Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

Le département d’imagerie de l’Hôpital Fleurimont a pris des airs de jeunesse. Un nouveau scanner (appareil de tomodensitométrie) est maintenant en fonction. Une salle de fluoroscopie et multifonction a aussi été rénovée afin de libérer les deux salles d’angiographie pour que les cas plus lourds puissent être traités dans ces salles de haute technologie. Ces deux salles d’angiographie seront elles aussi rénovées et de nouveaux appareils seront acquis. La Tribune a visité les lieux.

Comme les normes changent avec chaque nouvelle génération d’appareils, le projet de réaménagement du département d’imagerie a forcé les équipes à « agrandir par en dedans ». Avec succès. Fort des expériences du passé, les équipes ont vu à tous les détails pour améliorer l’expérience du patient et faciliter le travail de ses employés.

Des exemples, en voici.

« Nous avons ajouté des cloches d’appels le long des murs : quand les patients stables sont en attente sur civière dans les couloirs, c’est quand même beaucoup plus sécuritaire », soutient Karine Duchaineau, directrice des services multidisciplinaires au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Tant qu’à défaire des murs, on a aussi réussi à faire une salle de préparation avec de l’espace pour deux patients pour ceux qui doivent se faire injecter un liquide de contraste avant l’examen. « Avant, ça se faisait dans le couloir. C’était moins privé », soutient Alain Turcotte, coordonnateur de l’imagerie médicale et de médecine nucléaire au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les patients n’ont que des avantages à pouvoir profiter du nouvel appareil. En effet, le nouveau scanner est plus performant que l’ancien. Certains examens ne pouvaient d’ailleurs plus être pratiqués par l’appareil qui a pris la direction de la sortie.

« Nous avons besoin d’injecter 70 % moins d’agent de contraste qu’avec l’ancien appareil. Un scan de la tête dure 5-6 secondes. Un abdomen, c’est 12 secondes », précise M. Turcotte.

Examens plus rapides signifie plus d’examens effectués dans une journée. « On peut faire 10 % de plus d’examens chaque jour parce que ça va plus vite », soutient Mme Duchaineau.

L’accessibilité a été maintenue durant toute la période des travaux, alors que, pendant plusieurs mois, on n’avait qu’un seul des deux scanners fonctionnels à l’Hôpital Fleurimont. « On a réussi à maintenir l’accessibilité grâce à nos autres hôpitaux notamment, dont l’Hôtel-Dieu. Plusieurs patients ont aussi accepté des « deuxièmes offres » aux hôpitaux de Magog et de Lac-Mégantic », dit Mme Duchaineau.

Le nouveau scanner au CHUS Fleurimont permet de faire un examen de la tête en moins de six secondes et nécessite l’injection de beaucoup moins de produit de contraste que l’ancien appareil.

Ainsi, ce sont maintenant 80 % des demandes pour des scanners qui sont faites à l’intérieur de la cible ministérielle de 90 jours. Les demandes pour les patients hospitalisés et les demandes urgentes sont faites très rapidement, toujours dans le cadre de l’hospitalisation du patient. « Les 20 % restants sont faits à l’intérieur de six mois en général, selon leur niveau de priorisation », nuance Karine Duchaineau.

Salle multifonction très polyvalente

La nouvelle salle multifonction permet quant à elle de réaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une salle d’opération ni même d’une salle spécialisée comme celles d’angiographies. On peut par exemple y installer des voies veineuses centrales pour les patients qui subiront des chimiothérapies.

La salle multifonction du département d’imagerie du CHUS Fleurimont permet de délocaliser certaines interventions qui n’ont pas besoin d’une salle de haute technologie comme celles d’angiographie. Ici par exemple, on procédait à l’installation d’une voie veineuse centrale chez un patient.

« Cette salle nous permet de délocaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une équipe et d’une salle spécialisées », mentionne Alain Turcotte.

Du côté des salles d’angiographie, il faudra patienter encore pour que les nouveaux appareils arrivent à l’intérieur des murs. Mais l’entrée en fonction de la salle multifonctionnelle a permis de dégager ces deux salles pour pratiquer davantage d’angiographies – des procédures lourdes et longues qui nécessitent des équipements de haute technologie.

En février 2017, La Tribune avait dévoilé que certains patients attendaient depuis deux ans pour subir une angiographie, une intervention qui permet de rouvrir des artères rétrécies ou obstruées sans avoir recours à une chirurgie conventionnelle beaucoup plus invasive.

« Maintenant, nous n’avons que 15 patients qui sont en attente au-delà de la cible de 90 jours. Nous avons eu de très belles améliorations du côté de notre liste d’attente, et les efforts se poursuivent », soutient Mme Duchaineau.

Les besoins sont là et la technologie pour ce type d’intervention évolue elle aussi.

« Pour les salles d’angiographie, le nouvel appareil sera choisi au cours de l’été. Et comme ce sont des appareils de haute technologie qui coûtent aussi très cher, il faut ensuite compter plusieurs mois avant la livraison. La première salle devrait donc être prête l’été prochain », fait savoir Karine Duchaineau.

Une fois le nouvel appareil en place, son équipement actuel sera installé dans une autre pièce, qui a été gardée vide jusqu’ici spécialement pour ça, ce qui permettra de garder les deux salles ouvertes pendant les travaux dans la seconde salle.

« On a pensé à tout pour pouvoir conserver la plus grande accessibilité pour notre clientèle », soutient-elle.

Source : Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

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Révolution scintigraphique au CHU de Caen avec la première caméra 3D « Corps entier »

Le CHU de Caen est le premier au monde à s’équiper d’une caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON) (crédit photo: Spectrum Dynamics Medical)

Le CHU de Caen Normandie est le premier établissement hospitalier au monde à être équipé de la caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON). Un équipement de pointe qui permet de réaliser en une seule prise une image du corps entier du patient. Installée dans les locaux du service de la médecine nucléaire, elle est aujourd’hui opérationnelle et utilisée par les équipes du Pr Denis Agostini. Pour un diagnostic plus précis, plus rapide et une qualité d’image optimale. 

Les premiers patients sont accueillis, depuis le 22 mai, au sein du service de médecine nucléaire et diagnostiqués avec cette caméra nouvelle génération couplée à un scanner 64.  Scintigraphie du cerveau ou des poumons, bilan osseux, détection d’infarctus… cet outil révolutionnaire propose un large champ d’applications.

«Les résultats des premiers patients sont spectaculaires car nous avons une vision 3D à 360 degrés des organes à explorer pour la toute première fois au monde dans le domaine de la scintigraphie, s’enthousiasme le Pr Agostini. Il s’agit d’une vraie rupture technologique dans le monde de l’imagerie médicale. De 1980 à 1990 on est passé de la radiographie au scanner en radiologie, en 2018 on passe de l’image planaire à l’image tomoscintigraphique à 360° corps entier en moins de 20 minutes en médecine nucléaire».

Cet équipement haute technologie est officiellement inauguré, le 19 juin, en présence de Christophe Kassel, Directeur général du CHU, Joël Bruneau, maire de Caen, président du Conseil de surveillance du CHU,  Sophie Gauguin, 1ère Vice-Présidente de la Région Normandie, partenaire financier majeur, de Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé, de Laurent Fiscus, préfet du Calvados et des acteurs clés de la médecine nucléaire du Grand Ouest.

12 détecteurs répartis sur 360 degrés

Les caméras scintigraphiques conventionnelles fonctionnent avec deux détecteurs qui encadrent la partie du corps à diagnostiquer. L’image produite est alors le résultat de photos réalisées et optimisées de façon numérique pour obtenir une image de la zone concernée. La caméra CZT-CT 3D corps entier (VERITON), est, quant à elle, composée de 12 détecteurs répartis sur 360 degrés. Ce qui lui permet de restituer une image du corps entier du patient : une vue intégrale de l’ensemble du squelette ou des organes. Un atout essentiel pour des scintigraphies osseuses par exemple.

Une technique plus précise et plus sûre

Ce nouvel équipement permet également de réduire la quantité du produit radioactif injectée aux patients et de diminuer de moitié la durée de l’examen.  Autre point fort technologique : le «touch skin». Les détecteurs vont au plus près de la peau du patient et permettent donc d’enregistrer des images plus précises des organes sélectionnés.

Le CHU de Caen, premier équipé au monde

La technologie utilisée a été développée, il y a près de 10 ans par la Spectrum Dynamics Medical. Ainsi, après l’amélioration de la scintigraphie CZT cardiaque, cette société israélienne, a souhaité mettre au point une nouvelle caméra, non plus seulement centrée sur le cœur, mais sur l’ensemble du corps. Après une nouvelle phase de collaboration, la création et la mise sur le marché de la caméra CZT-CT 3D corps entier 360 degrés (VERITON) est effective en mai 2018.

La caméra CZT-CT 3D Corps entier (VERITON) est 2 fois plus rapide et plus précise que les caméras conventionnelles  (crédit photo: Spectrum Dynamics Medical)

Une enveloppe de 763 000 € de la Région Normandie

Cet équipement en première mondiale a pu également se concrétiser grâce à la contribution de la Région Normandie avec une bourse de «Recherche Innovation Normandie 2017» de 763 000 €.

Le Pr Denis Agostini, instructeur en médecine nucléaire au niveau européen présentera la nouvelle caméra lors des congrès américain de Philadelphie et européen de Düsseldorf. Plusieurs sessions de formation sont d’ores et déjà programmées dans les 2 ans à venir au niveau national et international. Plusieurs hôpitaux en Europe et aux Etats-Unis souhaitent également s’équiper de cette caméra CZT-CT 3D corps entier (VERITON).

 La caméra CZT-CT 3D Corps entier en chiffres : 

6,3 m de longueur

– un poid de 4,5 tonnes

12 détecteurs à 360°

2 fois plus rapide que les caméras conventionnelles

– une résolution spatiale 2 fois plus précise

Catégorie : CHU Caen, A la une, High tech, Innovation, Médecine nucléaire, Newsletter 942 – 12/06/2018

 

Pour plus d’information : CHU Caen

Aurélie Chalmel,
Chargée de Communication.

avenue de la Côte de Nacre
14033 Caen cedex 9

Tel : 02 31 06 49 61    Email : chalmel-a@chu-caen.fr – communication@chu-caen.fr Site : http://www.chu-caen.fr

Standard : 02 31 06 31 06

Source : Révolution scintigraphique au CHU de Caen avec la première caméra 3D « Corps entier »

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VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

Chirurgie thoracique avec la dernière génération de robot Da Vinci Xi au CHU de Rennes.

Chirurgie. Des robots, pilotés par des chirurgiens, permettent des opérations plus précises et moins invasives pour les patients. Le CHU de Rennes s’en est équipé de deux.

« C’est vraiment incroyable. C’est comme si on se trouvait littéralement dans le corps du patient. La vision en trois dimensions des organes est excellente et on peut réaliser des gestes opératoires d’une très grande précision », explique le professeur Bertrand De Latour, chirurgien thoracique au CHU de Rennes.

Ce vendredi, il doit retirer une petite tumeur carcinoïde, située dans le lobe moyen du poumon droit de son patient. « On aurait pu réaliser cette opération de manière conventionnelle en ouvrant le thorax du patient », poursuit le chirurgien. Mais il a préféré une approche dite « mini-invasive », en utilisant un robot Da Vinci Xi de toute dernière génération.

