CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

Vous êtes radiologue, médecin nucléaire, manipulateur ou scientifique et vous vous intéressez à l’imagerie hybride, fonctionnelle et moléculaire ? La conférence online CHILI 2018, diffusée le 26 octobre 2018 est faite pour vous.

ESHI

L’European Society for Hybrid, molecular and translational Imaging (ESHI) est un rassemblement pluri-disciplinaire de particiens européens qui se propose de promouvoir et de coordonner les activités intellectuelles, scientifiques et pratiques de l’imagerie multi-modalités fonctionnelle, à un niveau cellulaire et moléculaire.

Elle est une émanation de l’European Society of Radiology (ESR) et est ouverte aux médecins bien sûr, mais également aux manipulateurs, aux physiciens et aux scientifiques non médicaux intéressés par cette thématique. L’ESHI organise, le 26 octobre 2018, une conférence online intitulée CHILI 2018 et diffusée depuis Barcelone.

Cette session fera l’objet de cours théoriques, de tables rondes et de vidéos relatives à l’imagerie hybride, à la médecine nucléaire et à la radiologie. Elle a pour objectifs principaux d’apprendre les principes de l’imagerie médicale hybride, d’identifier les questions cliniques clés à différents moments du parcours du patient, de comprendre les indications, les limites et les avantages comparatifs de chaque élément de l’imagerie médicale hybride dans un large éventail d’affections, oncologiques ou non, ou d’apprécier les rôles complémentaires de l’imagerie structurelle et fonctionnelle / moléculaire dans la gestion du cancer.

Pour en savoir plus sur les applications avancées de l’imagerie hybride, telles que la combinaison PET / IRM, les nouveaux produits radio-pharmaceutiques et l’intelligence artificielle en imagerie hybride notamment, consultez la vidéo de présentation élaborée par le Comité scientifique ci-contre et inscrivez-vous gratuitement à la conférence online CHILI 2018 ICI.

Bruno Benque.

Source : CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

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Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

L’étude commandée par le SNITEM et relative aux délais de rendez-vous d’IRM montre qu’il faut encore, en moyenne, attendre 32 jours. Elle objective également des inégalités régionales significatives.

SNITEM

Le Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) a publié, lors des JFR 2018, une nouvelle étude sur le parc d’équipements d’imagerie médicale ainsi que sur l’évolution des délais d’attente pour les rendez-vous d’IRM.

L’objectif émis par le Plan Cancer est loin d’être atteint

Cette enquête, réalisée par l’Institut Cemka, met en lumière des délais d’attente toujours très longs, à hauteur de 32 jours en moyenne, malgré l’installation une augmentation des autorisations d’installation ces dernières années. L’objectif fixé dans le Plan Cancer 2014-2019, qui était de 20 jours maximum, est donc loin d’être atteint. En 2017, 54 nouvelles modalités d’IRM ont été installées en France métropolitaine, pour un parc comptant, début janvier 2018, 960 appareils, hors équipements de recherche, vétérinaires et militaires.

Prise de rendez-vous d’IRM lombaire en urgence pour un bilan d’extension

Les causes de ces insuffisances sont connues, entre la croissance des indications pour cette technologie, l’explosion des maladies chroniques, la croissance démographique ou le vieillissement de la population. « L’étude porte sur un examen d’IRM lombaire à réaliser en urgence dans le cadre d’une recherche d’extension de cancer », explique François Vorms, Président du pôle imagerie du Snitem et directeur général France Canon Medical Systems. La méthodologie de l’étude est de simuler par téléphone la prise d’un rendez-vous d’un patient disposant d’une ordonnance dans cette situation.

Des inégalités régionales toujours significatives

Cette étude objective d’autre part des inégalités régionales significatives. En 2018, deux régions avaient un délai supérieur à 50 jours (Bretagne, Pays de la Loire), alors que l’Ile de France est repassée sous le seuil moyen des 20 jours. « Plusieurs paramètres peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer ces résultats, poursuit François Worms. Ce sont notamment l’organisation territoriale, le nombre d’indications très diverses qui sont proposées aujourd’hui, ou encore l’épidémiologie qui varie d’une région à l’autre. Ces facteurs seront intégrés dans nos prochaines études. »

Bruno Benque avec le SNITEM

Source : Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

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A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

Le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville compte désormais de nouveaux personnels : les ours Toudou qui accompagnent les enfants lorsqu’ils doivent passer une IRM !

Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l'IRM
Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l’IRM © Radio France – Marie-Ange Lescure

Chaque jour, le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville doit faire passer une dizaine d’IRM à des enfants de tous âges et cet examen est particulièrement stressant pour les enfants.

L’association Pharmavie a longuement parlé avec les personnels médicaux de la difficulté de faire passer cet examen à des bébés et des enfants en bas âge. La difficulté est de faire retomber le stress avant de les allonger pour l’examen, de leur faire supporter le bruit assommant de la machine et enfin de leur faire supporter un examen qui peut durer minimum vingt minutes mais qui peut aussi aller jusqu’à une heure. Pour les plus petits et les plus stressés, il faut parfois avoir recours à une sédation même légère pour que l’examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

L’association Pharmavie a donc proposé des oursons en peluche et une IRM miniature pour rassurer les petits patients et leurs parents

Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l'examen qu'il va ensuite subir - Radio France
Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l’examen qu’il va ensuite subir © Radio France – Marie-Ange Lescure

Pour le chef du service, le Docteur Baptiste Morel, Toudou est devenu une aide indispensable : »Avec Toudou installé dans la petite IRM, on va pouvoir donner des explications claires à la fois aux enfants et aux parents. Du coup, l’enfant est moins impressionné quand il arrive dans la salle d’examen, et comme il serre le petit ours dans ses bras, le petit patient va être plus immobile, ce qui nous permet de meilleures images et donc une meilleure lecture des résultats de l’IRM »

Et après avoir assisté le petit patient pendant cet examen difficile, Toudou le petit ourson est offert en cadeau aux enfants !

Petite précision : la présence du nounours ne calme pas à tous les coups le stress des petits patients

L’hôpital Clocheville est le quatrième hôpital de France à être équipé cette année de l’IRM modèle réduit et qui se voit offrir une jolie collection de Toudou !

Source : A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

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Nieuwe techniek levert betere resultaten bij MRI-scans

La susceptibilité magnétique peut aider à prédire la progression de la SEP

La cartographie par susceptibilité magnétique étudie les niveaux de fer dans le cerveau des patients atteints de sclérose en plaques (SEP). L’IRM devient ainsi un prédicateur de développement d’un handicap physique ou cognitif, selon une étude publiée dans la revue Radiology.

RSNA

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui s’attaque à trois composantes essentielles du système nerveux central : les neurones, la myéline et les cellules productrices de myéline.

Trouver un complément à l’atrophie cérébrale pour prédire le déclin cognitif et moteur par SEP

Les symptômes courants de la SEP comprennent faiblesse, spasticité et douleur. La maladie peut progresser chez de nombreux patients, les laissant gravement handicapés. L’atrophie cérébrale est l’étalon-or actuel pour prédire le déclin cognitif et physique par SEP, mais elle a des limites, selon l’auteur principal d’une étude publiée dans la ravue Radiology, le Dr Robert Zivadinov, professeur de neurologie à la Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences à l’Université de Buffalo (UB), NY et directeur du Buffalo Neuroimaging Analysis Center de la Jacobs School.

Étudier la concentration en fer par IRM cérébrale

« L’atrophie cérébrale prend beaucoup de temps pour être identifiée, a-t-il dit. Nous avons besoin d’une mesure plus précoce pour trouver qui développera un handicap lié à la SEP. » Des études IRM de la concentration en fer sont récemment apparues comme une mesure prometteuse des changements cérébraux associés à la progression de la SEP. Le fer est vital pour diverses fonctions cellulaires dans le cerveau, notamment la myélinisation des neurones, et la surcharge en fer, comme les carences, peuvent être nocives. « On sait qu’il y a plus de fer dans les structures de la matière grise profonde chez les patients atteints de SEP, mais nous avons également constaté dans des publications récentes qu’il existe des régions où l’on trouve moins de fer dans le cerveau de ces patients », explique le Dr Zivadinov.

