En 2017, la France compte 1.175 scanners âgés en moyenne de 3,6 ans (étude IRSN)

PARIS, 2 octobre 2018 (TecHopital) – L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu les conclusions de son étude sur l’état des lieux du parc français des scanners et l’impact de l’année de construction sur les doses délivrées aux patients, a indiqué l’IRSN dans un communiqué publié le 28 septembre.

Dans une saisine conjointe, la direction générale de la santé (DGS) et la direction de la sécurité sociale (DSS) ont demandé à l’IRSN en décembre 2017 d’établir un état des lieux du parc français des scanners ainsi qu’une analyse de l’impact de l’âge des scanners sur les doses délivrées.

L’analyse du parc français des scanners conduit aux observations suivantes :

Fin décembre 2017, l’IRSN recensait 1.175 appareils, avec un âge moyen du parc de 3,6 ans. L’âge des scanners au moment de leur renouvellement est en moyenne de 6,1 ans.

L’étude indique que 83% des scanners de plus de 10 ans sont implantés dans les établissements publics.
De plus, les indices de dose baissent de l’ordre de 20 à 30% entre les scanners installés avant 2009 et les scanners installés en 2015.

Ainsi, l’IRSN estime que « l’âge moyen des scanners au moment de leur renouvellement, entre 5 et 7 ans, est en cohérence avec le cycle des évolutions techniques« . Toutefois, elle estime qu' »une attention particulière doit être portée aux évolutions technologiques ayant un impact positif sur les doses délivrées aux patients afin qu’elles puissent bénéficier à l’ensemble du parc, en veillant à un renouvellement homogène des scanners entre le secteur public et le secteur privé« .

L’IRSN recommande « de renouveler en priorité les scanners de plus de 10 ans et ceux de plus de 7 ans utilisés en pédiatrie ou, à défaut, de mettre en place un dispositif incitatif à la mise à niveau des scanners lorsque les évolutions proposées ont une influence bénéfique sur leurs performances (dose et qualité d’image)« .

A noter que pour répondre à cette saisine, l’IRSN a exploité deux des bases de données dont la gestion lui a été confiée par la réglementation : Sigis, le système d’information et de gestion des sources, ainsi que l’application de gestion des niveaux de référence diagnostiques.

L’IRSN a par ailleurs auditionné les associations de professionnels concernés, sur les thématiques en lien avec cette saisine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *