AI, radiology and the future of work

Clever machines will make workers more productive more often than they will replace them.

RADIOLOGISTS, say the pessimists, will be first against the wall when the machines take over. Analysing medical images is a natural fit for “deep learning”, an artificial-intelligence (AI) technique which first attracted attention for its ability to teach computers to recognise objects in pictures. A variety of companies hope that bringing AI into the clinic will make diagnosis faster and cheaper. The machines may even be able to see nuances that humans cannot, assessing how risky a patient’s cancer is simply by looking at a scan.

Some AI researchers think that human beings can be dispensed with entirely. “It’s quite obvious that we should stop training radiologists,” said Geoffrey Hinton, an AI luminary, in 2016. In November Andrew Ng, another superstar researcher, when discussing AI’s ability to diagnose pneumonia from chest X-rays, wondered whether “radiologists should be worried about their jobs”. Given how widely applicable machine learning seems to be, such pronouncements are bound to alarm white-collar workers, from engineers to lawyers.

In fact the application of AI to medicine suggests that the story is more complicated. Machine learning will indeed change many fields, allowing the rapid analysis of enormous piles of data to uncover insights that people might overlook. But it is not about to make humans redundant. And radiology, the very field that is used as a cautionary tale about the robopocalypse, shows why.

One is the nature of AI itself. The field is suffused with hype. Some papers show artificial radiologists outperforming the ones in white coats (see article). Others, though, still put the humans ahead. The machines may eventually take an unambiguous lead. But it is important to remember that AI, for the foreseeable future, will remain “narrow”, not general. No human is as good at mental arithmetic as a $10 pocket calculator, but that is all the calculator can do. Deep learning is broader. It is a pattern-recognition technique, and patterns are everywhere in nature. But in the end it, too, is limited—a sort of electronic idiot-savant which excels at one particular mental task but is baffled by others. Instead of wondering whether AI can replace a job, it is better to ponder whether it could replace humans at a specific task.

The human touch

That leads to a second reason for optimism: the nature of work. Most jobs involve many tasks, even if that is not always obvious to outsiders. Spreadsheets have yet to send the accountants to the dole queue, because there is more to accountancy than making columns of figures add up. Radiologists analyse a lot of images. But they also decide which images should be taken, confer on tricky diagnoses, discuss treatment plans with their patients, translate the conclusions of the research literature into the messy business of real-life practice, and so on. Handing one of those tasks to a computerised helper leaves radiologists not with a redundancy cheque, but with more time to focus on other parts of their jobs—often the rewarding ones.

A third reason for optimism is that automation should also encourage demand. Even in the rich world, radiology is expensive. If machines can make it more efficient, then the price should come down, allowing its benefits to be spread more widely and opening up entire new applications for medical imaging. In the Industrial Revolution the number of weavers rose as the work became more automated. Improved efficiency led to higher production, lower prices and thus more demand for the tasks that the machines could not perform. Medicine itself provides a more recent example. “Expert systems” were the exciting new AI technology of the 1970s and 1980s. They eventually made their way into hospitals as, for instance, automated diagnostic aids. That has been a boon, letting nurses—or even patients—undertake procedures that might previously have required a doctor.

No one knows how sweeping the long-term effects of AI on employment will be. But experience suggests that technological change takes longer than people think. Factory-owners took decades to exploit the full advantages of electricity over steam. Even now, the computer revolution in the office remains unfinished. Big tech firms such as Google, Facebook and Alibaba have the resources and the in-house expertise to begin making use of AI rapidly. Most other companies will proceed more slowly, especially in tightly regulated areas like medicine. If you happen to be training for a career in radiology—or anything else that cannot be broken down into a few easily automated steps—it is probably safe to carry on.

Source : AI, radiology and the future of work

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Intelligence artificielle : vos radios peuvent aider la recherche

La Société française de radiologie lance le tout premier «data challenge», un grand événement pour développer le meilleur outil d’intelligence artificielle. Le programme vise à mieux diagnostiquer les maladies et à en prédire les meilleurs traitements.

Depuis quelques jours, votre radiologue peut vous demander si vous êtes d’accord pour qu’il garde votre image de lésion du foie, de fissure du ménisque, de nodule de la thyroïde et même de tumeur du sein. À la clé, faire avancer la recherche et l’innovation. La Société française de radiologie (SFR) lance en effet le tout premier « data challenge », un grand événement pour développer le meilleur outil d’intelligence artificielle (IA).

« Beaucoup pensaient qu’on n’arriverait jamais à l’organiser. Eh bien, on y est ! C’est un défi qui va renforcer l’apport de l’intelligence artificielle en radiologie », s’enthousiasme la professeur Nathalie Lassau, de Gustave-Roussy, centre de référence qui mise beaucoup sur l’IA comme outil supplémentaire de la lutte contre le cancer.

«Des pépites vont émerger»

Ce vaste programme vise à mieux diagnostiquer les maladies et à en prédire les meilleurs traitements. Les 600 IRM, scanners, échographies de chaque catégorie collectés dans toute la France seront ensuite disséqués par des équipes de médecins-chercheurs-ingénieurs de la SFR. Le tout entre le 15 septembre et le 17 octobre, période des Journées françaises de radiologie (du 12 au 15 octobre), qui réuniront 7 000 personnes à Paris. « Chaque équipe travaillera sur le meilleur algorithme pour répondre à une question clinique, reprend la professeur Lassau. C’est très galvanisant car des pépites vont émerger. »

Source : Intelligence artificielle : vos radios peuvent aider la recherche

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Révolution scintigraphique au CHU de Caen avec la première caméra 3D « Corps entier »

Le CHU de Caen est le premier au monde à s’équiper d’une caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON) (crédit photo: Spectrum Dynamics Medical)

Le CHU de Caen Normandie est le premier établissement hospitalier au monde à être équipé de la caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON). Un équipement de pointe qui permet de réaliser en une seule prise une image du corps entier du patient. Installée dans les locaux du service de la médecine nucléaire, elle est aujourd’hui opérationnelle et utilisée par les équipes du Pr Denis Agostini. Pour un diagnostic plus précis, plus rapide et une qualité d’image optimale. 

Les premiers patients sont accueillis, depuis le 22 mai, au sein du service de médecine nucléaire et diagnostiqués avec cette caméra nouvelle génération couplée à un scanner 64.  Scintigraphie du cerveau ou des poumons, bilan osseux, détection d’infarctus… cet outil révolutionnaire propose un large champ d’applications.

«Les résultats des premiers patients sont spectaculaires car nous avons une vision 3D à 360 degrés des organes à explorer pour la toute première fois au monde dans le domaine de la scintigraphie, s’enthousiasme le Pr Agostini. Il s’agit d’une vraie rupture technologique dans le monde de l’imagerie médicale. De 1980 à 1990 on est passé de la radiographie au scanner en radiologie, en 2018 on passe de l’image planaire à l’image tomoscintigraphique à 360° corps entier en moins de 20 minutes en médecine nucléaire».

Cet équipement haute technologie est officiellement inauguré, le 19 juin, en présence de Christophe Kassel, Directeur général du CHU, Joël Bruneau, maire de Caen, président du Conseil de surveillance du CHU,  Sophie Gauguin, 1ère Vice-Présidente de la Région Normandie, partenaire financier majeur, de Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé, de Laurent Fiscus, préfet du Calvados et des acteurs clés de la médecine nucléaire du Grand Ouest.

12 détecteurs répartis sur 360 degrés

Les caméras scintigraphiques conventionnelles fonctionnent avec deux détecteurs qui encadrent la partie du corps à diagnostiquer. L’image produite est alors le résultat de photos réalisées et optimisées de façon numérique pour obtenir une image de la zone concernée. La caméra CZT-CT 3D corps entier (VERITON), est, quant à elle, composée de 12 détecteurs répartis sur 360 degrés. Ce qui lui permet de restituer une image du corps entier du patient : une vue intégrale de l’ensemble du squelette ou des organes. Un atout essentiel pour des scintigraphies osseuses par exemple.

Une technique plus précise et plus sûre

Ce nouvel équipement permet également de réduire la quantité du produit radioactif injectée aux patients et de diminuer de moitié la durée de l’examen.  Autre point fort technologique : le «touch skin». Les détecteurs vont au plus près de la peau du patient et permettent donc d’enregistrer des images plus précises des organes sélectionnés.

Le CHU de Caen, premier équipé au monde

La technologie utilisée a été développée, il y a près de 10 ans par la Spectrum Dynamics Medical. Ainsi, après l’amélioration de la scintigraphie CZT cardiaque, cette société israélienne, a souhaité mettre au point une nouvelle caméra, non plus seulement centrée sur le cœur, mais sur l’ensemble du corps. Après une nouvelle phase de collaboration, la création et la mise sur le marché de la caméra CZT-CT 3D corps entier 360 degrés (VERITON) est effective en mai 2018.

La caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON) est 2 fois plus rapide et plus précise que les caméras conventionnelles  (crédit photo: Spectrum Dynamics Medical)

Une enveloppe de 763 000 € de la Région Normandie

Cet équipement en première mondiale a pu également se concrétiser grâce à la contribution de la Région Normandie avec une bourse de «Recherche Innovation Normandie 2017» de 763 000 €.

Le Pr Denis Agostini, instructeur en médecine nucléaire au niveau européen présentera la nouvelle caméra lors des congrès américain de Philadelphie et européen de Düsseldorf. Plusieurs sessions de formation sont d’ores et déjà programmées dans les 2 ans à venir au niveau national et international. Plusieurs hôpitaux en Europe et aux Etats-Unis souhaitent également s’équiper de cette caméra CZT-CT 3D corps entier (VERITON).

