FDA approves first Microsoft HoloLens augmented reality system for surgical use

The FDA has recently given 510(k) clearance to the OpenSight Augmented Reality System, the first augmented reality (AR) medical solution for Microsoft HoloLens cleared for use in pre-operative surgical planning.

The technology projects 2D, 3D and 4D images of patients interactively by overlaying them onto the patient’s body, according to a Novarad press release published Oct. 24.

OpenSight specifically utilizes the Microsoft HoloLens headset that allows simultaneous visualization of the 3D patient images in AR and the actual patient and their real-world surroundings. The technique may decrease operative times and improve surgical planning and the understanding of anatomic relationships.

“This is transformative technology that will unite preoperative imaging with augmented reality to improve the precision, speed and safety of medical procedures,” Wendell Gibby, MD, Novarad CEO and co-creator of OpenSight, said in the release. “This internal visualization can now be achieved without the surgeon ever making an incision, improving outcomes in a world of more precise medicine.”

The technology also allows for a multi-user experience, as multiple HoloLens headsets can be worn among users for training or clinical purposes. A teaching version of the software is also available for medical students to perform virtual dissections on cadavers, according to the press release.

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Des chirurgies de la colonne plus précises

Les patients qui subissent des chirurgies spinales (dans la colonne vertébrale) bénéficient depuis le début de l’année de chrirugies plus précises que jamais grâce à l’arrivée de nouveaux outils que les chirurgiens orthopédiques et les neurochirurgiens du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke peuvent utiliser.

« Ces nouveaux outils font une très grande différence dans notre pratique et ça n’apporte que des bienfaits à nos patients », soutient le neurochirurgien Jocelyn Blanchard.

Lire aussi: Le CRCCHUS veut doubler sa recherche précoce

Ces nouveaux outils sont une « table Jackson » et un « O’Arm ». D’une valeur de 1,5 M$, ces appareils ont été acquis par la Fondation du CHUS grâce au travail acharné de quatre bénévoles dévoués et passionnés (voir autre texte).
Mais qu’est-ce qu’une table Jackson et un O’Arm? La table Jackson est une table opératoire en carbone qui permet de laisser passer les rayons X. Moins large que les tables opératoires habituelles, elle est beaucoup plus ergonomique pour les chirurgiens qui peuvent passer de quatre à douze heures debout au bloc. Comme la table bascule à 360 degrés, l’équipe médicale n’a pas à effectuer de manipulations pour déplacer le patient pour avoir accès à sa colonne ou à ses vertèbres puisque la plupart des chirurgies spinales se pratiquent alors que le patient est couché sur le ventre. « Ça fait une grande différence quand la colonne vertébrale de notre patient est fragilisée », soutient le Dr Blanchard, neurochirurgien spécialisé en chirurgies spinales au CHUS.
Quant au O’Arm, il s’agit d’un appareil de tomodensitométrie, l’une des meilleures techniques d’imagerie médicale. L’appareil utilise une source de rayons X similaire aux radiographies ordinaires, mais qui tourne autour du patient. Les informations obtenues sont traitées par un ordinateur puissant qui permet de produire des images très précises en temps réel pendant la chirurgie du patient.
« Avec ces images, nous pouvons avoir une plus grande précision l’endroit où poser nos vis par exemple », ajoute le Dr Blanchard.

Plus facile pour les chirurgiens et les patients.


« Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes »
Dr Gaétan Langlois

Le Dr Gaétan Langlois, chirurgien orthopédique et chef du département de la chirurgie en 2015, tenait tellement à ce que le CHUS puisse acquérir ces outils avant sa retraite. Il y est presque arrivé. En effet, s’il a quitté le travail un peu avant le grand jour, il s’est quand même rendu dans une salle d’opération pour voir l’un de ses anciens collègues travailler avec les merveilles offertes par cette table et cet appareil d’imagerie dernier cri.
« J’ai fait de la chirurgie de la colonne pendant 40 ans. Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes. Les patients aussi sont stressés. Si j’avais eu à me faire opérer dans la colonne il y a quatre ou cinq ans, j’aurais été stressé, car sans ces nouveaux appareils, on ne peut pas savoir si nos vis ou nos implants sont bien positionnés, s’ils sont trop gros ou trop longs par exemple. Aujourd’hui, si j’avais à me faire opérer, je serais vraiment rassuré de savoir que mes chirurgiens travaillent avec la table Jackson et le O’Arm », explique le médecin.
« Quand on est chirurgien, on travaille à l’aveuglette, c’est au feeling qu’on y va. De temps en temps, on sent qu’une de nos vis est allée trop loin et on a des palpitations. Rapidement, le chirurgien devient épuisé. Les opérations sont longues. On a l’air de menuisiers, car une grosse partie de notre travail en chirurgie de la colonne est de la stabiliser et de la solidifier. On faisait ce travail-là avec des outils de base, un tournevis et une drill. Aujourd’hui, il y a des capteurs sur chacun des instruments et ça nous indique où sont nos instruments. Vraiment, c’est extraordinaire! » clame le chirurgien orthopédique.

