grâce aux nouvelles technologies (applications, objets connectés), ce qui implique de « réduire la fracture numérique ».

Plusieurs exemples sont cités dans les recos, comme l’appli MoovCare, qui permet de détecter les rechutes du cancer du poumon (33 000 décès par an). Toutes les semaines, le malade renseigne 11 symptômes compilés dans un logiciel. En fonction des réponses, le médecin est alerté par e-mail.

Le dispositif de télémédecine Capri, coordonné à l’Institut Gustave-Roussy par le Pr Étienne Minvielle, améliore le suivi à distance des patients traités par chimiothérapie orale. Le chatbot Memoquest (robot conversationnel) est utilisé pour un suivi automatisé des patients hospitalisés en ambulatoire avant et après leur séjour.

* Étaient présents lors de la présentation de la reco 2018 : Benoît Péricard (KPMG), Christian Anastasy (IGAS), le Dr Michel Ballereau (FHP), Sandrine Boucher (UNICANCER), Laurence Comte-Arassus (Medtronics), le Pr Étienne Minvielle (IGR), Anne-Françoise Berthon (ministère), le Dr Élisabeth Hubert (FNEHAD) et David Corcos (Philips France).

Source : Innovation en santé : un think tank propose des pistes pour réduire les inégalités

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Le Parlement européen se bat pour éliminer les inégalités en matière de santé

BRUXELLES, Belgique : Sans investissement dans le domaine de la santé , il n’y a pas de croissance économique . En accord avec cette idée, le Parlement européen a récemment voté en faveur du rapport sur le prochain budget à long terme de l’UE, le cadre financier pluriannuel (CFP). Le Parlement a demandé que le budget reflète la responsabilité de l’UE de mettre en œuvre les objectifs de développement durable dans des domaines tels que la santé publique, les systèmes de santé et les problèmes de santé liés à l’environnement.

Outre la mise en œuvre d’objectifs durables, le prochain CFP devrait aussi aider les états membres à éliminer les inégalités croissantes en matière de santé. Cette décision ainsi que le projet dans sa globalité ont été bien accueillis par le Conseil des dentistes européens (Council of European Dentists CDE), par le Comité permanent des médecins européens (Standing Committee of European Doctors – CPME) et par le groupe pharmaceutique de l’Union européenne.

Commentant le récent vote de l’UE, le Président du CPME, le Dr Jacques de Haller, a déclaré: « les défis tels que la résistance aux antimicrobiens et l’hésitation face à la vaccination, les conditions liées au mode de vie telles que l’obésité, la carie dentaire et les pénuries de main-d’œuvre en santé soulignent la nécessité de maintenir et d’appliquer la coopération de l’UE pour protéger la santé de la population européenne et celle extérieure à l’union. »

Le système de santé européen est confronté à un certain nombre de défis communs, selon Paula Franklin, ancienne analyste des politiques pour le Programme sociale et de bien-être de l’Europe  du Centre européen des politiques, un groupe de réflexion indépendant et sans but lucratif voué à la promotion de l’intégration européenne, qui a écrit l’étude «  Objectif du développement durable sur la santé (SDG3): la possibilité de faire de la santé de l’UE une priorité » (Sustainable Development Goal on Health (SDG3): The Opportunity to Make EU Health a Priority), publié en mai 2017. Parmi certains des plus importantes enjeux auxquels l’UE est confrontée, Paula Franklin souligne le coût croissant des soins de santé; les populations vieillissantes, qui peuvent également être associées à une augmentation des maladies chroniques; les pénuries et la répartition inégale des professionnels de santé et les inégalités dans l’accès aux soins.

Commentant également la récente décision de l’UE, le Président du CED, le Dr Marco Landi, a déclaré: «bien que nous reconnaissions que l’un des objectifs de l’Union est de renforcer le marché intérieur, nous soulignons que l’investissement dans la santé et dans une main-d’œuvre saine est une condition préalable à une croissance économique durable et inclusive ».

Source : Le Parlement européen se bat pour éliminer les inégalités en matière de santé

Verso suit le Parlement Européen contre les inégalités dans le domaine de la santé.

Interview : À l’avenir, le travail de l’orthodontiste se fera devant l’ordinateur

Situé à Divonne-les-Bains, une jolie ville française à la frontière suisse près de Genève, le cabinet orthodontique du Dr Lionel Hui Bon Hoa peut s’enorgueillir d’utiliser les technologies numériques les plus récentes dans un aménagement de travail stimulant. Orthodontiste relativement jeune et conférencier international, le Dr Hui Bon Hoa a adopté les gouttières transparentes, une planification numérique des traitements et des unités orthodontiques de pointe afin d’offrir à ses patients les toutes dernières options de traitement. Lors d’une interview accordée à Dental Tribune Online, il parle de sa passion pour l’orthodontie, de l’avenir de la profession et de sa conception favorite pour un cabinet.