Des différences dans les zones profondes et dans le thalamus

Le Dr Zivadinov et ses collègues ont récemment comparé les concentrations de fer cérébral chez des patients atteints de SEP par rapport à celles d’un groupe témoin sain, en utilisant la cartographie quantitative de la susceptibilité par IRM. Une région cérébrale avec plus de fer aurait une susceptibilité magnétique plus élevée, et une région avec moins de fer aurait une sensibilité plus faible. Les chercheurs ont réalisé une cartographie de ce type sur 600 patients atteints de SEP, dont 452 à un stade précoce et 148 pour lesquels la maladie avait progressé. Comparés à 250 participants témoins en bonne santé, les patients atteints de SEP présentaient des niveaux plus élevés de fer dans les ganglions de la base, des structures profondes du cerveau qui sont essentielles pour le mouvement. Cependant, les patients atteints de SEP présentaient des niveaux de fer plus faibles dans leur thalamus, une région importante pour le traitement des données sensorielles en agissant comme un relais entre certaines structures cérébrales et la moelle épinière.

La cartographie par susceptibilité magnétique comme prédicteur d’évolution de la SEP

La teneur plus faible en fer dans le thalamus et la teneur en fer plus élevée dans d’autres structures de matière grise profonde chez les personnes atteintes de SEP étaient associées à une durée de maladie plus longue, à un degré d’incapacité plus élevé et à une progression de la maladie. Cette association avec l’incapacité clinique a persisté même après ajustement pour les changements dans les volumes de cerveau de chaque structure individuelle. « Dans cette grande cohorte de patients atteints de SEP et de témoins sains, nous avons rapporté, pour la première fois, une augmentation du fer dans les ganglions de la base mais une diminution dans les structures thalamiques, précise le Dr Zivadinov. L’épuisement en fer ou, au contraire, l’augmentation dans plusieurs structures du cerveau est un prédicteur indépendant de l’incapacité liée à la SEP. »

Les résultats mettent ainsi en évidence le rôle potentiel de la cartographie quantitative de la susceptibilité dans les essais cliniques de nouveaux médicaments prometteurs. Les traitements actuels impliquant des médicaments anti-inflammatoires n’empêchent pas les patients atteints de SEP de développer un handicap. « La susceptibilité est un marqueur d’imagerie intéressant de la sévérité de la maladie et peut prédire quels patients sont à risque grave de réresser, a-t-il conclu. Être capable d’agir contre les changements de susceptibilité serait extrêmement bénéfique. »

Bruno Benque avec RSNA

Source : La susceptibilité magnétique peut aider à prédire la progression de la SEP

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L’imagerie vient désormais au patient

Canon Medical Systems s’engage dans une stratégie centrée sur le parcours de soins du patient. Il a présenté les innovations technologiques et les projets engagés dans ce cadre au cours d’une journée intitulée: « L’imagerie vient au patient ».

Canon Medical

Canon Medical Systems réalise une transformation importante, pour répondre aux besoins et aux attentes des patients et des professionnels de santé.

Canon Medical Systems fait évoluer sa stratégie

Le constructeur japonais a ainsi organisé une journée, le 26 juin 2018, intitulée « L’Imagerie vient au patient », au cours de laquelle il a présenté ses actions en faveur d’une transformation de l’imagerie médicale en direction du patient afin d’optimiser son parcours, son confort, sa sécurité et la qualité des actes. Il a présenté son projet global dans lequel chaque acteur s’implique en participant à des réunions de réflexion et d’échange pour répondre à la question : « Comment Canon Medical Systems se met au plus près des patients, de ses attentes et de ses besoins ? ». L’ensemble des éléments qui sont proposés et validés sont ensuite diffusés auprès du reste de l’entreprise et mis en application.

Une transformation appelée à s’adapter à son environnement

La démarche « étudier, analyser, comprendre et développer » illustrée par ce processus part d’éléments factuels, réalistes et intégrés par les équipes pour construire des réponses adaptées.
Par exemple, Canon Medical Systems a mis en place des centres d’études au cœur d’équipes de football comme Manchester United ou Barcelone pour observer les pathologies des sportifs de haut niveau et appliquer les solutions trouvées au plus grand nombre pour les mêmes pathologies. Cette transformation s’inscrit dans la durée et évoluera au rythme des besoins des patients et des professionnels de santé, des avancées technologiques et des choix institutionnels.

Des innovations technologiques centrées sur le parcours du patient

Sur le plan technologique, ce processus se matérialise notamment par des modalités d’imagerie en coupe aux statifs plus larges pour réduire le stress des patients et ainsi optimiser le temps des professionnels. Dans la même veine, Canon Medical Systems a mis en place une solution de cinéma immersif en IRM, MR THEATER, qui plonge le patient dans un environnement relaxant ainsi qu’une politique de réduction du bruit en IRM grâce à Pianissimo, , exclusivité brevetée depuis 1999 – IRM Pianissimo Zen depuis 2016 -. 
Ses technologies favorisent plus de rapidité dans l’acquisition des examens, notamment avec le scanner Aquilion One qui permet de voir un organe 
entier en une rotation ou des IRM aux séquences rapides qui assurent une 
meilleure prise en charge des patients, en particulier en pédiatrie.

Le premier scanner intégrant le Machine Learning

L’imagerie se rapproche du patient également grâce à une multitude d’innovations telles que la mise à disposition d’échographes sur batterie plus autonome qui permettent d’amener l’outil diagnostique au chevet du patient ou de solutions logicielles telles que Workflow Auto Line et M-Power v4, pour une interopérabilité des équipements et une rapidité des examens accrue. Canon Medical Systems a par ailleurs engagé plusieurs projets d’envergure dédiés à l’imagerie de texture en scanner, IRM ou échographie, à l’examen IRM en une seule phase ou à l’intelligence Artificielle. C’est ainsi qu’a été présenté en avril 2018 à Yokohama le premier scanner intégrant le Machine Learning pour une reconnaissance automatique des tumeurs, une segmentation virtuelle pré-opératoire ou le traitement radiomique de l’image.

Canon Medical Systems porte enfin une attention particulière aux compétences et à la transmission du savoir aux professionnels de santé. Grâce à des équipes formées et reconnues de très haut niveau avec des spécialistes cliniques et techniques qui exercent en particulier au sein de la Canon Trainig Community en formation continue avec validation des acquis.

Bruno Benque.

Source : L’imagerie vient désormais au patient

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Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a donné son feu vert pour l’acquisition d’un équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique (IRM) et les mesures de construction y relatives, aux quatre centres hospitaliers du Luxembourg (CHdN, site Ettelbruck ; CHEM, site Esch ; CHL, site Barblé ; HRS, site Kirchberg).

La ministre peut s’appuyer sur l’avis favorable de la Commission permanente pour le secteur hospitalier (CPH) du 29 mai 2018, par rapport à la demande d’acquisition par chaque centre hospitalier d’un IRM.

En effet, suite à l’entrée en vigueur le 1er avril 2018 de la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, l’acquisition et l’utilisation d’un équipement ou appareil médical, dont le coût dépasse les 250.000 euros, doit être autorisé par la ministre de la Santé.

Actuellement, le parc d’équipements en place compte 7 IRM (2 au CHL, 2 aux HRS, 2 au CHEM et 1 au CHdN).

L’IRM est une technique non-ionisante et constitue de ce fait un progrès technologique au bénéfice du patient.

