Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Crédit Photo : S. Toubon

À l’occasion des traditionnels vœux à la presse de l’Autorité de sûreté nucléaire, son président Pierre-Franck Chevet a, une nouvelle fois, appelé à la vigilance des professionnels de santé en matière d’usages médicaux de rayonnements ionisants.

En 2017, l’ASN a recensé dans ce domaine une dizaine d’incidents de niveau 2, avec de potentiels impacts sur la santé des individus touchés, patients comme soignants. « Un chiffre relativement stable, mais dont on ne peut pas se contenter », déclare-t-il. La moitié de ces incidents est liée aux actes de radiothérapie.

Parmi eux, un surdosage survenu en mai dernier au CHU de Bordeaux dans le cadre d’un traitement par contacthérapie dont l’ASN précise les détails dans un avis d’incident récemment publié. « Un effort doit être fait en radiothérapie », afin que les démarches de gestion des risques (étude de risque et retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection) « soient mieux exploitées pour sécuriser davantage les traitements », insiste le président de l’ASN.

L’autre enjeu touche à la radiologie interventionnelle radioguidée en bloc opératoire, un domaine en pleine expansion, qui englobe l’autre part des incidents de niveau 2 recensée l’année dernière. Pour Pierre-Franck Chevet, il s’avère nécessaire « de renforcer les moyens mis en place pour l’optimisation des doses et la formation des professionnels à la radioprotection et à l’utilisation des équipements ».

Sûreté nucléaire

En matière de sûreté des installations nucléaires, le contexte général qui était qualifié de « préoccupant » en 2017, « l’est moins aujourd’hui en raison d’un certain nombre de signes et de perspectives d’amélioration », juge Pierre-Franck Chevet. Parmi les motifs de satisfaction, la problématique d’excès carbone dans certains « gros composants » du parc nucléaire national.

« Une anomalie technique qui nous a conduits à demander l’arrêt d’une douzaine de gros réacteurs pendant l’hiver 2016-2017. Les contrôles ont été effectués. Nous avons pris position sur le devenir de la cuve de l’EPR. Cette anomalie de ségrégation carbone est aujourd’hui derrière nous », relate le président de l’ASN.

Irrégularités du Creusot

Parmi les points noirs en suspens, la question des « irrégularités » de l’usine du Creusot et la suspicion de « potentielles falsifications de documents de fabrication » de composants destinés aux installations nucléaires françaises. Portant sur cinquante ans de production et plus de 2 millions de documents, la procédure d’inspection doit s’achever d’ici à la fin de l’année.

« Je ne peux pas exclure à l’heure actuelle qu’il puisse y avoir de nouvelles surprises », indique Pierre-Franck Chevet. Le président de l’ASN a profité de ses voeux pour rappeler à l’ordre le groupe EDF qui a cumulé en 2017 les difficultés en matière de gestion de la conformité de ses matériels. « J’attends des propositions de plan d’action de la part d’EDF d’ici la fin du semestre », a-t-il précisé.

Enfin, dans le cadre de la loi de transition énergétique, une nouvelle mission voit le jour à l’ASN sur la sécurité des sources radioactives (incluant la prévention des actes de malveillance). « Un travail réglementaire est en train de s’achever. On va pouvoir commencer les inspections à la fin de l’année 2018. C’est un premier pas dans ce nouveau domaine de sécurité », a-t-il souligné.

Source : Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Verso accompagne les professions de radiologie dans leurs évolutions techniques, les dispositions réglementaires peuvent être source d’évolution.

Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

La France a-t-elle un message en matière d’intelligence artificielle (IA) ? Alors que ses chercheurs participent activement à la recherche fondamentale, elle serait distancée sur les applications industrielles. En attendant un éventuel rattrapage, l’Hexagone peut tracer la voie en matière d’encadrement éthique et juridique sur les ruptures technologiques en cours. C’est en tout cas l’objectif que s’est assigné Ethik-IA, une initiative qui marque le retour de David Gruson (photo) dans le secteur de la santé après son départ en septembre dernier de la Fédération hospitalière de France. Le créneau est en fait étroit, entre la dérégulation totale et le supra-précautionisme, attitude naturelle en France avec le risque de voir se développer l’IA ailleurs. Ethik-IA qui s’est entourée d’une équipe pluridisciplinaire (médecin, juriste, spécialistes en géopolitique…) souhaite introduire en réponse à ces deux dangers le principe de « garantie humaine » de l’IA. En cas de recours aux algorithmes pour le diagnostic médical, le patient par exemple doit être informé. Ce concept sera décliné dans les prochaines semaines en articulation avec la Société française de télémédecine via la présentation du dispositif de « télémédecine de garantie humaine ». La publication de notes de cadrages est également annoncée. Autant de thématiques qui seront également déployées dans la réflexion lors de la révision des lois de bioéthique.

Source : Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

Verso accompagne les enseignants, chercheurs en droit numérique, en technologies de l’information, experts en communication et en sciences humaines et sociales au service de la santé.

Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Première en France, la Saône-et-Loire a inauguré ce jeudi le premier site de son centre de santé départemental.

Trois autres ouvriront dans les semaines à venir, à Autun, Chalon-sur-Saône et Montceau-les-Mines, pour compléter le dispositif de lutte contre la désertification médicale.

Matériel médical, magazines et jouets d’enfants, coin accueil : à l’intérieur du bâtiment jaune aux volets bleus situé en plein centre de Digoin, ville de quelque 8 000 habitants, tout est prêt pour accueillir, à partir du 6 février, patients et professionnels.

Dans ce département qui compte 110 médecins généraliste pour 100 000 habitants, contre 132 en moyenne dans le pays, 10 médecins généralistes ont été embauchés en décembre par le département qui espère en recruter une trentaine en tout d’ici à la fin de 2018. Sous contrats de 35 heures par semaine annualisées, pour une rémunération mensuelle entre 4 500 et 6 000 euros nets, ils seront répartis sur les 4 sites du centre de santé.

Certains d’entre eux sont de jeunes médecins, d’autres sont plus expérimentés, mais fatigués d’exercer en libéral. « Je vais diviser mon temps de travail par deux. Je suis très fier de participer à ce projet novateur », se félicite André Buttner, 61 ans, qui était jusqu’ici médecin rural dans l’Yonne. Quant au généraliste parisien Gérard Delafond, « son souhait est de faire moins de comptabilité et de (se) recentrer sur les soins médicaux »« C’est un vrai signe d’espoir » pour le maire de la ville, Fabien Genet.

Ce centre, dont le budget de départ s’élève à 2 millions d’euros « pour mettre en route la machine », ne vient pas « en concurrence avec la médecine libérale, au contraire. On souhaite la soulager en apportant une offre complémentaire », indique le président du conseil départemental, André Accary.

Source : Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement des centres de santé.

3 089 établissements, 910 maisons de santé, 20 millions de passages aux urgences… : le système de santé déchiffré par la DGOS

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La Direction générale de l’offre de soins (DGOS, ministère de la Santé) vient de dresser un panorama exhaustif et actualisé du système de santé français dans ses « chiffres clés », publiés cette semaine.

