CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

Vous êtes radiologue, médecin nucléaire, manipulateur ou scientifique et vous vous intéressez à l’imagerie hybride, fonctionnelle et moléculaire ? La conférence online CHILI 2018, diffusée le 26 octobre 2018 est faite pour vous.

ESHI

L’European Society for Hybrid, molecular and translational Imaging (ESHI) est un rassemblement pluri-disciplinaire de particiens européens qui se propose de promouvoir et de coordonner les activités intellectuelles, scientifiques et pratiques de l’imagerie multi-modalités fonctionnelle, à un niveau cellulaire et moléculaire.

Elle est une émanation de l’European Society of Radiology (ESR) et est ouverte aux médecins bien sûr, mais également aux manipulateurs, aux physiciens et aux scientifiques non médicaux intéressés par cette thématique. L’ESHI organise, le 26 octobre 2018, une conférence online intitulée CHILI 2018 et diffusée depuis Barcelone.

Cette session fera l’objet de cours théoriques, de tables rondes et de vidéos relatives à l’imagerie hybride, à la médecine nucléaire et à la radiologie. Elle a pour objectifs principaux d’apprendre les principes de l’imagerie médicale hybride, d’identifier les questions cliniques clés à différents moments du parcours du patient, de comprendre les indications, les limites et les avantages comparatifs de chaque élément de l’imagerie médicale hybride dans un large éventail d’affections, oncologiques ou non, ou d’apprécier les rôles complémentaires de l’imagerie structurelle et fonctionnelle / moléculaire dans la gestion du cancer.

Pour en savoir plus sur les applications avancées de l’imagerie hybride, telles que la combinaison PET / IRM, les nouveaux produits radio-pharmaceutiques et l’intelligence artificielle en imagerie hybride notamment, consultez la vidéo de présentation élaborée par le Comité scientifique ci-contre et inscrivez-vous gratuitement à la conférence online CHILI 2018 ICI.

Bruno Benque.

Source : CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

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Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

L’étude commandée par le SNITEM et relative aux délais de rendez-vous d’IRM montre qu’il faut encore, en moyenne, attendre 32 jours. Elle objective également des inégalités régionales significatives.

SNITEM

Le Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) a publié, lors des JFR 2018, une nouvelle étude sur le parc d’équipements d’imagerie médicale ainsi que sur l’évolution des délais d’attente pour les rendez-vous d’IRM.

L’objectif émis par le Plan Cancer est loin d’être atteint

Cette enquête, réalisée par l’Institut Cemka, met en lumière des délais d’attente toujours très longs, à hauteur de 32 jours en moyenne, malgré l’installation une augmentation des autorisations d’installation ces dernières années. L’objectif fixé dans le Plan Cancer 2014-2019, qui était de 20 jours maximum, est donc loin d’être atteint. En 2017, 54 nouvelles modalités d’IRM ont été installées en France métropolitaine, pour un parc comptant, début janvier 2018, 960 appareils, hors équipements de recherche, vétérinaires et militaires.

Prise de rendez-vous d’IRM lombaire en urgence pour un bilan d’extension

Les causes de ces insuffisances sont connues, entre la croissance des indications pour cette technologie, l’explosion des maladies chroniques, la croissance démographique ou le vieillissement de la population. « L’étude porte sur un examen d’IRM lombaire à réaliser en urgence dans le cadre d’une recherche d’extension de cancer », explique François Vorms, Président du pôle imagerie du Snitem et directeur général France Canon Medical Systems. La méthodologie de l’étude est de simuler par téléphone la prise d’un rendez-vous d’un patient disposant d’une ordonnance dans cette situation.