Un petit bijou de technologie qui coûte trois millions d’euros et dont le CHU de Rennes vient de s’équiper. Beaucoup plus perfectionné que le premier robot, également Da Vinci, déjà possédé par l’établissement. « Ce robot permet de reproduire, à l’intérieur du corps du patient, des gestes de chirurgie classique à travers de petits orifices. »

Le chirurgien utilise le robot à l’aide d’ue console offrant une vue en 3D très haute définition. | Philippe Renault

« Voir des petits détails »

Les avantages ? « Il n’y a pas d’écartement de côtes, beaucoup moins de douleurs, pas d’inflammation et donc moins de séquelles pour le patient. » À l’issue de l’opération, les seules traces apparentes sur son corps seront quelques points de suture refermant les quatre petits orifices.

Mais le plus extraordinaire est bien que le chirurgien ne se trouve plus au-dessus du patient mais à quelques mètres, la tête immergée dans une station de contrôle. « Je pilote les instruments fixés aux bras du robot grâce à ces petites manettes. » Une étonnante chorégraphie qui a tout de même demandé une bonne année de formation.

La caméra très haute définition, également introduite dans le corps du patient, lui offrant un champ visuel très précis. « L’image est agrandie et on peut voir des détails, par exemple des petits vaisseaux, que l’on distinguait mal en chirurgie classique. On peut aussi effectuer des rotations et gestes qu’une main humaine ne peut pas réaliser.» Pour lui, ce robot « démultiplie » les capacités du praticien. « Il devient une extension du chirurgien. »

Source : VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

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Recherche : nouvelle reconnaissance pour la belle dynamique du CHU Dijon Bourgogne

Fin février, le projet « Initiatives Science, Innovation, Territoires, Economie » porté par la communauté d’universités et d’établissements de Bourgogne Franche-Comté annonçait les lauréats de son second appel à projets. Parmi les 88 projets soumis, le Comité de Pilotage en a retenu 34. Plusieurs recherches portées par le CHU Dijon Bourgogne ou associant ses équipes figurent au titre de cette short-list. Au cours des dernières années, les équipes du CHU se sont fortement investies dans la recherche. Leur engagement a été reconnu avec l’évaluation positive du Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES) et la certification de la Délégation à la Recherche Clinique et à l’innovation (DRCI).

La sélection régionale vient confirmer les excellents résultats du CHU pour l’année 2017, avec 7 projets médicaux retenus dans le cadre des appels à projets nationaux et, pour la première fois, un projet paramédical soutenu au niveau national.

Ces succès témoignent de la forte mobilisation et de l’investissement de toute la communauté hospitalière, tant pour la qualité des projets portés que pour la recherche de financements.

Parmi les projets développés par les équipes du CHU Dijon Bourgogne et retenus dans le cadre de l’appel à projets I-SITE BFC (Initiatives Science, Innovation, Territoires, Economie – Bourgogne Franche-Comté), on citera :

• ADVANCES (Automatic detection of viable myocardiac segments considering deep networks / Détection automatique des segments myocardiques viables par des méthodes d’apprentissage profond) porté par le Docteur Alain Lalande, MCU-PH en Biophysique, en partenariat avec CASIS (CArdiac Simulation & Imaging Software – Logiciels d’analyse d’images médicales) et le laboratoire « Electronique, Informatique et Image » de l’université de Bourgogne et soutenu à hauteur de 309 000 €

• LIPOMAC (LXR-mediated phospholipid remodeling and macrophage functions relevance in the context of cardio-metabolic and autoimmune diseases / Pertinence dans le contexte des maladies cardio-métaboliques et auto-immunes de l’étude du remodelage des phospholipides par le récepteur LXR au niveau des fonctions macrophagiques) porté par le Professeur David Masson, PU-PH en Biochimie en collaboration avec le laboratoire « Lipides-Nutrition-Cancer » de l’université de Bourgogne, et soutenu à hauteur de 150 000 €

• INGUSP (Identification of New Genes in Unresolved Syndromic Phenotypes with developmental anomalies combining whole genome sequencing and rna sequencing / Identification de nouveaux gènes dans les phénotypes syndromiques non résolus avec anomalies du développement combinant le séquençage du génome entier et le séquençage de l’ARN) porté par le Professeur Christel Thauvin, PU-PH en Génétique, et soutenu à hauteur de 150 000 €.

Le CHU Dijon Bourgogne collabore par ailleurs à trois projets retenus par le Comité de Pilotage d’I-SITE BFC :

• HoST-110 (Deciphering HSP110 as a target in colorectal cancer : from structure to drug design / HosT-110 portant sur la pertinence de HSP110 comme cible thérapeutique dans le cancer colorectoral) porté par Carmen Garrido, Directrice de recherche à l’INSERM

• ENGAGE (Elderly people living in instituion in eating situations), projet interdisciplinaire alimentation-santé piloté par Claire Sulmont-Rossé, chercheuse à l’INRA, qui développera des « stratégies engageantes » par le biais d’interventions permettant aux personnes âgées institutionnalisées de rester impliquées dans l’acte alimentaire

• EATERS (Brain mechanims of odor-induced taste enhancement in normal weight and obese populations), projet porté Charlotte Sinding, chercheuse à l’INRA, en lien avec les mécanismes cérébraux de l’amélioration du goût induit par les odeurs chez des populations de poids normal et obèses

L’ensemble des projets a été étudié puis sélectionné par un comité d’experts internationaux au regard des 3 axes d’I-SITE BFC :

• Axe 1 : Matériaux avancés, ondes et systèmes intelligents

• Axe 2 : Territoires, Environnement, Aliments

• Axe 3 : Soins globaux individualisés.