Plus d’hôpitaux, plus de séjours

On recense exactement 3 089 établissements hospitaliers en France : 1 389 sont publics (45 %), 1 009 privés à but lucratif (33 %) et 691 privés d’intérêt collectif (ESPIC, 22 %). Le parc hospitalier dispose de 408 245 lits (dont 253 364 dans le public) et de 72 789 places.

La DGOS comptabilise donc près de 400 hôpitaux de plus que dans son panorama 2015, où elle recensait 2 694 établissements – dont 947 structures publiques (35 %), 1047 cliniques et 700 ESPIC.

Autre nouveauté : le déploiement de 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT) regroupant 891 établissements.

L’activité est en augmentation avec 18,6 millions de séjours MCO comptabilisés en 2016 (pour 12,2 millions de patients), soit un demi-million de plus qu’en 2015.

Les 645 services d’urgence ont enregistré 20,3 millions de passages et les services d’aide médicale urgente (SAMU) reçu 28 millions d’appels. Le ministère recense aussi 339 maisons médicales de garde (MMG) et 580 médecins correspondants du SAMU.

Le boom de l’ambulatoire

Depuis 2014 et le croisement des courbes de chirurgies conventionnelle et ambulatoire, la prise en charge en moins de 12 heures poursuit sa progression. Agnès Buzyn a fixé à 70 % le nouvel objectif de taux de recours pour 2022 (56,8 % aujourd’hui).

L’hospitalisation à domicile (HAD) a réalisé 4,9 millions de journées en 2016 pour 110 000 patients avec une moyenne de 27,6 jours d’hospitalisation. Une activité en progression mais encore minoritaire dans le paysage sanitaire français.

Davantage de médecins salariés

Tous modes d’exercice confondus, on recense 223 571 praticiens. Un peu moins d’un sur deux (105 872) travaille exclusivement en ville et 24 134 ont un exercice mixte. Le reste des effectifs se répartit entre 66 596 praticiens hospitaliers (30 % du total) et 26 969 autres salariés (12 %). Le nombre de salariés est en légère augmentation quand le nombre de libéraux stagne. La DGOS comptabilise également 28 737 internes et 42 800 étudiants en médecine.

Les maisons de santé pluridisciplinaires ont connu un essor rapide en cinq ans. En 2017, on dénombre 910 MSP contre seulement 174 en 2012… 1 933 centres de santé sont en fonctionnement.

La tutelle recense 30 plateformes territoriales d’appui (PTA, censées accompagner les professionnels lorsqu’ils se trouvent en difficulté dans la gestion d’une situation complexe) et 65 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

Les aides et dispositifs de lutte contre les déserts médicaux montent en puissance. Depuis le lancement du dispositif en 2013, les jeunes médecins ont signé 2 281 contrats d’engagement de service public (CESP, permettant aux étudiants en médecine et odontologie de percevoir 1 200 euros par mois s’ils s’engagent à s’installer dans une zone sous-dotée pour une durée équivalente). C’est près de 500 de plus qu’en 2016.

Quelque 800 contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) ont été signés. Le contrat de PTMG vise à apporter une garantie de revenus pendant 2 ans à des jeunes médecins en contrepartie d’une installation dans une zone fragile (6 900 euros brut par mois) et une protection sociale améliorée en cas de maternité ou paternité. Le dispositif a été décliné en contrats de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA).

2,5 millions de patients ont été pris en charge en télémédecine via les expérimentations ETAPES. Les négociations conventionnelles doivent faire entrer les téléconsultations et la télé-expertise dans le droit commun. 195 projets de télémédecine ont été financés par les agences régionales de santé (ARS), dont 80 % impliquent au moins un établissement et 42 % la médecine de ville.

Source : 3 089 établissements, 910 maisons de santé, 20 millions de passages aux urgences… : le système de santé déchiffré par la DGOS

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement des centres de santé.

Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Lentilles Connectées
Lentilles Connectées

Un nouvel objet connecté entre dans le monde de la médecine, et il va améliorer la vie des personnes atteintes de diabète. Elles pourront ainsi contrôler leur taux de sucre dans le sang sans avoir besoin de se piquer le doigt pour analyser une goutte de sang.

Les innovations dans le secteur médical sont de plus en plus nombreuses. Il y a quelques semaines seulement, des chercheurs mettaient au point un patch qui permet de mesurer la glycémie d’une personne sans avoir besoin de prélever du sang. Aujourd’hui, une autre équipe de chercheurs vient de mettre au point un autre processus non intrusif pour réaliser cette tâche particulièrement récurrente et désagréable pour les personnes atteintes de diabète.

Ils ont mis au point des lentilles de contact extensibles et capables de surveiller le glucose sans déformer la vision du porteur. Cette lentille contient tous les composants électroniques nécessaires pour recevoir de l’énergie sans alimentation externe. Une fois le taux de sucre mesuré, les résultats sont transmis à la personne par le biais d’un affichage LED. Gregory Herman, l’un des chimistes ayant travaillé sur le projet s’exprime à ce sujet : « cela se rapproche d’une solution imaginable pour un patient ».

Pendant la conception de lentilles, ils ont également ajouté une fonctionnalité permettant aux porteurs de prendre des photos. Selon leur rapport, la qualité des images serait ‘correcte’. Ces chercheurs ne sont pas les seuls à s’intéresser aux lentilles connectées. En effet, une équipe basée en Corée du Sud aurait développé des lentilles de contact alimentées et contrôlées par des lunettes. Dans ce cas, les lunettes analysent directement le glucose et et les lentilles peuvent administrer les médicaments.

Pour le moment, les spécialistes précisent que le prototype devra subir de nombreuses modifications avant de pouvoir être proposé au grand public. Il s’agit tout de même d’un beau pas en avant dans le domaine médical.

Source : Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Verso suit les nouvelles innovations médicales, les lentilles connectées.

Les Français plébiscitent l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

Pour une écrasante majorité des personnes interrogées (85%), cette technologie s’annonce comme une véritable révolution, au même titre qu’internet quelques années auparavant.

L’intelligence artificielle, de plus en plus implantée dans les appareils high-tech à travers l’apprentissage automatique de certaines tâches, n’affole pas les Français pour qui il s’agit même d’une véritable révolution technologique en marche, selon une enquête CSA Research pour France Inter et Libération.

Cette notion d’intelligence artificielle est désormais bien connue des Français qui sont 94% à en avoir déjà entendu parler, même si un peu plus d’un sur deux seulement (54%) pense réellement savoir de quoi il s’agit.

Pour une écrasante majorité des personnes interrogées (85%), cette technologie s’annonce comme une véritable révolution, au même titre qu’internet quelques années auparavant. Parmi eux, 80% estiment que cette « révolution » interviendra rapidement, dans les 10 ans qui viennent. D’une manière générale, les Français éprouvent un sentiment plutôt positif au regard de ces nouvelles technologies : 45% des sondés se disent au premier abord curieux, 9% enthousiastes et 5% carrément passionnés par l’intelligence artificielle. Au contraire, 15% avouent être inquiets, 7% dépassés et même 5% menacés par rapport aux perspectives qu’elle offre à l’avenir.

