Google, Amazon, Facebook, Apple : quels sont leurs projets dans la santé ?

Amazon s’est associé à deux grandes entreprises américaines, Berkshire Hathaway et JPMorgan Chase, pour créer une assurance santé commune à destination de leurs salariés. Ce n’est pas la première incursion d’un GAFA dans le monde de la santé. Récapitulatif de leurs initiatives.

Amazon met un pied dans le monde de l’assurance santé. Le géant du e-commerce a annoncé le 30 janvier 2018 s’associer à deux autres grandes entreprises américaines (le conglomérat Berkshire Hathaway et la banque JP Morgan Chase) pour bâtir une mutuelle commune. Pour l’instant, elle n’est destinée qu’à leurs salariés… mais d’autres mutuelles ont aussi démarré en visant un public précis (instituteurs, fonctionnaires, par exemple) avant d’élargir leur cible.

L’initiative est donc regardée avec intérêt (et crainte) par les professionnels de l’assurance et du monde de la santé. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’un des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) lance un projet en lien avec la santé, côté médecine ou prévention. Petit récapitulatif de leurs projets dans notre infographie.

 

 

 

Infographie – LEs Projets des GAFA dans la santé

 

Source : Google, Amazon, Facebook, Apple : quels sont leurs projets dans la santé ?

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Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

 

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

Robot Toyota hopital nagoya

Ces petits robots seront équipés d’un système réfrigérant et offriront une capacité de stockage de 90 litres. Équipés de caméras et de capteurs, ils pourront se déplacer d’un point A à un point B sans difficulté tout en évitant les obstacles. Comme le précise le Asahi Shimbun, le robot sera aussi poli que ses collègues humains. Lorsqu’il croisera une personne lui bloquant la route il est programmé pour lui dire : « excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ». De leur côté, les membres de l’hôpital pourront diriger les robots à partir d’une tablette et lui assigner une destination.

Destinés aux équipes de nuit, les petits robots seront lâchés dans les couloirs entre 17h00 et 08h00. Des périodes où l’on croise peu de personnes ce qui permettra d’éprouver les déplacements des robots avant un test grandeur nature.

En France, la dette des hôpitaux publics poussant à faire des coupes ahurissantes dans certaines dépenses, les robots pourraient être une partie de la solution. Si certes, ils remplaçaient certains métiers, ces derniers ne seraient pas stratégiques au bon fonctionnement d’un hôpital. Déplacer des échantillons, monter des repas, apporter les différents traitements à un étage ou dans un service en particulier … tant de petites tâches à leur confier.

Source : Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

Quebec : Un dentiste veut être en mesure de faire des radiographies chez ses patients

Un dentiste de Rimouski veut pouvoir faire des radiographies chez ses patients. Le docteur Alexandre Cossette propose son service à domicile chez des gens âgés ou à mobilité réduite. Une offre de soins qui est appelée à s’étendre au cours des prochaines années. Il offre ce service à ses clients depuis plus de trois ans. Depuis l’incendie de sa clinique dans le secteur du Bic, il fait de plus en plus de consultations à domicile avec son assistante. Un marché en expansion avec le vieillissement de la population.  Vidéo 
 
«À domicile, on peut faire des plombages si on a une bonne vue directe sur le problème sur une carie ou sur le bris d’une dent. On peut faire des nettoyages. On a du diagnostic aussi. On peut faire des prescriptions, mais on est assez limité sur certains traitements qu’on pourrait faire en clinique avec une vue radiologique», a expliqué le docteur Cossette, dentiste à la clinique dentaire du Bic.

La réglementation actuelle ne lui permet pas d’utiliser un appareil radiologique portatif à domicile. Selon la loi sur les laboratoires médicaux, dans un laboratoire où il existe déjà un appareil à rayons X mobile, ce dernier doit être fixé et la salle où il est utilisé blindée.

«Malgré que la radiologie dentaire est très sécuritaire et expose très peu, cette technologie-là est encore confinée à un laboratoire ici. Il y a d’autres endroits dans le monde qui permettent d’utiliser les appareils portables ou mobiles», a souligné le dentiste.