 La caméra CZT-CT 3D Corps entier en chiffres : 

6,3 m de longueur

– un poid de 4,5 tonnes

12 détecteurs à 360°

2 fois plus rapide que les caméras conventionnelles

– une résolution spatiale 2 fois plus précise

Catégorie : CHU Caen, A la une, High tech, Innovation, Médecine nucléaire, Newsletter 942 – 12/06/2018

 

Pour plus d’information : CHU Caen

Aurélie Chalmel,
Chargée de Communication.

avenue de la Côte de Nacre
14033 Caen cedex 9

Tel : 02 31 06 49 61    Email : chalmel-a@chu-caen.fr – communication@chu-caen.fr Site : http://www.chu-caen.fr

Standard : 02 31 06 31 06

Source : Révolution scintigraphique au CHU de Caen avec la première caméra 3D « Corps entier »

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Des chirurgies de la colonne plus précises

Les patients qui subissent des chirurgies spinales (dans la colonne vertébrale) bénéficient depuis le début de l’année de chrirugies plus précises que jamais grâce à l’arrivée de nouveaux outils que les chirurgiens orthopédiques et les neurochirurgiens du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke peuvent utiliser.

« Ces nouveaux outils font une très grande différence dans notre pratique et ça n’apporte que des bienfaits à nos patients », soutient le neurochirurgien Jocelyn Blanchard.

Lire aussi: Le CRCCHUS veut doubler sa recherche précoce

Ces nouveaux outils sont une « table Jackson » et un « O’Arm ». D’une valeur de 1,5 M$, ces appareils ont été acquis par la Fondation du CHUS grâce au travail acharné de quatre bénévoles dévoués et passionnés (voir autre texte).
Mais qu’est-ce qu’une table Jackson et un O’Arm? La table Jackson est une table opératoire en carbone qui permet de laisser passer les rayons X. Moins large que les tables opératoires habituelles, elle est beaucoup plus ergonomique pour les chirurgiens qui peuvent passer de quatre à douze heures debout au bloc. Comme la table bascule à 360 degrés, l’équipe médicale n’a pas à effectuer de manipulations pour déplacer le patient pour avoir accès à sa colonne ou à ses vertèbres puisque la plupart des chirurgies spinales se pratiquent alors que le patient est couché sur le ventre. « Ça fait une grande différence quand la colonne vertébrale de notre patient est fragilisée », soutient le Dr Blanchard, neurochirurgien spécialisé en chirurgies spinales au CHUS.
Quant au O’Arm, il s’agit d’un appareil de tomodensitométrie, l’une des meilleures techniques d’imagerie médicale. L’appareil utilise une source de rayons X similaire aux radiographies ordinaires, mais qui tourne autour du patient. Les informations obtenues sont traitées par un ordinateur puissant qui permet de produire des images très précises en temps réel pendant la chirurgie du patient.
« Avec ces images, nous pouvons avoir une plus grande précision l’endroit où poser nos vis par exemple », ajoute le Dr Blanchard.

Plus facile pour les chirurgiens et les patients.


« Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes »
Dr Gaétan Langlois

Le Dr Gaétan Langlois, chirurgien orthopédique et chef du département de la chirurgie en 2015, tenait tellement à ce que le CHUS puisse acquérir ces outils avant sa retraite. Il y est presque arrivé. En effet, s’il a quitté le travail un peu avant le grand jour, il s’est quand même rendu dans une salle d’opération pour voir l’un de ses anciens collègues travailler avec les merveilles offertes par cette table et cet appareil d’imagerie dernier cri.
« J’ai fait de la chirurgie de la colonne pendant 40 ans. Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes. Les patients aussi sont stressés. Si j’avais eu à me faire opérer dans la colonne il y a quatre ou cinq ans, j’aurais été stressé, car sans ces nouveaux appareils, on ne peut pas savoir si nos vis ou nos implants sont bien positionnés, s’ils sont trop gros ou trop longs par exemple. Aujourd’hui, si j’avais à me faire opérer, je serais vraiment rassuré de savoir que mes chirurgiens travaillent avec la table Jackson et le O’Arm », explique le médecin.
« Quand on est chirurgien, on travaille à l’aveuglette, c’est au feeling qu’on y va. De temps en temps, on sent qu’une de nos vis est allée trop loin et on a des palpitations. Rapidement, le chirurgien devient épuisé. Les opérations sont longues. On a l’air de menuisiers, car une grosse partie de notre travail en chirurgie de la colonne est de la stabiliser et de la solidifier. On faisait ce travail-là avec des outils de base, un tournevis et une drill. Aujourd’hui, il y a des capteurs sur chacun des instruments et ça nous indique où sont nos instruments. Vraiment, c’est extraordinaire! » clame le chirurgien orthopédique.

Le Dr Gaétan Langlois, orthopédiste retraité, se réjouit que le «groupe des quatre», dont fait partie Yolande Houle, bénévole de la Fondation du CHUS, se soit mobilisé pour financer l’achat de la table Jackson du O’Arm, que plusieurs chirurgiens utilisent maintenant, notamment le Dr Jocelyn Blanchard, neurochirurgien au CHUS.

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Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a donné son feu vert pour l’acquisition d’un équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique (IRM) et les mesures de construction y relatives, aux quatre centres hospitaliers du Luxembourg (CHdN, site Ettelbruck ; CHEM, site Esch ; CHL, site Barblé ; HRS, site Kirchberg).

La ministre peut s’appuyer sur l’avis favorable de la Commission permanente pour le secteur hospitalier (CPH) du 29 mai 2018, par rapport à la demande d’acquisition par chaque centre hospitalier d’un IRM.

En effet, suite à l’entrée en vigueur le 1er avril 2018 de la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, l’acquisition et l’utilisation d’un équipement ou appareil médical, dont le coût dépasse les 250.000 euros, doit être autorisé par la ministre de la Santé.

Actuellement, le parc d’équipements en place compte 7 IRM (2 au CHL, 2 aux HRS, 2 au CHEM et 1 au CHdN).

L’IRM est une technique non-ionisante et constitue de ce fait un progrès technologique au bénéfice du patient.

« Il m’importe que chaque patient, dont la prise en charge médicale nécessite le recours à un examen d’imagerie médicale, puisse en bénéficier dans un délai raisonnable et dans le respect de soins de qualité », souligne Lydia Mutsch.

Les autorisations pour 4 IRM supplémentaires s’inscrivent dans la démarche commune des ministères de la Santé et de la Sécurité sociale visant à réduire les temps d’attentes pour une IRM et soulignent leur volonté politique d’agir pour le bien-être des patients.

Selon les données récentes de la CNS, 49.251 actes IRM ont été enregistrés au Luxembourg en 2016, dont 1.324 (environ 2%) ont été réalisés à l’étranger.

Les ministres Lydia Mutsch et Romain Schneider rappellent dans ce contexte, que l’acquisition d’un équipement d’imagerie par résonance magnétique (IRM) doit aller de pair avec la mise en œuvre des guidelines du Conseil scientifique du domaine de la santé et des recommandations de prescription en imagerie médicale du “Guide de bon usage des examens d’imagerie médicale”.

L’acquisition des 4 nouveaux équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique, vise également à diminuer le nombre d’examens par scanners, lors desquels le patient est exposé à des rayons X, contrairement aux examens par IRM.

Afin d’améliorer la justification des prescriptions d’examens d’imagerie médicale, les ministères de la Santé et de la Sécurité sociale ont lancé depuis 2015 plusieurs actions pour la promotion de la qualité des demandes d’examens d’imagerie médicale (Plan d’action « Mise en place des recommandations de prescriptions en imagerie médicale », audits, campagnes de sensibilisation, etc.), en étroite collaboration avec les hôpitaux, les médecins-radiologues, les patients et les acteurs du terrain.

Source : Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

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Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

Source : Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

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VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

Chirurgie thoracique avec la dernière génération de robot Da Vinci Xi au CHU de Rennes.

Chirurgie. Des robots, pilotés par des chirurgiens, permettent des opérations plus précises et moins invasives pour les patients. Le CHU de Rennes s’en est équipé de deux.

« C’est vraiment incroyable. C’est comme si on se trouvait littéralement dans le corps du patient. La vision en trois dimensions des organes est excellente et on peut réaliser des gestes opératoires d’une très grande précision », explique le professeur Bertrand De Latour, chirurgien thoracique au CHU de Rennes.

Ce vendredi, il doit retirer une petite tumeur carcinoïde, située dans le lobe moyen du poumon droit de son patient. « On aurait pu réaliser cette opération de manière conventionnelle en ouvrant le thorax du patient », poursuit le chirurgien. Mais il a préféré une approche dite « mini-invasive », en utilisant un robot Da Vinci Xi de toute dernière génération.

Un petit bijou de technologie qui coûte trois millions d’euros et dont le CHU de Rennes vient de s’équiper. Beaucoup plus perfectionné que le premier robot, également Da Vinci, déjà possédé par l’établissement. « Ce robot permet de reproduire, à l’intérieur du corps du patient, des gestes de chirurgie classique à travers de petits orifices. »

Le chirurgien utilise le robot à l’aide d’ue console offrant une vue en 3D très haute définition. | Philippe Renault

« Voir des petits détails »

Les avantages ? « Il n’y a pas d’écartement de côtes, beaucoup moins de douleurs, pas d’inflammation et donc moins de séquelles pour le patient. » À l’issue de l’opération, les seules traces apparentes sur son corps seront quelques points de suture refermant les quatre petits orifices.