Loin d’être une notion abstraite, l’intelligence artificielle fait désormais partie du quotidien d’un quart des Français. Pour 55% des personnes interrogées, elle est en train de le devenir, ce qui signifie que 8 Français sur 10 estime que l’intelligence artificielle est ou va bientôt devenir incontournable. Au final, l’intelligence artificielle se fait surtout sentir dans les tâches administratives (59%), dans la voiture (53%), dans les domaines de la santé (34%) et de la gestion de la maison (31%).

Dans l’absolu, les Français estiment que l’intelligence artificielle représente une opportunité pour la recherche scientifique (83%), la santé (72%), la vie quotidienne (54%) ou encore l’enseignement (53%). A l’inverse, ce serait plutôt une menace pour la protection de la vie privée (70%), l’emploi (64%) et les relations entre les gens (62%). Près de la moitié des sondés (48%) estime par ailleurs que leur propre travail pourrait à terme être effectué par une machine. Ils sont même 43% à penser qu’un jour les robots prendront le pouvoir sur les humains !

Source : Les Français plébiscitent l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

Verso accompagne les professionnels de santé dans leurs projets de technologie médicale

Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

 CHAPITRE I- La place du patient

Beaucoup de points très positifs s’agissant de la place actuelle du patient dans la santé : Plus de 9 patients sur 10 sont satisfaits de leur dernière visite en établissement de santé et on enregistre un très haut niveau de satisfaction détaillée des patients quant à leur relation avec les divers interlocuteurs hospitaliers, surtout s’ils sont soignants (77% à 92%). Surtout l’hôpital est « HUMAIN » : plus de 8 patients sur 10 estiment qu’ils ont été bien traités, écoutés, compris, or l’HUMAIN est justement le facteur clé n°1 de recommandation d’un établissement de santé.

Mais, des points de vigilance émergent s’agissant du dialogue, de la communication et des informations transmises aux patients : Pour les médecins, les informations données lors de l’hospitalisation ne sont ni bien comprises (77%), ni bien retenues et assimilées (80%) par les patients et souvent, le compte-rendu d’hospitalisation n’est pas remis au patient à sa sortie. De même, l’information donnée sur les médicaments administrés est très perfectible : seulement 31% des médecins pensent que leurs patients sont correctement informés. « Trop » de transparence en revanche concernant les discussions sur l’état de santé du patient devant ses proches (parfois sans même le consulter préalablement) : cette pratique est encore trop fréquente. Enfin, la consultation constitue un autre axe d’amélioration : les médecins surestiment la diversité des sujets qui y sont abordés, et nombre de patients et une majorité de médecins critiquent le temps laissé au dialogue et à l’écoute.

CHAPITRE II-La place du médecin

Relation patients-médecins : Plus de 9 Français sur 10 sont satisfaits de leur médecin, une satisfaction stable quel que soit le profil du médecin. Etre soigné par un médecin-homme ou un médecin-femme indiffère totalement les Français : 71% refusent de choisir, et lorsqu’ils ont une préférence, celle-ci s’explique le plus souvent pour des raisons d’intimité de l’examen en question. Cela ne signifie pas que nul problème de laïcité n’existe, 45% des médecins dit avoir déjà vu un patient refuser un soignant en raison de son genre pour des motifs religieux, mais ces problèmes reposent en fait sur un nombre extrêmement limité de patients.

Climat social : 78% des médecins sont satisfaits de leur travail, 68% à 95% sont satisfaits de leurs relations avec leurs collègues, patients ou supérieurs éventuels, et ils sont même plus satisfaits que les Français du contenu de leur travail : leur niveau de satisfaction est exceptionnel sur l’intérêt (94%) et l’utilité (96%) de leur travail. Inversement, ils sont plus critiques que les Français sur la reconnaissance de leur travail (60% de mécontentement) et leurs perspectives d’évolution (61%). Enfin, ils se singularisent par un flagrant manque de temps pour accomplir leur travail (72%) et de pauses (60%) et donc, par un niveau de stress professionnel supérieur à celui des Français.

CHAPITRE III-Avenir de l’humain dans la santé

Le développement des nouvelles technologies est le premier levier permettant de laisser une plus grande place à l’humain dans la santé et au dialogue soignants/patients : à l’exception des robots avec lesquels 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir, la quasi-totalité des outils connectés de santé testés dans l’étude sont perçus par les Français et les patients comme permettant « d’apporter plus d’humanité ». Il reste à en convaincre les médecins qui sont une majorité (55%) à estimer au contraire que les nouvelles technologies détérioreront les relations en limitant encore les contacts humains.

Le second levier pour l’avenir est l’accentuation de la démarche de démocratie sanitaire et le développement des relations avec les associations de patients : La démocratie sanitaire est méconnue par les Français, mais une fois qu’on leur explique de quoi il retourne, 8 Français sur 10 pensent que c’est une démarche qui peut améliorer la qualité de notre système de santé. Réciproquement, les associations de patients gagneraient à se faire davantage connaître du grand public car elles jouissent d’une bonne image tant auprès des Français, que des patients et de leurs proches.

Pour accéder à l’étude intégrale cliquez ici 

Source : Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

Verso  permet aux professionnels de santé de faire évoluer les parcs d’équipements médicaux (Finance, Conseils d’expert…)

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

 

Les projets de transformation numérique appliquée à la chirurgie se multiplient. Un consortium français annonce aujourd’hui FollowKnee, un projet sur 5 ans au budget de 24,5 millions d’euros qui veut révolutionner chaque étape d’une opération du genou, de la conception des prothèses jusqu’au suivi post-opératoire, en passant par la fabrication et la pose.

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou © Immersion – anaelb.com

Un consortium français regroupant 7 partenaires annonce ce 23 janvier 2018 le programme de recherche FollowKnee. Il ambitionne de révolutionner la chirurgie du genou par une approche multidisciplinaire qui combinera scan de la morphologie du patient, impression 3D d’une prothèse conçue sur mesure, opération en réalité augmentée, et suivi post-opératoire par des capteurs intégrés. Le projet est motivé par les évolutions démographiques (population vieillissante, prévalence de l’obésité…) qui décuplent le besoin en prothèses de genou. Le nombre de poses devrait croître de 600% d’ici à 2030, d’après le consortium.

UN BUDGET DE 24,5 MILLIONS D’EUROS

FollowKnee, qui débute aujourd’hui, va courir sur 5 ans. Il fait partie des dix projets de recherche hospitalo-universitaire (RHU) récemment sélectionnés par le gouvernement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Il bénéficie d’un budget de 24,5 millions d’euros qui lui a été alloué par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Le projet sera coordonné par le professeur Eric Stindel, qui dirige le Latim, laboratoire à l’interface entre l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), l’Institut Mines-Telecom Atlantique (IMTA), l’Inserm et le CHRU de Brest. Six partenaires techniques s’occuperont quant à eux de mettre au point les différentes solutions du programme : Immersion, Imascap, la société SLS, b<>com, ID2Santé, et le CEA Grenoble. Chacun y va de sa spécialité. Imascap créera le modèle 3D et la base de données associée. L’entreprise bordelaise Immersion développera l’interface en réalité augmentée qu’utilisera le chirurgien lors de l’opération. SLS gérera l’impression 3D de la prothèse, et le CEA Grenoble fournira les capteurs intégrés à la prothèse.

UN OBJECTIF DE COMMERCIALISATION D’ICI 5 ANS

Deux échéances ont été posées pour la réalisation du projet. « D’ici 3 ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux imprimées en 3D qui seront implantées sur 220 patients, précise le Pr Eric Stindel dans un communiqué. Ensuite, nous y implanterons les capteurs que nous testerons avec 30 patients. Nous proposerons cette nouvelle prothèse à des patients plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. » L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats au bout des cinq ans du programme.

 

Un timing ambitieux étant donné le travail qu’il va falloir effectuer. « Nous allons d’abord commencer par relever les besoins, par apprendre à nous connaître », explique Julien Castet, directeur de recherche chez Immersion. Mais l’entreprise est confiante, malgré le nombre important de partenaires sur le projet. Le secret ? Bien structurer les tâches en amont en définissant très précisément le périmètre de chacun.

LA CHIRURGIE, CAS D’USAGE AUX NOMBREUSES CONTRAINTES

Sur la partie réalité augmentée, les chirurgiens souhaitent pouvoir mesurer les caractéristiques physiques du genou, à la fois pour vérifier la position des structures osseuses par rapport au planning et déterminer la laxité en flexion et en extension, le tout sans marqueurs. « Nous avons une contrainte importante sur la finesse du positionnement, car il va être utilisé pour faire du contrôle qualité, reprend Julien Castet. Il nous faudra de plus composer avec la lumière, qui est très forte au bloc, ce qui pose problème pour la réalité augmentée. »

Le choix de l’équipement portera a priori sur des casques HoloLens de Microsoft, mais une étude plus large sera réalisée sur le sujet. Dernier point et non des moindres : la collaboration. Le chirurgien ne travaille pas seul au bloc, et les informations doivent aussi être accessibles aux autres membres de l’équipe. Par ailleurs le dossier médical se compose d’autres données que le seul modèle 3D. Pour tous ces aspects, Immersion compte s’appuyer sur sa plateforme Shariiing, qu’il développe depuis plusieurs années. L’entreprise dédiera une dizaine de personnes à plein temps sur le projet.

Source : FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

Verso propose des solutions de financements pour les chirurgiens et plus généralement pour les salles d’opérations

Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

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Crédit Photo : PHANIE

85 % des Français se déclarent satisfaits des spécialistes libéraux en ce qui concerne le diagnostic de leurs maladies et 75 % sont contents de leur « suivi » (seuls 3 % se déclarent « pas du tout » satisfaits). Tels sont les enseignements d’une étude Viavoice* réalisée pour l’Union des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF), présentée ce mercredi.

Si les patients expriment leur satisfaction générale, ils trouvent sans suprise que les délais d’attente sont assez longs (46 %) et même « très longs » (46 % également) pour un rendez-vous auprès d’un ophtalmologiste, dermatologue, cardiologue ou pédiatre et que le lieu de ce rendez-vous est éloigné de leur domicile (51 %).

« L’expertise » des spécialistes de second recours est plébiscitée puisque 61 % placent en première priorité le besoin de bonne compétence en cas de maladie sérieuse (avant la bonne accessibilité aux soins à 47 %). Un tiers réclament en priorité du temps médical « pour bien comprendre leur pathologie ». L’accueil dans des conditions agréables n’est cité en priorité que dans 14 % des cas…

L’imaginaire associé aux médecins spécialistes est plutôt flatteur. Les Français estiment à 86 % que les spécialistes libéraux qu’ils connaissent respectent totalement le secret professionnel, qu’ils soignent bien (85 %), que ce sont des personnes de confiance (79 %) et avec lesquelles on se sent bien (72 %). Les indices diminuent toutefois pour le temps d’écoute (63 %) ou l’accompagnement dans la vie.

Soutien à la délégation de tâches 

Interrogés sur la délégation de tâches, 73 % des Français pensent que ce serait plutôt « une bonne chose » si une infirmière leur posait au préalable des questions que les spécialistes « n’auraient pas à poser ensuite ». Un Français sur cinq pense que ce serait au contraire une mauvaise idée. Mais le refus catégorique est rare (4 %).

Pour 73 %, cette délégation spécialiste/infirmière permettrait une bonne prise en compte du patient et une juste répartition des rôles, le médecin se concentrant sur son cœur de métier et la valeur ajoutée médicale. Et 71 % pensent que cela permettrait un bon suivi du traitement.

* Étude réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 2000 personnes (méthode des quotas) du 3 au 11 octobre 2017.

Source : Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

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Hôpital Virtuel de Lorraine : un centre de formation innovant soutenu par l’Europe dans le Grand-Nancy

Des milliers d’étudiants et professionnels de santé en activité profitent de l’Hôpital Virtuel de Lorraine. Nouveaux locaux tout juste inaugurés sur le plateau de Brabois. Formation numérique et dialogue entre disciplines sont les moteurs de ce centre de formation universitaire.

L’Hôpital Virtuel de Lorraine : une notoriété renforcée par les financements européens. © Radio France – Laurent Watrin

Des mannequins remplacent les patients. Des bases de données numériques actualisent les savoirs. Des jeux de rôle mettent en scène des cas cliniques. Sur le plateau de Brabois, à Vandoeuvre-lès-Nancy, l’Hôpital Virtuel de Lorraine est un centre de formation, initiale et continue, au service des malades.

Des mannequins et des outils numériques rendent plus réalistes les formations. - Radio France
Des mannequins et des outils numériques rendent plus réalistes les formations. © Radio France – Laurent Watrin

Le partage et le dialogue entre disciplines sont au coeur de ce centre de formation universitaire, qui a été intégré au Plan Campus lorrain.

Pour les étudiants en médecine comme pour les professionnels en exercice, « le numérique est un outil supplémentaire qui permet de mettre en scène des cas cliniques particuliers », explique Annie Hind, ingénieure biomédicale, en salle virtuelle de pédiatrie.

Le grand intérêt de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, c’est le croisement des compétences et la validation de la formation continue. Le doyen de la faculté de médecine de Nancy, Marc Braun, est convaincu que les patients seront d’autant mieux soignés que les professionnels de santé viendront régulièrement se remettre à niveau en passant par ce centre de formation universitaire.

Le Professeur Marc Braun, doyen de la faculté de médecine de Nancy. - Radio France
Le Professeur Marc Braun, doyen de la faculté de médecine de Nancy. © Radio France – Laurent Watrin

L’aventure de l’Hôpital Virtuel de Lorraine a pris corps en 2014, avec le rapprochement entre l’Ecole de chirurgie de Nancy, animée activement par le docteur N’Guyen Tran, et le Centre universitaire de l’enseignement par simulation médicale (CUESIM), fondé par le Professeur Marc Braun.

Quatre ans après, les nouveaux locaux de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, sur le campus de médecine, à Brabois, offre un espace de plusieurs centaines de mètres carrés dédié à tous les professionnels de santé. Cette première en France est soutenue par les fonds structurels européens : près de 5 millions d’euros du FEDER.

« Nous avons du travail pour des années, rien qu’avec les professionnels de santé du Grand-Est », selon le doyen Marc Braun. De son côté, le directeur général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL), Thierry Conroy, y voit la poursuite des missions de l’ICL « dans un cadre optimisé ».

Lors de l’inauguration des nouveaux locaux, ce mardi 23 janvier 2018, les élus locaux se sont montrés unanimes pour appuyer ce pôle de formation universitaire. Mais les responsables de l’Hôpital Virtuel de Lorraine, fédérés dans un GIE (Groupement d’intérêt économique), savent que le centre lorrain est en concurrence avec d’autres sites de formation en Europe et dans le monde« La notoriété et la pérennité de l’Hôpital Virtuel de Lorraine se construiront par le bouche-à-oreille sur la qualité de nos formations », insiste Marc Braun.

L'Hôpital Virtuel de Lorraine a bénéficié de près de 5 millions d'euros de fonds européens. - Radio France
L’Hôpital Virtuel de Lorraine a bénéficié de près de 5 millions d’euros de fonds européens. © Radio France – Laurent Watrin

 

Source : Hôpital Virtuel de Lorraine : un centre de formation innovant soutenu par l’Europe dans le Grand-Nancy

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement de centres de formation.

La création des centres de santé est simplifiée par le gouvernement

La Ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté ce 12 janvier 2018, une ordonnance visant à simplifier les conditions de création et de fonctionnement des centres de santé.

Publiée le 13 janvier 2018 au Journal Officiel, cette ordonnance rentre dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Plus précisément, ce texte a pour objectif de faciliter l’accès aux soins de premier recours (médecin généraliste, dentiste, infirmier) pour tous, notamment en facilitant la mise en place de ces lieux de soins.

Les sociétés coopératives d’intérêt collectif et les établissements de santé privés à but lucratif, pourront désormais créer un centre de santé. Ces créations étaient jusqu’alors réservées, aux établissements publics de santé, aux collectivités territoriales, aux mutuelles et aux associations.

Dans son rapport au Président de la République, le gouvernement prévoit que cette simplification se réalise « dans un souci de renforcement de l’accès à des soins de qualité, dans des conditions à la fois sécurisées et privilégiées sur le plan financier » et prévoit que :

  • Le caractère non lucratif des centres de santé soit garanti ;
  • La pratique du tiers payant et des tarifs opposables soit obligatoire ;
  • Les bénéfices issus de l’exploitation d’un centre de santé ne soient pas distribués mais mis en réserves ou réinvestis au profit du centre concerné ou d’une autre structure à but non lucratif, gérés par le même organisme gestionnaire ;
  • La suspension immédiate, totale ou partielle de l’activité du centre en cas d’urgence tenant à la sécurité des patients.

Parallèlement, le texte assouplit les conditions de fonctionnement des centres de santé en rendant optionnelles certaines activités auparavant obligatoires, comme l’accueil d’étudiants en stage.

Source : La création des centres de santé est simplifiée par le gouvernement

Verso accompagne les professionnels de la santé vers un renforcement de l’accès aux soins de santé.

 

INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

En rhumatologie comme dans de multiples spécialités, l’échographie s’impose comme un examen indispensable en routine, notamment pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies inflammatoires.

DES SONDES PLUS SENSIBLES ET PLUS PUISSANTES

L’évolution des appareils d’échographie ces dernières années donne accès à des diagnostics jusque-là inaccessibles, les sondes offrant désormais des images de haute résolution et ainsi la possibilité d’obtenir une visualisation détaillée des articulations et des structures avoisinantes. « Les différents types de tailles et de fréquences permettent de s’adapter aux différentes régions anatomiques, explique le Dr Christophe Bologna, rhumatologue à Bayonne. Les sondes de très haute fréquence nous servent à étudier les structures superficielles et les sondes basse fréquence, les tissus plus profonds ».

Parallèlement, le Doppler fournit aujourd’hui des informations précises sur l’inflammation par l’étude de la microvascularisation. « La mise en évidence d’une hyperhémie au niveau de la synoviale nous permettra d’objectiver une synovite et de différencier maladie active et non active ».

UN INTÉRÊT MAJEUR DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

L’échographie est une technique qui s’avère plus fiable et sensible que l’examen clinique pour le diagnostic des synovites, enthésites et ténosynovites. De nombreuses études ont prouvé son intérêt majeur dans la polyarthrite rhumatoïde. « Elle nous permet de détecter des synovites, y compris sur des articulations totalement asymptomatiques, ainsi que la présence d’érosions osseuses non visibles en radiographies standard ». Un intérêt donc pour déceler plus rapidement les polyarthrites débutantes, bénéfice non négligeable dans une pathologie où les recommandations insistent sur la nécessité d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.

D’autre part, les résultats de l’examen initial présentent un intérêt pronostic. Ils aident à identifier les patients qui nécessiteront un suivi étroit : « On sait, en effet, que la présence d’érosions osseuses et/ou de synovites actives au stade précoce est un marqueur de sévérité et prédit la progression structurale radiologique ». La technique va aussi contribuer à évaluer la réponse aux traitements. « Nous réalisons, par exemple, systématiquement une échographie chez les patients en rémission avant d’arrêter le traitement, car nous savons qu’une non rémission échographique par la mise en évidence de synovites infracliniques est prédictive de rechute ».

MEILLEUR DIAGNOSTIC, MEILLEURE PRISE EN CHARGE

L’échographie se révèle aussi utile pour le diagnostic des pathologies microcristallines. Dans la goutte, des signes évocateurs peuvent être mis en évidence : le signe du double contour, défini comme un liseré hyperéchogène épais sur la surface cartilagineuse, le signe de la tempête de neige caractérisé par des points hyperéchogènes au sein d’un épanchement anéchogène, ou encore des tophus, apparaissant sous forme de masses ovoïdes intra-articulaires ou sous-cutanées, inhomogènes entourées d’un halo anéchogène. Une chondrocalcinose pourra être objectivée devant la présence de dépôts de pyrophosphate de calcium. Ces dépôts forment une ligne hyperéchogène parallèle à la surface cartilagineuse et à la corticale osseuse, ou peuvent être individualisés sous forme de spots hyperéchogènes au sein du liquide synovial.

Enfin, l’échographie apporte une aide au diagnostic de spondylarthropathie par la mise en évidence d’enthésites, notamment au niveau du tendon d’Achille ou du fascia plantaire. La technique a d’ailleurs montré dans cette pathologie une meilleure approche que l’examen clinique pour déterminer le nombre d’enthèses atteintes. Autre apport majeur de la technique, souligne le Dr Bologna, le guidage des ponctions, actes infiltratifs et biopsies améliorant ainsi la prise en charge des patients. « Les infiltrations échoguidées nous permettent de cibler de façon plus précise le site de l’articulation atteinte et de soulager des articulations rebelles au traitement ».

Dr Patricia Martel

Source : INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

Journées de l’innovation en santé 2018

DE NOTRE GÉNOME À NOTRE ENVIRONNEMENT, LA SANTÉ DU FUTUR SE DÉVOILE
À LA CITÉ DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE LES 26, 27 ET 28 JANVIER 2018
À l’OCCASION DES JOURNÉES NATIONALES DE L’INNOVATION EN SANTÉ

#innovationsanté

Forts du succès rencontré par les deux précédentes éditions, le ministère des Solidarités et de la
Santé et Universcience poursuivent leur coopération et organisent la troisième édition des
Journées nationales de l’innovation en santé à la Cité des sciences et de l’industrie.

Cette manifestation propose à tous les publics de rencontrer celles et ceux qui œuvrent et innovent
pour notre santé au quotidien ; patient.e.s et associations, chercheur.e.s et organismes publics,
soignant.e.s et établissements de santé, start-ups et entreprises se donnent ainsi rendez-vous à la
Cité des sciences et de l’industrie les 26, 27 et 28 janvier 2018 pour trois jours de présentations,
d’ateliers, de conférences et de débats sur le thème de la santé du futur.

« Universcience est heureux de renouveler en 2018 son partenariat avec le ministère des Solidarités
et de la Santé pour offrir au public un événement sans équivalent. En proposant à nos visiteurs de
rencontrer pendant trois jours celles et ceux qui font la santé de demain, c’est à une plongée inédite
dans l’innovation concrète que nous les invitons ».
Bruno Maquart, président d’Universcience

« Le ministère des solidarités et de la santé se réjouit de l’organisation pluriannuelle, en partenariat
avec Universcience, des Journées Nationales de l’Innovation en santé. Cette manifestation unique en
son genre, gratuite et ouverte à tous, permet de découvrir de façon visuelle et didactique les
innovations bénéfiques pour la santé qu’il s’agisse d’ approches spécifiques de médecine génomique,
de programmes de prévention, des enseignements santé tirés de vols spatiaux habités, de réparation
bionique du corps, d’interactions santé-environnement, de sport sur ordonnance, du contrôle des
phobies et addictions, d’hypnose thérapeutique… »
Jean-Yves Fagon, Délégué ministériel à l’innovation en santé.

Programme :
VENDREDI 26 JANVIER : UNE JOURNÉE CONSACRÉE AUX ÉTUDIANT.E.S. et aux SCOLAIRES (collège, lycée)
Sur inscription

  •  La science, si c’était pour moi : les jeunes scientifiques lauréates des bourses de la Fondation
    L’Oréal – Unesco Femmes et sciences, mettent en scène leur projet, au cours d’une grande
    représentation interactive pour susciter des vocations et aborder la question des préjugés
    de genre en sciences.
    Public visé : de la 3ème aux 1ères – Séance : 10h- 12h.
     Geek ou chirurgien.ne 3D : les métiers d’avenir de la santé présentés par des
    profesionnel.le.s issu.e.s des domaines de la recherche, de la technique, de la bioinformatique,
    du design racontent : nanotechnologie, imagerie médicale, bio-informatique,
    chirurgie modélisée…
    Public visé : à partir du lycée. 2 séances complémentaires : 14h – 15h et 15h30 – 16h30.
  • SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER : UN PARCOURS INNOVANT POUR TOUS PUBLICS

    Entrée libre et gratuite

Tout au long du week-end, le public pourra

Visiter quatre « villages » dédiés à l’innovation en santé dans notre quotidien.

  • – mon génome / médecine génomique…
    – mes cerveaux / cognition, microbiote…
    – mon corps réparé traitements du futur, robotique, exosquelette…
    – ma santé et mon environnement : espace et santé, qualité de l’air, télé-
    épidémiologie, nutrition, sport et santé, suivi à domicile et aidants, autonomie et
    vieillissement, innovation sociale…

Deviner à quoi servent des « objets mystères » et assister à des conférences « flash »
impression 3D, biomatériaux, neurosciences et audition, e.santé et télémédecine…
Rencontrer les acteurs de la mission Proxima (vol spatial de l’astronaute Thomas Pesquet) et
appréhender les enjeux de l’exploration spatiale habitée,
Comprendre les enjeux de la médecine génomique,
Assister au Facebook live organisé par le CNRS avec les innovateurs

 

Source : Le programme des Journées de l’innovation en santé 2018

Télémédecine et CSG : un début d’année musclé pour l’Assurance maladie et les syndicats

 

Paris, le jeudi 18 janvier 2018 – L’Assurance maladie retrouve les syndicats de médecins libéraux aujourd’hui pour aborder deux sujets complexes et attendus : la rémunération des actes de télémédecine et la compensation de la hausse de la CSG.

Télémédecine : des espoirs voués à être déçus ?

Considérée comme un atout phare pour répondre notamment aux problèmes posés par l’inégale répartition des médecins sur le territoire, la télémédecine n’a cependant toujours pas connu son heure de gloire dans notre pays. En septembre dernier, la Cour des Comptes dressait un bilan assez catastrophique de l’expérience française en la matière, déplorant notamment des « expérimentations engagées sans ordre ni méthode» dont les résultats n’ont été pour l’heure que « très modestes ».

Pour faire évoluer cette situation, le gouvernement semble avoir admis que la première des missions était de répondre aux questions financières soulevées depuis de nombreuses années par les représentants des médecins libéraux. Aussi, l’Assurance maladie convie-t-elle aujourd’hui tous les syndicats représentatifs (y compris ceux non signataires de la convention) pour évoquer la fixation d’un tarif pour la consultation médicale à distance et la télé-expertise. On ne connait pas pour l’heure l’enveloppe dont bénéfice l’Assurance maladie pour mener à bien ces discussions. Cependant, le patron de la CNAM, Nicolas Revel a déjà prévenu qu’une « téléconsultation a vocation à être rémunérée comme une consultation classique ». Voilà qui restreint d’emblée les appétits des syndicats, dont certains espéraient peut-être davantage. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) défend ainsi par exemple qu’un tarif supérieur à celui de la consultation de base pourrait être envisagé « pour un examen approfondi sur la base d’un dossier complet ». Mais outre la question du tarif, il faudra également s’accorder sur la définition de l’acte. MG France par exemple s’interroge sur la possibilité de considérer les « coups de fil » passés par les médecins aux patients comme des actes de télémédecine. Face à de telles suggestions, Nicolas Revel estime nécessaire de fixer « quelques éléments de repères ». Enfin, outre les honoraires, les syndicats souhaitent tous évoquer la question d’aides à l’équipement et à la formation.

Compensation de la hausse de la CSG : une réponse simple à un problème compliqué ?

Parallèlement à ces discussions qui pourraient durer trois mois dans l’idéal, l’Assurance maladie rencontre les partenaires conventionnels (soit tous les syndicats représentatifs à l’exception encore pour l’heure de la CSMF) autour de la question de la compensation de la hausse de la CSG. On le sait, il s’agit d’un sujet très complexe qui a déjà donné lieu à quelques crispations au mois de septembre au moment de la présentation générale du projet par le gouvernement, qui avait nécessité quelques ajustements concernant les professionnels de santé libéraux, notamment ceux installés en secteur 1. Aujourd’hui, au-delà du schéma général, les syndicats doivent se concentrer sur les applications techniques. Aux yeux de la Fédération des médecins de France (FMF) qui a formulé des propositions détaillées sur le sujet, la complexité de ces discussions illustre bien la nécessité dans l’avenir d’ « éviter de mêler le fiscal au conventionnel ». Par ailleurs, le FMF insiste sur son objectif « d’obtenir une compensation individuelle de la hausse de CSG, à l’euro près ». L’organisation remarque qu’en vertu du système retenu, les médecins exerçant en secteur 1 ou adhérant à l’Option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM) « devront récupérer pour neutralité l’intégralité de 1,7 point de CSG. La part de cotisation payée par eux-mêmes sur cette somme disparaissant, il leur restera à récupérer l’équivalent de la part conventionnelle (…) qui était payée par les caisses (…). Cette somme est à restituer au médecin sous une forme ou une autre » résume la FMF. Pour ce faire, le syndicat propose simplement que « calculée par les services de l’URSSAF », elle soit directement virée sur le compte professionnel du médecin. « Il s’agit d’un mécanisme simple, individuel, juste et transparent » et sans coût pour la CNAM remarque la FMF. Reste à savoir si cette option séduira les autres partenaires conventionnels et l’Assurance maladie.

Aurélie Haroche

Source : Télémédecine et CSG : un début d’année musclé pour l’Assurance maladie et les syndicats

Premier succès pour l’anneau mitral innovant de la firme française Kephalios

Le premier anneau mitral réglable par un cathéter à ballonnets, a été implanté avec succès chez un patient avec une insuffisance mitrale à l’Université de médecine de Vienne.

La firme Kephalios basée en France, à Aix-en-Provence, vient d’annoncer que Kalios, son anneau mitral innovant réglable avec un cathéter à ballonnets et conçu pour corriger l’insuffisance mitrale, a pour la première fois été implanté avec succès chez un patient souffrant de cette maladie cardiaque, le 1er janvier, à l’hôpital général de Vienne, en Autriche. Le patient implanté est l’un des cinq destinés à recevoir Kalios dans le cadre de l’étude « Optimise », une première étude clinique sur l’homme visant à tester la faisabilité et l’innocuité du dispositif.  La technique d’implantation est inspirée de celle des anneaux Carpentier. Cependant la taille et la forme de l’implant Kalios peuvent être ajustées, si nécessaire, à de multiples reprises dans les mois suivant l’opération au moyen d’interventions mini-invasives. Ces interventions simples permettent d’optimiser la réparation de la valve mitrale, tout en protégeant la fonction ventriculaire.

Selon le Pr Martin Andreas, chirurgien et investigateur principal de l’étude Optimise, « la technologie de Kephalios est idéale pour traiter aussi bien une fuite résiduelle, directement après une opération chirurgicale de réparation mitrale, qu’une insuffisance mitrale récurrente. Cette dernière affecte principalement les patients souffrant d’une insuffisance fonctionnelle de la valve mitrale, une population jusqu’à présent plutôt difficile à traiter, en raison de la progression de la maladie après l’opération ». « L’implant de Kephalios pourrait notamment permettre d’éviter le recours à une nouvelle intervention chirurgicale » a précisé le Pr Guenther Laufer, chef du Département de chirurgie cardiaque de l’hôpital général de Vienne (AKH).

Kephalios est une medtech fondée en 2011 par Truffle Capital et par les inventeurs Piergiorgio Tozzi et Daniel Hayoz. Outre cet anneau d’annuloplastie à ballonnet réglable pour le traitement de l’insuffisance mitrale, elle investit également dans la recherche d’implants cardiaques mini-invasifs innovants. En tant que leader du consortium Mivana, Kephalios fédère deux sociétés, Epygon et MDB Texinov, ainsi que le centre de recherche IFTH (Institut Français du Textile et de l’Habillement), dans le but de créer un nouveau secteur cardiovasculaire en France.

Source : Premier succès pour l’anneau mitral innovant de la firme française Kephalios

Congrès High Tech 2018 : tout sur les innovations en cardiologie interventionnelle

Le congrès High Tech 2018 se tiendra, comme chaque année fin janvier à Marseille. Cet événement de référence pour la cardiologie interventionnelle couvrira l’ensemble des pratiques et des matériels d’angioplastie innovants.

High Tech 2018
High Tech 2018

C’est le Pr Martine Gilard, du CHU de Brest, qui présidera l’édition 2018 du congrès High Tech, l’événement de référence de la cardiologie interventionnelle francophone, du 31 janvier au 2 février 2018 au Palais du Pharo de Marseille.

Comme chaque année, c’est la session paramédicale qui ouvrira les hostilités, avec des présentations sur la réduction des doses de rayonnement, la pratique de l’hypnose en cathlab, ou sur le Rotablator. Le Comité scientifique a ensuite rythmé la suite du congrès par des thématiques relatives au syndrome coronaire aigu, à la prise en charge de la personne âgée ou à l’angioplastie du tronc commun, entre autres, sans oublier les habituels cas complexes ou les dix commandements pour…

Les laboratoires, enfin, organiseront un total de six symposia où seront présentés des cas pratiques et des matériels innovants. Rendez-vous donc à Marseille du 31 janvier au 2 février 2018, pour la grand messe de la cardiologie interventionnelle.

Le programme :

Bruno Benque

Source : Congrès High Tech 2018 : tout sur les innovations en cardiologie interventionnelle

PIMM: Passer de l’ère de la concurrence à celle de la coopération

Les Plateaux d’Imagerie Médicale Mutualisés (PIMM) sont en passe de se développer en 2018. Me Laurent Houdart, fondateur du cabinet Houdart et Associés, nous explique dans une vidéo les tenants et aboutissants de cette évolution.

A l’orée de la nouvelle année, Laurent Houdart, fondateur du cabinet Houdart et Associés, présente les enjeux des plateaux d’imagerie médicale mutualisés (PIMM – article 113 de la loi du 26 janvier 2016) qui devraient se développer en 2018.

Cette nouvelle forme de coopération entre établissements de santé et professionnels médicaux qui autorise de déroger aux modalités de rémunération, devrait permettre d’améliorer l’efficience de la prise en charge radiologique des patients, en dépassant la simple mise en commun de moyens. Elle suppose cependant d’abandonner la forme du groupement d’intérêt économique (GIE) au profit du groupement de coopération sanitaire (GCS).

La création de ce dispositif s’inscrit dans les pas du rapport de la Cour des comptes du 11 mai 2016 relatif à la politique d’imagerie médicale en France. En effet, les Sages de la rue Cambon ont considéré que « la réorganisation territoriale de l’imagerie médicale doit permettre de promouvoir une vision territoriale de la gestion des emplois et des compétences et de revaloriser l’exercice des fonctions hospitalières, notamment en associant secteur public et secteur libéral pour mieux répartir les contraintes et instaurer un fonctionnement en réseau autour d’équipes de taille suffisante favorisant le partage des sur-spécialités. »

L’objectif est de restructurer l’offre d’imagerie médicale à travers une mutualisation des moyens humains et matériels nécessaires à la réponse urgente aux besoins des patients. Il s’agit de passer d’une ère de concurrence à une ère de coopération au bénéfice de la population. Les PIMM vont jouer un rôle majeur dans le futur de l’organisation de l’imagerie médicale en France.