Catégorie : CHU Dijon Bourgogne, Recherche -Etude

 

Pour plus d’information : CHU Dijon Bourgogne

Céline Cornillat, Directrice Communication et Affaires culturelles.
1 Boulevard Jeanne d’Arc BP77908 21079 Dijon cedex
Tel : 03 80 29 36 28
Standard : 03 80 29 30 31

Source : Recherche : nouvelle reconnaissance pour la belle dynamique du CHU Dijon Bourgogne

Verso suit les projets développés par les équipes du CHU Dijon Bourgogne.

QUELQUES CHIFFRES SUR LES REMBOURSEMENTS DE SOINS DU REGIME GENERAL EN 2017

En 2017, les remboursements de soins du régime général ont progressé de +3,1%, et de +3,2% pour les remboursements de soins de ville. Pour rappel, cette évolution n’est pas le résultat de l’évolution de l’Ondam compte tenu des écarts entre ces deux notions (cf. image dans l’article).

En données brutes, l’évolution annuelle est de 2,7% pour le total des remboursements du régime général et 2,6% pour les remboursements de soins de ville.
En données corrigées des variations calendaires, l’augmentation 2017 des remboursements de soins de ville est de 0,6 point plus rapide qu’en 2016 (+3,2% en 2017 contre +2,6% en 2016 et +2,4% en 2015).

L’année 2017 s’inscrit donc en légère accélération par rapport aux deux dernières années de remboursements de soins. Les remboursements de soins de ville en 2017 sont principalement marqués par :
• Une augmentation des remboursements d’honoraires médicaux et dentaire ;
• Une accélération des remboursements de médicaments qu’ils soient délivrés en officine ou rétrocédés ;
• Une augmentation des remboursements d’indemnités journalières ;
• Des évolutions des soins des auxiliaires médicaux, des dispositifs médicaux et des transports sanitaires qui se maintiennent à des niveaux comparables à 2016 ;

L’analyse plus détaillée des postes de dépenses fait apparaître les évolutions suivantes :

En données corrigées des variations calendaires, les remboursements de soins de médecins et dentistes progressent de +3,6% en 2017 (après +2,7% en 2016 et +2,8% en 2015).
• Les remboursements de médecine générale augmentent de +3,6% (+1,6% en 2016 et +1,3% en 2015). Cette accélération résulte de l’augmentation du tarif de la consultation de 23 à 25 euros à partir de mai 2017.
• L’évolution des remboursements des soins de médecine spécialisée s’établit à +3,6% en 2017, contre +3,1% en 2016 et +3,4% en 2015. Celle-ci est portée par les actes techniques qui représente presque 70% des remboursements de soins des spécialistes et par des mesures tarifaires intervenues sur les consultations des spécialistes dans la convention médicale de 2016.
• Les remboursements de soins dentaires progressent de +2,1% en 2017 (+1,4% en 2016 et +2,7% en 2015).

Au sein des soins d’auxiliaires médicaux, dont les remboursements augmentent de 4,1% en 2017 (+4,2% en 2016 et +4,8% en 2015), les soins infirmiers connaissent l’évolution la plus élevée mais présentent une légère décélération (+4,2% en 2017 contre +4,5% en 2016 et +5,2% en 2015).

A contrario, les remboursements de soins de masso-kinésithérapie progressent de +3,9% en 2017 soit une légère accélération (+3,6% en 2016 et +3,1% en 2015).

Les laboratoires augmentent un peu plus faiblement en 2017 qu’en 2016 avec une évolution de +1,1% mais largement plus rapidement que les années précédentes (+1,9% en 2016, -0,5% en 2015 et -0,6% en  2014). Cette évolution est marquée par une augmentation de l’activité des laboratoires durant l’été 2017 suite à une augmentation des volumes des dosages sanguins de la thyréostimuline (TSH) dans le cadre du changement de conditionnement du Lévothyrox.

Les remboursements de produits de santé, médicaments et produits de la LPP, aboutissent à une progression assez élevée de +2,3% en 2017 après deux années de plus faible croissance (+1,3% en 2016 et +1,2% en 2015). Cette dynamique résulte aussi bien d’une augmentation des remboursements des médicaments délivrés en ville (+0,7% en 2017 contre -0,1% en 2016 et -0,5% en 2015) que de la rétrocession hospitalière (+7,2% en 2017 contre +2,6% en 2016 et +4,7% en 2015).

Les remboursements des autres produits de santé, et en particulier ceux de la liste des produits et prestations restent dans la même dynamique que l’année précédente avec une évolution de +5,1% en 2017 (+5,2% en 2016 et +5,7% en 2015).

Les dépenses de transports sanitaires restent elles aussi sur le même niveau qu’en 2016 avec une évolution de +4,5% en 2017 (+4,3% en 2016 et +3,6% en 2015).

Les remboursements des indemnités journalières présentent une accélération en 2017 (+4,6% en 2017 contre +3,7% en 2016 et +3,1% en 2015).

L’évolution des versements aux établissements de santé est de +1,2% en 2017. Concernant les soins hospitaliers de court séjour (médecine chirurgie et obstétrique) la progression est de +1,2% pour les établissements publics et de +1,4% pour les établissements privées, dont les tarifs ont baissé en mars 2017 comme en 2016 et en 2015. Les dépenses liées aux hospitalisations en psychiatrie et en soins de suite et de réadaptation s’accroissent de +2,3% et de +0,9%.

Les versements aux établissements médico-sociaux progressent de +10,5%, dont les établissements et services pour personnes âgées progressent de +3,4%. La progression rapide du poste médico-social provient en grande partie d’un changement du financement des dotations de fonctionnement des établissements et service d’aide par le travail (ESAT) à l’Assurance Maladie, voté lors de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 et effectif au 1er janvier 2017.

Au total, les dépenses du régime général progressent en 2017 de +3,1% en données corrigées des jours ouvrés et des variations saisonnières.

Verso accompagne les professionnels de la santé.