Mais le plus extraordinaire est bien que le chirurgien ne se trouve plus au-dessus du patient mais à quelques mètres, la tête immergée dans une station de contrôle. « Je pilote les instruments fixés aux bras du robot grâce à ces petites manettes. » Une étonnante chorégraphie qui a tout de même demandé une bonne année de formation.

La caméra très haute définition, également introduite dans le corps du patient, lui offrant un champ visuel très précis. « L’image est agrandie et on peut voir des détails, par exemple des petits vaisseaux, que l’on distinguait mal en chirurgie classique. On peut aussi effectuer des rotations et gestes qu’une main humaine ne peut pas réaliser.» Pour lui, ce robot « démultiplie » les capacités du praticien. « Il devient une extension du chirurgien. »

Source : VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

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La radiologie française se dote d’un écosystème national en Intelligence artificielle

À l’occasion d’un séminaire sur l’Intelligence artificielle organisé le 2 juin 2018, le Dr Jean-Philippe Masson et le Pr Jean-François Meder ont annoncé la création, par le G4, d’un écosystème national dédié qui utilisera les quelques 500 millions de dossiers radiologiques qu’il traite au quotidien.

Intelligence artificielle

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) a organisé, le 2 juin 2018 à Lyon, un Séminaire sur l’Intelligence Artificielle (IA) et la radiologie.

Mieux connaître l’IA pour mieux l’appréhender

Cette session a été l’occasion d’entendre des acteurs renommés donner leur point de vue sur cette notion très à la mode mais qui, au final, n’est pas maîtrisée par tous les radiologues. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le Pr Paul CHANG, l’Université de Chicago, qui distingue deux groupes de praticiens, les enthousiastes et les craintifs. Et c’est parce que ces derniers n’en connaissent pas bien les principes qu’ils sont réticents. Il s’est donc attaché à décrire les contours de cette IA qui, selon lui, peut aider le radiologue à ré-humaniser ses pratiques. Il a notamment souligné l’importance du référencement des données dans le processus de l’IA et expliqué la différence entre le Machine Learning utilisé dans les logiciels d’aide à l’interprétation (CAD) et le Deep Learning, très complexe et gérant des volumes de données considérables, mais aussi très opaque quant à son mode de fonctionnement.

Le patient, usufruitier de ses données de Santé

Parmi les autres intervenants à cette journée, citons François BLANCHARDON, Président du comité régional Auvergne-Rhône-Alpes de FRANCE ASSOS SANTÉ, qui a donné quelques pistes d’amélioration de la relation patient – médecin radiologue, ou David GRUSON, de la Chaire Santé de Sciences Po Paris, pour ses observations sur l’éthique dans le développement de l’intelligence artificielle. Mais l’assistance a écouté avec une attention particulière Me Laure Soulier, du Cabinet d’avocats Aubert, pour ses déclarations sur le droit des données de Santé. Elle a démontré tout d’abord que ces données n’appartiennent pas au radiologue mais au patient qui en est seulement l’usufruitier, la vente de celles-ci lui étant interdite. Elle est revenue sur les nouvelles dispositions législatives en matière de protection des données et sur la RGPD. Ce texte interdit en effet le traitement des données personnelles, sauf en cas de consentement de l’intéressé, pour sauvegarder les intérêts vitaux ou dans le but de recherche scientifique, ce qui entre dans le cadre de la pratique du radiologue.

La radiologie française crée un écosystème national en Intelligence Artificielle

C’est enfin le Pr Jean-François Meder, Président de la Société Française de Radiologie (SFR), qui a essayé d’identifier les impacts de l’IA dans l’activité radiologique au quotidien. Il a mis en exergue tout d’abord la maîtrise ancienne de l’outil numérique par les radiologues, décrivant l’arrivée de l’IA comme une évolution plutôt que comme une rupture. Il a rapporté quelques visions prospectives de certains de ses confrères, citant notamment la possible disparition du radiologue au bénéfice du triptyque clinicien – manipulateur – IA, la baisse de la pertinence de la clinique au profit de l’image médicale ou la position de data scientist du radiologue de demain, auxquelles il a déclaré ne pas adhérer.

Le Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, l’a ensuite rejoint pour annoncer la création, par l’ensemble des composantes du G4, d’un projet d’écosystème en Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale. Il s’agira d’utiliser les données images et les interprétations de quelques 500 millions de dossiers traités par la radiologie française dans son ensemble, afin de faire progresser la Santé des patients.

Bruno Benque.

Source : La radiologie française se dote d’un écosystème national en Intelligence artificielle

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Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

Ils ont choisi une voie royale, mais ils ressentent le besoin d’aller plus loin ou de se former aussi dans un autre domaine, parfois par eux-mêmes. Témoignages.

Pour compléter leurs connaissances, certains étudiants ont recours à l’autoformation en ligne.

A un an de terminer son cursus en radiologie, Paul Hérent, interne des hôpitaux de Paris spécialisé en imagerie médicale, décide de rompre avec le stress et le « travail à la chaîne » des gardes à l’hôpital. Il a envie de prendre du recul, d’avoir « plus de temps pour lire des articles, se former à la méthodologie des sciences… »

Il se lance donc dans une première année de césure consacrée à l’étude des sciences cognitives, à l’Ecole normale supérieure (ENS) Ulm. Au programme, philosophie, psychologie, neurosciences et… initiation aux technologies d’intelligence artificielle (IA), dont il pressent qu’elles auront beaucoup d’applications pour son futur métier. Vient alors l’envie d’approfondir par une deuxième année de césure, en cursus prédoctoral à l’université Paris sciences et lettres (PSL). Paul Hérent la termine actuellement par un stage chez Owkin, une start-up fondée par un médecin et un chercheur en mathématiques appliquées, spécialisée dans le traitement numérique des images de radiologie. « Le deep learning [apprentissage profond] marche très bien pour l’imagerie médicale et pourrait permettre de rendre plus robuste et plus fiable le diagnostic humain », explique le radiologue.

Convaincu que la radiologie est en train d’évoluer, il veut faire partie des pionniers. « Je vais terminer médecine, avec la volonté d’appliquer cette technologie [l’IA] dans le futur. Pour l’instant, il n’existe pas encore de cadre et il y a plein de choses à inventer. Mais je suis optimiste, il y a des promesses », explique le jeune homme pour qui sa profession doit s’emparer de ces évolutions afin de mettre en place « ce qui est souhaitable sur le plan éthique et médical ».

A son image, certains étudiants prennent des chemins de traverse pour s’adapter aux mutations qu’ils perçoivent, et qui les interpellent, ainsi que le montrent des témoignages d’internautes ayant répondu à l’appel du Monde.fr intitulé « Bientôt diplômé·e, vous vous formez aussi par vous-même. Témoignez-en ». Années de césure, deuxième cursus suivi à distance, autoformation par le biais de cours en ligne, reprise d’études une fois diplômés… Ils piochent un peu partout pour compléter leur savoir et leurs compétences, et aller plus loin.

De nouvelles armes contre la douleur

Les motivations des intéressés sont nombreuses et diverses. Titulaire d’un diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute, Iris Marolleau combine son exercice professionnel dans un cabinet avec la poursuite d’un master 2 sur la neuromotricité à l’université de Créteil Paris-Est. Pour ne pas passer à côté de progrès permettant de réduire la douleur, il lui semble « essentiel de participer à cette grande quête de la compréhension du cerveau humain afin de mieux soigner les patients souffrant de maladie de maladies neurologiques ». Elle prévoit donc de continuer par un doctorat et de concilier à l’avenir une activité clinique, de recherche et d’enseignement. Pour « toujours aimer mon métier des années après », dit-elle, mais aussi pour « faire avancer la profession ».

IA : « connaître “le monstre” de notre siècle »

Ce sont aussi les bouleversements produits par l’intelligence artificielle qui ont interpellé Constantin*, élève de l’école Polytechnique, lorsqu’il se préparait à mener une thèse en physique théorique. Une thèse interrompue au bout de cinq mois, car jugée « bien loin des besoins économiques et des enjeux sociétaux actuels » à l’heure – entre autres – des applications militaires de l’IA qui se profilent. « Je me sentais la responsabilité à la fois morale et scientifique de connaître “le monstre” de notre siècle de l’intérieur », témoigne le jeune homme.

Il se met donc à chercher une thèse en IA, et un laboratoire lui fait confiance pour qu’il se forme rapidement. Il suit des cours en ligne (MOOCS) de l’université de Stanford et de Toronto : le MOOC de machine learning de Stanford, enseigné par Andrew Ng, est d’ailleurs celui qui a été le plus visionné depuis la France l’an dernier, sur la plate-forme américaine Coursera, un des principaux acteurs mondiaux des cours en ligne. Constantin complète en assistant à des cours de MVA (mathématiques, vision et apprentissage) à l’ENS Cachan. Puis se forme « sur le tas » en lisant des articles de recherche académique ou en participant à des écoles d’été organisées par la communauté scientifique comme la BioComp Summer School du CNRS.

« Un phénomène assez élitiste »

Ce type de parcours n’est, cependant, pas très fréquent. « L’autoformation est plutôt marginale chez les étudiants, cela reste un phénomène assez élitiste, parmi des étudiants déjà très engagés », analyse Matthieu Cisel, normalien et chercheur à l’université Paris Descartes, spécialisé sur les MOOCS. Ces stakhanovistes du savoir ont pour but « d’accumuler, d’enrichir et de diversifier » leurs connaissances et leurs compétences, explique-t-il.

S’il n’existe pas de statistiques établies permettant de véritablement quantifier le phénomène, le nombre de certificats attribués à des personnes ayant suivi des MOOCS est évalué entre 50 000 et 100 000 par an en France. Et la moitié des apprenants suivant un MOOC auraient déjà un diplôme de master, et un sur dix un doctorat.

Lire aussi :   « Les MOOCs ne peuvent se substituer totalement à l’université traditionnelle »

L’autoformation en ligne est, cependant, plus répandue pour l’apprentissage des langues – dont les applications touchent un large public – et l’informatique, où sa pratique s’est développée très tôt, d’abord pour les professionnels, avant de s’enrichir et de s’adresser largement aux débutants. « Les cours gratuits attirent de très nombreux étudiants, dont ce n’est pas le cursus principal, mais qui souhaitent compléter leurs connaissances », fait savoir la plate-forme française Openclassrooms, pionnière dans la formation informatique. Elle ajoute que certains étudiants « suivent un parcours payant et diplômant en plus de leur formation, en particulier des étudiants en école de commerce qui suivent le parcours de développeur Web ou de data scientist : ce n’est pas massif, mais nous en voyons de plus en plus. »

L’américaine Coursera, qui revendique 31 millions d’utilisateurs dans le monde et diffuse les cours de 150 universités, souligne, de son côté, que les demandes des internautes sont elles-mêmes pluridisciplinaires : près de huit inscrits sur dix suivant deux cours ne le choisissent pas dans le même domaine, naviguant entre intelligence artificielle, gestion de données, management ou développement personnel… « Alors que les métiers sont impactés par des transformations qui n’en sont qu’à leurs débuts, cela leur donne l’opportunité de se former à ces évolutions. Et cela explique que des grandes entreprises, comme L’Oréal ou Axa en France, aient abonné leurs salariés à notre plate-forme », explique Jeff Maggioncalda, directeur général de Coursera.

Un véritable « gap » technique, informatique et numérique

Diplômé d’un Institut d’études politiques en région en 2015, puis d’un master innovation et management des technologies, Ben* est aujourd’hui chef de projet en innovation technologique dans une ESN (entreprise de service numérique). Il s’est inscrit « à un certain nombre de MOOCS en autoformation portant sur les notions de base de l’informatique (développement, architecture réseau, algorithmique…) ». Car sa formation initiale ne lui a pas donné toutes les compétences nécessaires, et il se sent « parfois un peu désarmé face à la montagne de savoir » qu’il doit rattraper vis-à-vis de ses collègues « issus de formations plus scientifiques ». Devant combler par lui-même ce « véritable “gap” de culture technique, informatique et numérique », il est d’ailleurs soutenu par son employeur qui subventionne certaines de ses formations payantes en ligne.

« Aujourd’hui, on a moins besoin d’un spécialiste »

Le MOOC n’est pas le seul outil. « Tous les apprenants en autoformation ont un panel de ressources : des blogs, des cours sur les plates-formes », explique Matthieu Cisel. Les ressources en ligne des universités « font partie de cet écosystème », dit-il. Mohamed Chérif Haidara, étudiant en master de techniques d’information et de décision dans l’entreprise (TIDE) de l’université Paris-I, peut en témoigner : « Durant tout mon parcours universitaire, j’ai téléchargé des cours et des livres sur les sites du Collège de France ou des facultés elles-mêmes, et j’ai suivi les blogs et les articles des profs qui m’intéressaient, détaille-t-il. Je fais beaucoup d’autoformation sur l’intelligence artificielle notamment, je passe l’essentiel de mes vacances à cela. » Il souhaite aller plus loin et poursuivre un deuxième master en gestion d’actifs ou en IA. « Ce que je remarque sur le marché du travail aujourd’hui, c’est qu’on a moins besoin d’un spécialiste dans un domaine que d’une personne polyvalente, ayant des connaissances en science, en statistiques, en macroéconomie et microéconomie, en comptabilité… », ajoute le jeune homme, qui travaille en même temps en contrat alternance dans le secteur bancaire.

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« Chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses »

D’autres, cependant, ressentent surtout le besoin de « s’ouvrir d’un point de vue intellectuel » plutôt que d’acquérir de nouvelles compétences techniques. Tel Maxence*, étudiant en management et en stratégie à l’université Paris-Dauphine – une formation « très technique et professionnalisante » –, qui termine, en parallèle, une licence de philosophie à distance de l’université Paris-Nanterre. « Bien que je sois persuadé qu’elle apporte beaucoup intellectuellement, je n’en attends aucune retombée d’un point de vue professionnel », affirme Maxence, qui ne compte d’ailleurs pas mentionner ces études sur son futur CV.

L’étudiant loue pourtant la « hauteur de vue » apportée par la formation philosophique, qui « consiste à chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses, à éviter les a priori, les clichés. C’est toujours utile dans les métiers très analytiques de l’entreprise comme le conseil, la stratégie. » L’innovation et les mutations technologiques ne sont pas les seules à faire ressentir aux étudiants le besoin d’élargir leur formation.

* Certains étudiants ont souhaité que leur témoignage reste anonyme.

Source : Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

L’intelligence artificielle au chevet de la médecine

La start-up française Therapixel est à la pointe en matière d’intelligence artificielle appliquée au diagnostic médical.

LE PARISIEN WEEK-END. Rapidité, précision, fiabilité… Les algorithmes, notamment ceux mis au point par une start-up française, ouvrent la porte à une révolution du diagnostic médical. De quoi changer la vie des patients, mais aussi celle des soignants.

Des algorithmes remplaceront-ils, demain, les médecins pour reconnaître un cancer du sein, une leucémie ou un risque de mort subite lié à un problème cardiaque ? Depuis deux ans, les progrès du diagnostic médical assisté par intelligence artificielle sont importants. A la manoeuvre, des géants des technologies comme IBM, Google, Microsoft, et les constructeurs Philips et Siemens.

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Face à eux, des start-up françaises tentent elles aussi d’occuper ce terrain prometteur. C’est le cas d’Implicity, spécialisée dans l’écoute à distance des pacemakers, de DreamUp Vision, experte de la détection de la rétinopathie diabétique (une lésion de la rétine qui peut causer la cécité des malades du diabète, NDLR) ou de Cardiologs, qui interprète les électrocardiogrammes.

Le principe ? Des algorithmes apprennent à reconnaître une anomalie sur un examen – une radio, par exemple – en se basant sur des millions d’images similaires présentes dans des bases de données. Cette technique qui remonte aux années 1950, dite d’apprentissage automatique, est devenue très efficace.

« L’explosion des capacités de calcul et des bases de données a permis de rendre les algorithmes plus vite et savent mieux reconnaître leurs erreurs », souligne Maxime Sermesant, spécialiste de l’analyse d’images médicales à Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).

Diminuer le nombre d’erreurs

Therapixel, une start-up issue de l’Inria à la pointe en matière de technologie appliquée au diagnostic médical, met au point un outil pour améliorer le dépistage du cancer du sein. « Deux médecins regardent aujourd’hui une mammographie. Le premier détecte et caractérise, en environ cinq minutes, les éventuelles anomalies. Le second confirme ou infirme, en une trentaine de secondes, ce que le premier a rédigé », rappelle Olivier Clatz, cofondateur de Therapixel.

« Le premier niveau d’analyse peut être automatisé », estime-t-il. L’enjeu ? Gagner en rapidité, diminuer le nombre de fois où un cancer n’est pas détecté (environ 10 % à l’issue de la première étape), mais aussi éviter d’inquiéter les patientes avec des résultats alarmants qui se révéleront erronés.

Dans la première phase de développement de l’outil, l’algorithme de Therapixel a fait passer le taux de ces fausses mauvaises nouvelles (les « faux positifs ») de 25 % à 4 %. « Lorsque l’algorithme fait une erreur, on va voir les radiologues qui collaborent avec nous et on leur demande de nous expliquer comment ils auraient procédé. Puis on ajoute une branche à notre programme », explique Olivier Clatz.

L’intelligence artificielle pourrait être précieuse quand les examens sont toujours plus nombreux et approfondis, et les données de santé plus détaillées pour chaque patient. « Il y a quelques années, un scanner captait de 100 à 150 images. Avec la technique de l’imagerie spectrale, nous avons aujourd’hui jusqu’à 3 000 clichés à analyser par examen », note Marc Zins, chef du service de radiologie de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris (14e). Mais les praticiens manquent. Près de 40 % des postes de la spécialité sont vacants dans le secteur hospitalier public, selon un rapport de la Cour des comptes de mai 2016.

« La radiologie a toujours innové. Elle est habituée aux technologies de rupture, comme l’ont été le scanner et l’IRM (mis au point dans les années 1970, NDLR), rappelle Marc Zins. En automatisant les analyses de base, l’intelligence artificielle va nous permettre de nous concentrer sur les cas complexes, et surtout sur le patient. »

Outre la radiologie, la détection d’anomalies sur des biopsies, le choix de la meilleure combinaison d’examens à réaliser pour un patient et l’étude de l’ADN seront aussi bientôt possibles grâce à l’intelligence artificielle. Les acteurs historiques de l’analyse biologique, tels Cerba ou Biomnis, font entrer cette dernière dans leurs laboratoires.

De son côté, le groupe néerlandais Philips vient d’annoncer la création d’un centre d’expertise mondial appliqué à l’intelligence artificielle dans son siège de Suresnes (Hauts-de-Seine). Il accueillera 50 chercheurs et ingénieurs qui exploreront la cardiologie, l’oncologie et les maladies rares.