Pourriez-vous nous décrire une première consultation dans votre cabinet ?
À son arrivée, un membre de l’équipe accompagne le patient vers la salle de consultation où il pourra remplir un questionnaire médical, si cela n’a pas encore été fait en ligne. Je consacre ensuite suffisamment de temps à écouter mes patients afin de connaître les motifs de leur visite et leurs demandes. Grâce aux technologies numériques ultramodernes, je peux affirmer que notre travail est clairement ciblé sur le diagnostic. Après un examen complet, j’explique les différents traitements, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Je suis très ouvert et honnête avec mes patients. Si aucun traitement n’est nécessaire, je le leur dis clairement. Dans certains cas, il peut être encore trop tôt pour commencer un traitement orthodontique. Je propose alors au patient de revenir périodiquement au cabinet pour que je puisse surveiller la croissance des mâchoires et le développement dentaire. Lorsqu’il est temps de commencer le traitement, je veux être sûr d’appliquer uniquement les technologies les plus modernes à notre disposition.

Après vos études dentaires, vous avez vite opté pour une spécialisation en orthodontie.
J’aime l’orthodontie parce qu’il faut réfléchir au cas du patient à moyen et long terme. Le diagnostic et la planification du traitement prennent un certain temps, ou, du moins, devraient prendre beaucoup de temps en orthodontie. Une fois la planification du traitement établie, il est facile de le mettre en œuvre. On peut comparer le traitement orthodontique à un pilote automatique, dans la mesure où il a été planifié correctement. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai choisi de me spécialiser en orthodontie. Toutefois, les restaurations esthétiques me manquent parce que j’ai toujours aimé les travaux de bonding et, comme pour l’orthodontie, il y a une approche esthétique. D’ailleurs, ces deux disciplines sont complémentaires.

De plus, même si je soigne beaucoup d’adultes, je me sens aussi tout à fait à l’aise dans le traitement des enfants et des adolescents, le courant passe bien avec eux. Pour moi, la communication avec les jeunes est très facile parce que je dois avouer que je préfère parler avec mes patients de Star Wars que de sujets plus sérieux. Je suis aussi père de deux enfants, alors ça aide.

À votre avis, dans quelle direction va l’orthodontie ?
Avec les nouvelles technologies telles que la tomographie volumique à faisceau conique, le scannage intra-oral et l’imagerie 3D, je pense que, à l’avenir, le travail d’un orthodontiste se fera devant l’ordinateur. Nous déplacerons certainement les dents dans l’os à l’ancienne, soit avec des appareils orthodontiques conventionnels, soit avec des gouttières transparentes. Les principes de l’orthodontie resteront les mêmes. Toutefois, il est très important de poser un diagnostic clair dès le départ et les technologies numériques nous y aident incontestablement.

Pourquoi avez-vous décidé d’avoir dans votre cabinet quatre unités de traitement dans seulement trois pièces ?
J’ai quatre unités ORTHORA de MIKRONA dans mon cabinet, deux dans des salles différentes, et deux autres dans la même pièce. Les adultes aiment être soignés séparément alors que je traite les enfants dans la grande salle. J’ai acheté ces unités il y a juste un an et j’en suis toujours très satisfait.

Pourquoi avez-vous choisi ORTHORA parmi toutes les autres unités dentaires ?
Dans mon cabinet, je voulais vraiment avoir une solution esthétique. En voyant les unités ORTHORA, il est clair pour les patients qu’il ne s’agit pas d’unités bon marché mais d’unités d’excellente qualité. J’aime aussi leur forme et leurs lignes épurées. Mais la principale raison était la construction compacte de l’unité. Mes pièces ne sont pas très grandes, mais je voulais des unités qui s’intègrent bien dans l’espace. Un an après, elles ont encore l’air d’être neuves. La forme générale et la qualité de l’ORTHORA continuent de m’impressionner.

ORTHORA offre une palette de couleurs plutôt large. Comment avez-vous choisi les couleurs de vos unités ?
Je ne voulais pas de couleurs criardes, mais des couleurs plus neutres qui s’harmonisent avec le sol en marbre. J’aime les équipements médicaux qui restent clairement ce qu’ils sont. Je préfère avoir des couleurs sur les murs ou intégrées dans le mobilier pour égayer l’espace.

Source : Interview : À l’avenir, le travail de l’orthodontiste se fera devant l’ordinateur.

Verso suit les nouvelles technologie médicales dans le secteur de l’orthodontie.

Un nouveau dispositif fixé sur les dents piste les aliments ingérés

Un nouveau micro-capteur développé par des ingénieurs aux États-Unis permet d’envoyer, à un appareil mobile des informations en temps réel sur l’apport alimentaire des personnes. (Photo : fio Omenetto/Tufts University).

Massachusetts, États-Unis : Le monde numérique permet de collecter un large éventail de données dans de nombreux domaines. Des ingénieurs aux États-Unis ont maintenant développé un mini-capteur qui, lorsqu’il est fixé directement sur une dent, transmet aisément et sans encombrement les informations sur la consommation de glucose, de sel et d’alcool.

Avoir la capacité de surveiller en temps réel ce qui se passe dans notre corps lorsque nous consommons certains produits peut être une valeur inestimable dans le contexte des soins de santé et des études cliniques. Jusqu’á présent, ce type de surveillance dépendait de l’utilisation de dispositifs portables qui souffraient de limitations telles que la nécessité d’un protège-bouche, le câblage encombrant ou le remplacement fréquent de capteurs dégradés.