Le Dr Gaétan Langlois, orthopédiste retraité, se réjouit que le «groupe des quatre», dont fait partie Yolande Houle, bénévole de la Fondation du CHUS, se soit mobilisé pour financer l’achat de la table Jackson du O’Arm, que plusieurs chirurgiens utilisent maintenant, notamment le Dr Jocelyn Blanchard, neurochirurgien au CHUS.

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Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

Source : Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

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VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

Chirurgie thoracique avec la dernière génération de robot Da Vinci Xi au CHU de Rennes.

Chirurgie. Des robots, pilotés par des chirurgiens, permettent des opérations plus précises et moins invasives pour les patients. Le CHU de Rennes s’en est équipé de deux.

« C’est vraiment incroyable. C’est comme si on se trouvait littéralement dans le corps du patient. La vision en trois dimensions des organes est excellente et on peut réaliser des gestes opératoires d’une très grande précision », explique le professeur Bertrand De Latour, chirurgien thoracique au CHU de Rennes.

Ce vendredi, il doit retirer une petite tumeur carcinoïde, située dans le lobe moyen du poumon droit de son patient. « On aurait pu réaliser cette opération de manière conventionnelle en ouvrant le thorax du patient », poursuit le chirurgien. Mais il a préféré une approche dite « mini-invasive », en utilisant un robot Da Vinci Xi de toute dernière génération.

Un petit bijou de technologie qui coûte trois millions d’euros et dont le CHU de Rennes vient de s’équiper. Beaucoup plus perfectionné que le premier robot, également Da Vinci, déjà possédé par l’établissement. « Ce robot permet de reproduire, à l’intérieur du corps du patient, des gestes de chirurgie classique à travers de petits orifices. »

Le chirurgien utilise le robot à l’aide d’ue console offrant une vue en 3D très haute définition. | Philippe Renault

« Voir des petits détails »

Les avantages ? « Il n’y a pas d’écartement de côtes, beaucoup moins de douleurs, pas d’inflammation et donc moins de séquelles pour le patient. » À l’issue de l’opération, les seules traces apparentes sur son corps seront quelques points de suture refermant les quatre petits orifices.

Mais le plus extraordinaire est bien que le chirurgien ne se trouve plus au-dessus du patient mais à quelques mètres, la tête immergée dans une station de contrôle. « Je pilote les instruments fixés aux bras du robot grâce à ces petites manettes. » Une étonnante chorégraphie qui a tout de même demandé une bonne année de formation.

La caméra très haute définition, également introduite dans le corps du patient, lui offrant un champ visuel très précis. « L’image est agrandie et on peut voir des détails, par exemple des petits vaisseaux, que l’on distinguait mal en chirurgie classique. On peut aussi effectuer des rotations et gestes qu’une main humaine ne peut pas réaliser.» Pour lui, ce robot « démultiplie » les capacités du praticien. « Il devient une extension du chirurgien. »

Source : VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

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Salle hybride : la chirurgie et l’imagerie en fusion

 « Médecine augmentée » vous ouvre les portes d’une salle d’intervention de nouvelle génération. Une salle hybride qui combine les conditions d’asepsie du bloc opératoire aux techniques d’imagerie de pointe. Cet équipement répond à l’essor de la chirurgie mini-invasive guidée par l’image. Illustration avec la pose d’une endoprothèse aortique abdominale réalisée par le Pr Stephan Haulon à l’hôpital Marie-Lannelongue, au Plessis-Robinson.

 

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Source : Salle hybride : la chirurgie et l’imagerie en fusion

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Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

CALCI, Italie, April 18, 2018 /PRNewswire/ —

Medical Microinstruments S.p.A. (MMI), une société italienne dont la mission est d’améliorer les résultats cliniques des patients subissant une microchirurgie, a annoncé aujourd’hui la clôture d’un financement de Série A de 20 millions d’euros (environ 24,5 millions USD) visant à accélérer le développement de la plateforme de microchirurgie robotique révolutionnaire de MMI.

