Essor de la télémédecine : « Nous sommes à un virage »

Jusqu’à présent expérimentale, la télémédecine est entrée depuis le 15 septembre dans le droit commun des pratiques médicales.

Jusqu’à présent expérimentale, la télémédecine est entrée depuis le 15 septembre dans le droit commun des pratiques médicales.

La télémédecine, un des remèdes à la pénurie de spécialistes ? Déjà déployée en Deux-Sèvres, la pratique est amenée à se développer.

Imaginez une cabine aux allures de capsule spatiale, installée dans votre pharmacie, capable de prendre votre tension, de mesurer votre fréquence cardiaque, de déceler une éventuelle fièvre ou d’effectuer un électrocardiogramme ; le tout en étant connecté avec un médecin à distance. Si ce e-cabinet médical n’a rien de futuriste puisqu’il existe déjà (1), il est loin de refléter la télémédecine telle qu’elle se pratique aujourd’hui en Deux-Sèvres.
Jusqu’à présent expérimentale et financée au coup par coup par l’Agence régionale de santé (ARS), la médecine à distance était essentiellement pratiquée entre hôpitaux.
“ Une révolution ” Mais depuis le 15 septembre, la télémédecine est entrée dans le droit commun des pratiques médicales : une consultation à distance par vidéotransmission entre un médecin et son patient est désormais remboursée par l’Assurance-maladie, et ce au même titre qu’une consultation classique.
« Une véritable révolution pour la télémédecine », estime Laurent Flament, chef de la délégation départementale de l’Agence régionale de santé (ARS Nouvelle-Aquitaine), confiant quant à l’essor de la télémédecine en Deux-Sèvres.

Avoir fait sauter le verrou du paiement de l’acte de télémédecine va favoriser son développement

Laurent Flament, chef de la délégation départementale de l’ARS Deux-Sèvres

« Cela change tout, nous sommes à un virage. Avoir fait sauter ce verrou que représentait le paiement de l’acte de télémédecine va favoriser son développement, c’est certain. Car technologiquement, tout est là. Il n’y a donc plus de frein. Le travail consiste désormais à organiser les soins entre les médecins ou établissements de santé qui réaliseront téléconsultations ou télé-expertises et les personnels d’Ehpad ou les infirmières qui, localement, accompagneront le patient. »
Améliorer l’accès aux soins est l’un des objectifs principaux de la télémédecine : un enjeu d’autant plus important en Deux-Sèvres, où la pénurie de médecins généralistes et spécialistes est particulièrement criante. « La télémédecine fait en effet partie des leviers pour répondre à la démographie médicale, commente Laurent Flament. Dans le sud-est du département particulièrement touché, on peut tout à fait imaginer des lieux de téléconsultation ou de télé-expertise où le spécialiste ne se trouvera ni à Melle ni à Saint-Maixent, mais dans un cabinet de ville, à l’hôpital de Niort, au CHNDS ou encore à Poitiers ou Bordeaux. » Toutefois, cette manière de soigner à distance n’a pas vocation « à remplacer les consultations physiques », précise Johan Malidin, chargé de télémédecine à la délégation départementale de l’ARS. « Il s’agit bien d’une solution complémentaire, qui s’adresse davantage aux spécialistes dans les secteurs tendus qu’aux généralistes. »

(1) La Consult Station a été développée en 2008 par l’entreprise H4D.

6.000. C’est, en euros, le montant de la subvention d’équipement délivrée à chaque Ehpad par l’Agence régionale de santé (ARS) si son projet de télémédecine est retenu. A terme, ce matériel pourrait bénéficier non seulement aux résidants, mais également aux personnes âgées habitant à proximité de l’établissement.

Au 31 juillet 2018, date butoir de dépôt des dossiers, on dénombrait parmi les porteurs de projets de télémédecine en Nouvelle-Aquitaine 430 Ehpad (dont 40 en Deux-Sèvres), 8 maisons de santé (dont 4 en Poitou-Charentes) et 17 prisons (dont celle de Niort). « Un beau potentiel, qui démontre à quel point l’ex-région est mobilisée sur le sujet », estime Jean- Christophe Drapier, chef de projet télémédecine au Gip Esea, à Poitiers.

Déployée de manière expérimentale, la télémédecine pourrait être déployée de manière importante les prochaines années en Deux-Sèvres.Déployée de manière expérimentale, la télémédecine pourrait être déployée de manière importante les prochaines années en Deux-Sèvres.

Source : Essor de la télémédecine : « Nous sommes à un virage »

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Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

L’étude commandée par le SNITEM et relative aux délais de rendez-vous d’IRM montre qu’il faut encore, en moyenne, attendre 32 jours. Elle objective également des inégalités régionales significatives.

SNITEM

Le Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) a publié, lors des JFR 2018, une nouvelle étude sur le parc d’équipements d’imagerie médicale ainsi que sur l’évolution des délais d’attente pour les rendez-vous d’IRM.

L’objectif émis par le Plan Cancer est loin d’être atteint

Cette enquête, réalisée par l’Institut Cemka, met en lumière des délais d’attente toujours très longs, à hauteur de 32 jours en moyenne, malgré l’installation une augmentation des autorisations d’installation ces dernières années. L’objectif fixé dans le Plan Cancer 2014-2019, qui était de 20 jours maximum, est donc loin d’être atteint. En 2017, 54 nouvelles modalités d’IRM ont été installées en France métropolitaine, pour un parc comptant, début janvier 2018, 960 appareils, hors équipements de recherche, vétérinaires et militaires.

Prise de rendez-vous d’IRM lombaire en urgence pour un bilan d’extension

Les causes de ces insuffisances sont connues, entre la croissance des indications pour cette technologie, l’explosion des maladies chroniques, la croissance démographique ou le vieillissement de la population. « L’étude porte sur un examen d’IRM lombaire à réaliser en urgence dans le cadre d’une recherche d’extension de cancer », explique François Vorms, Président du pôle imagerie du Snitem et directeur général France Canon Medical Systems. La méthodologie de l’étude est de simuler par téléphone la prise d’un rendez-vous d’un patient disposant d’une ordonnance dans cette situation.