« Il m’importe que chaque patient, dont la prise en charge médicale nécessite le recours à un examen d’imagerie médicale, puisse en bénéficier dans un délai raisonnable et dans le respect de soins de qualité », souligne Lydia Mutsch.

Les autorisations pour 4 IRM supplémentaires s’inscrivent dans la démarche commune des ministères de la Santé et de la Sécurité sociale visant à réduire les temps d’attentes pour une IRM et soulignent leur volonté politique d’agir pour le bien-être des patients.

Selon les données récentes de la CNS, 49.251 actes IRM ont été enregistrés au Luxembourg en 2016, dont 1.324 (environ 2%) ont été réalisés à l’étranger.

Les ministres Lydia Mutsch et Romain Schneider rappellent dans ce contexte, que l’acquisition d’un équipement d’imagerie par résonance magnétique (IRM) doit aller de pair avec la mise en œuvre des guidelines du Conseil scientifique du domaine de la santé et des recommandations de prescription en imagerie médicale du “Guide de bon usage des examens d’imagerie médicale”.

L’acquisition des 4 nouveaux équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique, vise également à diminuer le nombre d’examens par scanners, lors desquels le patient est exposé à des rayons X, contrairement aux examens par IRM.

Afin d’améliorer la justification des prescriptions d’examens d’imagerie médicale, les ministères de la Santé et de la Sécurité sociale ont lancé depuis 2015 plusieurs actions pour la promotion de la qualité des demandes d’examens d’imagerie médicale (Plan d’action « Mise en place des recommandations de prescriptions en imagerie médicale », audits, campagnes de sensibilisation, etc.), en étroite collaboration avec les hôpitaux, les médecins-radiologues, les patients et les acteurs du terrain.

Source : Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

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Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

Des chercheurs de l’Université médicale de Vienne ont développé une méthode pour améliorer l’IRM fonctionnelle avec la nouvelle génération d’IRM 7T. Cette méthode peut créer des cartes précises du cerveau, en atténuant les distorsions du champ magnétique.

Université médicale Vienne

Afin de produire une carte précise des zones cérébrales responsables pour la fonction motrice, le langage et la mémoire, les cerveaux des patients sont scannés en utilisant l’IRM fonctionnelle (IRMf), selon des séquences réalisées pendant qu’ils effectuent diverses tâches et l’activité cérébrale est ainsi cartographiée en trois dimensions.

Des images plus rapides à des résolutions plus élevées

L’interaction homme-machine entraîne toutefois des distorsions dans les images, qui doivent être corrigées afin d’obtenir une correspondance parfaite entre l’anatomie du cerveau et la fonction cérébrale, notamment en pré-opératoire pour aider les chirurgiens éviter d’endommager les zones vitales. Les modalités à très haut champ de 7 Tesla (7T) font l’objet de recherches poussées aujourd’hui. Un projet de recherche à l’Université médicale de Vienne (MUW), financé par le Fonds scientifique autrichien FWF, travaille actuellement sur le sujet. Le seul scanner 7T d’Autriche, l’un des 50 dans le monde entier, a été installé au centre MR de High Field en 2008. « Les IRM 7T sont capables d’une résolution encore plus élevée et donnent plus de contraste, explique Simon Robinson, chercheur principal de l’étude. » Un champ magnétique plus important fournit des images plus rapides des fonctions cérébrales, avec une résolution plus élevée.

Les distorsions du champ magnétique plus fortes avec le 7T

« De cette façon, nous sommes en mesure de voir, par exemple, si le centre du langage a été déplacé par une tumeur. Malheureusement, les distorsions du champ magnétique causées par les os, les tissus et l’air sont également plus fortes avec le 7T, ce qui a des implications sur la précision de la cartographie, poursuit Simon Robinson. Sans correction d’image, les zones fonctionnelles ne seraient pas localisées dans le cerveau au niveau de précision requis. » Pour le développement d’une méthode de correction d’image 7T, Simon Robinson et son équipe ont travaillé avec des personnes souffrant d’épilepsie ou de tumeurs cérébrales. L’IRMf dépend du fait que certaines molécules du corps comme l’hémoglobine dans le sang modifient le champ magnétique du cerveau. D’innombrables balayages enregistrent de petits changements, identifiant ainsi les zones dans le cerveau du patient qui traitent des tâches cognitives ou motrices.

Des travaux ayant abouti à une norme internationale

Ces travaux ont permis à l’équipe de développer un processus de correction d’image dynamique, qui est devenue une norme internationale pour les examens d’IRMf, pour la planification pré-chirurgicale, mais aussi pour la recherche fondamentale en neurosciences. Avant les mesures fonctionnelles, la contribution de l’IRM aux signaux mesurés est déterminée avec précision. Ce facteur de correction est ensuite déduit des images fonctionnelles lors du calcul de l’image. Le 7T aide ainsi à créer une carte 3D précise du cerveau, où les zones cérébrales fonctionnelles sont localisées avec précision. Les neurologues peuvent alors décider si la chirurgie est utile ou même possible et quelles parties du cerveau doivent être épargnées à tout prix.

Dans un projet de suivi, l’équipe souhaite développer davantage la méthode afin d’aider à identifier le meilleur emplacement possible pour les sondes de stimulation cérébrale profonde chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Bruno Benque.

Source : Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

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Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

L’étude internationale PRECISION a comparé deux stratégies pour le diagnostic du cancer de la prostate chez 500 hommes à risque : celle standard reposant sur des biopsies systématiques transrectales sous écho et une approche guidée par l’IRM avec biopsies ciblées ou pas.

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Alors que le dépistage du cancer de la prostate par les PSA reste très controversé en raison du risque de surtraitement, l’IRM multiparamétrique (IRM-mp) pour affiner le diagnostic fait son chemin ces dernières années.

Dans « The New England Journal of Medicine », l’étude PRECISION menée dans 11 pays montre, chez 500 hommes à risque de cancer de la prostate, l’intérêt de réaliser une IRM-mp avec ou sans biopsies par rapport au standard actuel reposant sur 10 à 12 biopsies systématiques.

Conçue comme de non-infériorité, l’étude randomisée a pu conclure à la supériorité de la stratégie basée sur l’IRM-mp, avec un cancer cliniquement significatif (Gleason ≥7) détecté dans 38 % des cas (n = 95/252) par rapport à 26 % (n = 64/248) dans le groupe standard. Dans le même temps, il y a eu significativement moins de cancers cliniquement non significatifs dans le groupe IRM-mp que dans le groupe standard. Comme précédemment dans l’étude PROMIS, plus d’un quart des participants du groupe ont échappé aux biopsies du fait d’une imagerie négative.

L’IRM en première intention

Pour le Pr Olivier Rouvière, radiologue aux Hospices Civils de Lyon, l’étude PRECISION enfonce le clou sur la montée en puissance de l’IRM-mp. « On va vers la réalisation d’une IRM-mp à tout le monde, explique-t-il. L’IRM sensibilise les biopsies, c’est une certitude qui ébranle même les urologues les plus conservateurs ». En France, si l’IRM-mp est de plus en plus réalisée, l’Association française d’Urologie (AFU) ne la place pas en 1re intention dans ses dernières recommandations de 2016.

Étaient inclus dans l’étude les patients ayant un taux de PSA élevés (mais <20 ng/ml), un toucher rectal (TR) anormal ou les deux, et n’ayant jamais eu de biopsies prostatiques auparavant. Les participants étaient âgés en moyenne de 65 ans dans les deux groupes. Le taux de PSA médian était de 6,75 ng/ml dans le groupe IRM-mp et de 6,50 ng/ml dans le groupe biopsies standard, un TR anormal retrouvé respectivement dans 14 % et 15 % des cas, un antécédent familial dans 19 % et 16 % des cas.