Cela limite donc le nombre de services qu’il peut offrir à domicile. Il déplore que certains de ses patients à mobilité réduite doivent se déplacer pour les radiographies.

Le dentiste rencontra sous peu les différents élus de la région. «C’est ce que l’on veut démontrer aux gens qui changent et qui font bouger les choses. On peut adapter cette loi-là à la technologie actuelle, puis faire mieux pour la population», a-t-il souligné.

La radiographie portable fait partie du plan stratégique 2014-2019 de l’Ordre des dentistes du Québec. L’organisme indique que ce type d’appareil peut être utilisé à l’heure actuelle à l’intérieur de certains établissements, dont les CHLSD.

Source : Un dentiste veut être en mesure de faire des radiographies chez ses patients

Les avancées de l’intelligence artificielle s’apprêtent à bouleverser la pratique médicale

Au Centre de recherche du CHUM, le Dr An Tang, radiologiste, participe au développement d’un logiciel capable de dépister et d’analyser seul des tumeurs cancéreuses.

Des logiciels qui surpassent des radiologues dans le dépistage des tumeurs ou plus habiles à prédire l’évolution d’une scoliose que des médecins formés dans les meilleures universités ? L’arrivée de l’intelligence artificielle annonce une petite révolution dans la profession médicale. Adieu, stéthoscopes et rayon X, les secrets du diagnostic ne seront bientôt plus l’apanage des disciples d’Esculape.

Sur le bureau du Dr An Tang, radiologiste et chercheur au Centre de recherche du CHUM, un écran projette les tumeurs dépistées par un logiciel entraîné aux méthodes d’apprentissage profond. L’outil peut reconnaître seul les cellules malignes dans le foie et trier les tumeurs en fonction de leurs particularités.

Ces nouvelles machines au potentiel décuplé sont sur le point de chambouler la médecine et de reléguer l’image du bon Dr Welby et de plusieurs spécialités aux livres d’histoires, pensent plusieurs analystes.

Parmi eux, les radiologistes et les pathologistes. Des spécialités médicales dont une grande part du travail consiste en l’analyse d’images ou de tissus. Or, des études menées aux États-Unis avec de superlogiciels entraînés aux méthodes d’apprentissage profond ont démontré que ces « médecins virtuels » pouvaient battre à plate couture de doctes comités de dermatologues dans le dépistage des mélanomes (cancers de la peau).

Il est clair que les spécialités plus techniques vont un jour ou l’autre être remplacées

Catherine Régis, professeure à la Faculté de droit de l’Université de Montréal

 

« Il est clair que les spécialités plus techniques vont un jour ou l’autre être remplacées », affirme Catherine Régis, professeure à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Pour une foule de médecins, le travail diagnostique sera chambardé par la reconnaissance automatisée des pathologies. La société IBM vend déjà à des hôpitaux son superlogiciel Dr Watson capable, lorsque connecté aux millions de données de patients, de poser des diagnostics en des temps records.

Comment ? « Grâce aux données, ces machines emmagasinent l’expertise de millions de cas pour apprendre à diagnostiquer les nouveaux patients. Même en 40 ans de pratique, un médecin ne peut être exposé à autant de situations et arriver à une telle précision », ajoute la titulaire de la Chaire du Canada en politique collaborative du droit des politiques de santé.

Ces outils qui carburent à l’IA dépistent non seulement des tumeurs invisibles aux yeux expérimentés, mais les classent en catégories qui échappent à l’observation humaine. « Le volume précis d’une tumeur ou sa texture peut aider à prévoir son évolution. Les machines peuvent faire cela très facilement, mais pas nous », explique humblement le Dr Tang, qui applique les techniques de reconnaissance de l’image au dépistage du cancer du foie. « Le logiciel apprend à reconnaître les formes, puis les organes, puis finit par dépister lui-même les tumeurs », dit-il.