Détecter certaines mutations de l’ADN

Enfin, la start-up suisse Sophia Genetics fournit déjà à plusieurs centaines d’hôpitaux dans le monde une analyse exhaustive de l’ADN de leurs patients. Ce service rapide (deux heures de travail facturées 150 euros) permet de détecter les mutations responsables des cancers dits héréditaires, tels ceux du sein, de l’ovaire ou du colon, et de personnaliser les soins. Avec, en ligne de mire, des traitements plus efficaces et des vies sauvées.

 

Un coach numérique

L’intelligence artificielle fait des miracles dans des domaines inattendus. La start-up française PIQ a mis au point un dispositif connecté pour aider les sportifs du dimanche à améliorer leurs gestes en les comparant à ceux de millions d’athlètes de bon niveau. Celui-ci est composé de capteurs de mouvements qui s’adaptent à des accessoires, comme un gant de boxe, complétés par un « assistant » doté d’une intelligence artificielle embarquée. Déjà disponible pour la boxe, le ski, le golf, le tennis, le kitesurf et l’équitation, le robot PIQ capte en finesse les mouvements et analyse vitesse, accélérations et puissance. L’outil met en valeur les points forts du sportif amateur et lui donne, en ligne, des conseils pour s’améliorer.

Source : L’intelligence artificielle au chevet de la médecine

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Verso Healthcare, Le « Made in France » s’exporte

Après les succès de la « French Tech » qui propulse les starts-up françaises sur la scène mondiale, le label « French Healthcare » monte lui aussi en puissance…

L’esprit reste le même : faire rayonner la France à l’international, mais cette fois, dans le domaine de la santé. Et pour cause, avec près de 29 milliards d’euros à l’étranger, cette filière est le troisième secteur exportateur du pays et la tendance est encourageante.

Le rayonnement du système de santé à la française

Créée en mars 2017 par les ministères des Affaires Etrangères et de l’Economie, la marque regroupe aujourd’hui près de 60 membres et en espère plus de 200. Leurs points communs ? L’excellence dans leur domaine, l’aspect novateur et l’envie de travailler en réseau. Le président du label, Jean-François Gendron, explique qu’ «  il faut être plus offensifs à l’export et proposer une offre de service coordonnée. Nos adhérents peuvent ainsi chasser en meute sur les appels d’offres ». Le label assure leur représentation sur des salons (dernièrement : Medica à Düsseldorf, Arab Health à Dubaï…), durant la venue de délégations en France (le Vietnam au mois de mars) ou encore lors de visites officielles à l’étranger.

Le tissu d’entreprises liées à la santé rassemble tous les profils : multinationales, TPE ou PME (90% de PME par exemple dans la filière des dispositifs médicaux et du diagnostic). Pour les adhérents, la vitrine de « French Healthcare » est une opportunité : « Notre appartenance au label est un gage de reconnaissance. Et la force de ce réseau va grandement nous aider, notamment pour nous implanter à l’étranger », note Christophe Sicot, président de Verso Healthcare, dont l’adhésion est effective depuis avril dernier. C’est le premier adhérent dans le domaine de la gestion d’actifs médicaux et la société espère bien franchir un cap grâce à ce nouveau réseau. Avec un taux de croissance à deux chiffres depuis sa création en 2010 (chiffre d’affaires de 38 M€ en 2017), Verso Healthcare souhaite assoir son positionnement.

Un accompagnement pour l’implantation à l’étranger

Déjà présente au Benelux, la société ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Et c’est là tout l’enjeu du label. « Nous nous réjouissons de l’adhésion de Verso Healthcare qui sera un ambassadeur de notre marque, insiste Jean-François Gendron. A l’étranger, nos membres valorisent le savoir-faire français et amènent aussi des solutions aux autres adhérents installés sur place ». Forte de cet appui, l’entreprise a choisi de créer une nouvelle entité à partir du 30 juin prochain en Italie. « C’est notre nouvel axe pour porter la cocarde tricolore en Europe » résume Christophe Sicot. La direction s’est appuyée sur l’étude de marché produite par « Junior Consulting » (Junior entreprise de Sciences Po). «  Ce document met en évidence que le marché de la santé est très régionalisé en Italie, et particulièrement porté par la Lombardie, d’où notre choix de nous installer à Milan », détaille Pascal Jung, le directeur marketing.

Si ce nouveau challenge suit celui du Benelux, il pourrait bien être gagnant. L’entité de Belgique a en effet généré 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en un an et a permis de nouer de nombreux partenariats.

http://www.verso.healthcare

Source : Verso Healthcare, Le « Made in France » s’exporte

 

Téléconsultation : flou entre les droits français et européen

Lors d’un atelier dédié à l’éthique et au droit en e-santé, le Dr Pierre Simon, ex-président de la Société française de télémédecine (SFT), a pointé les contradictions entre les droits français et européen en matière de téléconsultation, défavorables selon lui aux patients.
  • teleconsultation

Le premier décret sur la télémédecine a beau dater de 2010, il aura fallu attendre huit ans pour que les syndicats de médecins libéraux et l’assurance-maladie travaillent à l’élaboration d’un cadre réglementaire fixe. Ce vide juridique a contribué à l’émergence de services de télémédecine immédiats pour les patients, moyennant finances. Un marché parallèle hérissant le poil des syndicats de praticiens. Mais, légalement, ces sociétés sont-elles vraiment en dehors des clous ?

Pour le Dr Pierre Simon, ex-président de la Société française de télémédecine (SFT) ET auteur du livre « Télémédecine : enjeux et pratiques » (2015), le débat est « ouvert ». Selon l’expert, les sociétés sont dans les clous mais uniquement parce qu’elles bénéficient par défaut d’une opposition entre le droit national et le droit européen.

Une directive européenne de 2000 relative au commerce électronique rappelle la définition de la « notion de service ». « Comme exemple de services couverts par la directive, il y a les sites d’informations en ligne comme les journaux, la vente de produits mais aussi de services professionnels d’avocats, de médecins, etc. », explique-t-il. « Pour la Commission européenne, les services des médecins relèvent du e-commerce. Et comme la télémédecine est une prestation de service dans le langage européen, délivrée contre rémunération à distance, on reste dans le cadre du e-commerce. Le service de télémédecine est donc du e-commerce », résume-t-il.

Une jurisprudence attendue par l’Ordre 

Aujourd’hui, le marché des téléconsultations immédiates et non médicales a fleuri car les sociétés se sont appuyées sur cette directive européenne. « Or, elles sont aussi confrontées au droit national qui n’est pas compatible », ajoute le Dr Simon. Un article du code de déontologie précise que la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce. « Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité ou de signalisation donnant une apparence commerciale », clarifie-t-il. Récemment en novembre 2017, l’Ordre a déposé une plainte contre la mutuelle Eovi Mcd pour distorsion de concurrence devant le tribunal de grande instance de Paris après la diffusion sur les médias nationaux d’une campagne publicitaire réalisée par la complémentaire santé. « On attend la jurisprudence de cette action pour clarifier le débat », ajoute-t-il.

Autre problème soulevé : l’éthique. « Nous avons en France une loi fondamentale qui dit que tout citoyen doit avoir accès à une offre de soins et le droit à la protection de la santé, conclut le Dr Simon. La loi Kouchner de 2002 précise que le premier droit de la personne malade est d’accéder aux soins que son état nécessite, quel que soit son revenu. C’est en totale contradiction avec ces plateformes de téléconsultations immédiates rémunérées et ces organismes privés qui nous expliquent qu’il existe un véritable marché ». 

Source : Téléconsultation : flou entre les droits français et européen

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Un Français sur trois favorable au dossier médical électronique

Les Français montrent une certaine curiosité en matière de santé numérique, même si quelques craintes persistent, selon une étude santé* réalisée par OpinionWay pour le cabinet de conseil et d’audit Deloitte.

Interrogés sur leurs envies, près d’un tiers des sondés se dit pourtant prêt à utiliser le dossier médical électronique mais aussi les services médicaux à distance. La preuve : les Français disent apprécier l’idée pour le renouvellement d’ordonnance (86 %), la demande d’information médicale simple (82 %) ou pour un second avis médical (74 %). Fait intéressant, l’étude montre même que 62 % des sondés ont une appétence pour la consultation à distance d’un médecin. Une bonne nouvelle à l’heure où les négociations sur la télémédecine se terminent entre l’assurance-maladie et les syndicats de médecins libéraux.

81 % des sondés considèrent aussi que les solutions de santé numérique permettront d’améliorer la coordination des professionnels de santé. Seuls 69 % pensent qu’ils aideront à réaliser des actions de prévention et 61 % à prévenir la survenance de maladies (– 13 points par rapport à 2016).

Toutefois, 43 % des Français craignent toujours le manque d’interaction humaine en santé numérique, unn pourcentage en augmentation de cinq points par rapport à 2017. « La téléconsultation par visioconférence c’est oui mais via un robot, c’est non », résume Michel Sebbane, responsable santé publique pour Deloitte.