Dans cette optique, les chercheurs de l’école d’ingénierie de Tufts University ont cherché à adopter une approche technologique plus avancée, développant un capteur avec une empreinte de 2mm x 2mm. Ce capteur se fixe à la surface irrégulière d’une dent et, à la manière d’un péage sur autoroute, le capteur transmet sans fil les données en réponse aux signaux radiofréquences entrants.

Le capteur est composé de trois couches successives, une couche bioréactive centrale qui absorbe les nutriments ou d’autres produits chimiques détectés, et deux couches externes composées d’anneaux en or en forme de carré. Ensemble, les trois couches agissent comme une antenne minuscule, recueillant et transmettant des ondes dans le spectre de radiofréquences. Lorsqu’ une onde entrante rencontre le capteur, une partie de celle-ci est annulée et le reste est transmis en arrière. Par exemple, si la couche centrale détermine du sel ou de l’éthanol, ses propriétés électriques se décalent, entraînant le capteur à absorber et à transmettre un spectre différent d’ondes radiofréquences, avec une intensité variable. De cette façon, les nutriments et autres substances sont détectés et mesurés.

Commentant ce nouveau développement, le professeur Fiorenzo Omenetto, professeur d’ingénierie à l’Université de Tufts et co-auteur de la recherche, a déclaré : «en théorie, nous pouvons modifier la couche bioréactive dans ces capteurs pour cibler d’autres produits chimiques, nous sommes uniquement limités par notre créativité. »

L’étude, intitulée « Capteurs fonctionnels et RF ‐ tricouches pour la surveillance sans fil de la cavité buccale et de la consommation alimentaire»  (Functional, RF‐Trilayer Sensors for Tooth‐Mounted, Wireless Monitoring of the Oral Cavity and Food Consumption), a été publiée le 23 mars 2018 dans la revue Advanced MaterialsJournal.

Source : Un nouveau dispositif fixé sur les dents piste les aliments ingérés

Verso suit les nouvelles technologies médicales pour suivre et améliorer notre consommation de glucose, sel et alcool.

Bpifrance s’allie à l’assurance maladie pour soutenir les start-up de la santé connectée

PARIS (TICpharma) – La banque publique d’investissement Bpifrance et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) vont s’associer pour « identifier et développer les start-up les plus prometteuses » de la santé connectée, et orienter les investissements du fonds Patient autonome de Bpifrance, ont-elles annoncé le 12 avril dans un communiqué commun.

Bpifrance a créé fin 2017 le fond Patient autonome, doté de 50 millions d’euros, afin d’investir en phase d’amorçage dans les start-up du domaine de la santé numérique.

Il cible en particulier les innovations permettant une optimisation des coûts de santé, un renforcement des liens entre le professionnel de santé et son patient, une amélioration de la qualité et de l’efficience des soins, et un meilleur suivi des maladies chroniques, notamment grâce aux technologies d’intelligence artificielle (IA).

Il doit permettre aux start-up de « finaliser un prototype », « valider sa pertinence et sa portée sur un marché » et « stabiliser une stratégie de développement notamment à l’international », rappelle Bpifrance dans le communiqué.

Le partenariat noué avec la Cnam doit permettre à la banque publique de bénéficier de l’expertise de l’assurance maladie « en termes de besoins des patients et de pratiques des professionnels de santé ».

Il s’agit d’évaluer « plus finement » le potentiel des innovations développées par les start-up, « en prenant notamment en compte les contraintes réglementaires françaises et européenne et leurs évolutions en cours ».

L’objectif affiché est de « diversifier les sources d’identification d’acteurs prometteurs à soutenir financièrement », est-il précisé.

Cela doit permettre au fonds Patient autonome de Bpifrance de « maximiser ses opportunités d’investissement tout en sélectionnant des innovations riches en valeur médicale et financièrement pérennes ».

« Les innovations numériques vont amener des changements majeurs pour les patients et les professionnels de santé dans les années à venir. Identifier les projets les plus porteurs et, grâce à l’appui de Bpifrance, contribuer à leur aboutissement rentre dans notre mission d’améliorer la santé de nos concitoyens et de soutenir la modernisation des pratiques », déclare Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam, citée dans le communiqué.

Les premiers investissements du fonds Patient autonome seront annoncés « prochainement ».

Raphael Moreaux.
Verso accompagne les star-up de la santé connectée.

Télémédecine : quelques timides avancées

Un premier projet d’avenant à la convention des médecins libéraux dédié à la télémédecine a été dévoilé il y a quelques semaines et n’avait guère soulevé d’enthousiasme.

Hier, se tenait une nouvelle réunion entre l’UNCAM et les syndicats de médecins libéraux sur ce sujet, mais rien n’est venu révolutionner les annonces précédentes. Ainsi retrouve-t-on dans la dernière version du projet une rémunération des téléconsultations à hauteur des autres consultations et l’établissement de différents niveaux de télé-expertises.

Les nouveautés concernent l’annonce de sa date d’entrée en vigueur, le 1er janvier 2020, et la mise en place d’une rémunération forfaitaire pour le requérant d’une télé-expertise au-delà de 10 demandes par an.

Entre 10 et 30 demandes par an, le médecin bénéficiera d’un forfait de 75 euros ; entre 31 et 60 de 170 euros et entre 61 et 100 télé-expertises le forfait s’élèvera à 300 euros. Enfin, au-delà de 100 télé-expertises demandées, le forfait atteindra 375 euros.