Des inégalités régionales toujours significatives

Cette étude objective d’autre part des inégalités régionales significatives. En 2018, deux régions avaient un délai supérieur à 50 jours (Bretagne, Pays de la Loire), alors que l’Ile de France est repassée sous le seuil moyen des 20 jours. « Plusieurs paramètres peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer ces résultats, poursuit François Worms. Ce sont notamment l’organisation territoriale, le nombre d’indications très diverses qui sont proposées aujourd’hui, ou encore l’épidémiologie qui varie d’une région à l’autre. Ces facteurs seront intégrés dans nos prochaines études. »

Bruno Benque avec le SNITEM

Source : Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

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Imagerie et IA: un duo à réguler finement au bénéfice du patient

Nesrine Benyahia, Présidente de DrData, et Stéphane Boyer, Directeur Général d’Arterys, nous éclairent sur les véritables enjeux de l’intelligence artificielle en imagerie médicale par des regards croisés sur les plans du juridique, des politiques publiques et des applications pratiques.

Intelligence artificielle
Intelligence artificielle

Thema Radiologie : Nesrine, vous êtes auteure d’une thèse de doctorat sur le droit de l’imagerie médicale et ses enjeux de santé publique. Que pensez-vous de cet engouement pour l’intelligence artificielle dans ce domaine ?

Nesrine Benyahia : L’imagerie médicale est un domaine particulier de la médecine de par son imprégnation dès sa genèse dans les nouvelles technologies. Loin d’être une spécialité poussiéreuse, l’imagerie médicale a l’innovation dans son ADN, et les radiologues aussi ! Cette insatiable innovation, nous la voyons chaque année lors des Journées Francophones de Radiologie (JFR). L’intelligence artificielle se présente alors comme une évidence. Par ailleurs, nous le savons et nous avons déjà eu l’occasion de porter le débat au niveau politique, l’offre de radiologie française ne répond pas de façon suffisante aux besoins des patients en termes de délais d’obtention de rendez-vous d’IRM, de pertinence des soins, de prévention etc. Ces carences sont dues notamment à des défis organisationnels territoriaux (taux d’équipements médicaux lourds décrié) et tarifaires auxquels les organisations professionnelles tentent de répondre à travers notamment le dernier accord historique avec la CNAMTS que nous saluons, ainsi que la création d’un écosystème IA par la FNMR et la SFR.

Les procédés machiniques de l’IA peuvent apporter soutien et expertise au radiologue, et constituer ainsi un précieux co-worker : gain de temps, davantage d’informations et de précisions dans l’analyse des images, la médecine aux 3P (préventive, personnalisée, prédictive)… A l’ère du tout-numérique en santé particulièrement valorisé récemment par les annonces du Président de la République dans le cadre de MaSanté2022, la radiologie a de quoi donner l’exemple.

T.R. : Stéphane, vous qui êtes Directeur Général Europe d’une société proposant une plateforme Cloud d’analyse par l’IA des images médicales, quelles applications pratiques voyez-vous sur le terrain et quelles sont les attentes des professionnels du domaine ? Comment positionnez-vous le patient au cœur de l’IA en radiologie ?

   Stéphane Boyer : L’intelligence artificielle est aujourd’hui omniprésente dans le débat public, nous n’en voyons pourtant que les toutes premières applications. En radiologie, les bénéfices seront très rapidement notables : un allègement de la charge de travail des médecins grâce à l’automatisation des tâches les plus chronophages et à faible valeur médicale ; une meilleure prise en charge des patients par la priorisation des cas, notamment dans les services d’urgences ; un diagnostic plus précis, y compris de pathologies rares, par le croisement avec des milliers puis des millions d’examens déjà annotés. Les possibilités sont presque exponentielles. Les seules limites sont la quantité et la qualité des données à disposition et le respect de la vie privée.

L’IA n’a d’intérêt que si elle profite in fine à la santé du patient. Nous travaillons donc tant sur la qualité de l’analyse automatique des images que sur l’allègement de la charge de travail des médecins, ce qui leur libère du temps avec leurs patients. C’est une de leurs principales attentes et le gage d’une médecine qui demeure humaine.

T.R.: Nesrine, face à ces multiples applications cliniques et l’usage des données de santé en masse, quels sont pour vous les principaux points de vigilance juridique ?

N.B.: L’usage du Big Data dans le secteur de la santé n’est pas anodin. La nouvelle réglementation européenne relative aux données personnelles (RGPD) applicable depuis le 25 mai dernier et la loi informatique et libertés française obligent les acteurs (entreprises, établissements et professionnels de santé, institutionnels) à une prudence accrue. Néanmoins, des verrous de sécurité technique, organisationnelle et juridique existent, tels que des techniques de pseudonymisation, de chiffrement, la mise en œuvre de procédures internes, l’information du patient, un encadrement strict des relations contractuelles…pour assurer le développement de l’IA en radiologie dans le respect des droits et libertés des patients. L’important est d’équilibrer les responsabilités entre les acteurs, d’adopter une action commune et de faire en sorte que cette réglementation soit une chance et non une contrainte supplémentaire. Cela sera aussi l’occasion de repérer les bons élèves, « éthiquement » parlant, soucieux du patient dès sa prise en charge et jusqu’à l’utilisation de sa donnée personnelle.

Autre point de vigilance qui demeure une véritable problématique, celui de la responsabilité médicale. Aujourd’hui, le médecin est responsable des décisions qu’il prend, qu’elles soient basées sur une IA ou non. La responsabilité de l’entreprise conceptrice de l’IA pourra être recherchée en cas de preuve de défectuosité du produit et/ou logiciel. Le régime juridique de la responsabilité des algorithmes sera indéniablement une question que le législateur devra se poser.

T.R.: Stéphane, comment accueillez-vous ces réglementations sur les données personnelles dans le cadre du développement de l’IA en imagerie médicale ?

S..B. : Ces réglementations sont nécessaires et, de notre point de vue, elles sont mêmes bienvenues. Nécessaires car on mesure tant auprès des patients que des praticiens les inquiétudes que peut susciter l’usage de données aussi personnelles et sensibles. Celles-ci sont essentielles au développement des applications de l’intelligence artificielle et pourraient à terme permettre une médecine prédictive et personnalisée, qui est dans l’intérêt de tous. Mais ce progrès ne se fera pas sans le consentement de tous les acteurs. Je suis optimiste, les outils existent déjà aujourd’hui pour garantir l’anonymisation. Ces réglementations sont également les bienvenues pour une société comme Arterys car elles fixent un cadre clair pour notre activité et celle des autres entreprises du secteur, qui plus est un cadre applicable à l’ensemble du continent européen s’agissant du RGPD.

T.R.: Pour conclure, quelles sont les actions qui pourraient favoriser l’usage de l’IA en radiologie au bénéfice du patient et du système de santé ?

Stéphane.B. : Deux défis principaux se posent à l’IA en radiologie si nous ne voulons pas rater cette révolution: diffuser largement la technologie afin de ne pas renforcer les inégalités face aux soins, ainsi que renforcer la qualité des algorithmes et les développer pour l’ensemble de l’imagerie, quelle que soit la modalité (radio, scan, IRM) ou la pathologie concernée.

Rendre l’intelligence artificielle accessible à tous implique nécessairement de libérer des financements pour le système de santé. Cet investissement initial sera auto-financé à moyen terme grâce aux gains de productivité dans les établissements de santé et à une réduction des coûts (prise en charge plus rapide des patients, moindre errance thérapeutique, prévention renforcée).

Par ailleurs, la mutualisation et le croisement de données de santé anonymisées seront essentiels pour poursuivre l’amélioration des outils mis à disposition des radiologues. De ce point de vue, les progrès sont déjà importants. D’une part les médecins sont de moins en moins réticents à ce partage, d’autre part les pouvoirs publics ont pris des initiatives pour que la France soit en pointe : mission de préfiguration d’un Health Data hub, lancement des Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle, etc.

N.B.: L’importance du sujet nécessite un positionnement innovant de la part des pouvoirs publics. La coordination des soins et l’organisation territoriale de l’offre de soins en imagerie a atteint une criticité viscérale tant le système arrive à ses limites. Le process doit évoluer et être évalué. En effet, il nous faut éviter les erreurs du passé (le présent pour d’autres) quant à l’appréhension des innovations dans le système de santé et plus particulièrement au sein de la radiologie, je pense notamment à l’absence de tarification des actes innovants en radiologie interventionnelle. Cela passe par exemple par l’ouverture encadrée des données de santé pour enrichir les algorithmes et les sécuriser, soutenir les projets territoriaux de réorganisation de l’offre d’imagerie par l’IA couplée à la téléradiologie. Il est essentiel également de favoriser la coopération public/privé par le décloisonnement ville-hôpital pour permettre un partage pertinent des données et ainsi mieux coordonner le parcours de soins et éviter les actes non pertinents ainsi que d’éventuelles expositions inutiles aux rayonnements ionisants, en s’appuyant sur les algorithmes prédictifs de l’IA par exemple.

En bref, il nous faut changer de paradigme et insuffler une régulation positive, éthique et inclusive de l’IA dans le parcours de soins du patient.

Nesrine Benyahia est Présidente et co-fondatrice de DrData (société spécialisée dans la protection et valorisation des données de santé), Docteure en Droit public, Membre associé de l’Institut droit et santé (Inserm).

Stéphane Boyer est Directeur général Arterys Europe, ancien directeur Marketing IRM France chez General Electric.

Propos recueillis par Bruno Benque.

Source : Imagerie et IA: un duo à réguler finement au bénéfice du patient

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Verso Healthcare JFR 2018

Venez nous rejoindre, nous continuons à vous recevoir avec plaisir et enthousiasme. JFR 2018 – Stand 214b #jfr2018 #versohealthcare #radiologie #stand214b

A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

Le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville compte désormais de nouveaux personnels : les ours Toudou qui accompagnent les enfants lorsqu’ils doivent passer une IRM !

Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l'IRM
Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l’IRM © Radio France – Marie-Ange Lescure

Chaque jour, le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville doit faire passer une dizaine d’IRM à des enfants de tous âges et cet examen est particulièrement stressant pour les enfants.

L’association Pharmavie a longuement parlé avec les personnels médicaux de la difficulté de faire passer cet examen à des bébés et des enfants en bas âge. La difficulté est de faire retomber le stress avant de les allonger pour l’examen, de leur faire supporter le bruit assommant de la machine et enfin de leur faire supporter un examen qui peut durer minimum vingt minutes mais qui peut aussi aller jusqu’à une heure. Pour les plus petits et les plus stressés, il faut parfois avoir recours à une sédation même légère pour que l’examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

L’association Pharmavie a donc proposé des oursons en peluche et une IRM miniature pour rassurer les petits patients et leurs parents

Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l'examen qu'il va ensuite subir - Radio France
Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l’examen qu’il va ensuite subir © Radio France – Marie-Ange Lescure

Pour le chef du service, le Docteur Baptiste Morel, Toudou est devenu une aide indispensable : »Avec Toudou installé dans la petite IRM, on va pouvoir donner des explications claires à la fois aux enfants et aux parents. Du coup, l’enfant est moins impressionné quand il arrive dans la salle d’examen, et comme il serre le petit ours dans ses bras, le petit patient va être plus immobile, ce qui nous permet de meilleures images et donc une meilleure lecture des résultats de l’IRM »

Et après avoir assisté le petit patient pendant cet examen difficile, Toudou le petit ourson est offert en cadeau aux enfants !

Petite précision : la présence du nounours ne calme pas à tous les coups le stress des petits patients

L’hôpital Clocheville est le quatrième hôpital de France à être équipé cette année de l’IRM modèle réduit et qui se voit offrir une jolie collection de Toudou !

Source : A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

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Strasbourg inaugure la première unité de simulation de chirurgie dentaire

A la faculté de chirurgie dentaire de l’université de Strasbourg, une unité de simulation est dédiée à l’apprentissage pratique de la consultation et de la radiologie endobuccale. C’est une première en France, inaugurée le 25 septembre, pour la rentrée universitaire 2018-2019.

Evanouissement, toux, asthme, allergie voire arrêt cardiaque : le mannequin interactif mis à la disposition des étudiants en chirurgie dentaire de la faculté de Strasbourg, pour la rentrée universitaire 2018-2019, est capable de reproduire toutes les situations susceptibles de se présenter en consultation. Objectif : « Former aux gestes et à la prise en charge de situations diverses par la participation à des scénarios répétés et modifiables », explique Corinne Taddéi-Gross, doyenne de la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg et présidente de la Conférence des doyens de chirurgie dentaire.

C’est la première fois en France qu’un tel mannequin, conçu par le fabricant Laerdal, équipe une faculté de chirurgie dentaire. Avec plus de 200 capteurs, il réagit aux faits et gestes de l’étudiant en situation. En régie, l’enseignant peut en prendre le contrôle, modifiant variables et réactions pour alimenter ses travaux pratiques, suivis en direct vidéo, par les autres étudiants. Avant même d’entrer en clinique, ces derniers sont ainsi préparés à gérer des situations de crise et peuvent travailler, in situ, leur rapport avec le patient et l’interrogatoire médical.