Source : Un Français sur trois favorable au dossier médical électronique

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SuperSonic Imagine présentera Aixplorer, l a seule plateforme d’imagerie échographique ayant reçu l’approbation de la FDA pour la prise en charge des pathologies hépatiques, à la Digestive Disease Week 2018

SuperSonic Imagine (Euronext : SSI, FR0010526814), société spécialisée dans l’imagerie médicale par ultrasons, annonce aujourd’hui qu’elle présenterait la plateforme Aixplorer® à la Digestive Disease Week (DDW) 2018 qui se tiendra du 2 au 5 juin à Washington, D.C, aux États Unis. La plateforme Aixplorer, qui inclut les échographes Aixplorer et Aixplorer Ultimate, est la seule plateforme d’imagerie échographique à avoir obtenu l’autorisation réglementaire 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA) en tant qu’outil d’aide à la prise en charge clinique des patients adultes atteints d’une pathologie hépatique. Cette technologie offre aux médecins de nouveaux indicateurs cliniques validés pour une évaluation non invasive de la fibrose et de la stéatose hépatiques.
Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

Un accord novateur vient d’être signé entre la FNMR et l’UNCAM sur le thème de la valorisation des actes d’imagerie médicale qui favorisera la pertinence des actes. Le Dr J-P. Masson l’a annoncé ce 26 avril 2018 et nous l’avons rencontré à l’issue de sa conférence de presse pour recueillir ses impressions après cette avancée significative dans les relations entre les radiologues français et leurs tutelles.

FNMR

Les radiologues libéraux et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie ont enfin enterré la hache de guerre. Depuis deux ans, les baisses successives de la valorisation des activités radiologiques avaient attiré les foudres de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), mais aussi de l’ensemble de la communauté des radiologues français.

Une démarche partenariale en faveur de la pertinence des actes d’imagerie

Mais les deux parties ont eu la bonne idée de s’asseoir autour d’une table et d’essayer de sortir de la crise en trouvant un accord gagnant-gagnant. C’est ce qu’ils ont réussi à faire il y a une dizaine de jours, en signant un accord novateur répondant aux appels de l’UNCAM de maitrise des dépenses d’imagerie médicale.
 Cet accord est novateur, annoncé le 26 avril 2018 par le Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, car il ne prend pas uniquement en compte la maitrise comptable des activités radiologiques, mais installe au premier plan un item que les praticiens promeuvent depuis quelques temps: la pertinence des actes et des soins. Les deux parties se sont ainsi engagées dans une démarche partenariale visant à faire la chasse aux actes inutiles, coûteux et de surcroît irradiants.

Un travail de sensibilisation des prescripteurs et des patients

Pour ce faire, la FNMR continuera le travail qu’elle a déjà engagé auprès de ses adhérents consistant à réaliser les bons actes pour les bonnes pathologies. Elle interviendra également auprès des médecins prescripteurs, les praticiens généralistes en particulier, afin de les sensibiliser au problème et adapter leurs pratiques dans ce sens. Elle leur mettra, pour atteindre son objectif, à disposition sa plateforme de formation FORCOMED. L’UNCAM, quant à elle, intensifiera ses actions de sensibilisation des patients. Et comme toutes les pathologies ne peuvent pas être traitées d’un seul coup, ils ont choisi de démarrer ces actions sur un sujet précis, la prise en charge radiologique de la lombalgie.

Retour du modificateur Z et abrogation de l’article 99

En parallèle de cette décision commune, ont été actées deux évolutions majeures pour la valorisation de la discipline radiologique. Le modificateur Z, qui avait été supprimé il y a un an, sera rétabli au 1er janvier 2019. D’autre part, l’article 99 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2017 tant décrié, puisqu’il donnait carte blanche à l’UNCAM de fixer de façon unilatérale les prix des forfaits techniques de l’imagerie en coupe et du TEP, sera tout simplement abrogé le 1er janvier 2021, sous réserve de bons résultats issus des actions relatives à la pertinence des actes.

Pour la FNMR, « cet accord est novateur pour toute la médecine libérale car le « paradigme » pertinence pourrait être appliqué à de nombreuses autres spécialités médicales et changer considérablement les relations entre la médecine libérale et l’UNCAM ».


Nous avons rencontré le Dr J-Philippe Masson à l’issue de la conférence de presse qu’il a organisée le 15 avril 2018 pour annoncer l’accord. En voici les moments importants.

Thema-Radiologie: Dr Masson, quel revirement de situation, et quelle reconnaissance que cet accord pour l’action de la FNMR…

Dr J-Philippe Masson: C’est effectivement une satisfaction pour nous, même si cet accord n’est pas parfait. Nous avons signé l’accord il y a une dizaine de jours mais nous souhaitions, avec l’UNCAM, bien cadrer nos communications pour consolider notre partenariat naissant.

T.R.: Nous avons bien compris que la pertinence des actes est la base de cet accord. Mais comment allez-vous agir sur ce point concernant des actes, notamment d’échographie, qui ne sont pas pratiqués par les radiologues ?

Dr J-P.M.: Je vois ce que vous voulez dire, mais il ne faut pas aller trop vite. Nous avons convenu, ave l’UNCAM, d’aller pas à pas et de traiter en premier lieu l’imagerie lombaire. Chaque jour suffit sa peine. En pratique, notre action se fera auprès des radiologues et des prescripteurs, afin que le nombre de demandes inutile baisse significativement.

T.R.: La FNMR a une certaine autorité sur la pratique des radiologues, mais pas sur celle des généralistes. Comment allez-vous vous y prendre ?

Dr J-P. M.: Nous avons totalement la main sur le processus dans la mesure où le radiologue est compétent et est habilité à refuser un examen qu’il juge inopérant, voire à le remplacer par un autre si l’état clinique du patient le commande. Ça prendra du temps mais les mentalités chageront.

Thema Radiologie: Le modificateur Z reviendra en 2010. Cela veut-il dire qu’il faut attendre une évaluation de la pertinence, notamment de l’imagerie lombaire, pour obtenir le retour du Z ?

Dr J-P. M.: Non, cette évolution est totalement déconnectée de la pertinence. En revanche, la valeur du Z qui sera réintroduit pourra être augmenté en fonction des résultats issus de la pertinence. De la même façon, l’abrogation de l’article 99 suppose obligatoirement que les objectifs fixés sur le thème de la pertinence soient atteints. Elle sera liée également à un toilettage de la CCAM, la liste des actes de radiologie et de leur valorisation.

Thema Radiologie: Que est l’agenda désormais de toutes ces actions ?

Dr J-Ph. M.: Nous avons prévu des réunions communes régulières avec l’UNCAM pour assurer le suivi des protocoles de mise en œuvre de la pertinence des actes pour faire vivre cet accord. Sur la révision de la CCAM, qui devra passer par un avenant conventionnel, nous commençons les travaux, en collaboration avec les caisses, dès la semaine prochaine.

T.R.:Vous disiez, en préambule, que l’accord n’était pas parfait. Qu’auriez-vous souhaité en plus ?

Dr J-P. M.: J’aurais préféré, évidemment qu’il n’y ait pas du tout de baisse sur aucun examen, car le toilettage de la CCAM servira à cela. Mais ce travail servira tout de même à favoriser les bonnes pratiques en changeant notamment le nombre d’incidences pour une pathologie, et ce n’est finalement que mieux pour la qualité des examens et pour la radioprotection.

Bruno Benque

Source : Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

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La CSMF retourne dans la convention médicale et dit oui à l’avenant télémédecine

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Après trois heures de débats, les cadres de la CSMF, réunis en assemblée générale extraordinaire, ont voté massivement ce samedi en faveur de la signature de l’avenant conventionnel sur la télémédecine avec l’assurance-maladie. Sur l’ensemble des syndicalistes départementaux votants, 95,2 % ont voté pour et 4,8 % contre. « Il y a eu beaucoup de discussions, déclare le Dr Jean-Paul Ortiz au « Quotidien », car les tarifs de la télé-expertise sont indignes de la profession. »

Ce feu vert des cadres est à marquer d’une pierre blanche. Il confirme le retour du premier syndicat représentatif des médecins libéraux, non-signataire de la convention médicale en 2016, dans la vie conventionnelle. Mais ce retour n’est pas sans conditions. Lors de l’assemblée générale, une motion a été proposée et adoptée à une large majorité pour poser les conditions de ce retour. « Nous souhaitons que le gouvernement s’engage à supprimer l’article 99, qui autorise l’assurance-maladie à revoir les tarifs de scanner et d’IRM de façon unilatérale », martèle le patron de la CSMF.

La décision du premier syndicat représentatif des médecins libéraux de revenir dans le jeu conventionnel n’est qu’une demi-surprise. Lors de sa 32e université d’été à Giens en septembre 2017, la question d’une adhésion à la convention a été déjà évoquée. Ce choix stratégique est alors essentiel pour certains cadres, qui souhaitent faire entendre la voix de leur syndicat à l’aube de chantiers majeurs : organisation territoriale des soins, télémédecine, prévention et nouveaux modes de rémunération.

À l’époque, les échanges ont opposé la branche généraliste (Les Généralistes) à celle des spécialistes (ex-UMESPE). Les premiers ont toujours plébiscité cette adhésion sans tarder alors que les seconds étaient plutôt réticents. Mais depuis, l’alternance politique oblige. Exit Marisol Touraine et nomination d’Agnès Buzyn. « Le dialogue, indiscutablement, est revenu » a reconnu le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF.

Reconstruire la convention

Élu pour un second mandat en avril 2018, le néphrologue de Cabestany n’a pas cédé pour autant aux sirènes conventionnistes. Il a de nouveau rappelé les conditions de ce retour : suppression du tiers payant généralisé, suppression de l’article 99 de la loi de financement de la Sécurité sociale 2 017 qui permet à la Sécu de baisser de façon unilatérale les tarifs de scanners et d’IRM, modification de certaines dispositions conventionnelles comme l’élargissement des consultations complexes et très complexes.