Face à ces nouvelles propositions, les syndicats représentatifs, à l’unisson, ont d’ores et déjà dénoncé des tarifs de télé-expertise au rabais.

X.B.

Source : Télémédecine : quelques timides avancées

Verso suit l’actualité de la télémédecine.

Échographe MyLab9: ergonomie et qualité d’image pour une activité polyvalente

Le Dr Pascal Humbert a choisi, pour son activité rurale de radiologue, l’échographe MyLab9 d’Esaote. Il évoque, dans un entretien, les apports de cette nouvelle modalité en termes de qualité d’image et d’ergonomie.

Esaote

Thema Radiologie:Pouvez-vous tracer les contours de votre activité ?

Dr Pascal Humbert : J’assure, au sein de mon cabinet situé à Cazères en Haute-Garonne, une activité variée en radiologie conventionnelle, avec des demandes importantes en échographie mammaire, thyroïdienne, abdominale, ostéo-articulaire, ainsi qu’en doppler vasculaire. Dans cette région rurale, la patientèle est en majorité âgée avec des pathologies thyroïdiennes et articulaires fréquentes.

T.R.: Vous avez acquis en janvier 2018 un échographe MyLab9. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Dr P.H.: Je devais renouveler mon ancien échographe, qui était déjà une modalité Esaote, le MyLab ClassC, car il était en fonction depuis cinq ans et les sondes avaient fait leur temps. Lorsque le MyLab9 m’a été présenté, j’ai tout de suite identifié le potentiel fort de cette modalité. La nouvelle technologie qu’elle embarque améliore significativement la résolution de l’image, tant pour les structures profondes que superficielles. De plus, les sondes ont été totalement modifiées, elles sont plus ergonomiques et semblent plus robustes.

T.R.: Justement, en termes d’ergonomie, quelles sont les qualités de cet appareil ?

Dr P.H.: La nouveauté est l’écran tactile par lequel on passe d’un mode à l’autre, d’une sonde à l’autre. Cela simplifie la pratique et nous fait gagner du temps pendant l’examen. De plus, le MyLab9 comporte des fonctionnalités qui optimisent le gain de façon rapide et pertinente. De plus, la fonction Easymode permet de jouer sur plusieurs paramètres en même temps. Elle est très intuitive, ce qui permet une prise en mains facile et rapide.

T.R.: Quels sont les points sur lesquels vous avez identifié une qualité d’image améliorée ?

Dr P.H.: L’image apparaît globalement plus précise et plus fine. Ainsi, ce gain en résolution nous permet de déceler de tout petits nodules thyroïdiens ou de mieux apprécier les pathologies tendineuses par exemple. D’autre part, le mode doppler couleur a été amélioré sensiblement, notamment pour l’étude des carotides, avec une visualisation optimisée des flux sanguins.

T.R.: Pourquoi recommanderiez-vous, au final, cet appareil ?

Dr P.H.: Tout d’abord, et comme évoqué précédemment, pour la qualité de l’image et l’ergonomie. Mais cette modalité est tout à fait adaptée à un cabinet de radiologie, avec son design agréable, ses dimensions réduites qui permettent d’optimiser la place dans la salle d’échographie, et la pratique polyvalente qu’il permet d’assurer.

Propos recueillis par Bruno Benque

Source : Échographe MyLab9: ergonomie et qualité d’image pour une activité polyvalente

Verso suit l’actualité d’Esaote : un nouvel échographe MyLab9 plus performant en qualité d’image et d’ergonomie.

 

De quoi l’hôpital souffre-t-il vraiment ?

TRIBUNE. On accuse la « loi du marché » d’être à l’origine des maux du système hospitalier. Et si, en réalité, il ne répondait plus aux défis actuels de la santé ?
L’hôpital, temple de la technique médicale, est perçu comme l’instrument tout-puissant de notre système de soins, une erreur face aux défis de santé publique actuels.
L’hôpital, temple de la technique médicale, est perçu comme l’instrument tout-puissant de notre système de soins, une erreur face aux défis de santé publique actuels.

100 ANS TECH’ MÉDICALES

Le groupe étudiant MediTec’Jeunes organise son exposition gratuite « 100 ANS DE TECHNOLOGIES MÉDICALES » portant sur l’évolution de la médecine depuis la grande guerre 14-18 ; elle aura lieu du 24 au 26 avril à la Halle aux Sucres.

L’exposition comprendra des dispositifs médicaux datant de la guerre et d’aujourd’hui, des stands interactifs pour enfants ainsi que des vidéos et témoignages. Plusieurs conférences sont prévues : le mardi 24 avril à 16h, le Pr.GUTHLEBEN interviendra sur l’engagement des scientifiques durant la guerre puis à 18h, le grand chirurgien Mr.DEVAUCHELLE (première greffe du visage en 2005) tiendra une conférence sur l’évolution des transplantations et greffes maxillo-faciales.

Le mercredi 24 avril, le Pr.GUTHLEBEN réalisera une deuxième conférence à 18h. Notre objectif est de proposer à la population lilloise une opportunité d’en savoir plus sur l’histoire de la médecine ainsi que d’honorer notre patrimoine.