Dès la deuxième année

Dans cette unité simulant à l’identique un cabinet dentaire classique, trois « têtes fantômes », réalisées par Dentsply-Rinn, sont dédiées à l’enseignement de la radiologie endobuccale. « L es étudiants n’avaient pas de formation pratique avant la 4e année », rappelle Corinne Taddéi-Gross. Dès la 2e année, ils peuvent désormais se faire la main sur ces trois mannequins têtes, qui reproduisent les tissus mous, les dents et les os d’un patient. Cet outil simule parfaitement ses caractéristiques radiologiques et permet, notamment, de répéter la prise de clichés sans l’exposer à des radiations.

Dotée d’un budget de 286.000 euros, cette unité de simulation, qui a mis deux ans à se concrétiser, bénéficie d’un financement IdEx (150.000 euros) et de la participation de Gold Conseil, NSK et Philips.

Source : Strasbourg inaugure la première unité de simulation de chirurgie dentaire

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En 2017, la France compte 1.175 scanners âgés en moyenne de 3,6 ans (étude IRSN)

PARIS, 2 octobre 2018 (TecHopital) – L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu les conclusions de son étude sur l’état des lieux du parc français des scanners et l’impact de l’année de construction sur les doses délivrées aux patients, a indiqué l’IRSN dans un communiqué publié le 28 septembre.

Dans une saisine conjointe, la direction générale de la santé (DGS) et la direction de la sécurité sociale (DSS) ont demandé à l’IRSN en décembre 2017 d’établir un état des lieux du parc français des scanners ainsi qu’une analyse de l’impact de l’âge des scanners sur les doses délivrées.

L’analyse du parc français des scanners conduit aux observations suivantes :

Fin décembre 2017, l’IRSN recensait 1.175 appareils, avec un âge moyen du parc de 3,6 ans. L’âge des scanners au moment de leur renouvellement est en moyenne de 6,1 ans.

L’étude indique que 83% des scanners de plus de 10 ans sont implantés dans les établissements publics.
De plus, les indices de dose baissent de l’ordre de 20 à 30% entre les scanners installés avant 2009 et les scanners installés en 2015.

Ainsi, l’IRSN estime que « l’âge moyen des scanners au moment de leur renouvellement, entre 5 et 7 ans, est en cohérence avec le cycle des évolutions techniques« . Toutefois, elle estime qu' »une attention particulière doit être portée aux évolutions technologiques ayant un impact positif sur les doses délivrées aux patients afin qu’elles puissent bénéficier à l’ensemble du parc, en veillant à un renouvellement homogène des scanners entre le secteur public et le secteur privé« .

L’IRSN recommande « de renouveler en priorité les scanners de plus de 10 ans et ceux de plus de 7 ans utilisés en pédiatrie ou, à défaut, de mettre en place un dispositif incitatif à la mise à niveau des scanners lorsque les évolutions proposées ont une influence bénéfique sur leurs performances (dose et qualité d’image)« .

A noter que pour répondre à cette saisine, l’IRSN a exploité deux des bases de données dont la gestion lui a été confiée par la réglementation : Sigis, le système d’information et de gestion des sources, ainsi que l’application de gestion des niveaux de référence diagnostiques.

L’IRSN a par ailleurs auditionné les associations de professionnels concernés, sur les thématiques en lien avec cette saisine.

La médecine du XXIème siècle est digitale et déployée à tous les usages

Cette médecine nouvelle, stimulante tant pour le professionnel de santé que pour l’usager de la santé, apporte indiscutablement des compétences médicales nouvelles et de nouveaux métiers de la santé. Cette médecine du XXIème siècle est porteuse de formidables espoirs de performance pour prévenir et guérir les maladies et améliorer la santé des populations. La Société Française de Télémédecine s’en réjouit.

Toutefois, l’irruption de la santé connectée et de la télémédecine dans notre système de santé bouscule les organisations professionnelles traditionnelles. Le financement dans le droit commun de la Sécurité sociale de quelques millions de téléconsultations et de téléexpertises a démarré le 15 septembre 2018.
N’est-il donc pas urgent de se préoccuper de la formation des professionnels de santé à ces nouvelles pratiques ?

D’aucuns croient que la télémédecine n’est qu’une question d’outil de communication, « tout le monde sait téléphoner ! » , et qu’au pire les divers fournisseurs sauront bien faire les formations à leur usage. La Société Française de Télémédecine pense que la télémédecine est une question d’organisation professionnelle innovante qui nécessite une formation et un accompagnement au changement.

Pourquoi il est urgent de former aux pratiques de télémédecine :

L’exercice médical s’appuie sur les données acquises de la science médicale et le code de déontologie médicale. Il en est de même pour l’exercice médical avec la télémédecine incluant aussi l’usage de l’intelligence artificielle.
Le CNOM a toujours précisé que le même Code de déontologie médicale s’appliquait aux médecins lorsqu’ils pratiquent ou non la télémédecine. Toutefois, le manque de connaissances et de compétences comme le non recours à l’usage vont mettre en difficultés les médecins et les professionnels de santé.
Pris en tenaille entre improvisation et inexpérience face aux demandes des usagers, il n’est pas certain que tous les médecins, qui ont démarré la téléconsultation depuis le 15 septembre 2018, soient conscients des risques et des enjeux !

Quelles réponses possibles

La formation initiale de tous les aspects de la santé numérique doit être développée dans les tous les cursus des professionnels de santé. L’université est en marche en incluant dans les réformes du 2è et 3è cycles la thématique de la télémédecine et de la e-santé. Selon un sondage réalisé en 2017 par la Société Française de de Télémédecine auprès des doyens de Faculté de Médecine, la grande majorité des facultés ne l’a pas encore inclus dans les programmes de formation initiale.

Dans cette période intermédiaire, et sous l’impulsion de la Société Française de Télémédecine, un Diplôme Inter Universitaire de télémédecine a été organisée avec 7 universités françaises (Besançon, Bordeaux, Caen, Lille, Montpellier, Nantes). D’autres DU de santé connectée ont été créé. Ce DIU et ces DU s’adressent à tous les professionnels de santé et continueront à se développer, mais ils toucheront peu les médecins libéraux généralistes ou spécialistes, voire aucuns autres professionnels de santé en exercice.

La loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 l’a pris en compte en créant l’ANDPC (l’agence nationale du développement professionnel continu). La Société Française de Télémédecine souhaite que l’ANDPC puisse reconnaitre un DPC national de télémédecine proposé aux médecins libéraux comme à tous les professionnels de santé.

