Recherche médicale : Vers un modèle Français d’innovation ouverte

Terre d’excellence mondiale dans la médecine et la santé, la France a su développer un modèle original de recherche par l’innovation ouverte, sous l’influence conjuguée des grands organismes publics et de la R&D des industries de santé. Cette culture de la coopération en recherche médicale doit rester suffisamment agile et attractive pour que les entreprises du médicament s’en emparent davantage.
Les mutations du monde de la recherche médicale ne sont pas étrangères à la singularité du modèle d’innovation ouverte en France. La naissance en 2009 de l’Alliance Aviesan, fédérant les grands acteurs en sciences de la vie et de la santé (INSERM, CNRS, INRIA, universités, CHU…), poursuivait comme objectif d’accroître les performances et la créativité de la recherche française en intensifiant le transfert de technologie avec la R&D de l’industrie pharmaceutique. Grands organismes de recherche médicale, industries de santé, médecins, associations de patients, startups, sont aujourd’hui tous parties-prenantes de l’excellence française de la recherche en médecine et en santé.

Le mythe de la partition du monde scientifique entre la recherche fondamentale « publique » et la R&D finalisée « privée », l’une échappant à la logique du profit et l’autre en étant totalement prisonnière, a vécu. Grands organismes de recherche médicale, industries de santé, médecins, associations de patients, startups, sont aujourd’hui tous parties-prenantes de l’excellence française de la recherche scientifique et technologique en médecine et en santé.

Entre la recherche publique qui voit l’innovation technologique comme un prolongement naturel et la R&D privée qui coopère avec le monde académique pour résoudre les complexités de développement, les synergies forment un continuum. Les pôles de compétitivité sont devenus le lieu privilégié de coopération entre les forces de recherche scientifique, d’innovation technologique et d’incubation de startups. Signe des temps, le CNRS s’ouvre davantage aux coopérations avec la R&D privée au point d’accueillir comme nouveau PDG celui qui dirigeait jusqu’à présent l’INRIA, le « MIT français », dont le modèle est à la pointe de la combinaison entre l’excellence scientifique, l’innovation ouverte et le transfert technologique.

Un écosystème ouvert de partenaires d’innovation

La recherche médicale a toujours été en avance sur ce modèle d’open innovation qui tend à triompher dans le monde scientifique en France. L’INSERM s’est très tôt doté d’une filiale technologique, INSERM Transfert puis d’un fonds d’amorçage, INSERM Transfert Initiative. Pôle de compétitivité d’excellence mondiale, Médicen a fédéré les acteurs de la R&D médicale et industrielle par son espace d’innovation ouverte facilitant des coopérations croisées. Aviesan et l’ARIIS, regroupant les forces de R&D des industries de santé, se considèrent d’ailleurs comme des « alliances soeurs ».

Une molécule sur deux mise sur le marché est désormais le fruit d’une recherche partenariale entre ces deux mondes qui n’en font qu’un. C’est la voie par laquelle l’innovation thérapeutique peut être accélérée pour couvrir des besoins médicaux importants voire non-couverts au service des patients. Participer à cette modernisation, c’est développer des projets de recherche clinique avec des grands organismes publics membres d’Aviesan, c’est investir dans des fonds pour l’innovation en santé et c’est collaborer avec des startups de biotechs. Ce modèle de recherche fondé sur les principes d’excellence, d’innovation et de transfert de technologie est la vocation naturelle des industries du médicament.

On ne peut pas apprécier la performance de la R&D privée dans le domaine de la santé avec les critères qui prévalaient pour les grands organismes de recherche publique il y a quarante ans. L’existence d’un écosystème ouvert d’innovation en santé est aussi essentielle à la réussite d’un développement de nouvelles molécules et de nouveaux médicaments que la mobilisation de centaines de chercheurs dans un laboratoire. La recherche médicale ouverte réunit le meilleur des deux mondes entre la recherche fondamentale et la R&D industrielle.

La R&D médicale et l’innovation en santé ont besoin d’accès au marché

Les révolutions thérapeutiques à venir sont conditionnées par la facilité d’accès au marché pour les médicaments les plus innovants. La détermination des entreprises du médicament à investir sa R&D dans un écosystème d’innovation ouverte d’excellence comme celui de la France dépendra néanmoins de l’amélioration des conditions d’accès pour les industriels de la santé.

À ce titre, il est impératif que la prochaine convention de filière entre l’État et le conseil stratégique des industries de santé (CSIS), prévue pour juillet 2018, fasse bouger les lignes en matière de soutien à la recherche médicale partenariale publique-privée. Créé en octobre 2017 pour financer les innovations dans l’organisation des soins, mais déjà pénalisé par sa complexité administrative, le fonds pour l’innovation sur le système de santé (FISS) pourrait prendre une nouvelle impulsion en changeant d’envergure : devenir aussi l’agence de financement de la recherche clinique réalisée en partenariat public-privé et encourager ainsi l’innovation ouverte dans les découvertes médicales.

 

Source : Recherche médicale : vers un modèle français d’innovation ouverte

Verso Healthcare accompagne les professionnels de santé vers un modèle d’innovation ouverte

Le Parlement souligne les apports des objets connectés et de l’impression 3D au secteur de la santé

PARIS (TICpharma) – L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié fin mars deux notes scientifiques portant respectivement sur les objets connectés et l’impression 3D, soulignant les apports de ces technologies dans le domaine de la santé.