Des inégalités régionales toujours significatives

Cette étude objective d’autre part des inégalités régionales significatives. En 2018, deux régions avaient un délai supérieur à 50 jours (Bretagne, Pays de la Loire), alors que l’Ile de France est repassée sous le seuil moyen des 20 jours. « Plusieurs paramètres peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer ces résultats, poursuit François Worms. Ce sont notamment l’organisation territoriale, le nombre d’indications très diverses qui sont proposées aujourd’hui, ou encore l’épidémiologie qui varie d’une région à l’autre. Ces facteurs seront intégrés dans nos prochaines études. »

Bruno Benque avec le SNITEM

Source : Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

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A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

Le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville compte désormais de nouveaux personnels : les ours Toudou qui accompagnent les enfants lorsqu’ils doivent passer une IRM !

Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l'IRM
Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l’IRM © Radio France – Marie-Ange Lescure

Chaque jour, le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville doit faire passer une dizaine d’IRM à des enfants de tous âges et cet examen est particulièrement stressant pour les enfants.

L’association Pharmavie a longuement parlé avec les personnels médicaux de la difficulté de faire passer cet examen à des bébés et des enfants en bas âge. La difficulté est de faire retomber le stress avant de les allonger pour l’examen, de leur faire supporter le bruit assommant de la machine et enfin de leur faire supporter un examen qui peut durer minimum vingt minutes mais qui peut aussi aller jusqu’à une heure. Pour les plus petits et les plus stressés, il faut parfois avoir recours à une sédation même légère pour que l’examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

L’association Pharmavie a donc proposé des oursons en peluche et une IRM miniature pour rassurer les petits patients et leurs parents

Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l'examen qu'il va ensuite subir - Radio France
Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l’examen qu’il va ensuite subir © Radio France – Marie-Ange Lescure

Pour le chef du service, le Docteur Baptiste Morel, Toudou est devenu une aide indispensable : »Avec Toudou installé dans la petite IRM, on va pouvoir donner des explications claires à la fois aux enfants et aux parents. Du coup, l’enfant est moins impressionné quand il arrive dans la salle d’examen, et comme il serre le petit ours dans ses bras, le petit patient va être plus immobile, ce qui nous permet de meilleures images et donc une meilleure lecture des résultats de l’IRM »

Et après avoir assisté le petit patient pendant cet examen difficile, Toudou le petit ourson est offert en cadeau aux enfants !

Petite précision : la présence du nounours ne calme pas à tous les coups le stress des petits patients

L’hôpital Clocheville est le quatrième hôpital de France à être équipé cette année de l’IRM modèle réduit et qui se voit offrir une jolie collection de Toudou !

Source : A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

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L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Plus de mille examens d’imagerie ont été pratiqués sur les 11 000 athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, dont 60% d’IRM. Ce sont, entre autres, les résultats d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology, qui permettra d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions.

RSNA
RSNA

Les Jeux Olympiques comportent, pour les athlètes, un risque de blessure important. Lorsque des blessures surviennent, il est essentiel qu’elles soient évaluées rapidement.

Des risques de blessure accrus pour les athlètes de haut niveau

Selon une nouvelle étude publiée en ligne dans la revue Radiology, les services d’imagerie sur place jouent un rôle important dans la gestion des athlètes olympiques souffrant de blessures et de troubles liés au sport. « Les Jeux Olympiques d’été sont considérés comme l’événement sportif le plus important au monde. Les athlètes en compétition sont au sommet de leur carrière et s’entraînent depuis des années pour pouvoir participer aux jeux à un haut niveau, remarque l’auteur principal le Pr Ali Guermazi, vice-président du département de radiologie à la Boston University School of Medicine, Massachusetts, et radiologue ostéo-articulaire au Boston Medical Center. Malheureusement, ces athlètes d’élite sont à risque de blessures et les équipes médicales sur place font tout pour assurer un retour rapide à la compétition ou amorcer les traitements appropriés pour les traumatismes plus graves. »

Identifier le taux d’utilisation de l’activité d’imagerie médicale lors des jeux olympiques