C’est la raison pour laquelle certains pays comme l’Australie ou les USA, exigent une certification préalable pour les médecins pratiquant la télémédecine. La France ne s’est pas encore engagée dans cette voie. Il faut rattraper le temps perdu, la formation des professionnels de santé à l’utilisation de la télémédecine est un véritable enjeu, il est devenu urgent de former comme de certifier tous les professionnels à la pratique d’une médecine de qualité au service des usagers !

Source : La médecine du XXIème siècle est digitale et déployée à tous les usages

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Le scanner d’Agde se modernise

L’offre médicale de la Ville ne cesse de s’enrichir et comprend désormais un nouvel équipement parmi les plus performant. Ainsi, jeudi 20 septembre, le nouveau scanner, remplaçant le précédent modèle, a été inauguré en présence de Gilles D’Ettore, Maire d’Agde, de Carole Raynaud, Adjointe en charge de l’Action Sociale, de Claudie Greslon, Directrice des Hôpitaux du Bassin de Thau et de Pierre-Yves Daclin, représentant les radiologues libéraux agathois.

Le scanner d’Agde se modernise

Ce dernier a expliqué combien «cette nouvelle machine répond aux dernières avancées technologiques en matière d’imagerie médicale et permet une acquisition ultra rapide des images, une réduction majeure des doses de rayonnement et surtout une analyse médicale plus précise. Cette technologie permettra de répondre aux nombreuses demandes en la matière, 100 000 depuis 10 ans. Cette innovation est le fruit d’un partenariat public/privé associant l’hôpital Saint-Loup, dépendant de l’hôpital intercommunal du Bassin de Thau, et les radiologues libéraux agathois». Le Maire Gilles D’Ettore est revenu sur la politique entreprise par la Ville dans le secteur de la santé. «À notre arrivée, Agde souffrait d’un gros déficit médical. Ainsi, nous avons mis en place l’hôpital Saint-Loup, la maison médicale de garde, le centre de dialyse ou encore l’EHPAD Laurent Antoine. D’autres projets ont également vu le jour comme les résidences pour seniors, les maisons de retraite et, bien entendu, l’installation de ce scanner, qui, après 10 années de présence, se modernise avec un nouvel équipement de pointe. Notre prochain objectif est l’installation d’un Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour les maladies graves. Dans les années à venir, 3 IRM seront installés sur l’Hérault, et nous allons faire valoir la cohérence de notre secteur géographique pour en obtenir un à Agde. Cette ambition s’inscrit dans notre volonté de continuer à tout faire pour que l’activité médicale agathoise offre toujours les soins appropriés à notre population».

Source : Le scanner d’Agde se modernise

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L’ASN approuve les premiers guides professionnels de formation continue à la radioprotection des patients exposés aux rayonnements ionisants

Conformément au décret n° 2018-434 du 4 juin 2018, l’ASN détermine les objectifs de la formation continue à la radioprotection des patients et établit, avec les professionnels de santé, les programmes, les méthodes pédagogiques et les modalités d’évaluation.

Les premiers guides de formation continue, proposés par les sociétés savantes, ont été approuvés par l’ASN. Ils répondent aux exigences de la décision n° 2017-DC-0585 de l’ASN du 14 mars 2017 qui a précisé la finalité et les objectifs pédagogiques de la formation des professionnels, selon une démarche graduée, afin qu’elle corresponde à leur besoins.

Les guides professionnels de formation continue publiés par l’ASN constituent des référentiels à partir desquels les organismes de formation doivent établir leur programme et dispenser la formation :

des manipulateurs d’électroradiologie médicale exerçant en imagerie (radiologie conventionnelle, scanographie)  ;

des professionnels paramédicaux (manipulateurs d’électroradiologie médicale, techniciens, infirmiers) exerçant en médecine nucléaire ;

des professionnels de santé du domaine de la radiothérapie externe et de la curiethérapie ;

des médecins qualifiés en radiodiagnostic et en imagerie médicale;

des physiciens médicaux exerçant en imagerie médicale (radiologie conventionnelle, scanographie, pratiques interventionnelles radioguidées).

L’ASN rappelle que la formation continue des professionnels de santé est un levier majeur pour assurer la qualité et la sécurité des soins et permettre à chaque professionnel de s’adapter aux nouvelles technologies, pratiques, méthodes ou innovations.

D’autres guides de formation sont à suivre pour les autres professionnels de la médecine nucléaire, les chirurgiens-dentistes et les utilisateurs de techniques interventionnelles radioguidées.

Source : L’ASN approuve les premiers guides professionnels de formation continue à la radioprotection des patients exposés aux rayonnements ionisants

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JFR 2018 : Konica Minolta accélère la transformation numérique du diagnostic

L’occasion de l’édition 2018 des Journées Francophones de Radiologie (JFR) du 12 au 15 octobre, Konica Minolta (103 Hall Passy Niveau 1) présentera, avec son partenaire Hyland, une solution globale pour simplifier la gestion et le partage de toutes les formes de contenus liés au patient. Un nouveau système de radiologie ultra-compact, l’AeroDR X10, sera aussi dévoilé.

JFR 2018 : Konica Minolta accélère la transformation numérique du diagnostic

 

Pionnier de l’imagerie diagnostique, Konica Minolta propose un éventail de solutions allant de l’acquisition du cliché radiologique jusqu’à son stockage, en passant par l’impression sur support film et papier.

Cette expertise sera matérialisée sur son stand par 3 pôles.

Pôle 1 : archiver, visualiser, interpréter

Simplifier la gestion et le partage des toutes les formes de contenus liés au patient avec une vue unifiée constitue un enjeu essentiel pour limiter les risques lors des soins. La solution d’Enterprise Content Management (ECM), OnBase, développé avec l’éditeur Hyland, permet d’agréger les données relatives à un patient à partir de son identifiant unique, autant d’un point de vue administratif que médical. Elle permet de gérer tout type d’information DICOM ou non-DICOM, structurée ou non- structurée, et automatise les processus manuels. Les établissements de santé disposent ainsi d’une solution unique, qui gère aussi bien les aspects cliniques, que la facturation des soins ou les dossiers administratifs, y compris l’accès aux données d’assurance sociale ou aux informations contenues dans les dossiers médicaux informatisés.

Cette couche applicative ajoutée aux systèmes d’information hospitaliers (SIH) permet de :
–  recevoir et stocker les images en provenance des modalités DICOM,
–  accéder aux examens, séries, images, antériorités et outils de visualisation,
–  stocker, archiver et partager les données.