INFOS PRATIQUES

LIEU : La Halle aux Sucres

ADRESSE : 1 Rue de l’Entrepôt
59800 Lille

ACCÈS : Arrêt de métro : RihourDepuis la gare Lille Flandres : bus ligne 10 ou 14, arrêt Les Bateliers

PUBLICS : Pour les enfants (+ 6 ans)

Source : 100 ANS TECH’ MÉDICALES

Verso suit MediTec’Jeunes et son exposition « 100 ANS DE TECHNOLOGIES MÉDICALES » sur l’évolution de la médecine depuis la grande guerre 14-18.

 

Agnès Buzyn : «Chaque hôpital doit se poser la question de sa réorganisation»

A Paris, le 29 mars.
A Paris, le 29 mars. Photo Jérôme Bonnet
INTERVIEW

Agnès Buzyn : «Chaque hôpital doit se poser la question de sa réorganisation»

Par Eric Favereau, Photo Jérôme Bonnet — 

La ministre des Solidarités et de la Santé, s’insurge contre le «discours catastrophiste» sur les établissements hospitaliers mais relève un «dysfonctionnement». Un numéro d’équilibriste avant l’annonce, en mai, d’un plan de réformes «conséquent».

Cela va faire bientôt un an qu’elle occupe un vaste poste gouvernemental, de surcroît très exposé. Au début, Agnès Buzyn, plutôt habituée à une relative discrétion, a pu paraître un peu gauche. Aujourd’hui, elle le dit facilement, elle est ravie d’être à la tête du ministère des Solidarités et de la Santé. «Quand même, quelle chance j’ai de pouvoir faire bouger les choses», lâche-t-elle avant de partir à une réunion à l’Elysée sur l’intelligence artificielle, puis revenir avenue de Ségur pour faire le point sur les retraites, avant de rencontrer les différents responsables des missions qu’elle a nommés sur la réforme de l’hôpital… Elle est à l’aise et appréciée par le milieu. «Attention au syndrome de la première de la classe», tempère un médecin hospitalier. «L’hôpital, c’est un monde que je connais très bien, j’y ai passé plus de trente ans», a-t-elle l’habitude de dire. Certes, mais aujourd’hui, entre la couverture de l’Express et le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger écrit par deux médecins universitaires, Philippe Halimi et Christian Marescaux (1), sans oublier l’arrivée agitée d’Emmanuel Macron, jeudi, au centre hospitalier de Rouen, on évoque de tous côtés une marmite hospitalière à deux doigts d’exploser. Mais est-ce si sûr ? Le mal est-il général ? «Attendez, arrêtons d’exagérer, corrige Alain-Michel Ceretti, qui préside aujourd’hui France Assos Santé. En France, on est bien soigné. Et, contrairement à bien d’autres pays, on est aussi bien soigné dans le privé que dans le public. Bien sûr, il y a des services qui dysfonctionnent, mais aujourd’hui ce sont des cas particuliers et nous ne sommes pas confrontés à des dysfonctionnements structurels.» Des propos qui confortent Agnès Buzyn. La ministre se dit confiante et s’insurge contre le dénigrement actuel de l’hôpital. Et rappelle que le gouvernement annoncera en mai «un plan conséquent».

En décembre, dans Libération, vous avez dit à propos de l’hôpital : «Le système est à bout de souffle.» Après ce constat alarmant, vous semblez faire le dos rond…

Absolument pas ! Si j’ai accepté ce poste de ministre, c’est notamment parce que, connaissant bien notre système de santé et l’hôpital, je souhaitais faire bouger les lignes. J’ai ouvert avec le Premier ministre un vaste projet de transformation du système de santé. Je vois bien que le problème n’est pas l’hôpital pris isolément et je ne veux pas faire une énième reforme qui ne traiterait en fait qu’un bout du sujet. L’hôpital s’inscrit dans un environnement. Et cet environnement dysfonctionne aussi. Les chantiers de transformation nous projettent à court et moyen terme.

Il faut traiter de l’organisation du système de santé sur les territoires, car la capacité de la médecine de ville à prendre en charge un certain nombre de patients, en particulier à s’occuper des soins non programmés, a une influence directe sur l’hôpital. Aujourd’hui encore, il y a un afflux invraisemblable aux urgences de patients qui n’ont rien à y faire. Au moins 30 % d’entre eux pourraient être pris en charge par la médecine de ville. Une partie du sujet est là : comment la médecine de ville doit-elle prendre sa place et toute sa place ?

On dit cela depuis des années…

Il y a des secteurs hospitaliers qui sont en surchauffe comme les urgences, mais il y a aussi des services en sous-activité. Regardez en hépatologie, on soigne et on guérit des hépatites avec des médicaments sans hospitaliser les malades ; il y a donc des lits qui devraient basculer. Il faut s’organiser différemment. En plus, avec le passage de la chirurgie vers l’ambulatoire – 70 % au moins de tous les actes chirurgicaux -, on aura moins besoin de lits. Voilà. Chaque hôpital doit se poser la question de ce changement et de sa réorganisation. Avec, en particulier, la nécessité qu’il y ait des «lits d’aval» pour accueillir les patients qui ont besoin d’être hospitalisés. Et un problème complexe s’ajoute : l’attractivité des carrières. Un groupe de travail doit nous remettre des propositions pour faire bouger les lignes aussi en matière de ressources humaines, afin de proposer des perspectives de carrière plus variées, plus ouvertes au sein de l’hôpital.