Sur les 25 centres de radiologie participants, seuls certains étaient des centres experts et chacun était libre d’appliquer son propre protocole. « C’est un point très intéressant, souligne Olivier Rouvière. Il est souvent avancé que les études sur l’IRM-mp, le plus souvent menées en centres experts, donnent une vision biaisée des choses, partant du principe que les centres de ville feraient moins bien. L’étude PRECISION livre ici une photographie de la vraie vie ».

La réalisation de la biopsie pendant l’IRM est la technique la plus directe, mais n’a pas été choisie dans l’étude. Dans l’étude, les résultats de l’IRM-mp étaient utilisés pour guider les biopsies réalisées sous écho, soit par une méthode dite d’enregistrement visuel, soit par une technique de fusion d’images IRM/écho en temps réel.

Un quart des participants du groupe IRM-mp n’ont pas eu de biopsies au vu d’une imagerie négative. Faut-il utiliser l’IRM-mp comme outil de tri ? Les auteurs défendent l’approche ciblée mettant en avant leurs résultats de sensibilité et de biopsies évitées, mais les points de vue sont partagés.

Débat sur la meilleure stratégie

« L’étude PRECISION soulève deux débats sur l’IRM-mp, développe Olivier Rouvière. L’IRM-mp comme outil pour sensibiliser le diagnostic mais aussi comme outil de tri. Mais l’étude PRECISION n’a pas évalué ce que donnait l’option IRM-mp avec biopsies guidées + systématiques. Est-ce que cette approche ne détecterait pas davantage de cancers ? ». Les éditorialistes, qui d’un côté invitent à la prudence et considèrent les résultats de PRECISION comme intermédiaires, mettent en garde contre « le leurre d’une sensibilité plus grande », écrivent-ils. Selon eux, cela aurait pour conséquence « d’augmenter le ratio bénéfices/risque du dépistage » et de rendre celui-ci « encore moins coût-efficace ».

Pour le Pr Rouvière, il est important de faire la distinction entre deux notions différentes, celle de sensibilité et de valeur prédictive négative (VPN). « Il y a souvent une confusion, développe-t-il. Il faut prendre en compte la prévalence pour la VPN ! Même avec une bonne sensibilité, la VPN est mauvaise dans le groupe des patients très à risque. Il faut intégrer d’autres paramètres que l’IRM seule pour décider de faire ou pas des biopsies, par exemple le taux de PSA ou l’âge. Ma conviction est que l’IRM seule n’est pas suffisante pour éliminer un cancer cliniquement significatif ».

Depuis PROMIS, d’autres résultats sont attendus pour conditionner la place de l’IRM-mp dans la prise en charge du cancer de la prostate. L’étude MRI-first, assez proche de PRECISION et coordonnée par le Pr Rouvière doit ainsi être publiée sous peu.

Dr Irène Drogou

 

Source : Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

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Un nouveau dispositif d’IRM cardiaque capable de s’affranchir des artéfacts

Los Angeles, Etats-Unis– Une nouvelle technique d’IRM cardiaque qui enregistre et met de côté les mouvements cardiaques ou respiratoires pourrait améliorer la qualité des images et simplifier les procédures, selon une équipe de chercheurs américains. Les premiers résultats sur 20 patients sont publiés dans le Nature Biomedical Engineering du 9 avril 2018.

La technique permet de s’affranchir de l’apnée et de la synchronisation à l’ECG et ne nécessite qu’une seule dose de produit de contraste comparé aux multiples doses nécessaires lors d’une IRM cardiaque classique, expliquent les chercheurs.

« Cela sera plus aisé pour les patients en arythmie, lorsqu’il est très difficile de synchroniser les acquisitions aux battements cardiaques et aussi chez les patients qui ne peuvent pas retenir leur respiration – il y a beaucoup de patients qui sont trop malades pour le faire », a indiqué le Pr Anthony G Christodoulou (Cedars-Sinai Medical Center, Los Angeles), auteur principal de l’étude, à nos confrères de Medscape cardiology/theheart.org.

« C’est à la fois plus simple pour les patients et les techniciens. Le dispositif permet potentiellement une acquisition en une seule fois, le rêve des personnes qui travaillent dans le domaine depuis des décennies. Cette technique rend réellement cela possible », explique le Pr Debiao Li (Cedars-Sinai Medical Center, Los Angeles), premier auteur de l’étude.

La technique permet potentiellement une acquisition en une seule fois, le rêve des personnes qui travaillent dans le domaine. Pr Debiao Li

Comment ça marche ?

La nouvelle technique, qualifiée de « multitâche » par les chercheurs capture les images cardiaques classiques en 2 dimensions et ajoute simultanément 4 autres dimensions, des flux parallèles de données qui représentent les mouvements cardiaques, le cycle respiratoire et les images T1 et T2 pondérées pour la graisse et l’eau.

Les données des 4 dimensions ajoutées sont ensuite classées en 4 séries d’images co-enregistrées grâce à un logiciel afin qu’elles puissent être interprétées côte à côte.

Cartographies du temps de relaxation longitudinal T1 (en haut) et transversal T2 (en bas) par l’IRM cardiaque multitâche sans synchronisation ECG ou apnée. Avec l’aimable autorisation d’Anthony G Christodoulou, PhD, et coll.

Premiers résultats

Dans l’étude réalisée chez 10 patients volontaires sains et 10 patients atteints d’une maladie cardiaque, le temps total d’imagerie calculé sur 3 séries séparées d’IRM cardiaques était fortement réduit, achevé en seulement 90 secondes.

La technique est actuellement testée dans plusieurs centres dans le monde mais elle n’est pas utilisée en pratique clinique.

Elle a fait l’objet d’une demande de brevet provisoire « Low-rank tensor imaging for multidimensional cardiovascular MRI » (USSN 15/495,588) par les auteurs.

ORIAN, IRM 1.5T Premium, complète la gamme de Canon Medical Systems

Avec la sortie de son nouvel IRM ORIAN 1.5T Premium, Canon Medical Systems a introduit sur le marché une modalité alliant productivité, confort optimal du patient et confiance clinique. La gamme IRM de ce constructeur est désormais complète.

Canon Medical Systems

Fidèle à sa politique de qualité, Canon Medical Systems Corporation vient compléter sa gamme de modalités d’IRM par le haut.

La première modalité Canon depuis le changement de nom

La société japonaise a en effet lancé, lors du dernier congrès européen de radiologie (ECR), ORIAN, IRM 1.5T Premium. ORIAN, suite logique du Galant 3T sorti en 2017, est le premier produit de Canon Medical Systems depuis le changement de nom de Toshiba Medical le 4 janvier 2018. Il complète ainsi avantageusement sa gamme actuelle, composée de l’ELAN et du TITAN sur le segment des IRM 1.5T.

Hautes performances et productivité

La qualité première de l’ORIAN est sa productivité. Ce nouvel IRM embarque un ensemble de technologies innovantes comme Easy Tech, Fast 3D, MultiBand Speeder et k-t Speeder qui favorisent l’efficience et le workflow. La qualité image profite de la nouvelle technologie de gradients Saturn, qui propose une amplitude maximale de 45 mT/m, combiné à une vitesse de montée de 200 T/m/s. ORIAN profite également des innovations issues de l’expérience de l’IRM Haut de Gamme Galan 3T en intégrant PureRF, une nouvelle chaîne d’acquisition RF qui améliore le rapport signal sur bruit (SNR) de +38% afin de raccourcir le temps d’acquisition et améliorer la résolution des images.

Des applications cliniques élargies

Orian propose Nova+, une technologie innovante qui bouscule les règles de l’acquisition en IRM. Nova+ propose toutes les pondérations utiles au diagnostic à partir d’une seule et unique séquence d’acquisition multi-contrastes. Nova+ utilise les outils Olea Medical dédiés aux process avancés de traitements, de post-traitement et également d’aide à la décision médicale.