Une nouvelle technique d’imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

Une nouvelle technique d'imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

Depuis octobre, le Limousin est équipé d’un système de radiographie innovant, qui limite la dose de radiation. Un équipement particulièrement intéressant pour le suivi des enfants atteints de scoliose.

C’est la société d’imagerie de radiothérapie et d’oncologie médicale (IMRO), qui a fait l’acquisition de ce nouveau dispositif au sein de la Polyclinique de Limoges (site Chénieux).

Les avantages de ce système, baptisé Eos® ? La réduction de l’exposition aux rayons X. « On diminue de 50 à 85 % la dose de radiations par rapport à un examen de radiologie classique et de 95 % comparé à un scanner, explique Éric Chardac, radiologue. Chez un enfant, pour un examen de la colonne vertébrale, la dose délivrée équivaut à une semaine de rayonnement naturel : c’est donc quasi neutre. » Ce qui permet une surveillance plus rapprochée du jeune patient.

Mais les adultes souffrant d’affections ostéo-articulaires au niveau du rachis ou des membres inférieurs peuvent aussi en bénéficier. La particularité du dispositif médical est en effet de fournir des images du squelette du patient debout, en 2D et 3D, sans surcoût par rapport à un examen standard.

« Les mesures sont extrêmement précises », indique Céline Tricard, directrice d’IMRO. Ces données anatomiques très complètes sont « un plus dans le diagnostic et en vue d’une opération ». L’outil est ainsi très utile aux chirurgiens pour modéliser les prothèses de hanche ou de genou qu’ils vont poser, et en assurer ensuite le contrôle.

D’après les travaux de Georges Charpak

La machine Eos est inspirée des travaux menés par Georges Charpak, prix Nobel de physique en 1992. Créée par la société Eos Imaging, elle a été primée par la Fondation Galien en décembre dernier.

Une bonne cinquantaine d’établissements en France en sont équipés. Les plus proches de Limoges étaient situés jusqu’à présent à Périgueux, Poitiers, Bordeaux et Clermont-Ferrand.

Hélène Pommier
helene.pommier@centrefrance.com

Source : Une nouvelle technique d’imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

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Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Première en France, la Saône-et-Loire a inauguré ce jeudi le premier site de son centre de santé départemental.

Trois autres ouvriront dans les semaines à venir, à Autun, Chalon-sur-Saône et Montceau-les-Mines, pour compléter le dispositif de lutte contre la désertification médicale.

Matériel médical, magazines et jouets d’enfants, coin accueil : à l’intérieur du bâtiment jaune aux volets bleus situé en plein centre de Digoin, ville de quelque 8 000 habitants, tout est prêt pour accueillir, à partir du 6 février, patients et professionnels.

Dans ce département qui compte 110 médecins généraliste pour 100 000 habitants, contre 132 en moyenne dans le pays, 10 médecins généralistes ont été embauchés en décembre par le département qui espère en recruter une trentaine en tout d’ici à la fin de 2018. Sous contrats de 35 heures par semaine annualisées, pour une rémunération mensuelle entre 4 500 et 6 000 euros nets, ils seront répartis sur les 4 sites du centre de santé.

Certains d’entre eux sont de jeunes médecins, d’autres sont plus expérimentés, mais fatigués d’exercer en libéral. « Je vais diviser mon temps de travail par deux. Je suis très fier de participer à ce projet novateur », se félicite André Buttner, 61 ans, qui était jusqu’ici médecin rural dans l’Yonne. Quant au généraliste parisien Gérard Delafond, « son souhait est de faire moins de comptabilité et de (se) recentrer sur les soins médicaux »« C’est un vrai signe d’espoir » pour le maire de la ville, Fabien Genet.

Ce centre, dont le budget de départ s’élève à 2 millions d’euros « pour mettre en route la machine », ne vient pas « en concurrence avec la médecine libérale, au contraire. On souhaite la soulager en apportant une offre complémentaire », indique le président du conseil départemental, André Accary.

Source : Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement des centres de santé.

Hôpital Virtuel de Lorraine : un centre de formation innovant soutenu par l’Europe dans le Grand-Nancy

Des milliers d’étudiants et professionnels de santé en activité profitent de l’Hôpital Virtuel de Lorraine. Nouveaux locaux tout juste inaugurés sur le plateau de Brabois. Formation numérique et dialogue entre disciplines sont les moteurs de ce centre de formation universitaire.

L’Hôpital Virtuel de Lorraine : une notoriété renforcée par les financements européens. © Radio France – Laurent Watrin

Des mannequins remplacent les patients. Des bases de données numériques actualisent les savoirs. Des jeux de rôle mettent en scène des cas cliniques. Sur le plateau de Brabois, à Vandoeuvre-lès-Nancy, l’Hôpital Virtuel de Lorraine est un centre de formation, initiale et continue, au service des malades.

Des mannequins et des outils numériques rendent plus réalistes les formations. - Radio France
Des mannequins et des outils numériques rendent plus réalistes les formations. © Radio France – Laurent Watrin

Le partage et le dialogue entre disciplines sont au coeur de ce centre de formation universitaire, qui a été intégré au Plan Campus lorrain.

Pour les étudiants en médecine comme pour les professionnels en exercice, « le numérique est un outil supplémentaire qui permet de mettre en scène des cas cliniques particuliers », explique Annie Hind, ingénieure biomédicale, en salle virtuelle de pédiatrie.

Le grand intérêt de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, c’est le croisement des compétences et la validation de la formation continue. Le doyen de la faculté de médecine de Nancy, Marc Braun, est convaincu que les patients seront d’autant mieux soignés que les professionnels de santé viendront régulièrement se remettre à niveau en passant par ce centre de formation universitaire.