Le syndicat d’investisseurs était mené par Andera Partners, anciennement Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP), avec Panakès Partners et Fountain Healthcare, l’investisseur de « seed money » historique Sambatech, et deux vétérans de l’industrie, Gus Castello, ancien premier vice-président des opérations produits chez Intuitive Surgical Inc (NasdaqGS: ISRG – actualité) ., un leader mondial en matière de chirurgie robotique, et John Engels, fondateur d’AxoGen (NasdaqCM: AXGN – actualité) , Inc., un leader mondial en solutions de réparation des nerfs périphériques en microchirurgie.

Giuseppe M. Prisco, PDG de MMI, a déclaré, « Nous sommes ravis qu’un groupe exceptionnel d’investisseurs et d’experts en technologie médicale accomplis soutienne la prochaine phase de développement de la société et saisisse avec nous une opportunité de marché dépassant les 2,5 milliards USD chaque année ». Le tour de financement nous permettra de compléter le développement clinique et celui du produit, d’obtenir le marquage CE et de nous lancer sur les marchés européens.

« La robotique chirurgicale est une tendance majeure qui n’a pas encore pénétré un certain nombre de spécialités chirurgicales au-delà de la la paroscopie », a ajouté Olivier Litzka, associé chez Andera Partners. « MMI est en passe de fournir le premier produit robotique pour la chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Nous sommes enthousiastes à l’idée de collaborer avec MMI alors qu’ils bâtissent une entreprise exceptionnelle dans une catégorie passionnante. »

Bien que la robotique ait essentiellement pénétré la chirurgie laparoscopique et plus récemment la chirurgie orthopédique, la microchirurgie, utilisée notamment dans les interventions chirurgicales reconstructives, lymphatiques et oculaires, a été largement mal desservie par la robotique à ce jour. La microchirurgie a seulement fait l’objet d’avances incrémentielles en optique et en instrumentation, la pratique chirurgicale étant limitée par ce qui est réalisable manuellement quand on travaille sous une mise à l’échelle optique 5x à 40x. MMI est la première à réaliser une avancée de rupture dans cet espace chirurgical en alliant la dextérité de l’articulation du poignet à contrôle robotisé à une démultiplication 5x à 40x correspondant à la magnification optique.

« MMI est un excellent exemple de ce que l’Italie a de meilleur à offrir, grâce à son excellence en robotique avancée », a déclaré Alessio Beverina, associé chez Panakès Partners. « La technologie révolutionnaire de MMI aidera les chirurgiens à entreprendre une microchirurgie complexe avec une dextérité et un mouvement extrêmement précis et un contrôle sans tremblement. »

Dans le cadre du financement, Olivier Litzka d’Andera Partners, Alessio Beverina de Panakes, Justin Lynch de Fountain (Shenzhen: 000005.SZ – actualité) ainsi que les experts de l’industrie Gus Castello, John Engels et Fabrizio Landi, ancien PDG et fondateur d’Esaote S.p.A. rejoignent le conseil d’administration de MMI avec Carlo Alberto Marcoaldi, Giuseppe M. Prisco et Hannah Teichmann, qui ont cofondé MMI avec Massimiliano Simi.

À propos de la plateforme de microchirurgie robotique de MMI

MMI a développé la première plateforme robotique télécommandée pour les sutures en chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Elle offre au chirurgien la démultiplication et l’élimination des tremblements et facilite les procédures existantes et nouvelles dans les domaines de la microchirurgie, des reconstructions post-oncologiques et des traumatismes, de l’ophtalmologie, de la greffe d’organe et de la chirurgie pédiatrique. La plateforme robotique de MMI est un dispositif expérimental qui n’est pas encore commercialisé.

À propos de MMI

Medical Microinstruments S.r.l. (MMI), une société fondée en 2015, a son siège à Calci (Pise) en Italie. La société s’est donné pour mission d’aider plus de chirurgiens dans le monde à offrir des procédures microchirurgicales perfectionnées, tout en réduisant les coûts pour les patients, les hôpitaux et pour la société en général. http://www.mmimicro.com

À propos d’Andera Partners

Andera Partners est un investisseur de premier plan dans des participations minoritaires dans des sociétés privées. Anciennement connu sous le nom d’Edmond de Rothschild Investment Partners, le gestionnaire de fonds emploie 56 employés et compte plus de 2 milliards d’euros sous gestion. Son équipe de 11 professionnels des sciences de la vie possède une expérience approfondie à la fois dans le secteur des sciences de la vie et dans le capital-investissement et le capital-risque. L’équipe a levé plus de 800 millions d’euros via sa franchise BioDiscovery et clôture actuellement son fonds BioDiscovery 5 de 345 millions USD. Depuis sa création, les fonds BioDiscovery ont investi dans environ 60 entreprises privées, dont 16 ont été vendues et 16 cotées sur les marchés financiers publics, tandis que plus de 20 d’entre elles sont actives dans les portefeuilles.