Le confort du patient au cœur du dispositif

L’IRM ORIAN propose au patient une expérience de confort unique en IRM. Le nouveau design de son statif et sa large ouverture de 71cm rendent l’examen moins stressant pour tous les patients qui peuvent également compter sur MR Theater, le cinéma immersif de l’IRM pour leur offrir un environnement d’examen relaxant unique. ORIAN dispose de la technologie silencieuse Pianissimo et Pianissimo ZEN permettant de réduire le bruit jusqu’à 99%. Le confort concerne également les manipulateurs puisque ORIAN dispose de la nouvelle table détachable pour une manipulation efficace, facile et sécurisée du patient.

Des procédures d’examens sécurisées pour tous les patients

L’ensemble de ces innovations technologiques embarquées dans le nouvel IRM ORIAN Canon Medical Systems ont pour objectif de faciliter, garantir et sécuriser la réalisation des examens pour tous les patients, y compris les claustrophobes, les enfants, les obèses, et toutes les personnes souffrant d’hyperacousie ou d’insuffisance rénale sévère.

ORIAN sécurise également l’investissement avec des conditions d’implantation facilitées et économiques, comme par exemple une surface minimale d’installation de 25 m² et un temps d’installation réduit à 9 jours. Ce nouvel IRM intègre enfin les dernières technologies éco-responsables EcoMode et EcoMode+ permettant de réduire les coûts de fonctionnement et la consommation électrique de plus de 30%.

ORIAN se présente donc comme la modalité permettant de gagner en productivité, améliorer le confort des patients et sécuriser le diagnostic. ORIAN, IRM 1.5T Premium, est la réponse de Canon Medical Systems aux exigences cliniques des praticiens en IRM.

Visitez le site Web de Canon Medical Systems Corporation ici !

Bruno Benque

Source : ORIAN, IRM 1.5T Premium, complète la gamme de Canon Medical Systems

Verso suit les nouveautés de la gamme de Canon Medical Systems.

Des Journées IRM AFPPE 2018 très francophones !

Les Hôpitaux Universitaires de Genève ont été à l’honneur lors des 3éèmes Journées Francophones d’IRM. Ils ont en effet remporté deux des trois prix des meilleures communications mis en jeu. Les thèmes phares de cette session ont traité de la susceptibilité magnétique, du compressed sensing et des évolutions technologiques des dispositifs de stimulation cardiaque.

AFPPE

Ce sont plus de 1 200 manipulateurs, venus de France, mais aussi des pays limitrophes francophones, qui sont venus remplir l’amphithéâtre du Centre Acropolis de Nice pour assister aux 32èmes Journées Francophones d’IRM de l’AFPPE.

Les apports de la susceptibilité magnétique dans les explorations vasculaires cérébrales

Parmi les sujets phares de cet événement, la susceptibilité magnétique a fait l’objet de deux communications très remarquées. L’une, baptisée « La guerre des (T2) étoiles », se proposait de comparer les acquisitions utilisant les séquences T2* avec la nouvelle séquence de susceptibilité magnétique SWI utilisée principalement pour étudier les pathologies vasculaires et hémorragiques intracérébrales. Cette dernière a été présentée comme plus longue en termes de temps d’acquisition, mais plus sensible que les séquences T2*, dans les cas de micro-saignements ainsi que, par effet Bold, pour aider à différentier les vaisseaux artériels des structures veineuses.

La seconde intervention sur le sujet a quant à elle mis en lumière les avantages et l’intérêt de la séquence SWIP avec injection, dans le cadre d’un protocole pour bilan de métastases cérébrales.

Des stimulateurs amagnétiques miniatures bientôt implantés dans le ventricule

Le Prix de la meilleure communication a été attribuée, à cette occasion, à Priscillia Geiger et Véronique Haag (CHU de Strasbourg) pour leur topo sur les stimulateurs cardiaques dans un environnement magnétique. Car ce sont en effet 50% à 70% des porteurs de dispositifs de stimulation cardiaque qui sont susceptibles de recourir à l’IRM. Les manipulatrices alsaciennes ont présenté les nouveaux dispositifs de stimulation cardiaque, faits de matériaux magnéto-compatibles, aux géométries plus fines et auxquels sont reliées des sondes nouvelle génération. Ils peuvent désormais adopter un mode « sentinelle », capable d’arrêter les impulsions lorsque le patient est à proximité de l’IRM. Quant aux stimulateurs du futur ils comporteront un flash-code fournissant les informations nécessaires aux caractéristiques du matériel et seront implantés directement dans le ventricule car ils auront été miniaturisés.

Les Hôpitaux Universitaires de Genève à l’honneur

Le qualificatif de Francophone, pour ce type d’événement, n’est pas usurpé. Car en effet, l’Association belge de manipulateurs, l’ATIM, avait ouvert un stand dans l’espace partenaires et surtout, ce sont deux équipes suisses, venues des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui ont été récompensées des deux autres prix mis en jeu. Akanee Catillaz et Cédric Gracia ont reçu le Prix Gilles Bouley de la « communication la plus scientifique » pour leur présentation sur le « compressed sensing », une technologie sensée raccourcir les temps d’acquisition, en utilisant un système de compression de données et de reconstruction itérative. Sur une première modalité, ils ont observé une baisse de 30% à 50% du temps d’acquisition pour les séquences cérébrales en Flair 3D et T1 FFE 3D. Et sur une seconde machine testée, ils ont mis en évidence des séquences de ciné cardiaque significativement courtes mais suffisantes pour évaluer la fonction cardiaque, bien que l’image soit moins nette que pour une séquence classique. Enfin, le second Prix pour les HUG est revenu à Johan Sinard et Max Scheffler, pour leur poster intitulé « Oups ! J’ai oublié les séquences de mon protocole démence ».

Rendez-vous les 18 et 19 mai 2019 au Havre pour les 33èmes Journées Francophones d’IRM.

Bruno Benque

Source : Des Journées IRM AFPPE 2018 très francophones !

Verso accompagne les Journées IRM AFPPE 2018.

Évaluation de l’IRM synthétique pour le diagnostic de la Sclérose En Plaques

La technologie permet désormais de réaliser des séquences d’IRM synthétiques en une seule acquisition. Une étude publiée dans l’Euopean Journal of Radiology a comparé cette dernière avec l’IRm classique pour l’exploration de la Sclérose En Plaques (SEP).

European Radiology

Les images synthétiques d’IRM sont calculées par des algorithmes afin d’obtenir des contrastes d’image analogues aux pondérations T1 et T2 classiques (T1W et T2W) et FLAIR. Elles sont obtenues à partir d’une seule acquisition par rapport à l’imagerie conventionnelle où les séries de contraste d’image sont obtenues une par une.

Comparer l’IRM synthétique et l’IRM classique dans l’exploration de la SEP

Une étude publiée en ligne dans l’European Journal of Radiology se propose de comparer ces images synthétiques à celles obtenues par des séquences IRM classique dans l’exploration de la Sclérose en Plaques (SEP). Des études précédentes d’IRM synthétique reproduisant les images conventionnelles T1W, T2W et FLAIR ont montré que les images de T1W et T2W sont comparables mais que les images FLAIR calculées synthétiquement ont une qualité inférieure à celle des images d’IRM conventionnelles.

Évaluer les séquences T1, T2 et FLAIR après contraste

L’IRM constitue la pierre angulaire du diagnostic de la SEP et de la surveillance du traitement. Les protocoles normalisés dans la SEP comprennent les images T1W, T2W et FLAIR. Le diagnostic comprend l’identification des lésions de SEP, leur nombre et leur localisation. Les objectifs de cette étude étaient de comparer les résultats diagnostiques de l’IRM synthétique et conventionnelle en termes de détection des lésions de SEP dans les images T1, T2 et FLAIR après l’administration de produit de contraste au Gadolinium, de consensus entre les relecteurs et de contraste de la lésion dans la substance blanche, ainsi que le rapport signal sur bruit dans les deux types d’imagerie.