Le Professeur Marc Braun, doyen de la faculté de médecine de Nancy. - Radio France
Le Professeur Marc Braun, doyen de la faculté de médecine de Nancy. © Radio France – Laurent Watrin

L’aventure de l’Hôpital Virtuel de Lorraine a pris corps en 2014, avec le rapprochement entre l’Ecole de chirurgie de Nancy, animée activement par le docteur N’Guyen Tran, et le Centre universitaire de l’enseignement par simulation médicale (CUESIM), fondé par le Professeur Marc Braun.

Quatre ans après, les nouveaux locaux de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, sur le campus de médecine, à Brabois, offre un espace de plusieurs centaines de mètres carrés dédié à tous les professionnels de santé. Cette première en France est soutenue par les fonds structurels européens : près de 5 millions d’euros du FEDER.

« Nous avons du travail pour des années, rien qu’avec les professionnels de santé du Grand-Est », selon le doyen Marc Braun. De son côté, le directeur général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL), Thierry Conroy, y voit la poursuite des missions de l’ICL « dans un cadre optimisé ».

Lors de l’inauguration des nouveaux locaux, ce mardi 23 janvier 2018, les élus locaux se sont montrés unanimes pour appuyer ce pôle de formation universitaire. Mais les responsables de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, fédérés dans un GIE (Groupement d’intérêt économique), savent que le centre lorrain est en concurrence avec d’autres sites de formation en Europe et dans le monde« La notoriété et la pérennité de l’Hôpital Virtuel de Lorraine se construiront par le bouche-à-oreille sur la qualité de nos formations », insiste Marc Braun.

L'Hôpital Virtuel de Lorraine a bénéficié de près de 5 millions d'euros de fonds européens. - Radio France
L’Hôpital Virtuel de Lorraine a bénéficié de près de 5 millions d’euros de fonds européens. © Radio France – Laurent Watrin

 

Source : Hôpital Virtuel de Lorraine : un centre de formation innovant soutenu par l’Europe dans le Grand-Nancy

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement de centres de formation.

La création des centres de santé est simplifiée par le gouvernement

La Ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté ce 12 janvier 2018, une ordonnance visant à simplifier les conditions de création et de fonctionnement des centres de santé.

Publiée le 13 janvier 2018 au Journal Officiel, cette ordonnance rentre dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Plus précisément, ce texte a pour objectif de faciliter l’accès aux soins de premier recours (médecin généraliste, dentiste, infirmier) pour tous, notamment en facilitant la mise en place de ces lieux de soins.

Les sociétés coopératives d’intérêt collectif et les établissements de santé privés à but lucratif, pourront désormais créer un centre de santé. Ces créations étaient jusqu’alors réservées, aux établissements publics de santé, aux collectivités territoriales, aux mutuelles et aux associations.

Dans son rapport au Président de la République, le gouvernement prévoit que cette simplification se réalise « dans un souci de renforcement de l’accès à des soins de qualité, dans des conditions à la fois sécurisées et privilégiées sur le plan financier » et prévoit que :

  • Le caractère non lucratif des centres de santé soit garanti ;
  • La pratique du tiers payant et des tarifs opposables soit obligatoire ;
  • Les bénéfices issus de l’exploitation d’un centre de santé ne soient pas distribués mais mis en réserves ou réinvestis au profit du centre concerné ou d’une autre structure à but non lucratif, gérés par le même organisme gestionnaire ;
  • La suspension immédiate, totale ou partielle de l’activité du centre en cas d’urgence tenant à la sécurité des patients.

Parallèlement, le texte assouplit les conditions de fonctionnement des centres de santé en rendant optionnelles certaines activités auparavant obligatoires, comme l’accueil d’étudiants en stage.

Source : La création des centres de santé est simplifiée par le gouvernement

Verso accompagne les professionnels de la santé vers un renforcement de l’accès aux soins de santé.

 

Premier succès pour l’anneau mitral innovant de la firme française Kephalios

Le premier anneau mitral réglable par un cathéter à ballonnets, a été implanté avec succès chez un patient avec une insuffisance mitrale à l’Université de médecine de Vienne.

La firme Kephalios basée en France, à Aix-en-Provence, vient d’annoncer que Kalios, son anneau mitral innovant réglable avec un cathéter à ballonnets et conçu pour corriger l’insuffisance mitrale, a pour la première fois été implanté avec succès chez un patient souffrant de cette maladie cardiaque, le 1er janvier, à l’hôpital général de Vienne, en Autriche. Le patient implanté est l’un des cinq destinés à recevoir Kalios dans le cadre de l’étude « Optimise », une première étude clinique sur l’homme visant à tester la faisabilité et l’innocuité du dispositif.  La technique d’implantation est inspirée de celle des anneaux Carpentier. Cependant la taille et la forme de l’implant Kalios peuvent être ajustées, si nécessaire, à de multiples reprises dans les mois suivant l’opération au moyen d’interventions mini-invasives. Ces interventions simples permettent d’optimiser la réparation de la valve mitrale, tout en protégeant la fonction ventriculaire.

Selon le Pr Martin Andreas, chirurgien et investigateur principal de l’étude Optimise, « la technologie de Kephalios est idéale pour traiter aussi bien une fuite résiduelle, directement après une opération chirurgicale de réparation mitrale, qu’une insuffisance mitrale récurrente. Cette dernière affecte principalement les patients souffrant d’une insuffisance fonctionnelle de la valve mitrale, une population jusqu’à présent plutôt difficile à traiter, en raison de la progression de la maladie après l’opération ». « L’implant de Kephalios pourrait notamment permettre d’éviter le recours à une nouvelle intervention chirurgicale » a précisé le Pr Guenther Laufer, chef du Département de chirurgie cardiaque de l’hôpital général de Vienne (AKH).