Konica Minolta fera également des démonstrations de son PACS (Picture Archiving and Communication System). « Il permet notamment de retraiter les images et de créer des visualisations 3D avec une charge réseau quasi nulle en recourant à des technologies de streaming », indique Éliane Richard, responsable Santé chez Konica Minolta Business Solutions France.

Pôle 2 : améliorer le diagnostic

Face à la demande grandissante d’un système de radiographie numérique mobile plus léger et plus compact afin d’améliorer les déplacements au chevet des patients ou encore dans les services d’urgences, Konica Minolta a conçu l’AeroDR X10.

Ce dernier pèse moins et est plus compact que les systèmes motorisés, ce qui facilite son déplacement dans de petits espaces. Equipé du logiciel d’acquisition et de traitement d’images AeroNAV, il restitue une haute qualité d’image et une simplicité d’utilisation. Par exemple, le logiciel AeroNAV, doté d’un écran tactile de 19’’, fournit non seulement d’excellentes images, mais il contrôle également le générateur en envoyant des paramètres d’exposition prédéfinis pour chaque examen.

Pôle 3 : communiquer auprès des patients

Konica Minolta permet aux établissements de Santé et aux centres d’imagerie d’imprimer sur papier les clichés radiologiques en haute qualité et de restituer, automatiquement dans le livret
patient, les images au format DICOM avec le compte-rendu de l’examen.Son reprographe laser à sec Drypro assure, quant à lui, l’impression des images médicales sur films radiologiques. Cet imageur est capable d’imprimer 10 cassettes de 14×17 pouces en moins de 4 minutes.
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Un paraplégique remarche grâce à l’implant d’une électrode

 

Un homme paraplégique a réussi à marcher grâce aux stimulations électriques d'une électrode placée dans sa colonne vertébrale (illustration).

Un homme paraplégique a réussi à marcher grâce aux stimulations électriques d’une électrode placée dans sa colonne vertébrale (illustration).

Paralysé des jambes après un accident, Jered a pu parcourir quelques dizaines de mètres grâce à une stimulation électrique.

« Lève-toi et marche ». L’injonction divine s’est transformée en exploit médical aux États-Unis. Un homme totalement paralysé des jambes a réussi à marcher avec le seul appui des bras et d’un déambulateur, grâce à l’implant d’une électrode, selon une étude publiée lundi par Nature Medicine.

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« L’étude montre qu’après implant et sous stimulation électrique, le patient a pu regagner le contrôle volontaire de ses jambes », a observé le docteur Kendall Lee, qui a dirigé l’étude avec le docteur Kristin Zhao, lors d’une conférence de presse, tout en reconnaissant que « le mécanisme précis qui a rendu cela possible reste inconnu ».

Un entraînement de 43 semaines

Dans le cadre de cette étude commencée en 2016, les chirurgiens de la clinique Mayo de Rochester, dans le Minnesota, ont installé un implant porteur d’une électrode dans l’espace péridural en dessous de la zone lésée de la colonne vertébrale de Jered, devenu paraplégique. Depuis un accident de motoneige en 2013, qui avait endommagé sa moelle épinière au niveau du milieu du dos, il ne pouvait plus ni bouger, ni sentir quoi que ce soit en dessous de la lésion. L’électrode reliée à un stimulateur implanté dans la région abdominale était connectée sans fil à une commande extérieure.

Le jeune homme, âgé aujourd’hui de 29 ans, a ensuite suivi des sessions de stimulation électrique et d’exercices physiques combinés pendant 43 semaines. Au bout de deux semaines, il pouvait déjà se lever et faire des pas soutenu par un harnais, sous stimulation électrique.

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Pendant 113 sessions d’entrainement réparties sur un an, les chercheurs de la clinique Mayo et de l’université UCLA (université de Californie à Los Angeles) ont ajusté les exercices pour donner le maximum d’indépendance au patient. Le jeune paraplégique est ainsi parvenu à marcher sans harnais, avec l’appui fourni par le déambulateur ou en se tenant aux barres sur un tapis roulant, et même à trouver son équilibre sans regarder ses jambes dans un miroir.

Un terrain de football en un an

« C’est la première fois qu’on peut mettre en oeuvre chez un homme totalement paralysé du bas du corps un processus de marche sur tapis roulant ou avec déambulateur », souligne le Dr Kristin Zhao. Dans de précédentes expérimentations, des volontaires paraplégiques avaient été capables sous stimulation électrique de bouger volontairement les hanches, les chevilles ou les orteils, mais pas de marcher.

Au total, sur un an, l’homme a réussi à parcourir 102 mètres, soit la longueur d’un terrain de football.

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« L’étude montre que le système nerveux central peut s’adapter après une blessure grave, et qu’avec des interventions comme la stimulation péridurale, on peut regagner un certain contrôle des fonctions motrices », ajoute le docteur Kristin Zhao. Toutefois, « il faut souligner qu’en dépit des succès obtenus pendant l’étude, le patient continue de mener sa vie quotidienne en chaise roulante ». En effet, dès que la stimulation électrique s’arrêtait, l’homme revenait à son état de paralysie initiale, et il n’a pas regagné de sensation corporelle.

L’étude porte en outre sur un seul individu, et « il faut poursuivre la recherche dans ce domaine pour mieux comprendre qui peut bénéficier de ce type d’intervention », estime le docteur Zhao. Néanmoins, ce travail vient renforcer, avec d’autres expérimentations, l’idée que « des fonctions qu’on pensait définitivement perdues » pourraient être remises en marche grâce aux technologies nouvelles.

Deux patients remarchent dans le Kentucky

Deux patients d’un programme expérimental de rééducation dans le Kentucky (États-Unis) sont également capables de marcher de nouveau grâce à une stimulation électrique de leur colonne vertébrale, et deux autres se lèvent ou s’assoient. Ces nouveaux résultats ont été publiés lundi dans la revue New England Journal of Medicine.

Ils ont été publiés en même temps que l’annonce faite dans la revue Nature Medicine concernant un autre homme paraplégique traité dans le Minnesota. Le centre de recherche sur la colonne vertébrale de l’université de Louisville, dans le Kentucky, avait déjà fait parler de lui en 2014 lorsqu’il avait annoncé que des personnes paralysées des jambes avaient retrouvé des sensations grâce à de la stimulation électrique.

Cette fois, il a annoncé qu’après des mois de rééducation et grâce à une électrode dans la colonne reliée à un implant dans l’abdomen, deux participants avaient pu remarcher en s’appuyant sur un déambulateur ou des barres, et deux autres se tenir debout ou s’asseoir. « Les quatre participants ne peuvent pas faire ces actions lorsque la stimulation est arrêtée », ont également précisé les auteurs de l’expérimentation.

Les chercheurs ne comprennent pas bien les mécanismes de la rééducation, mais suggèrent que les deux patients ont pu remarcher car, bien que complètement paralysés, ils avaient gardé quelques sensations en-dessous du niveau de leur blessure. Une des deux patients vit désormais chez elle, où, grâce à un déambulateur, elle se déplace de pièce en pièce ou sort en ville. Il faut pour cela qu’elle allume son stimulateur électrique, grâce à une petite télécommande.

Source : Un paraplégique remarche grâce à l’implant d’une électrode

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Aktiia révolutionne la mesure de la pression artérielle

La medtech neuchâteloise aktiia lance un tensiomètre 2.0 très attendu par le monde médical. Présenté sous la forme d’un bracelet, il révolutionne le monitoring de la pression artérielle grâce à un nouveau capteur optique miniature qui mesure en temps réel la tension artérielle au poignet.

Josep Sola et Mattia Bertschi, les deux fondateurs d’aktiia.

C’est une technologie médicale qui va sauver des vies. La medtech aktiia, basée à Neuchâtel, a créé en effet une nouvelle génération de tensiomètre. Finis les brassards pour les tensiomètres électriques. La jeune entreprise, issue du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM),…

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Les aspects technologiques et juridiques de la téléradiologie

Pour les radiologues et les manipulateurs impliqués dans les pratiques de la téléradiologie, FORCOMED organise une session de formation centrée sur les aspects technologiques et réglementaires spécifiques.

FORCOMED

Forcomed organise, du 15 octobre au 22 novembre 2018, une session de formation des radiologues et manipulateurs dans les domaines technologiques et réglementaires de la téléradiologie.

Cette session aborde notamment les PACS et serveurs d’application, la sécurité de la transmission des images, le cryptage des données, la réglementation de l’hébergement des données de santé.

Cette formation est conçue et animée conjointement par un radiologue et un spécialiste du système d’information d’un centre d’imagerie médicale. Le programme prévoit une journée de formation à Paris le 12 novembre 2018 et deux questionnaires auxquels il faut répondre en ligne.

Source : Les aspects technologiques et juridiques de la téléradiologie

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L’effectif des radiologues et médecins nucléaires hospitaliers se féminise

Bien que les hommes restent les plus nombreux, la proportion de femmes augmente parmi les radiologues et médecins nucléaires praticiens hospitaliers, notamment ceux qui exercent à temps partiel. Ces derniers sont aussi de plus en plus jeunes.

Les femmes représentaient 47,9 % de l’effectif des PH exerçant en imagerie médicale à temps plein au 1er janvier 2018, d’après le Centre national de gestion. Photo © Virginie Facquet

Les radiologues et médecins nucléaires praticiens hospitaliers (PH) sont en majorité des hommes mais la part des femmes augmente d’année en année. D’après le rapport d’activités 2017 du Centre national de gestion (CNG), elles représentaient 47,9 % de l’effectif des PH exerçant en imagerie médicale (médecine nucléaire comprise) à temps plein au 1er janvier 2018.

Les spécialistes s’émeuvent de la baisse tarifaire de l’échographie abdominale

L’Union nationale des médecins spécialistes confédérés « SPÉ-CSMF » manifeste son mécontentement devant les récentes baisses de tarifs en échographie abdominale, que la FNMR et l’assurance maladie auraient décidées sans la consulter ni l’informer.

Le tarif d’une échographie abdominale est passé de 56,70 euros à 54 euros (photo d’illustration). Photo © C. F.

Ils parlent d’un « coup de poignard ». Dans une motion datée du 14 septembre, notamment adressée au directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), le comité directeur de l’Union nationale des médecins spécialistes confédérés « SPÉ-CSMF » s’insurge contre les récentes baisses tarifaires des actes d’échographie abdominale sans Doppler, dont les spécialistes n’auraient pas été avertis. « Cette baisse de tarif n’était pas prévue dans le cadre de l’accord du plan imagerie…

Xavier Niel investit dans l’IA au service des radiologues

En bref, la jeune startup « Gleamer » lève 1,5 million d’euros auprès de fonds comme XAnge, Elaia Partners, Ambition Amorçage Angels géré par Bpifrance mais aussi de business angels comme Kima Ventures de Xavier Niel.

E-santé. Créée en 2017, la jeune pousse française Gleamer a développé un logiciel d’intelligence artificielle à destination des radiologues. Son ambition, révolutionner le secteur grâce à une plate-forme capable de fournir un diagnostic automatisé d’images médicales et ainsi être en mesure de générer un compte-rendu détaillé dans un contexte où le besoin en imagerie a doublé en dix ans et où le nombre de radiologues a peu progressé.

« Dans un premier temps, Gleamer a décidé de concentrer ses efforts sur la traumatologie et notamment la radiographie osseuse des membres, un type d’examen très fréquent, mais souvent peu apprécié des radiologues car répétitif et chronophage. La fiabilité des résultats obtenus par Gleamer assure une réduction considérable du temps d’examen, ainsi qu’une amélioration significative de la qualité diagnostique », explique Bpifrance dans un communiqué.

En permettant ce type de diagnostics en radiologie, Gleamer compte ainsi  » améliorer significativement la qualité des soins, l’expérience patient et la productivité des praticiens « , a déclaré Christian Allouche, cofondateur de la startup.

Cette levée de fonds permettra notamment à Gleamer de renforcer son équipe, de finaliser le développement de son offre produit et d’obtenir les homologations CE et américaine auprès de la FDA (Food and Drug Administration).

Source : Xavier Niel investit dans l’IA au service des radiologues

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SuperSonic Imagine : Supériorité diagnostique et équivalence à la biopsie : une étude confirme la valeur clinique de l’Élastographie ShearWave® (SWE™) pour l’évaluation non-invasive de la fibrose hépatique

Une étude multicentrique Chinoise sur patients avec hépatite B chronique donne lieu à 2 articles, dont l’un confirme la supériorité des performances diagnostiques de SWE, et l’autre évalue l’association des techniques de radiomique et d’intelligence artificielle à l’imagerie SWE, avec des résultats exceptionnels.