Nombre et localisation des lésions documentées et catégorisées

Des images axiales synthétiques et conventionnelles ont été acquises prospectivement pour 52 patients atteints de SEP diagnostiquée. L’IRM quantitative (qMRI) a été utilisée pour mesurer la densité de protons et les temps de relaxation (T1, T2) puis, sur la base de ces paramètres, des images synthétiques T1W, T2W et FLAIR ont été calculées. Les séries d’images ont été examinées à l’aveugle, indépendamment et dans un ordre aléatoire par deux radiologues. Le nombre et l’emplacement de toutes les lésions ont été documentés et catégorisés. Un rapport combiné de la charge de la lésion et de la présence de lésions rehaussant le contraste a été compilé pour chaque patient.

Pas de différences significatives malgré une faiblesse ponctuelle de l’IRM synthétique

Dans cette population souffrant de SEP, 13 patients présentaient des lésions de la substance blanche. Au total, 260 piles d’images ont été examinées par les deux évaluateurs. Ces derniers n’ont pas identifié de différences significatives dans le nombre de lésions entre l’IRM conventionnelle et synthétique pour les trois types d’images (T1, T2, FLAIR). La détection des lésions a montré des résultats similaires pour les images conventionnelles et synthétiques.

En conclusion, les images IRM synthétiques ont le potentiel d’être utilisées dans l’évaluation de la dissémination de la SEP dans l’espace malgré d’infimes caractéristiques plus faibles par rapport aux images d’IRM conventionnelles. Des études évaluant l’impact de ces différences sur la prise en charge clinique et l’IRM synthétique dans l’évaluation de la dissémination des lésions de SEP au cours du temps restent à effectuer.

Krauss, W., Gunnarsson, M., Nilsson, M. et al. Eur Radiol (2018) 28: 1692. https://doi.org/10.1007/s00330-017-5100-9

Bruno Benque avec European Radiology

Source : Évaluation de l’IRM synthétique pour le diagnostic de la Sclérose En Plaques

Verso accompagne les experts en imagerie médicale dans l’évaluation de l’IRM synthétique.

Stimulateurs et défibrillateurs « anciens » : l’IRM ne devrait plus être refusée

Philadelphie, Baltimore, Etats-Unis – Depuis quelques années, tous les pacemakers et les défibrillateurs automatiques (DAI) implantés sont compatibles avec l’IRM. Toutefois, de nombreux patients sont encore porteurs de prothèses non compatibles et se voient souvent refuser l’examen d’imagerie. A tort ? C’est ce que montre une nouvelle étude prospective, portant sur plus de 1500 patients[1]. Ces nouveaux résultats confirment ceux de plus petites études, à savoir que l’IRM peut être envisagée si elle est nécessaire.

Dr Serge Boveda

« Cette étude est importante pour les patients qui ont été implantés avant l’arrivée des défibrillateurs et des pacemakeurs IRM compatibles ou pour ceux qui ont des dispositifs reliés à des sondes anciennes. Elle confirme qu’aujourd’hui, un patient qui a besoin d’une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquement. Avec des réglages et un suivi bien mené avant et après l’examen, l’IRM est généralement possible quand elle est indispensable », a commenté le Dr Serge Boveda (Clinique pasteur, Toulouse) pour Medscape édition française.

Cette étude confirme qu’aujourd’hui, un patient qui a besoin d’une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquementDr Serge Boveda

Un protocole pré-spécifié de réglages des appareils et de suivi des patients

Dans cette étude prospective, non randomisée, le Dr Saman Nazarian et coll. (Ecole de médecine Perelman, Université de Pennsylvanie, Université Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis) ont évalué la sécurité de la réalisation d’IRM 1,5 Tesla chez 1509 patients porteurs de pacemakers (58%) et de DAI (42%) considérés comme non-IRM compatibles. Globalement les patients ont réalisé 2013 IRM thoraciques et non-thoraciques jugées indispensables.

Avant de réaliser l’examen d’imagerie, les chercheurs ont changé les réglages des stimulateurs cardiaques en mode asynchrone « SOO » (stimulation obligatoire) pour ceux qui avaient une fréquence cardiaque de moins de 40 battements/minute car l’IRM peut entraîner une inhibition du stimulateur cardiaque, et donc des risques vitaux pour le patient et en mode synchrone (à la demande) pour les autres afin d’éviter les stimulations inappropriées possibles avec les interférences magnétiques. Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées. Les appareils ont été reprogrammés après l’examen.

Pendant l’IRM, les patients ont été suivis par une infirmière expérimentée sur le réglage des appareils et en réanimation cardiaque. Un spécialiste en électrophysiologie pouvait être appelé en cas de besoin et un défibrillateur externe était disponible. Les symptômes de type douleur, chaleur et palpitation ont été suivis grâce à un haut-parleur placé dans la pièce. La pression artérielle a été mesurée de façon non invasive toutes les 3 minutes. Un ECG a été réalisé en continu et l’oxymétrie de pouls était mesurée.

Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées
Verso accompagne les médecins vers l’accès à l’IRM pour tous.

IRM : lire l’illisible

Une méthode de transmission radio-fréquence, brevetée à l’Institut Frédéric-Joliot, permet aujourd’hui de supprimer des artefacts encore présents sur les images de gros organes à 3 Tesla.

La puissance d’un imageur IRM est souvent évoquée par l’importance du champ magnétique statique. Dans le monde hospitalier, ce champ est de 1.5 Tesla, parfois de 3T. Dans le monde de la recherche, il atteint pour l’humain jusqu’à 7T, voire bientôt 11.7T. Plus ce champ est élevé, plus la résolution spatiale des images peut augmenter. Or, les appareils IRM font également appel à un autre champ électromagnétique, un champ radiofréquence (RF), qui devient inhomogène lorsque le champ statique est amplifié. Ces inhomogénéités provoquent des zones d’ombre et des pertes de contraste qui apparaissent sur les  images de cuisses ou d’abdomen à 3T, et qui s’observent également sur celles de cerveaux à 7T.
Des chercheurs de NeuroSpin, à l’Institut Frédéric-Joliot du CEA, ont développé une méthode dite des « points kT » pour diminuer ces défauts. Elle consiste à introduire de petites impulsions de gradients de champ principal intercalées entre de courtes impulsions RF. Ceci permet d’homogénéiser le signal et le contraste dans tout l’organe observé.
Une étude sur 50 sujets avec diverses pathologies du foie imagées à 3T montre l’intérêt de cette méthode en milieu clinique. En effet, avec l’IRM classique, le rapport des images après/avant injection de l’agent de contraste ne donne pas l’amplification de signal escomptée (Figure 1, en haut à droite). En revanche, la méthode de transmission par points kT conduit à la cartographie attendue de cette amplification  (en bas à droite). Dans une évaluation à l’aveugle, les radiologues jugent la qualité des images bonne ou très bonne dans 85 % des 20 cas cliniques rencontrés avec la méthode des points kT, contre seulement 55 % avec la méthode de transmission parallèle classique du constructeur.
Ainsi, l’équipe de NeuroSpin a démontré que les points kpermettront, en routine clinique, de lisser les différences interindividuelles de qualité d’examen, voire de rendre interprétables des acquisitions autrement illisibles.
Verso suit l’évolution des IRM vers une meilleure qualité de l’image.

IRM et radiomique pour éviter les biopsies mammaires BI-RADS 4

Une technique d’IRM mammaire sans produit de contraste, combinée à de la radiomique, pourrait réduire le nombre de biopsies mammaires inutiles, selon une nouvelle étude allemande publiée en ligne dans la revue Radiology.

RSNA

L’IRM mammaire avec injection de produit de contraste au gadolinium est actuellement utilisée pour dépister les femmes à haut risque de cancer du sein et comme complément diagnostique de la mammographie.