Super médecins

Mais ce n’est pas demain la veille que les ex-confrères de Gaétan Barrette se retrouveront au chômage, pense ce radiologue. « Il faut un pilote dans l’avion ! pense le Dr Tang. Notre travail va changer. Les tâches techniques et répétitives seront moins importantes. Nous deviendrons davantage des radiologistes d’intervention », pense le chercheur, qui croit que ces outils pourraient être très utiles pour cibler, parmi les radiographies de milliers de patients, celles que les radiologues devraient lire en priorité, affirme le Dr Tang.

Dans son laboratoire, le professeur à Polytechnique Samuel Kadoury travaille lui aussi à entraîner des logiciels, dont un capable de déterminer si de jeunes patients atteints de scoliose auront besoin ou pas d’une grande chirurgie. Les logiciels prédictifs, alimentés par des milliers de données et d’images, sont parfois plus performants que les médecins pour prédire l’évolution probable d’une maladie, y compris de troubles mentaux ou neurologiques.

Des logiciels sont déjà utilisés pour prédire si des patients sont atteints d’un début d’Alzheimer ou de déficits cognitifs mineurs. L’Institut neurologique de Montréal a entraîné l’année dernière un logiciel d’apprentissage profond à prédire si de jeunes bébés étaient susceptibles de développer des troubles de l’autisme.

« En plus des images, les logiciels analysent l’ensemble des notes médicales de milliers de dossiers, les médicaments reçus et l’évolution de la maladie, puis font des prédictions », affirme le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en imagerie médicale et en radiologie d’intervention. Loin de les faire disparaître, ces puissants outils, grâce au forage de données, transformeront plutôt les docteurs en « super médecins ».

Écueils en vue

Mais la technologie a beau exister, son usage répandu se heurte encore à une foule d’obstacles juridiques, éthiques et économiques. Qui sera responsable en cas d’erreur diagnostique ? Un robot ? L’usage de données soulève aussi l’enjeu de la confidentialité des informations personnelles, ainsi que celles du consentement aux soins et de l’acceptabilité sociale. « Un système plus performant, pense Catherine Regis, pourrait être jugé insatisfaisant par les patients. »

Et dans un système de santé déjà exsangue, ajoute-t-elle, que penser des sommes colossales à investir pour développer ces machines, alors que « des services de base, comme les soins à domicile ou les bains dans les CHSLD, ne sont toujours pas comblés ? »

Pour bien des médecins, le spectre de l’IA demeure une lointaine réalité. Y compris pour le Collège des médecins, dont le comité éthique n’a pas encore adopté de position officielle sur la question, mais entend mettre ce sujet épineux à son programme pour 2018.

Source : Les avancées de l’intelligence artificielle s’apprêtent à bouleverser la pratique médicale

Philips gaat radiologen helpen bij verbeteren van werkprocessen

 

Philips gaat radiologen helpen bij verbeteren van werkprocessen
Philips gaat zijn radiologieplatform Illumeo bundelen met het rapportageplatform van Nuance, om radiologen zo te helpen bij het verbeteren van hun werkprocessen. Afbeelding: Philips

Philips gaat samenwerken met Nuance Communications, een aanbieder van intelligente spraak- en taal-oplossingen. Philips levert onder meer beeldgebaseerde radiologie-oplossingen aan ziekenhuizen. Nuance zou met zijn rapportage-platform aan de basis liggen van 70 procent van de radiologie-rapporten in de VS.

De twee ondernemingen willen hun krachten bundelen om AI (kunstmatige intelligentie) gebaseerde beeldinterpretatie en -rapportagefuncties te leveren aan radiologen. Binnen de samenwerking brengt Philips zijn Illumeo-platform in, dat onder meer adaptieve intelligentie biedt. Nuance doet hetzelfde met zijn  PowerScribe 360 platform. Zo moeten onder meer interpretatieverschillen beperkt worden en de standaardisatie, accuraatheid en rapportagemogelijkheden voor radiologie verbeterd.