Toutes ces demandes ont été finalement satisfaites. En novembre 2017, Agnès Buzyn a transformé le tiers payant généralisé en tiers payant généralisable lors du vote du PLFSS 2 018. Lors des négociations sur l’avenant de télémédecine, la Sécu a accepté d’y introduire la modification de certaines dispositions conventionnelles comme l’élargissement des consultations complexes et très complexes à certaines spécialités. Enfin, l‘accord conclu en avril entre les radiologues et la CNAM sur la pertinence des actes d’imagerie a sans doute pesé dans ce vote, la Sécu ayant renoncé à utiliser l’article 99.

Autre signe annonciateur du retour de la CSMF : la décision la veille de l’assemblée générale de la branche spécialiste de la Conf’, réunis en comité directeur (35 membres), de donner à une large majorité (70 %) le feu vert au président de la CSMF pour signer l’avenant télémédecine. « C’est une décision politique forte. Il va falloir reconstruire une nouvelle convention qui tient compte de la médecine spécialisée », a déclaré au « Quotidien » le Dr Patrick Gasser, président des Spé-CSMF.

Source : La CSMF retourne dans la convention médicale et dit oui à l’avenant télémédecine

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Intelligence artificielle : les industriels doivent affirmer leur raison d’être

LE CERCLE DE L’IA/POINT DE VUE – A l’heure des disruptions engendrées par l’intelligence artificielle, redéfinir leur raison d’être permettrait aux industriels de redonner du sens à leur écosystème, mais aussi et surtout, aux employés.

Face aux impératifs de personnalisation et d’innovation rapide, face à la concurrence des prix et aux demandes de mise en conformité plus strictes et plus nombreuses, et enfin, face aux exigences de qualité plus élevées, la production industrielle doit s’adapter. Pour répondre à ces défis, les industries manufacturières peuvent avoir recours à l’ensemble des solutions technologiques de la quatrième révolution industrielle pour repenser l’ingénierie, la production, les technologies de l’information et leurs métiers en termes de système.

Au coeur de cette révolution industrielle, l’intelligence artificielle (IA) repousse les limites de l’automatisation et de l’efficacité, permettant d’utiliser et de valoriser les données de l’internet des objets de bout en bout de la chaîne industrielle.

Intelligence et quasi-autonomie

Anticiper les défaillances d’équipements, disposer d’une visibilité complète sur les stocks de pièces de rechange et les fournisseurs, surveiller l’ensemble de la logistique, comprendre le mode de fonctionnement et les règles de maintenance des équipements, vérifier la disponibilité des techniciens nécessaires pour une intervention en interne ou en externe – tout cela en temps réel et de manière autonome : autant de fonctionnalités que le système d’une entreprise intelligente permet.

En fonction du coût, des délais et de la satisfaction client, le système peut lui-même prendre la majorité des décisions opérationnelles. Du point de vue technique, ce système rendant l’entreprise plus intelligente et quasi autonome existe déjà.

Coopération homme-machine

Si la technologie existe, quels sont les freins à la transformation ? Ces processus intelligents et automatisés, s’appuyant sur la connectivité en temps réel des personnes, des processus métiers et des machines, pourront être mis en oeuvre au sein de l’entreprise uniquement si celle-ci réussit à dépasser les silos qui cloisonnent ses lignes de métier.

Par ailleurs, le principal frein concerne les préoccupations légitimes des employés s’agissant de la substitution potentielle de leurs emplois par des machines et des systèmes intelligents. Pour tempérer ces inquiétudes, les entreprises doivent tout particulièrement se concentrer à envisager une nouvelle coopération homme-machine, tant les tâches de production permises par l’IA nécessiteront de disposer de travailleurs hautement qualifiés.

C’est en démontrant clairement comment les nouveaux processus autonomes et les forces de travail humaines peuvent se compléter, que les entreprises pourront espérer diminuer l’anxiété et accroître l’engagement à l’égard de la technologie.

Penser plate-forme numérique

Plus que l’optimisation de l’existant entre les quatre murs d’une entreprise, l’apprentissage automatique (« machine learning », en anglais) permet l’émergence de plates-formes à l’échelle d’une industrie. Ces plates-formes industrielles, qui permettent d’optimiser de la valeur et des ressources à une échelle inimaginable auparavant, supérieure à la somme de toutes les optimisations internes de chaque composant de la chaîne de valeur, obligeront bientôt les entreprises manufacturières à redéfinir et réaffirmer leur raison d’être.

Les géants du numérique pénètrent déjà les industries manufacturières, afin de régner sur les écosystèmes de données. Peuvent-ils gagner la bataille des plates-formes au coeur de l’industrie manufacturière ? Qui est le mieux placé pour apporter et maintenir la confiance entre toutes les parties prenantes d’une plateforme industrielle ? Qui sera en mesure de tirer parti des données de base – trésor caché – actuellement détenues par les fabricants, pour exécuter des scénarios bénéficiant à l’ensemble des entreprises d’une industrie et plus largement à la société et pas uniquement aux intérêts des entreprises impliquées ?

La plate-forme Landlog, lancée par Komatsu au Japon, est une illustration intéressante. Spécialisé dans les équipements de construction et d’exploitation minière, Komatsu s’est associé avec SAP, NTT Docomo et Optim dans le cadre d’une « joint-venture » pour créer une nouvelle plate-forme fondée sur l’internet des objets et l’intelligence artificielle.

Dans un contexte de pénurie massive de main-d’oeuvre qualifiée, cette « plate-forme de construction intelligente » vise à collecter de manière centralisée les données des machines, des personnes, des drones et de terrain, afin d’optimiser les processus de construction.

Meilleur taux d’utilisation des matériels, moindre consommation des matériaux et d’énergie, meilleure sécurité sur les chantiers, délais de livraison raccourcis : Landlogréussit actuellement le tour de force de séduire de nombreuses parties prenantes dans l’industrie de la construction y compris parmi leurs concurrents, qui, désormais, souhaitent rejoindre la plateforme et y contribuer. Embrasser l’opportunité de la plateforme business au sein de son écosystème industriel est accessible à toute entreprise motivée.

Un engagement social et écologique à réinventer

Les dix-sept objectifs de développement durable publiés par les Nations unies et le récent rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard remis à plusieurs ministres français, illustrent l’importance que les entreprises doivent aujourd’hui accorder à leur engagement social. Le rapport demande même aux entreprises de définir leur « mission sociale » dans leur statut.

Alimentées par l’IA, les plates-formes industrielles sont non seulement plus efficaces et efficientes, mais elles créent une opportunité pour passer d’entreprises centrées sur elles-mêmes à des entreprises plus responsables. Pour l’entreprise manufacturière moderne, la responsabilité sociale prend encore plus de sens dans ce contexte d’entreprise intelligente et autonome.

Chaque entreprise doit approfondir sa réflexion s’agissant de la mise en place de plates-formes industrielles grâce à l’intelligence artificielle. Cette transformation les aidera à redéfinir leurs objectifs métiers, à se surpasser pour mener une transformation au profit de la société, mais aussi à redonner un nouveau sens à chaque employé s’agissant de sa nouvelle mission aux côtés de l’IA. Visée sociale et intelligence artificielle ne sont pas antinomiques ! Bien au contraire, elles sont complémentaires pour piloter la transformation économique et culturelle de toute entreprise.

David Marchesseau est vice-président de SAP pour la zone Asie Pacifique. Pierre Robinet est vice-président d’OgilvyRED pour la zone Asie Pacifique. Ils sont respectivement membre et fondateur de la fondation Live with AI.

Source : Intelligence artificielle : les industriels doivent affirmer leur raison d’être

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Les Français frileux face à la santé numérique

Les Français frileux face à la santé numérique

Les Français sont plutôt réticents à utiliser la télémédecine.

Objets connectés, télémédecine, données de santé… Les Français sont loin d’avoir intégré la santé connectée à leur quotidien. C’est ce qui ressort de l’étude « Les Français et la santé » publiée aujourd’hui par OpinionWay avec le cabinet Deloitte.

« Parmi les enjeux que doit relever le système de santé, les maladies chroniques, la formation des professionnels ou l’organisation des soins sont toutes citées à plus de 80% comme une orientation prioritaire du gouvernement« , explique Michel Sebbane, responsable de la santé publique chez Deloitte. Le virage numérique n’est important qu’aux yeux de 58% des sondés. « C’est le seul qui se détache dans l’opinion. »

La télémédecine, pourtant poussée par le gouvernement, n’a que peu de succès auprès de l’opinion publique. Seuls 29% des Français se disent prêts à l’utiliser. « C’est pourtant un moyen de désengorger les urgences et de pallier aux problèmes de l’accessibilité géographique aux soins. »

Les résultats montrent aussi une perte de confiance sur plusieurs plans, en particulier concernant les sites internet ou les forums dédiés à la santé. De 45% d’utilisation en 2016, ils ne sont plus qu’à 17% en 2017. « On constate qu’une défiance s’est installée. Ces sites doivent aujourd’hui se poser la question de la viabilité de leur modèle« , explique Michel Sebbane.

Les objets connectés, de simples gadgets

Les objets connectés accusent également un recul, passant de 19% à 12%. « Ils sont plutôt considérés comme des gadgets et ne servent globalement que pour les activités sportives. » Conséquence directe, les appareils électroniques, comme les tensiomètres ou les détecteurs de chute, n’apparaissent pas comme des outils pertinents en matière de prévention. 53% des Français ne cherchent pas à suivre cette mesure de prévention. En comparaison, ils ne sont que 13% à ne pas chercher à se faire vacciner, ce qui montre la faible adhésion pour ces objets.