La diffusion de kurtosis pour une vision microscopique du tissu mammaire

Des chercheurs allemands ont récemment étudié une approche alternative sans produit de contraste, dans certains cas, en utilisant la diffusion de kurtosis qui fournit une image du tissu mammaire à un niveau microstructural dans l’IRM de diffusion (IRMd). Elle fait l’objet d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. « L’imagerie par diffusion de kurtosis a été introduite dans l’IRMd pour fournir des informations importantes sur les structures tissulaires à un niveau microscopique, a déclaré l’auteur principal de l’étude le Dr Sebastian Bickelhaupt, du Centre allemand de recherche sur le cancer à Heidelberg en Allemagne. Puisque les lésions malignes perturbent les structures tissulaires à ce niveau, le kurtosis de diffusion pourrait servir de marqueur pertinent des changements tissulaires mammaires. »

Éviter les biopsies mammaires pour les lésions BI-RADS 4

Le Dr Bickelhaupt et ses collègues ont évalué une analyse rétrospective des données recueillies auprès de 222 femmes dans deux sites d’étude indépendants. Les femmes ont fait l’objet de résultats suspects sur la mammographie, classés dans le système BI-RADS en tant que lésions mammaires BI-RADS 4 et 5. Une lésion BI-RADS 4 est considérée comme une anomalie suspecte, tandis qu’une 5 est considérée comme hautement suspecte de malignité. Les femmes ont subi une IRMd suivie d’une biopsie. Pour l’analyse, un algorithme logiciel a été développé pour la caractérisation des lésions, et les données d’imagerie ont été extraites en utilisant un modèle radiomique à base de kurtosis.

Une analyse radiomique d’une sensibilité équivalente à la biopsie

Dans un ensemble d’examens de mammographie incluant 127 femmes, l’analyse radiomique a réduit les résultats de faux positifs de 70%, tout en détectant 60 des 61 lésions malignes, soit 98%. « Le modèle pourrait aider à réduire le nombre de lésions BI-RADS 4 suspectées d’être cancéreuses, sur la base d’une mammographie de dépistage, tout en conservant une sensibilité élevée similaire à la sensibilité apportée par les biopsies elles-mêmes », a ajouté le Dr Paul Jaeger, co-auteur de l’étude. Si les résultats sont vérifiés dans des essais de plus grande envergure, le modèle présente des avantages potentiels pour la clinique au-delà de sa capacité à réduire les biopsies inutiles chez les femmes présentant des lésions BI-RADS 4. L’algorithme du logiciel rend l’évaluation indépendante de l’œil du lecteur, dans la mesure où sa précision est constante selon les différentes installations d’imagerie.

La nouvelle approche ne vise pas à remplacer les protocoles actuels d’IRM mammaire de contraste, conclut le Dr Bickelhaupt, mais à élargir le spectre des options disponibles pour répondre à des questions cliniques précises. « Cela pourrait également améliorer l’efficacité des comptes rendus », a-t-il conclu.

Bruno Benque avec RSNA

Source : IRM et radiomique pour éviter les biopsies mammaires BI-RADS 4

Verso accompagne les chercheurs en imagerie pour réduire des biopsies mammaires inutiles.

Étude multicentrique sur un protocole rapide d’IRM mammaire

En décembre 2017, le Dr Guillaume Oldrini, praticien spécialiste à l’Institut de Cancérologie de Lorraine, a obtenu un Programme Hospitalier de Recherche Clinique national pour l’étude « Breast01, Validation de l’utilisation du protocole abrégé en IRM mammaire ». Cette étude multicentrique sur 1 400 patientes vise à optimiser l’occupation des unités d’IRM mammaire tout en préservant les capacités diagnostiques de l’examen.

IRM mammaire
IRM mammaire

Si l’on se réfère aux recommandations de bonnes pratiques de la Société européenne des spécialistes du cancer du sein (EUSOMA), les examens d’IRM mammaire durent 30 minutes.

Un protocole FAST d’IRM mammaire préservant la sensibilité et la spécificité de l’examen

Ainsi, l’IRM mammaire a des coûts directs et indirects élevés qui limitent son utilisation plus large, d’autant plus que les protocoles actuels d’IRM mammaire nécessitent un temps considérable pour l’acquisition et l’interprétation. En outre, comme c’est particulièrement le cas dans certains pays européens comme la France, le nombre d’IRM est actuellement insuffisant pour répondre à ses indications croissantes. Kuhl et al. ont été les premiers à montrer que l’utilisation d’un protocole abrégé (le protocole « FAST ») est réalisable sans compromettre la sensibilité et la spécificité par rapport au protocole conventionnel (le protocole « FULL »), dans une population de femmes dépistées par IRM.

Des temps d’acquisition divisés par cinq

Le protocole « FAST » correspond au protocole « FULL » qui s’arrête après la première série après injection. Alors que le protocole « FULL » comprend plusieurs acquisitions pondérées T2 et T1 avant injection et 3D tardives qui nécessitent 12 min 49 secondes d’acquisition, le protocole ‘FAST’ est limité au masque 3DT1 avant injection et à un 3DT1 après injection qui permet de diminuer fortement le temps d’acquisition à 2 min 52 secondes. L’utilisation d’un protocole « FAST » permet non seulement un temps d’examen plus court, mais aussi une interprétation plus rapide par le radiologue. Il promet d’avoir un impact considérable sur l’interprétation et peut devenir le standard pour le dépistage du cancer du sein dans un proche avenir.

Une étude par suivi systématique pour éviter les biais de sélection

Plusieurs publications concernant cette question importante ont souligné la capacité d’un protocole abrégé à détecter les cancers dans certaines indications particulières comme le bilan local de cancer, la discordance mammo-échographique ou le dépistage des patientes à haut risque. Il y a peu d’études sur le protocole abrégé pour les indications d’IRM mammaire habituelles. En outre, dans les études publiées rétrospectivement, le gold-standard est basé uniquement sur les lésions prouvées histologiquement, ce qui conduit à un biais de sélection. Le suivi systématique prospectif évitera un tel biais. Cette étude faisant l’objet d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique national (PHRC-K 2017), va tenter de démontrer une non-infériorité de la sensibilité du protocole « FAST » par rapport au protocole « FULL ». Les reproductibilités intra et inter-lecteurs seront évaluées pour les deux protocoles.

Des praticiens confirmés dans chaque centre pour comparer les protocoles FAST et FULL

Il s’agit d’une étude multicentrique prospective sur 1400 patientes dans les centres spécialisés français d’IRM mammaire. Chaque centre est un centre expert en France en IRM mammaire et les radiologues sont membres de la société française d’imagerie de la femme (SIFEM). Chaque IRM sera effectuée dans chaque centre selon le protocole « FULL ». Les soins aux patientes ne seront pas modifiés par l’étude puisque la lecture de l’IRM mammaire, pour l’étude, se fera en dehors des soins standard. Les patientes seront surveillées selon la pratique clinique habituelle. La lecture des deux protocoles « FULL » et « FAST » sera effectuée dans chaque centre par un radiologue expérimenté, de manière indépendante et dans un ordre aléatoire avec au moins un délai de deux mois entre les deux lectures. Toutes les patientes seront contactées par téléphone à 12 et 24 mois après la réalisation de l’IRM par une infirmière de recherche clinique pour déterminer si les patientes ont réalisé d’autre(s) imagerie(s) mammaire(s), quels en étaient les résultats et si elles présentent des pathologies mammaires.