Kephalios est une medtech fondée en 2011 par Truffle Capital et par les inventeurs Piergiorgio Tozzi et Daniel Hayoz. Outre cet anneau d’annuloplastie à ballonnet réglable pour le traitement de l’insuffisance mitrale, elle investit également dans la recherche d’implants cardiaques mini-invasifs innovants. En tant que leader du consortium Mivana, Kephalios fédère deux sociétés, Epygon et MDB Texinov, ainsi que le centre de recherche IFTH (Institut Français du Textile et de l’Habillement), dans le but de créer un nouveau secteur cardiovasculaire en France.

Source : Premier succès pour l’anneau mitral innovant de la firme française Kephalios

Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

L’année 2018 fait suite à une période troublée mais au cours de laquelle le secteur de l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique pourrait poursuivre son développement, grâce notamment à un changement ministériel et à une conjoncture économique qui s’annonce plus favorable.

Bruno Benque
Bruno Benque – Théma Radiologie

À l’instar de l’ensemble du secteur de la Santé dans l’hexagone, l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique vient de connaître une période mouvementée.

Des restrictions budgétaires qui ont impacté significativement le secteur

Les décisions politiques relatives à la rémunération des actes, notamment l’article 99 du PLFSS 2017 donnant tout loisir à l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) de la définir unilatéralement, ont entrainé en effet une vague de contestation sans précédent, puisqu’une grève des cabinets de radiologie a été décrétée et relativement bien suivie au mois de mars 2017. Il faut dire que la suppression du modificateur Z dans le calcul des cotations des actes de radiologie conventionnelle et la baisse des forfaits techniques d’imagerie en coupe et de TEP impactent significativement le fonctionnement et les possibilités d’investissement des centres de radiologie privés, comme le rappelle régulièrement la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR).

Des rencontres constructives au Ministère

Mais l’imagerie médicale semble constituer également une variable d’ajustement essentielle aux budgets des structures publiques. Les décisions de l’UNCAM pénalisent en effet les budgets des services de radiologie et de médecine nucléaire, dans une conjoncture défavorable qui verra les hôpitaux publics accuser, annoncent-ils, un déficit cumulé de 1,5 milliards d’euros à l’heure du bilan de l’année 2017, alors qu’il n’était que de 470 millions l’année précédente. L’année 2018 qui commence s’annonce néanmoins décisive eu égard aux espoirs suscités par la nomination du Pr Agnès Buzyn au Ministère des Solidarités et de la Santé. Les représentants de la FNMR ont d’ailleurs rencontré les membres du cabinet ministériel peu après la constitution du gouvernement, en juillet 2017, ainsi que le Premier ministre lui-même. Des entrevues constructives, d’après les retours que nous avons pu obtenir, qui laissent présager d’une détente des relations entre le Ministère et la communauté radiologique.

Une conjoncture qui pourrait assouplir les contraintes budgétaires

Celle-ci attend beaucoup de la nouvelle administration ainsi que de la reprise économique qui semble enfin se dessiner. Si l’étau budgétaire se desserre un peu, les gestionnaires de parcs de modalités d’imagerie pourront de nouveau équiper leurs services, d’autant que les centrales d’achats et les sociétés d’aide au financement ou de location de matériels lourds leur donnent la possibilité de réaliser des économies substantielles à l’occasion du renouvellement de leurs installations. Ils pourront également bénéficier de la nouvelle procédure législative publiée le 3 janvier 2018 et qui assouplit désormais les contraintes liées aux autorisations d’installation de matériels lourds. Cette nouvelle année pourrait être un tournant pour l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique française, dont les acteurs font preuve de dynamisme, d’ingéniosité parfois et d’excellence scientifique toujours.

Nous serons encore, tout au long de 2018, au plus près des évolutions technologiques, pratiques et législatives du secteur pour vous les faire partager et serons à l’écoute de vos besoins, de vos réussites ou de vos échecs, et viendrons à votre rencontre lors des différents congrès que vous, radiologues, manipulateurs et industriels mettez tant d’énergie et de savoir-faire à organiser. Au nom de l’ensemble de la Rédaction de Thema Radiologie, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année.

Source : Édito – Une année décisive pour le secteur de l’imagerie médicale

Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

Les procédures d’autorisation de matériels médicaux lourds ont été modifiées par ordonnance gouvernementale du 3 janvier 2018. Elles sont modernisées et simplifiées et introduisent notamment la notion d’autorisation d’urgence.

Palais de l

La Loi de Modernisation de notre système de Santé publiée en janvier 2016 stipulait, dans son article 204, que devaient être modernisées et simplifiées, au moyen d’une ordonnances à prendre par le Gouvernement, les différents régimes d’autorisation des activités de soins et d’équipements matériels lourds.

Publication de l’ordonnance au Journal Officiel du 3 janvier 2018

Ce texte avait notamment pour objectif d’assurer une plus grande cohérence avec les projets régionaux de santé, intégrant ainsi la révision des durées d’autorisation, et d’alléger les procédures, notamment à l’occasion d’opérations de renouvellement, de transfert ou de cession d’autorisation. Ladite ordonnance a été publiée au Journal Officiel du 3 janvier 2018.

Des visites de conformité désormais facultatives

Les procédures d’autorisations d’installation des modalités d’imagerie en coupe, d’imagerie interventionnelle, de radiothérapie et de médecine nucléaire, qui sont concernées par ces dispositions législatives, tiendront compte désormais « des conclusions de certification de la HAS, afin de lier régulation de l’offre de soins et qualité et sécurité des soins ». Les visites de conformité actuellement requises pour toute nouvelle autorisation seront quant à elles facultatives, dans un objectif d’efficacité et d’optimisation des moyens.

Introduction de la notion d’autorisation d’urgence

L’ordonnance prévoit également d’allonger la durée des autorisations sanitaires de cinq à sept ans, « afin d’accorder plus de visibilité aux établissements, notamment lorsque ces derniers engagent des investissements lourds pour la réalisation de l’activité« . Elle introduit enfin la notion d’autorisation d’urgence, en cas de menace sanitaire grave constatée par le ministre de la Santé ». Cette mesure vise à sécuriser juridiquement les établissements de santé amenés à assurer une activité supplémentaire dans le cadre du déclenchement de plans blancs.