Comment rendre productifs tous ces chantiers ?

J’en ai assez du discours catastrophiste sur l’hôpital. Nos hôpitaux publics font un travail remarquable. Oui, il y a des lieux qui dysfonctionnent, 10 % à 14 % des services d’urgences sont en surchauffe, mais pas tous, loin s’en faut. Partout ou presque, ce sont des lieux de soin de qualité et même des centres d’excellence. Il faut mieux les positionner et jouer la complémentarité entre les hôpitaux plutôt que la compétition. Je veux à la fois maintenir des hôpitaux de proximité (ceux qui traitent la plupart des malades) et des hôpitaux qui vont accueillir et traiter les maladies complexes, qui demandent des plateaux techniques et des compétences spécifiques. Les uns sont complémentaires des autres.

Faut-il continuer à réduire le nombre de lits ?

Ce n’est pas un bon critère. Nous avons besoin d’hôpitaux flexibles. En cas d’épidémie, il faut que l’établissement soit en capacité d’ouvrir rapidement 20 lits. Ou en période estivale, dans les hôpitaux situés dans des régions touristiques où affluent les vacanciers. Nous avons besoin d’hôpitaux agiles. C’est à ça que je veux parvenir.

Quel levier utiliser ?

Les communautés médicales doivent être impliquées dans la gestion des lits hospitaliers. Tout ne doit pas venir du ministère ou du directeur. Les professionnels de santé le savent, on a besoin d’hôpitaux mieux recentrés sur leurs activités fondamentales. Il faut les impliquer. En même temps, nous devons faire face à un déficit de médecins. Nous perdons 10 % de temps médical, chaque année à l’hôpital. Ce n’est pas lié au nombre de praticiens, mais au fait que des médecins diminuent leur temps de travail ou changent leur activité. Là aussi, il faut compenser par des réorganisations beaucoup plus agiles et coordonnées.

Mais pourquoi ce sentiment de malaise général s’aggrave-t-il ?

La tarification à l’activité (T2A) [une méthode de financement des établissements de santé mise en place à partir de 2004 dans le cadre du plan «Hôpital 2007», ndlr] a été un des éléments dont les effets se sont révélés les plus négatifs. Les hôpitaux ont été obligés de se mettre en compétition avec d’autres acteurs sur des activités rentables. Or, le cœur de l’activité d’un hôpital, ce n’est pas ça. Aujourd’hui, des hôpitaux veulent siphonner l’activité de leurs voisins, c’est absurde et ce n’est pas sain.

Que proposez-vous ? Le recours à un budget global ?

Non. Les travaux sur le changement de modèle de tarification vont nous conduire à nuancer justement le poids de la T2A. Notre objectif est de proposer des modes de financement qui permettent de prendre en considération le parcours du patient, l’efficacité des soins qu’il a reçus, la coordination entre professionnels de santé, la qualité des hôpitaux, la prévention. Le budget global n’oriente vers rien. L’intérêt d’une tarification par activité, c’est que l’on peut faire des choix. Il faut arrêter de surcoter certaines activités pour mieux en payer d’autres. On peut imaginer de prendre en compte le temps d’attente aux urgences. On peut aussi valoriser et mieux rétribuer les coopérations entre hôpitaux, mais aussi avec le secteur privé.

Aujourd’hui, on ne sait pas valoriser la coordination. La tarification doit favoriser les bonnes pratiques, donc les parcours de soins coordonnés. Il faut enfin valoriser la pertinence des soins, c’est-à-dire ceux qui travaillent bien. La Haute Autorité de santé doit aller beaucoup plus vers la pertinence des pratiques médicales.

L’hôpital a-t-il besoin d’un big-bang ?

Encore une fois : beaucoup d’hôpitaux fonctionnent très bien, sans déficit, avec une très bonne ambiance de travail. Je vous rappelle que 64 services d’urgences sont en surchauffe sur 650, soit 10 %. C’est beaucoup, mais ce n’est que 10 %. Je ne veux pas faire une réforme pour faire une réforme. C’est le système qui arrive au bout, c’est l’hôpital, la médecine de ville et le parcours qui ne vont pas bien… Pour dégager du temps médical, il faut aussi que le médecin généraliste se recentre sur son travail et délègue plus de tâches comme on commence à le faire avec la vaccination en pharmacie.

Faut-il donner une place plus importante aux patients ?

Il faut les impliquer beaucoup plus sur la pertinence, sur la qualité des services rendus, des soins reçus. On a besoin de leur regard, de leur expertise. Ma vision de la démocratie sanitaire ne consiste pas à placer un représentant des patients dans les conseils d’administration. Ce modèle a montré ses limites. Mieux vaut s’appuyer sur eux pour recueillir leur accord sur les parcours de soins en milieu hospitalier mais aussi dans la médecine de ville.

Vous perdez beaucoup d’arbitrages avec Bercy.

C’est inexact. Avec Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, nous travaillons très bien. Jamais un gouvernement n’a été aussi solidaire, je n’ai jamais eu à demander un arbitrage à Matignon.

Finalement, en dépit de l’air du temps, on vous sent confiante.

L’hôpital est toujours au rendez-vous. Quand cela va mal, il est là. Regardez pour les attentats. Je veux mieux valoriser le travail de grande qualité qui est fait dans les hôpitaux, le service rendu aux malades est très bon, même s’il y a des difficultés. Notre travail de transformation a aussi pour objectif de redonner de l’espoir et des perspectives.

Eric Favereau Photo Jérôme Bonnet

Source : Agnès Buzyn : «Chaque hôpital doit se poser la question de sa réorganisation»

Verso suit Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, sur l’organisation des systèmes de santé.

 

Les recettes de Villani pour l’IA en santé

Il faut « réorganiser les pratiques médicales »

Dans son rapport sur l’intelligence artificielle, Cédric Villani fait de la santé un secteur stratégique de développement. Il propose notamment d’intégrer la formation aux technologies liées à l’IA dans les études de médecine.

Cédric Villani, mathématicien et député LREM de la 5e circonscription de l’Essone, veut que la France s’engage pleinement dans le développement de l’intelligence artificielle (IA), et l’intègre le plus rapidement possible dans plusieurs secteurs. La santé en fait partie. Dans un rapport remis ce mercredi au Gouvernement, il la qualifie de « secteur stratégique ».

L’IA a déjà pénétré l’univers de la médecine. Dans la recherche ou dans la pratique, les algorithmes accompagnent les professionnels, que ce soit pour analyser une base de données lors d’études épidémio, pour l’assistance chirurgicale, ou pour l’aide au diagnostic et à la prescription. Mais la formation et le cadre règlementaire ne l’ont pas encore intégrée.

Des médecins-informaticiens

Les professions médicales reposant sur l’imagerie, notamment, devraient être les plus impactées, estime Cédric Villani dans son rapport. Mais pas seulement. « Suivi en temps réel du patient », « prédiagnostic médical », « aide à l’orientation dans le parcours de soin »… L’ensemble du secteur médical pourrait être concerné.

Dans cette optique, le rapport propose de « réorganiser les pratiques médicales »pour intégrer l’IA dans la médecine de demain. Plusieurs priorités sont citées dans le rapport Villani. « Former les professionnels de santé aux usages de l’intelligence artificielle, de l’IOT (Internet des objets, soit la combinaison d’objets connectés et des données qu’ils permettent de gérer, ndlr) et du big data en santé », notamment dans leur formation initiale. Il compte profiter de la réforme du premier et du deuxième cycle des études de médecine.

Corollaire de cette volonté d’installer l’IA dans la formation : le rapport propose de « transformer les voies d’accès aux études de médecine », en y intégrant « davantage d’étudiants spécialisés dans le domaine de l’informatique et de l’IA », en créant des doubles cursus ou en étendant la reconnaissance d’équivalences.

Un cadre règlementaire à définir

Pour que cette petite révolution s’installe, le rapport recommande de faciliter les expérimentations, en « créant les conditions règlementaires et organisationnelles nécessaires ». Il parle de « bac à sable » favorisant la « conception itérative », le déploiement des technologies avec les usagers (patients, professionnels, hôpitaux), en conditions réelles. Plus concrètement, il invite à faire entrer les expérimentation directement dans les CHU, mais aussi « jusqu’aux professionnels » – que nous imaginons être les professionnels de santé libéraux : kinés, infirmiers, médecins etc.

Mais ce développement ne se fera pas sans une base juridique solide, sur laquelle le rapport insiste. Se pose en effet le problème de la responsabilité médicale des professionnels de santé liée à l’utilisation de l’IA. En cas d’erreur médicale, qui sera jugé responsable ? « En l’absence de la reconnaissance d’une personnalité juridique autonome pour l’algorithme et le robot, il serait envisageable de tenir le médecin pour responsable de l’utilisation des programmes, algorithmes et systèmes d’intelligence artificielle, sauf défaut de construction de la machine ».

L’État aura son rôle à jouer. En mettant en marche le cadre règlementaire nécessaire, mais aussi en devenant « le premier client » de cette transformation, en soutenant l’innovation ou par des marchés publics. Mais pour l’instant, aucun chiffre n’a été évoqué. « On a fait ces calculs, et plutôt trois fois qu’une », a assuré Cédric Villani au Monde. « Mais on ne voulait pas qu’ils soient dans le rapport pour éviter que l’expression publique se précipite dessus ».

Au cours de la visite d’Emmanuel Macron à l’Institut Curie ce jeudi 29 mars, le Président de la République en a dit un peu plus : environ 1,5 milliards d’euros seront investis sur des projets au cours du quinquennat, rapporte Sciences et Avenir.

 Source : LES RECETTES DE VILLANI POUR L’IA EN SANTÉ

Recherche médicale : Vers un modèle Français d’innovation ouverte

Terre d’excellence mondiale dans la médecine et la santé, la France a su développer un modèle original de recherche par l’innovation ouverte, sous l’influence conjuguée des grands organismes publics et de la R&D des industries de santé. Cette culture de la coopération en recherche médicale doit rester suffisamment agile et attractive pour que les entreprises du médicament s’en emparent davantage.
Les mutations du monde de la recherche médicale ne sont pas étrangères à la singularité du modèle d’innovation ouverte en France. La naissance en 2009 de l’Alliance Aviesan, fédérant les grands acteurs en sciences de la vie et de la santé (INSERM, CNRS, INRIA, universités, CHU…), poursuivait comme objectif d’accroître les performances et la créativité de la recherche française en intensifiant le transfert de technologie avec la R&D de l’industrie pharmaceutique. Grands organismes de recherche médicale, industries de santé, médecins, associations de patients, startups, sont aujourd’hui tous parties-prenantes de l’excellence française de la recherche en médecine et en santé.