À propos de Fountain Healthcare 

Fountain Healthcare Partners est un fonds de capital-risque axé sur les sciences de la vie qui détient 176 millions d’euros (200 millions USD) sous gestion. Dans le secteur des sciences de la vie, les domaines d’intérêt spécifiques à Fountain sont les spécialités pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la biotechnologie et les diagnostics. La firme déploie la majorité de son capital en Europe, et le reste aux États-Unis (Shenzhen: 000938.SZ – actualité) . Le bureau principal de Fountain est situé à Dublin, en Irlande, et son deuxième bureau à New York. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.fh-partners.com.

À propos de Panakès Partners

Panakès Partners est un investisseur de capital-risque qui finance des entreprises médicales, des startups au stade précoce et des PME (HKSE: 0379-OL.HK – actualité) ambitieuses offrant des produits extrêmement prometteurs en Europe et en Israël et améliorant à la fois les résultats thérapeutiques des patients et l’économie des soins de santé. Ses investissements ciblent les domaines des dispositifs médicaux, des diagnostics et de l’informatique médicale. Panakès Partners a son siège à Milan, en Italie. http://www.panakes.it.

Source : Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

Verso accompagne Medical Microinstruments dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique.

Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?

Une première européenne pour l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) qui a réalisé l’ablation d’une tumeur située dans le rhinopharynx d’un patient à l’aide du robot chirurgien Da Vinci Xi. Ce dernier, développé par la société américaine Intuitive Surgical, permet de réaliser des opérations complexes en engendrant le moins de séquelles possibles.

Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?
Le robot chirurgien Da Vinci Xi est développé par la société américain Intuitive Surgical.

Grâce au robot Da Vinci Xi, l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif annonce mercredi 21 février avoir, pour la première fois en Europe, enlevé une tumeur située dans le rhinopharynx d’un homme de 28 ans. Grâce au robot, le chirurgien a pu intervenir par la bouche du patient tout en réalisant une endoscopie par le nez ce qui a permis l’ablation de la tumeur. L’opération a donc été peu invasive alors même que sans le robot l’opération n’aurait pas eu lieu ou aurait été traumatisante.

« En introduisant par la bouche les instruments du robot Da Vinci Xi qui possède des angles d’attaque différents des instruments d’endoscopie classique, nous avons pu retirer cette tumeur qui était située près du voile du palais sans que le patient n’ait de séquelles fonctionnelles importantes », explique le Dr Antoine Moya-Plana, chirurgien ORL à Gustave Roussy, dans un communiqué. Et « le robot permet également de mieux voir dans la zone opératoire avec la caméra 3D », ajoute-t-il

Le Da Vinci Xi, robot de quatrième génération

Le Da Vinci Xi est un robot chirurgical de quatrième génération développé par la société américaine Intuitive Surgica et commercialisé depuis l’été 2014. Déjà largement utilisé aux Etats-Unis, Da Vinci Xi se développe progressivement en Europe. L’hôpital Gustave Roussy a été le premier à s’en procurer un en France en 2016. Et d’autres hôpitaux ont rapidement suivis. Mais son coût élevé d’environ 2 millions d’euros auquel il faut ajouter 150 000 euros annuels de maintenance peut freiner un tel achat.

Les quatre bras du robot permettent d’avoir une vision 3D tout en faisant des interventions à l’aide des trois autres bras auxquels sont fixées des pinces articulées miniaturisées permettant de manipuler les différents instruments. Ces pinces reproduisent très précisément les mouvements du chirurgien qui est placé derrière une console de contrôle réglable et donne les instructions à l’aide d’un joystick et de pédales. Ces bras robotisés peuvent être tournée et pliés bien au-delà de ce que peut faire une main humaine, le robot dispose donc d’angles que ne pourrait pas avoir un humain et d’une précision accrue.

Le Da Vinci Xi est utilisé dans de nombreuses spécialités que ce soit la digestion, la gynécologie, l’urologie, l’ORL ou les chirurgies cardiaque et thoracique. Il permet de réduire les séquelles lors des chirurgies et de diminuer la durée de l’hospitalisation et des douleurs post-opératoires. Mais pas seulement, le Da Vinci Xi contribue aussi à faire baisser les risques d’infection, les probabilités de transfusion sanguine et d’avoir un temps de rétablissement beaucoup plus court, liste l’hôpital Gustave Roussy. En l’occurrence, le Da Vinci Xi leur a permis de réaliser l’ablation d’une tumeur placée dans un endroit quasi-inaccessible.