Source : Procédures d’autorisation de matériels lourds: l’ordonnance gouvernementale est publiée

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Selon la Fédération hospitalière de France, les établissements devraient enregistrer un déficit d’environ 1,5 milliard d’euros en 2017 sous les effets conjugués des plans d’économies demandés par l’État et d’une activité moins dynamique. Une situation qui, prévient-elle, risque d’avoir des conséquences graves sur le fonctionnement des hôpitaux.

Rien ne va plus dans les hôpitaux français. Selon la Fédération hospitalière de France, ils sont étranglés financièrement: leur déficit devrait atteindre 1,5 milliard d’euros cette année, selon les premières estimations qui parviennent aux Agences régionales de santé. Ce montant est «dramatique et totalement inédit», s’alarme la FHF dans un communiqué publié ce lundi. Il témoigne selon elle d’une forte dégradation financière sur un an puisqu’en 2016, le déficit atteignait 470 millions d’euros.

Si les hôpitaux vont si mal, c’est d’abord parce qu’ils sont sous pression, assure la fédération. Soucieux de réduire le trou de la Sécu, les gouvernements imposent chaque année aux hôpitaux des plans d’économies. Sur les trois dernières années, ces économies ont représenté 3 milliards d’euros selon la FHF. Et le dernier projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ne déroge pas à la règle puisqu’il leur réclame 1,6 milliard d’économies sur un an. «C’est du jamais vu», confie au Figaro Frédéric Valletoux, président de la FHF. «Le budget 2018 table sur une hausse de 2,3% de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à près de 200 milliards d’euros, mais la hausse tendancielle des charges des hôpitaux publics est de 3% environ. La différence entre l’Ondam et cette hausse des charges représente 1,6 milliard d’euros, soit le montant qu’on demande aux hôpitaux d’économiser!», s’insurge ce dernier. «Et parallèlement, on ne rend pas ces économies supportables avec des réformes structurelles. Il y a des contraintes administratives fortes et pas de capacité d’adaptation», dénonce-t-il.

 

Cette année, les hôpitaux ont aussi subi les effets négatifs de la tarification à l’acte (T2A). Mise en place en 2004, la T2A prévoit que la majorité du financement des hôpitaux dépende du nombre et de la nature des actes réalisés. «Pour 2017, le gouvernement avait anticipé une hausse de l’activité. Mais pour tenir l’Ondam, il avait décidé de baisser le prix de l’acte. Or en 2017, l’activité des hôpitaux n’a pas été dynamique. Moins d’actes avec des financements en baisse, cela entraîne moins de ressources», résume le président de la FHF. «C’est bien la preuve que ce système de financement n’est plus adapté. On marche sur la tête», ajoute-t-il.

«L’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé»   Frédéric Valletoux, président de la FHF

Cette dégradation financière et ce nouvel objectif d’économies de 1,6 milliard en 2018 auront des conséquences graves pour les hôpitaux «qui vont se trouver pris en otage entre la qualité des soins qu’ils doivent à leurs patients, la préservation des conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières et l’obligation du retour à l’équilibre des comptes», explique la FHF dans son communiqué. «Aujourd’hui, l’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé. C’est une fragilisation sans précédent et le personnel le vit très mal. Pour rappel, 1,5 milliard de déficit, cela représente 30.000 emplois. Si le but du gouvernement est de mettre en place un plan de suppression de postes, il faut le dire!», s’agace Frédéric Valletoux.

Agnès Buzyn veut en finir avec la course à l’acte

Autre motif de colère: la décision prise fin novembre par Agnès Buzyn de ne dégeler que 150 millions d’euros sur les quelque 400 millions mis en réserve pour garantir les objectifs budgétaires. Chaque début d’année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux sont mis en réserve par le gouvernement qui peut décider de les annuler si les objectifs de dépenses ne sont pas tenus, ou au contraire de les dégeler. Dans un communiqué commun, la FHF, la FHP (privés), la Fehap (privés non lucratifs) et Unicancer lui avaient réclamé le dégel en fin d’année de l’intégralité des crédits mis en réserve. «Après n’avoir restitué aux établissements que 150 millions, [le gouvernement] envisage maintenant de prélever le solde des crédits 2017 votés et destinés à financer les missions d’intérêt général pour éponger les effets de la convention médicale. Cette convention a été passée avec les professionnels de santé libéraux, et son coût a été initialement sous-estimé», dénonce par ailleurs la FHF.

Pour son président, plusieurs mesures d’urgence s’imposent. «Il faut alléger la bureaucratie qui étouffe l’organisation. Il faut faire confiance aux équipes. Il faut ensuite vraiment s’attaquer aux actes inutiles. Il faut les traquer partout et pas seulement dans les hôpitaux. Des milliards d’euros d’économies sont à la clé. Il faut ensuite corriger la T2A pour casser la course à l’acte», énumère Frédéric Valletoux. Dans un entretien à Libération le 12 décembre dernier, la ministre Agnès Buzyn s’était dite favorable à ce dernier point. «Nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A: ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise (…) Cette logique est arrivée à son terme», expliquait la ministre. «Le constat est partagé, mais après?», s’interroge le président de la fédération hospitalière de France. «Il faut des actes volontaristes. Depuis 2012, la situation des hôpitaux n’a fait que se dégrader. Or si l’hôpital, maillon central de notre système de santé, craque, c’est tout le système de santé qui recule de plusieurs cases», prévient-il.

Source : Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

VIDÉO – Une première chirurgicale au CHU de Grenoble pour opérer le bas de la colonne vertébrale