Thema Radiologie avec Cabinet Houdart et associés

Source : PIMM: Passer de l’ère de la concurrence à celle de la coopération

Un Pôle radiologie en milieu rural

L’équipement a coûté 150.000 €
© Jean-Michel Bonnin

Une antenne du service radiologie de l’hôpital de Châteauroux complétera demain la Maison de santé pluridisciplinaire d’Argenton-sur-Creuse.

Un site d’imagerie médicale délocalisé de l’hôpital de Châteauroux ouvrira demain matin dans un bâtiment situé près de la Maison de santé pluridisciplinaire d’Argenton-sur-Creuse. Le bâtiment de 100 m² est constitué d’une salle de première urgence, avec un équipement de radiologie d’un coût de 150.000 €, d’une salle d’attente et d’un secrétariat.
Deux manipulatrices opèrent à tour de rôle toute l’année, du lundi au vendredi, et toutes les images seront transférées instantanément à Châteauroux, ou des spécialistes en contrat avec l’établissement, pour être interprétées en temps réel. Le bâtiment a coûté 320.000 € hors taxes, financés à 50 % par la Ville et à part égale par l’État et la Région, remboursées sur vingt ans par un loyer mensuel de 900 €.
Les travaux ont duré six mois et les rendez-vous pris en amont par l’intermédiaire des spécialistes s’étendent déjà sur quinze jours.

Source : Un Pôle radiologie en milieu rural

La DR 600 améliore le workflow de la salle Os-Poumons du CH de Bigorre

La salle de radiologie Agfa HealthCare DR 600 comporte toutes les caractéristiques qualitatives d’une installation moderne. Mme Christelle Celton, Cadre de santé dans le Service d’imagerie du CH de Bigorre, témoigne des avantages apportés par cette installation.

Agfa HealthCare
Agfa HealthCare

La technologie DR, élaborée par Agfa HealthCare permet de proposer aux établissements de Santé et cabinets de radiologie des salles d’imagerie médicale à numérisation directe qui sont reconnues aujourd’hui de tous les professionnels du secteur.

Une salle d’examen approuvée par les manipulateurs référents du CH de Bigorre

La première installation de ce type en France a été réalisée au Centre Hospitalier de Bigorre à Tarbes. Dans cet établissement MCO de 350 lits, le service d’imagerie, qui comprend une unité de mammographie, une salle d’échographie, deux salles capteur plan, un scanner, une IRM et une salle télécommandée, connaît une activité croissante. Les responsables avaient dépêché deux manipulateurs d’électroradiologie de l’établissement pour participer au choix d’une nouvelle salle d’examen en remplacement d’une salle télécommandée. Ils étaient accompagnés de l’ingénieur biomédical et de la cadre de Santé, Mme Christelle Celton. « Nous avons demandé aux manipulateurs référents de nous donner leur avis sur les différentes configurations que nous avons eu l’occasion de visiter et de réfléchir à celle qui conviendrait le mieux à leur activité, précise-t-elle. Ce sont eux qui sont en première ligne dans l’utilisation de ce type de matériel et nous souhaitions leur mettre à disposition du matériel ergonomique, facilitant la prise en charge radiologique des patients. »

Un tube ergonomique pour une manipulation facilitée

La DR 600 est conçue dans cette optique. Elle dispose d’un tube équipé de la technologie « zéro force », qui se manipule très facilement en déplacements manuels, et peut être également mis en mouvement par une télécommande lorsqu’on souhaite le centrer de façon automatique sur un détecteur wifi placé dans un potter de la table. « Ce système est très apprécié des manipulateurs, poursuit-elle. Ces derniers sont susceptibles de souffrir de troubles musculo-squelettiques à force de manipuler des tubes lourds et encombrants. Le système « zéro force » les a séduits car ils y ont vu également un bon moyen de gagner du temps dans leur pratique quotidienne. J’ai personnellement pu constater que cette machine pourrait améliorer le workflow de la salle d’examen, grâce notamment à l’envoi immédiat des images acquises vers la console NX, un outil très facile à utiliser et à paramétrer, équipée de la dernière version du logiciel de traitement d’images Musica. »

Le CH de Bigorre améliore le workflow de sa salle Os-Poumons

Et ce sont deux manipulateurs qui sont affectés à cette salle dédiée aux explorations Os-Poumons, chacun prenant en charge son patient, ou en coopération sur un même malade le cas échéant. « Ils ont la possibilité de réaliser les examens sur des patients valides, sur un potter mural ou un autre intégré à la table d’examen, ainsi que sur des patients alités, en désynchronisant le tube du potter, conclut-elle. Au final, et après un an d’utilisation, je peux dresser un bilan très positif à propos de la DR 600. Elle nous a permis d’améliorer notre productivité, de proposer des images de qualité en minimisant l’irradiation des patients, notamment pour les examens pulmonaires, et de préserver l’intégrité physique de nos manipulateurs grâce à la mobilisation assistée du tube. »

Deux capteurs plans pouvant être externalisés

L’installation du CH de Bigorre comprend deux capteurs plans wifi. Les manipulateurs peuvent utiliser l’un d’eux pour assurer les examens à réaliser au lit du malade, par exemple en réanimation. Les images acquises dans ce cas sont envoyées directement sur la console d’interprétation des radiologues depuis la chambre du patient. « Cette possibilité d’externaliser les capteurs plans de la salle DR 600 nous fait gagner sensiblement en productivité pour les radios effectuées au lit du malade, ajoute Christelle Celton. Les capteurs plans sont assez légers pour être transportés hors du service et assez robustes pour ne pas être détériorés par leur manipulation au lit du malade. Lorsque la tournée est terminée, le capteur plan est remis à disposition de la salle DR 600. »

Des processus qualité à toutes les étapes de la fabrication

L’installation DR 600 représente l’aboutissement du travail des équipes de l’usine Agfa HealthCare où elle est fabriquée, de même que certains autres modèles de la marque, située à Peissenberg, au sud de Munich. Cet établissement a mis en œuvre des points de contrôle tout au long de l’assemblage de cette machine, faisant partie des quelques 50 process qualité qui sont satisfaits pour l’ensemble des activités de l’usine. Parmi ces activités formalisées, le Team management est centré sur l’homme et permet de prendre en compte les compétences et les responsabilités de chaque ouvrier ou technicien, les procédures étant consignées dans un document qu’ils signent. La qualité de la production est poussée à l’extrême, jusqu’à la préparation complète de l’emballage des machines qui fait l’objet d’un contrôle vidéo des consommations, ce qui permet d’assurer une livraison aux clients en temps et en heure. L’usine comprend, de plus, un espace au sein duquel sont intégrées 10 salles plombées dans lesquelles le fonctionnement de chaque modèle de DR 600 est configuré et testé, avant d’être démonté pour livraison.

Un niveau de qualité inégalé pour les activités de radiologie conventionnelle

La DR 600 comporte, de plus, un support de patients pour la réalisation des télérachis et télémembres inférieurs, qui se positionne devant le potter mural et permettant un flux d’acquisition simple, rapide et automatique. L’ensemble des caractéristiques innovantes de cette installation lui confère un niveau de qualité inégalé pour les activités de radiologie conventionnelle.

Bruno Benque

Source : La DR 600 améliore le workflow de la salle Os-Poumons du CH de Bigorre