Composante médico-économique et évaluation de l’augmentation du workflow

Une composante médico-économique évaluera les avantages d’un protocole abrégé s’il était appliqué dans la pratique réelle. Un modèle d’événements discrets sera également développé pour évaluer l’augmentation du workflow d’IRM due au protocole « FAST » dans les centres de cancérologie. Les informations recueillies seront également utiles pour effectuer un calcul des coûts du protocole ‘FAST’ par rapport à l’IRM classique. Cette étude clinique doit débuter courant 2018, avec une durée d’inclusion de 18 mois. Elle fait suite à une thèse de Doctorat de l’Université de Lorraine obtenue par le Docteur Guillaume Oldrini en décembre 2017 après 3 ans de recherches sur le dépistage en IRM mammaire au sein du CRAN (Centre de Recherche en Automatique de Lorraine, CNRS UMR 7039). Financée par l’INCa et la Direction Générale de l’Offre de Soins, l’étude est également soutenue par la Société Française d’Imagerie de la Femme.

Dr Guillaume Oldrini

Source : Étude multicentrique sur un protocole rapide d’IRM mammaire

Verso suit les praticiens vers une optimisation des unités d’IRM mammaire.

Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Le Rapport de l’INCA relatif au Plan Cancer 2014-2019 fait état de réelles avancées quant à l’organisation de la prise en charge des patients. Mais sur les thèmes relatifs à l’imagerie médicale, des retards sur les objectifs fixés sont encore à déplorer.

INCa
INCa

L’Institut National du Cancer (INCa) a adressé au Président de la république son 4ème Rapport d’étape relatif au pilotage du Plan Cancer 2014-2019. Parmi les 208 actions prévues, plusieurs concernent, de près ou de loin, aux activités de l’imagerie diagnostique et thérapeutique.

Des progrès significatifs sur la dématérialisation et le partage des données de Santé

L’Institut a lancé notamment une dynamique d’expérimentation de dématérialisation des mammographies de dépistage dès 2016, afin de poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’efficience du programme. Dans ce contexte, deux projets, en Alsace et en Île-de-France (départements 94-93-78), ont été retenus, auxquels s’ajouteront la Normandie et La Réunion. Sur le champ du numérique également, le Dossier Communicant de Cancérologie
(DCC), qui
permet l’échange, notamment entre la
ville et l’hôpital, des documents supports
de la coordination des soins et devient le socle des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP), fait de plus en plus d’adeptes. Et le Dossier
Médical partagé (DMP), quant à lui, se déploie de façon significative puisque près de 1 000 000 de dossiers ont pu être créés fin 2017. Il permet aux praticiens d’échanger les données médicales du DCC de façon dématérialisée et sécuritaire.

Un nouveau mode de financement de la radiothérapie en cours d’évaluation

Concernant les parcs de modalités d’imagerie, le rapport stipule que le maillage territorial en appareils d’IRM/TEP est globalement satisfaisant, alors que les acteurs eux-mêmes, FNMR en tête, appellent à une augmentation des autorisations pour l’acquisition de ces modalités. Il reconnaît toutefois des disparités régionales et interrégionales et déclare que des mesures ont été prises pour le déploiement de nouveaux appareils d’IRM et de TEP, avec une augmentation prévue de 35% pour l’IRM et de 11% pour le scanner en Ile-de-France.

D’autres mesures sont prévues afin d’adapter le
modèle de financement de la radiothérapie, pour une meilleure prise en
compte de l’approche globale du parcours
des patients, adaptée à l’enjeu de maîtrise
des coûts. En 2016, une proposition de nouveau
modèle de financement, indexé sur la technique de radiothérapie utilisée, a été imaginée. Des centres volontaires, en hôpital public et privé ainsi qu’en cabinet de radiothérapie, ont participé à une phase de pré-test en 2017, préalable au lancement à plus grande échelle, en 2018, où sera évalué l’impact de la forfaitisation avant le déploiement effectif du nouveau modèle. D’autre part, l’INCa a lancé, en 2017, un autre appel à candidatures pour soutenir la formation d’un réseau national de recherche préclinique en radiothérapie pour créer une synergie pluridisciplinaire susceptible de renforcer l’innovation dans la conduite de projets précliniques.

De nouvelles professions pour la gestion du risque ionisant

L’INCa rappelle également, dans son nouveau rapport, l’intégration, par ordonnance du Gouvernement, de la profession de physicien médical aux professions de santé. Il rappelle que celui-ci apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnement, qu’il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques qu’il s’assure que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et concourent à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Sur le champ des ressources humaines également, l’Institut revient sur le nouveau décret d’actes du manipulateur (MERM), qui a la possibilité désormais d’exercer sans la présence d’un médecin ou de préparer, au sein d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), les substances destinées à la pratique de la médecine nucléaire.

Des retards conséquents sur certains objectifs fixés

La fin du rapport recense enfin les objectifs ayant plus de 9 mois de retard sur la feuille de route. Sans surprise, et nous l’avons évoqué plus haut, la réduction des inégalités territoriales et l’harmonisation les délais d’accès à l’IRM et à la TEP en font partie. La lisibilité de l’offre de radiologie interventionnelle n’a également pas évolué significativement, de même que la réflexion sur les évolutions nécessaires du dispositif réglementaire et tarifaire spécifique à cette discipline. L’équilibrage de l’offre en équipements de radiothérapie sur le territoire pour en réduire les délais d’accès fait également l’objet d’un retard, de même que. La régulation, au niveau national, de l’offre en équipement lourd. Enfin, la reconnaissance de la profession de dosimétriste en tant que profession de santé et l’intégration du radiophysicien dans le code de la santé publique se font également attendre.

Bruno Benque

Source : Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Verso accompagne les acteurs de la lutte contre le cancer pour atteindre leurs objectifs sur les modalités de l’imagerie médicale.

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ

Multiwave Innovation est la seule entreprise française qui conçoit et commercialise des antennes IRM. Elle a mené à bien un projet d’antennes à Ultra Haut Champ avec le concours de l’écosystème scientifique marseillais.

SATT Multiwave

 

C’est à Marseille qu’a été installée, en 2014, la seule modalité d’IRM à ultra-haut champ 7T du Sud de la France, au CEMEREM (Centre d’exploration métabolique par résonance magnétique) qui constitue l’implantation hospitalière du CRMBM (Centre de Résonance Magnétique Biologique et Médicale) à l’hôpital de la Timone.

Des antennes conçues pour les IRM à Ultra Haut Champ

Et c’est également à Marseille qu’est née, en 2016, la filiale française du groupe suisse Multiwave Technologies SA, spécialiste de technologies utilisant des métamatériaux, la société Multiwave Innovation. Cette start-up conçoit et fabrique des antennes IRM Ultra Haut Champ (UHC) grâce à la réussite d’un programme de maturation mené à l’Institut Fresnel, issu de la fusion de 3 laboratoires sur le campus de Marseille Nord, dans les domaines de la photonique, de l’électromagnétisme et de l’image, en collaboration avec la Société d’Accélération du Transfert Technologique du Sus-Est (ASTT Sud-Est).

Un projet de recherche devenu projet industriel

Cette dernière a pour mission de protéger, mâturer et licencier les résultats de recherche issus des laboratoires publics des Régions PACA et Corse. Elle a pour actionnaires les Universités d’Aix- Marseille, Nice Sophia Antipolis, de Toulon, d’Avignon et des Pays de Vaucluse, de Corse, l’Ecole Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm et la Caisse des Dépôts. Elle bénéficie d’autre part du soutien de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) du CHU de Nice. Elle a permis à Multiwave Innovation de faire éclore son projet et d’exploiter une licence exclusive du brevet d’utilisation, d’antennes de radiofréquence à base de métamatériaux pour l’IRM clinique à Ultra Haut Champ, copropriété du CNRS, d’Aix-Marseille Université, de l’Ecole Centrale Marseille et du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Ce projet a également été soutenu par l’Institut Carnot STAR et France Life Imaging (FLI).

Rappelons que l’IRM 7T améliore significativement les résolutions spatiales et temporelles des images et donne accès à un diagnostic in vivo plus précis. Les antennes conçues par Multiwave Innovation, les seules fabriquées sur le territoire français, augmenteront encore sa performance.

Source : Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