Regulatory News:

SuperSonic Imagine (Euronext: SSI, FR0010526814, éligible PEA-PME) (Paris:SSI), société spécialisée dans l’imagerie médicale par ultrasons (échographie), annonce aujourd’hui la publication des résultats de son étude clinique prospective multicentrique menée en Chine dans deux articles parus dans les prestigieux journaux à comité de relecture Radiology(1)et GUT(2). L’objectif de cette étude visait à valider les performances de l’Eìlastographie ShearWave® pour l’évaluation de la sévérité de la fibrose hépatique chez les patients atteints d’hépatique B chronique (VHB). Pour rappel, l’Élastographie ShearWave (SWE™) est un mode d’imagerie innovant développé par SuperSonic Imagine, permettant de visualiser et de mesurer (en kPa) instantanément la dureté des tissus.

La collecte des données de cette étude a été réalisée dans 12 hôpitaux Chinois de janvier 2015 à janvier 2016. L’ensemble des 402 patients inclus ont pu suivre le même protocole de façon prospective incluant une biopsie hépatique, un examen SWE, ainsi qu’un examen sanguin et un VTCE (Élastographie Impulsionnelle) pour certains d’entre eux. Toutes les images, mesures et analyses histopathologiques des biopsies hépatiques ont été soumises à un contrôle qualité centralisé, garantissant ainsi la fiabilité et la cohérence des données.

SWE pourrait éviter 80% des biopsies chez les patients présentant une infection chronique inactive.

Pour l’interprétation des résultats, l’analyse publiée dans le prestigieux journal nord-américainRadiology en Juillet 2018 a suivi les nouvelles recommandations de l’European Association for the Study of the Liver (EASL) concernant la prise en charge des patients infectés par le virus de l’hépatite B. Les patients ont ainsi été scindés en deux groupes : un groupe de patients souffrant d’infection chronique inactive bénéficiant d’une surveillance régulière et un groupe de patients souffrant d’hépatite chronique active devant suivre un traitement antiviral.

Les résultats obtenus confirment que l’élastographie ShearWave est supérieure aux autres tests non-invasifs testés pour le diagnostic de fibrose, et en particulier celui de cirrhose. En pratique, pour les patients en phase d’infection chronique inactive, une dureté supérieure à 11kPa, permettrait de poser le diagnostic de cirrhose, et donc d’identifier les patients devant être traités. A contrario, une dureté inférieure à 8,5 KPa permettrait d’exclure le diagnostic de cirrhose, et donc d’identifier les patients devant être seulement suivis. Même si la biopsie resterait toujours recommandée pour une dureté située entre 8.5 et 11 kPa l’étude prouve que l’examen SWE permettrait d’éviter la biopsie pour 81.2% des patients (125 sur 154).

« Cette étude prospective multicentrique a confirmé que les performances de l’élastographie SWE bidimensionnelle étaient supérieures à celles des autres méthodes non-invasive pour le diagnostic de la fibrose hépatique et de la cirrhose. Elle a aussi démontré que 81,2% des patients souffrant d’une infection chronique VHB pourraient éviter une biopsie grâce à SWE » explique Pr Ping Liang, MD, investigateur principal de l’étude exerçant au People’s Liberation Army Hospital de Pékin.

L’application des méthodes de radiomique et de réseaux neuronaux aux images SWE (DLRE) pourrait se substituer à la biopsie hépatique.

L’article publié par GUT, journal britannique de référence en gastro-entérologie, rapporte les résultats de l’utilisation des techniques de radiomique et de réseaux neuronaux pour extraire des caractéristiques quantifiables à partir des images SWE (DLRE) et ainsi prédire la sévérité de la fibrose.

Les résultats de cette analyse sont très prometteurs car les performances diagnostiques du DLRE se sont avérées équivalentes au Gold Standard (la biopsie) pour l’évaluation des stades de fibrose. Ainsi la technique DLRE pourrait représenter un premier pas vers l’uniformisation des pratiques entre radiologues et cliniciens, en évitant les mesures effectuées par l’opérateur, et en stimulant ainsi l’adoption de SWE et de DLRE par les utilisateurs non radiologues.

« Nous attendions les résultats de cette étude clinique avec impatience et nous sommes très enthousiastes suite aux articles publiés qui confirment à nouveau les performances supérieures de SWE en terme de fiabilité et d’efficacité, et démontrent le très fort potentiel de la combinaison de l’imagerie SWE avec les méthodes d’intelligence artificielle pour l’évaluation de maladies hépatiques chroniques. » explique Michèle Lesieur, Directrice Générale de SuperSonic Imagine.

Plus d’information sur supersonicimagine.fr.

(1) The Emerging Role of Two-dimensional US Shear-Wave Elastography in Chronic Liver Disease
https://pubs.rsna.org/doi/10.1148/radiol.2018181281
(2) Deep learning Radiomics of shear wave elastography significantly improved diagnostic performance for assessing liver fibrosis in chronic hepatitis B: a prospective multicentre study
https://gut.bmj.com/content/early/2018/05/04/gutjnl-2018-316204

À propos de SuperSonic Imagine
SuperSonic Imagine est une société de technologie médicale (Medtech) spécialisée dans l’imagerie échographique. La société conçoit, fabrique et commercialise une plateforme échographique dont la technologie exclusive ultrarapide (UltraFast™) a donné naissance à de nouveaux modes d’imagerie, aujourd’hui devenus des standards dans le parcours de soins non-invasifs pour la caractérisation des maladies du sein, du foie ou de la prostate. Le premier mode innovant UltraFast™ est l’élastographie ShearWave® (SWE™), qui permet aux médecins de visualiser et d’analyser instantanément la dureté des tissus, information capitale pour le diagnostic de nombreuses pathologies. À ce jour, plus de 600 publications valident les bénéfices de ses technologies.
Le dernier né de la gamme Aixplorer®, Aixplorer MACH® 30 introduit une nouvelle génération d’imagerie UltraFast™ permettant l’optimisation de l’ensemble des modes d’imagerie innovants : ShearWave PLUS, Doppler UltraFast, Angio PL.U.S, TriVu …
Avec plus de 2 000 échographes installés dans le monde, SuperSonic Imagine est présente dans plus de 80 pays et ses principaux marchés sont la Chine, les États-Unis et la France. La société a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 24.7 M€ soit une croissance annuelle de 11%. SuperSonic Imagine est une société cotée sur Euronext (symbole : SSI). Pour plus d’informations, rendez-vous www.supersonicimagine.com.

Source : SuperSonic Imagine : Supériorité diagnostique et équivalence à la biopsie : une étude confirme la valeur clinique de l’Élastographie ShearWave® (SWE™) pour l’évaluation non-invasive de la fibrose hépatique