Le mythe de la partition du monde scientifique entre la recherche fondamentale « publique » et la R&D finalisée « privée », l’une échappant à la logique du profit et l’autre en étant totalement prisonnière, a vécu. Grands organismes de recherche médicale, industries de santé, médecins, associations de patients, startups, sont aujourd’hui tous parties-prenantes de l’excellence française de la recherche scientifique et technologique en médecine et en santé.

Entre la recherche publique qui voit l’innovation technologique comme un prolongement naturel et la R&D privée qui coopère avec le monde académique pour résoudre les complexités de développement, les synergies forment un continuum. Les pôles de compétitivité sont devenus le lieu privilégié de coopération entre les forces de recherche scientifique, d’innovation technologique et d’incubation de startups. Signe des temps, le CNRS s’ouvre davantage aux coopérations avec la R&D privée au point d’accueillir comme nouveau PDG celui qui dirigeait jusqu’à présent l’INRIA, le « MIT français », dont le modèle est à la pointe de la combinaison entre l’excellence scientifique, l’innovation ouverte et le transfert technologique.

Un écosystème ouvert de partenaires d’innovation

La recherche médicale a toujours été en avance sur ce modèle d’open innovation qui tend à triompher dans le monde scientifique en France. L’INSERM s’est très tôt doté d’une filiale technologique, INSERM Transfert puis d’un fonds d’amorçage, INSERM Transfert Initiative. Pôle de compétitivité d’excellence mondiale, Médicen a fédéré les acteurs de la R&D médicale et industrielle par son espace d’innovation ouverte facilitant des coopérations croisées. Aviesan et l’ARIIS, regroupant les forces de R&D des industries de santé, se considèrent d’ailleurs comme des « alliances soeurs ».

Une molécule sur deux mise sur le marché est désormais le fruit d’une recherche partenariale entre ces deux mondes qui n’en font qu’un. C’est la voie par laquelle l’innovation thérapeutique peut être accélérée pour couvrir des besoins médicaux importants voire non-couverts au service des patients. Participer à cette modernisation, c’est développer des projets de recherche clinique avec des grands organismes publics membres d’Aviesan, c’est investir dans des fonds pour l’innovation en santé et c’est collaborer avec des startups de biotechs. Ce modèle de recherche fondé sur les principes d’excellence, d’innovation et de transfert de technologie est la vocation naturelle des industries du médicament.

On ne peut pas apprécier la performance de la R&D privée dans le domaine de la santé avec les critères qui prévalaient pour les grands organismes de recherche publique il y a quarante ans. L’existence d’un écosystème ouvert d’innovation en santé est aussi essentielle à la réussite d’un développement de nouvelles molécules et de nouveaux médicaments que la mobilisation de centaines de chercheurs dans un laboratoire. La recherche médicale ouverte réunit le meilleur des deux mondes entre la recherche fondamentale et la R&D industrielle.

La R&D médicale et l’innovation en santé ont besoin d’accès au marché

Les révolutions thérapeutiques à venir sont conditionnées par la facilité d’accès au marché pour les médicaments les plus innovants. La détermination des entreprises du médicament à investir sa R&D dans un écosystème d’innovation ouverte d’excellence comme celui de la France dépendra néanmoins de l’amélioration des conditions d’accès pour les industriels de la santé.

À ce titre, il est impératif que la prochaine convention de filière entre l’État et le conseil stratégique des industries de santé (CSIS), prévue pour juillet 2018, fasse bouger les lignes en matière de soutien à la recherche médicale partenariale publique-privée. Créé en octobre 2017 pour financer les innovations dans l’organisation des soins, mais déjà pénalisé par sa complexité administrative, le fonds pour l’innovation sur le système de santé (FISS) pourrait prendre une nouvelle impulsion en changeant d’envergure : devenir aussi l’agence de financement de la recherche clinique réalisée en partenariat public-privé et encourager ainsi l’innovation ouverte dans les découvertes médicales.

 

Source : Recherche médicale : vers un modèle français d’innovation ouverte

Verso Healthcare accompagne les professionnels de santé vers un modèle d’innovation ouverte

L’imagerie médicale en applications

Les applications pour smartphone sont de plus en plus utilisées dans le domaine de la santé. Le 22 mars, l’une des séances thématiques du congrès de la Société française de neuroradiologie (SFNR) en a présenté quelques-unes, destinées aux radiologues et neuroradiologues.

Grégoire Boulouis a présenté la plateforme REDCap qui permet de créer et de gérer des bases de données en ligne. Photo © C. F.

Les médecins sont de plus en plus connectés. 75 % d’entre eux utiliseraient un smartphone. Conséquence : les applications dédiées aux professionnels de santé se développent de façon exponentielle. « En 2010, il y en avait 6 000. Il y en a plus de 100 000 aujourd’hui », a indiqué François Eugène, radiologue au CHU de Rennes, lors du congrès de la Société française de neuroradiologie (SFNR).

Source : L’imagerie médicale en applications

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