Les sites de prise de rendez-vous en ligne sont les seuls outils en progression et sont maintenant utilisés par un tiers des Français (32%, contre 28% en 2016). « On constate que c’est une habitude qui s’est vraiment installée. »

Le médecin, un interlocuteur privilégié

Plusieurs freins expliquent cette frilosité, avec en première position, la diminution d’interactions humaines (43%). « Parler à son médecin sur Skype, c’est oui. Mais se faire examiner par un robot, c’est non« , résume Michel Sebbane. Ajouté à cela, les craintes quant à la confidentialité des données personnelles restent fortes (38%). « Et pourtant, cette étude a été réalisée avant la récente affaire Facebook. »

C’est pourquoi le médecin traitant reste imbattablement la personne à laquelle les Français consentent à communiquer leurs données personnelles. Il est plebiscité à 90%, loin devant le pharmacien (68%). « Les GAFAM, eux, restent loin derrière, à 11%. » Ces nouveaux acteurs, comme Google, Apple, ou IBM n’ont pas la cote. 3% des sondés disent leur faire totalement confiance. A l’inverse, les Français sont 24% à ne pas leur faire confiance du tout.

« Leur crainte majeure: que les données personnelles liées à la santé ne soient pas utilisées dans le cadre de la prévention mais à des fins mercantiles« , analyse Thomas Croisier, associé chez Deloitte. Une tendance qui pourrait évoluer au fil des mois, après l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai prochain, auquel toutes ces entreprises devront se plier.

Source : Les Français frileux face à la santé numérique

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Quelles sont les nouveautés prévues pour le Congrès ADF 2018 ?

Le thème du congrès ADF 2018 vient d’être dévoilé et des nouveautés sont prévues pour cette nouvelle édition. Dynamique Dentaire fait le point.

Les organisateurs du Congrès ADF 2018 donne rendez-vous à toute la profession dentaire du mardi 27 novembre au samedi 1er décembre, au Palais des Congrès de Paris, Porte Maillot.

Le nouveau thème : Soigner, l’engagement qui nous unit

Le congrès ADF reste le plus grand congrès dentaire scientifique en Europe. C’est aussi une exposition qui réunit tous les fabricants et distributeurs pour présenter les nouveautés et techniques de la dentisterie. Mais comment aborder cette nouvelle édition 2018 sans anticiper le risque que les chirurgiens-dentistes ne soient plus en mesure demain, de proposer au patient les évolutions technologiques que les industriels offrent sur le marché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conscients des bouleversements à venir (négociations conventionnelles en cours, reste à charge zéro…) qui vont impacter très prochainement les chirurgiens-dentistes dans leur pratique, les organisateurs du congrès ADF 2018 ont souhaité rassembler les praticiens. « Nous souhaitons que les praticiens se sentent investis d’une action (une vocation même) et témoignent d’un sentiment d’unité, tout en conservant leur indépendance et leur manière d’exercer leur métier […] Soigner, l’engagement qui nous unit – rappelle tout d’abord que nous sommes des praticiens qui soignons des patients avec les meilleures technologies disponibles aujourd’hui […] Il s’agit ensemble de proposer un nouveau pacte entre les chirurgiens-dentistes et leurs patients, pour une santé bucco-dentaire d’excellence. » » explique le Dr Michel Pompignoli, Président du Congrès 2018

Quelles sont les nouveautés du Congrès ADF 2018 ? 

Les membres du comité ont souhaité mieux rythmer le programme scientifique du congrès :

Il y aura donc 101 séances de durées et de formats différents, avec la possibilité pour les congressistes d’envoyer leurs questions, via leur smartphone, à un modérateur qui les posera en cours ou en fin de séance.

Un programme international de 27 séances va être proposé avec des conférenciers non francophones et francophones de renom, en traduction simultanée. Alors que le Congrès ADF est le congrès scientifique européen le plus important, l’objectif est de « l’internationaliser » en l’ouvrant à davantage de visiteurs étrangers et en élargissant sa réputation autour du monde.

Les Masterclasses vont être pérennisées et étendues. Trois séances de 6 heures seront proposées sur l’hygiène bucco-dentaire, la prothèse amovible et la restauration, avec des équipes de conférenciers très spécialisés.

L’offre de séances DPC va être renforcée : 12 séances seront au programme pour satisfaire l’obligation triennale des chirurgiens-dentistes.

Le programme dédié à l’équipe dentaire, qui a été suivi en 2017 par plus de 800 assistantes, sera redynamisé avec une majorité de conférenciers/assistantes dentaires, des ateliers pratiques pensés pour être suivis en binôme assistante dentaire praticien et une séance sur la gestion du stress, animée par un coach. Côté logistique, des salles de plus grande capacité sont prévues et un système de pré-réservation des séances va être disponible pour éviter les déceptions (tous ceux qui s’inscriront avant fin juillet pourront réserver leur place pour les séances qu’ils auront sélectionnées). Lorsqu’une salle sera complète, la séance sera retransmise en vidéo dans une salle annexe.

Au-delà de la formation purement scientifique, des problèmes de société vont être aussi abordés. Le thème retenu pour cette première édition est : « le chirurgien-dentiste face aux violences ».

Enfin, un concours Jeunes Talents est lancé pour la première fois. Il est ouvert aux jeunes cliniciens de moins de 30 ans. Le lauréat se verra offrir une invitation en tant que conférencier au congrès de ADF 2019.

Source : Quelles sont les nouveautés prévues pour le Congrès ADF 2018

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Transformation numérique de la santé: « il faut impérativement dépasser la technocratie » (Gilles Babinet)

PARIS (TICpharma) – Le représentant de la France auprès de la Commission européenne sur le numérique, Gilles Babinet, a insisté sur l’impératif de « dépasser la technocratie » et le « fractionnement » du système de santé pour réussir la transformation numérique du secteur, à l’occasion des premières Rencontres prévention santé organisées le 15 mai à Paris par la Fondation d’entreprise Ramsay-Générale de santé.

« Quand j’observe la transformation des institutions publiques dans le monde, ce qui est manifeste c’est que le plus difficile, ce sont les systèmes de santé », a-t-il souligné.

Le « digital champion » français auprès de la Commission a listé les problèmes rencontrés par ce secteur en France pour tirer profit d’une « révolution numérique » qui offre, selon lui, « des perspectives importantes d’augmentation de la qualité de soins, de la qualité de vie des patients » et d' »économies absolument considérables » pour les pouvoirs publics.

Il a d’abord mis en avant un « contexte réglementaire miné » lié au « fractionnement » des réglementations et des institutions régulatrices. La Haute autorité de santé (HAS), la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), le ministère de la santé, l’échelon européen… « Tout le monde édicte des réglementations et il est très difficile d’arriver à avoir une vision d’ensemble », a-t-il déploré.

Gilles Babinet a plusieurs fois épinglé le « manque de formation » des acteurs à l’égard des technologies numériques, qu’il s’agisse de la médecine de ville, des praticiens hospitaliers, des industriels ou du régulateur.

« On voit souvent beaucoup plus les risques et les menaces que les opportunités lorsqu’on ne connaît pas bien le sujet », a-t-il noté.

Il a mis en lumière la « force » du système estonien, régulièrement cité comme exemple en matière de numérisation de la santé grâce, selon lui, à « une administration et un corps politique extrêmement jeune, et très souvent formé à l’étranger ».

Ces ressources aguerries aux enjeux et aux usages du numérique constituent un atout pour porter une « volonté politique forte » et une « vraie modernité » que Gilles Babinet a jugé « essentielles » pour réussir la transformation du système de santé.

Le troisième obstacle à cette transformation identifié par le « digital champion » réside dans l’efficacité actuelle du système de santé français. Avec des dépenses de santé de l’ordre de 11% du PIB et une durée de vie de la population parmi les plus élevées du monde, « vous avez un système qui ne fonctionne pas si mal, et le modifier, c’est prendre le risque de l’altérer », a-t-il relevé.

Il a également pointé l’inertie de « certains acteurs qui ont des intérêts particuliers dans ce système qu’ils préservent ».

Interfaces de programmation ouvertes

Pour dépasser ces obstacles, Gilles Babinet a formulé trois recommandations en conclusion de son intervention aux Rencontres prévention santé.

« Il faut former de façon quasi impérative l’ensemble des acteurs », parmi lesquels l’Etat, les collectivités territoriales, les structures sociales et de santé. « Les a priori sont trop importants pour ne pas passer par une formation approfondie en matière de potentialité du numérique », a-t-il insisté.

Il a ensuite préconisé d' »évoluer vers un système intégré », en rentrant dans une « logique d’API [interface de programmation] » qui permette l’échange de données entre les différents outils utilisés par les professionnels de santé.

Citant les exemples des équipements d’imagerie médicale et des pacemakers et défibrillateurs connectés, il a préconisé un refus du remboursement des dispositifs qui ne sont pas dotés d’API ouvertes, et qui enferment donc l’utilisateur dans des systèmes propriétaires.

Gilles Babinet a expliqué que les acteurs du système de santé devaient se réunir pour penser « collectivement » la mutation numérique des soins, mais aussi de la prévention, car la technologie permet de favoriser le basculement d’une vision curative à un système plus préventif.

« L’ennemi commun de cette mutation a un nom: il s’appelle le silo. Et la grande caractéristique de la data et de la révolution digitale est de mettre fin aux silos en ayant une logique transversale, très au-delà du système médical tel qu’on le connaît aujourd’hui », a-t-il conclu.

Raphael Moreaux
Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.