Source : Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?

Verso suit les nouvelles technologies en robotique chirurgicale permettant la réalisation d’opérations complexes.

 

 

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

 

Les projets de transformation numérique appliquée à la chirurgie se multiplient. Un consortium français annonce aujourd’hui FollowKnee, un projet sur 5 ans au budget de 24,5 millions d’euros qui veut révolutionner chaque étape d’une opération du genou, de la conception des prothèses jusqu’au suivi post-opératoire, en passant par la fabrication et la pose.

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou © Immersion – anaelb.com

Un consortium français regroupant 7 partenaires annonce ce 23 janvier 2018 le programme de recherche FollowKnee. Il ambitionne de révolutionner la chirurgie du genou par une approche multidisciplinaire qui combinera scan de la morphologie du patient, impression 3D d’une prothèse conçue sur mesure, opération en réalité augmentée, et suivi post-opératoire par des capteurs intégrés. Le projet est motivé par les évolutions démographiques (population vieillissante, prévalence de l’obésité…) qui décuplent le besoin en prothèses de genou. Le nombre de poses devrait croître de 600% d’ici à 2030, d’après le consortium.

UN BUDGET DE 24,5 MILLIONS D’EUROS

FollowKnee, qui débute aujourd’hui, va courir sur 5 ans. Il fait partie des dix projets de recherche hospitalo-universitaire (RHU) récemment sélectionnés par le gouvernement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Il bénéficie d’un budget de 24,5 millions d’euros qui lui a été alloué par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Le projet sera coordonné par le professeur Eric Stindel, qui dirige le Latim, laboratoire à l’interface entre l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), l’Institut Mines-Telecom Atlantique (IMTA), l’Inserm et le CHRU de Brest. Six partenaires techniques s’occuperont quant à eux de mettre au point les différentes solutions du programme : Immersion, Imascap, la société SLS, b<>com, ID2Santé, et le CEA Grenoble. Chacun y va de sa spécialité. Imascap créera le modèle 3D et la base de données associée. L’entreprise bordelaise Immersion développera l’interface en réalité augmentée qu’utilisera le chirurgien lors de l’opération. SLS gérera l’impression 3D de la prothèse, et le CEA Grenoble fournira les capteurs intégrés à la prothèse.

UN OBJECTIF DE COMMERCIALISATION D’ICI 5 ANS

Deux échéances ont été posées pour la réalisation du projet. « D’ici 3 ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux imprimées en 3D qui seront implantées sur 220 patients, précise le Pr Eric Stindel dans un communiqué. Ensuite, nous y implanterons les capteurs que nous testerons avec 30 patients. Nous proposerons cette nouvelle prothèse à des patients plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. » L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats au bout des cinq ans du programme.

 

Un timing ambitieux étant donné le travail qu’il va falloir effectuer. « Nous allons d’abord commencer par relever les besoins, par apprendre à nous connaître », explique Julien Castet, directeur de recherche chez Immersion. Mais l’entreprise est confiante, malgré le nombre important de partenaires sur le projet. Le secret ? Bien structurer les tâches en amont en définissant très précisément le périmètre de chacun.

LA CHIRURGIE, CAS D’USAGE AUX NOMBREUSES CONTRAINTES

Sur la partie réalité augmentée, les chirurgiens souhaitent pouvoir mesurer les caractéristiques physiques du genou, à la fois pour vérifier la position des structures osseuses par rapport au planning et déterminer la laxité en flexion et en extension, le tout sans marqueurs. « Nous avons une contrainte importante sur la finesse du positionnement, car il va être utilisé pour faire du contrôle qualité, reprend Julien Castet. Il nous faudra de plus composer avec la lumière, qui est très forte au bloc, ce qui pose problème pour la réalité augmentée. »

Le choix de l’équipement portera a priori sur des casques HoloLens de Microsoft, mais une étude plus large sera réalisée sur le sujet. Dernier point et non des moindres : la collaboration. Le chirurgien ne travaille pas seul au bloc, et les informations doivent aussi être accessibles aux autres membres de l’équipe. Par ailleurs le dossier médical se compose d’autres données que le seul modèle 3D. Pour tous ces aspects, Immersion compte s’appuyer sur sa plateforme Shariiing, qu’il développe depuis plusieurs années. L’entreprise dédiera une dizaine de personnes à plein temps sur le projet.

Source : FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

Verso propose des solutions de financements pour les chirurgiens et plus généralement pour les salles d’opérations