Les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro 2016 ont attiré plus de 11 000 athlètes de 206 pays différents. Pendant les jeux, quelques 1 015 examens radiologiques ont été effectués sur les athlètes participants. « L’imagerie est primordiale pour déterminer si un athlète blessé est capable de revenir à la compétition, poursuit le Pr Guermazi. Les absences anticipées pour la compétition ou les entrainements sont souvent basées sur des résultats d’imagerie. En cas de blessure grave, l’imagerie aidera à déterminer la meilleure approche thérapeutique.  »

Le Dr Guermazi et ses collègues ont entrepris de décrire la survenue de microtraumatismes, de fractures et de troubles musculaires et tendineux liés à l’imagerie, et de documenter l’utilisation de l’imagerie aux rayons X, aux ultrasons et à l’IRM. « Nous voulions aller plus loin sur l’explication des types de blessures que subissent les athlètes, à partir des examens d’imagerie, et aussi mettre l’accent sur les taux d’utilisation des services d’imagerie pendant les Jeux Olympiques », déclare-t-il. Les chercheurs ont collecté et analysé les données relatives aux examens d’imagerie et les ont classées en fonction du sexe, de l’âge, du pays participant, du type de sport et de la partie du corps.

60% des examens réalisés lors des compétitions sont des IRM

Les résultats ont montré que 1 101 blessures sont survenues chez 718 des 11 274 athlètes. Sur les 1 015 examens d’imagerie effectués, 304 (30%) étaient des radiographies, 104 (10,2%) des échographies et 607 (59,8%) des IRM. « La pertinence de l’imagerie est renforcée par le fait qu’un grand nombre d’examens d’imagerie avancés ont été demandés, l’IRM représentant près de 60% de toutes les images réalisées pour le diagnostic de blessures liées au sport», précise le Pr Guermazi.

Les athlètes d’Europe ont subi le plus d’examens avec 103 radiographies, 39 échographies et 254 IRM, mais les athlètes africains ont eu le taux d’utilisation le plus élevé (14,8%). Parmi les sports, la gymnastique (artistique) avait le pourcentage le plus élevé d’athlètes qui utilisaient l’imagerie (15,5%), suivi par le Taekwondo (14,2%) et le beach-volley (13,5%). L’athlétisme a quant à lui motivé le plus d’examens (293, dont 53 radiographies, 50 échographies et 190 IRM). « Dans certains sports, comme le beach-volley ou le Taekwondo, le taux d’utilisation élevé était quelque peu inattendu, a poursuit-il. Ces chiffres peuvent aider à anticiper l’organisation médicale des événements futurs et aidera également à analyser pourquoi certains sports sont à risque plus élevé de blessures et comment ces blessures peuvent éventuellement être évitées. »

Des résultats qui permettront d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions

Le membre inférieur a été le plus exploré par l’imagerie dans ce cadre, suivi du membre supérieur. Parmi les lésions musculaires, 83,9% ont affecté les muscles des membres inférieurs. Les sports les plus sujets aux blessures musculaires étaient l’athlétisme, le football et l’haltérophilie. L’athlétisme représentait également 34,6% de toutes les blessures aux tendons. 84% des micro-traumatismes ont été observés dans les membres inférieurs, le plus souvent observées en athlétisme, volleyball, gymnastique artistique et escrime. Les fractures étaient plus fréquentes en athlétisme, en hockey et en cyclisme. Près de la moitié étaient des fractures des membres supérieurs.

« Deux pics d’utilisation de l’imagerie ont été observés, les cinquième et douzième jours des jeux, conclut le Pr Guermazi. Cela correspond probablement au calendrier des épreuves de judo et d’athlétisme, les deux sports montrant des taux d’utilisation proportionnellement élevés. Ces résultats aideront à planifier une disponibilité accrue des services d’imagerie pendant les pics attendus. L’imagerie continue d’être cruciale pour établir des diagnostics rapides et pertinents qui aident à la prise de décision médicale lors de ces événements ».

Source : L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la radiologie dans leurs projets d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)