Inhaken op data-instituut ACR

De samenwerking haakt ook aan op de recente lancering door de Amerikaanse College of Radiology (ACR) van een nieuw Data Science Institute, gericht op het toepassen van AI-gebaseerde technologie in de radiologie. De ACR wil in dit kader samenwerken met technologiepartners en toezichthouders om zo de waarde van AI voor radiologie beter in te schatten. Verder moet de adaptie van AI in de klinische praktijk versneld worden om zo de consistentie van diagnoses en klinische uitkomsten te verbeteren, aldus Philips in een persbericht.

Volgens Yair Briman, Business Leader, Healthcare Informatics bij Philips, zorgen toenemende tijdsdruk in combinatie met een toename van beschikbare beelden en relevante studies er voor dat radiologen steeds meer moeten leunen op AI-technologie en praktische digitale toepassingen. Dergelijke technologie kan radiologen helpen bij het verbeteren van hun werkprocessen, zodat ze meer tijd overhouden voor patiënten.

Philips lanceerde zijn Illumeo-platform tijdens de RSNA 2016, als een combinatie van beeld- en IT-technologie met adaptieve intelligentie die contextueel bewustzijn bundelt met data-analytics om radiologen te ondersteunen. Het realtime rapportage-platform van Nuance moet hier onder meer actuele toegang tot relevante rapportages, studies en andere instrumenten aan toevoegen.

Source : Philips gaat radiologen helpen bij verbeteren van werkprocessen

IA : Imagia acquière Cadens Imagerie Médicale pour accélérer la commercialisation de ses solutions

Imagia, connue pour son développement d’outils d’aide à la détection et au diagnostic en cancérologie fondée sur l’IA a annoncé le 15 novembre 2017 l’acquisition de Cadens Imagerie Médicale, société québécoise d’imagerie médicale assistée par ordinateur qui fournit des solutions logicielles facilitant le diagnostic par imagerie pour différentes spécialités.

L’association de ces deux sociétés connues pour leur caractère innovant doit permettre l’accélération dans le processus de validation de leurs solutions d’imagerie et de leur commercialisation, dont le but ultime est de permettre aux cliniciens de prodiguer des soins personnalisés axés sur l’IA.

Imagia va profiter de l’expérience de Cadens Imagerie Médicale et de son implantation sur le marché. La société a déjà commercialisé plusieurs logiciels d’imagerie médicale reposant sur l’IA aux États-Unis avec l’autorisation de la FDA, mais disposant également du marquage CE. Elle dispose également d’un réseau collaboratif entre de multiples établissements de santé sur lesquels Ilagia pourra s’appuyer pour la mise en évidence de biomarqueurs radiomiques [permettant d’identifier des biomarqueurs d’imagerie, pour évaluer et prédire l’évolution d’une tumeur ou proposer un traitement personnalisé.].

Les deux sociétés vont continuer à avancer ensemble pour décupler la découverte de biomarqueurs radiomiques, Imagia s’appuyant sur Cadens Imagerie Médicale pour la construction de sa propre plateforme.

 

Source :  IA : Imagia acquière Cadens Imagerie Médicale pour accélérer la commercialisation de ses solutions

Le NHS England débloque 50,5 M€ pour aider les généralistes à s’équiper pour la téléconsultation

45 millions de livres (soit 50,5 millions d’euros) : telle est la somme que le NHS England vient de débloquer pour financer un programme visant à aider les généralistes britanniques à s’équiper pour proposer des téléconsultations, annonce le Dr Robert Varnam, directeur du département du développement des généralistes, le 1er novembre 2017 à l’occasion du salon EhiLive.

Lancé officiellement le 30 octobre 2017, le programme doit à terme contribuer à minimiser les conséquences sanitaires liées au problème d’une patientèle croissante et de la complexité des soins prodigués par les généralistes. Une façon d’y parvenir consiste à numériser davantage les soins primaires, selon le Dr Robert Varnam.

Ainsi, les généralistes peuvent candidater pour une subvention depuis le site du NHS England afin de faciliter la mise en ouevre des systèmes de téléconsultation fondés sur l’utilisation d’un site web ou une application pour smartphone. Le programme va s’étaler sur 3 ans.

Source : Le NHS England débloque 50,5 M€ pour aider les généralistes à s’équiper pour la téléconsultation