Il s’agit des premières « notes courtes scientifiques » publiées par l’OPECST afin de proposer une synthèse rapide de sujets scientifiques ou technologiques d’actualité.

Dans la note sur les objets connectés, dont le rapporteur est Didier Baichère, député LREM des Yvelines et vice-président de l’office parlementaire, l’OPECST constate que « la valeur ajoutée des objets connectés actuels n’apparaît pas évidente aux consommateurs » mais que « se distinguent, néanmoins, les objets connectés liés à la santé et au bien-être, qui connaissent le plus grand succès ».

Il relève que les objets connectés de santé « sont porteurs de nombreuses promesses », citant la télémédecine et le dépistage en temps réel de certaines pathologies.

Pour l’OPECST, l’automesure connectée des constantes physiologiques réalisée via ces objets « doit permettre la médecine prédictive ». « Il n’est plus question d’aller chez le médecin seulement une fois malade: l’interprétation des données mesurées doit permettre d’anticiper ou de prendre en charge rapidement les problèmes de santé et, en parallèle, de réaliser d’importantes économies ».

L’office parlementaire évoque aussi l’émergence des « médicaments connectés », avec l’homologation en novembre 2017 aux Etats-Unis du premier système associant un médicament en comprimé, l’antipsychotique Abilify (aripiprazole, Otsuka), et un capteur numérique ingérable destiné à suivre la prise du traitement par les patients (voir dépêche du 20 novembre 2017)

« Si, aujourd’hui, prendre un médicament connecté induit une action éphémère sur le corps (toute trace du médicament étant éliminée à terme), demain il est probable que nous serons connectés de manière permanente, par exemple via des implants-capteurs surveillant notre santé », avance l’OPECST.

La note scientifique du Parlement souligne toutefois les enjeux sociaux posés par les objets connectés. Elle explique que ces outils peuvent être « créateurs de contraintes ». « Un manque de recul sur les diagnostics d’un objet connecté de santé peut, par exemple, inciter l’utilisateur à se conformer à une norme non nécessaire pertinente: les podomètres connectés incitent leurs utilisateurs à faire ‘10.000 pas par jour’, bien qu’aucune étude scientifique n’en atteste le bienfait », relève-t-elle.

Du côté des défis technologiques, l’OPECST insiste sur le danger que peut représenter l’exploitation de failles de sécurité des objets connectés. Il regrette que « les standards de conception assurant la sécurité informatique de l’internet des objets [IoT] ne sont pas encore généralisés » et recommande qu’ils fassent l’objet d’une « attention particulière ».

L’impression 3D « très prometteuse » pour la santé

La note scientifique sur l’impression 3D de la rapporteure Huguette Tiegna, députée LREM du Lot et vice-présidente de l’OPECST, contient elle aussi un volet entier sur les enjeux de santé posés par les techniques de « bio-impression », c’est-à-dire de production artificielle de structures cellulaires.

Elle rappelle qu’au lieu de faire appel à des cellules embryonnaires humaines dont l’utilisation est extrêmement encadrée, la bio-impression peut se servir de cellules souches pluripotentes induites (CSPI), c’est-à-dire des cellules adultes reprogrammées.

L’impression de CSPI pourrait permettre à terme de « reconstituer des organes artificiels pour remplacer des organes déficients, et ce, sans causer de rejet immunologique », grâce à l’utilisation des cellules du patient concerné, ou de créer des organes pour la recherche, explique l’OPECST.

« Si l’impression 3D d’organes complexes (reins, poumons…) en vue de greffes reste expérimentale, certaines applications thérapeutiques portant sur l’impression d’organes simples (cheveux, muqueuse gingivale et implants osseux) sont déjà très prometteuses », poursuit l’OPECST, citant à titre d’exemple la collaboration entre le groupe L’Oréal et la start-up Poietis pour traiter la calvitie à l’aide de la bio-impression.

L’office note que l’impression 3D est déjà « massivement utilisée dans le secteur des prothèses auditives » et que, de la même façon, elle « pourrait bouleverser le marché des prothèses dentaires ».

Dans l’industrie pharmaceutique, ces technologies « peuvent être utilisées afin d’améliorer la galénique des médicaments », est-il ajouté. C’est notamment le cas aux Etats-Unis, où la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé en 2015 la commercialisation de l’antiépileptique Spritam (lévétiracétam) de la société Aprecia, produit grâce à l’impression 3D.

Dans ses recommandations, l’OPECST prône un plus grand soutien à la recherche et aux investissements en impression 3D, « notamment par les subventions du programme d’investissement d’avenir (PIA) et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), ainsi que des appels à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du programme européen Horizon 2020 ».

Il suggère de « renforcer la structuration de la filière » en soutenant l’action de l’Alliance Industrie du Futur (AIF) et de l’institut Carnot Cetim, centre d’expertise mécanique français, « notamment par une mise en réseau des acteurs ».

L’office parlementaire insiste enfin sur le développement de formations et d’informations sur les techniques et le potentiel de l’impression 3D pour « faire reconnaître » et « populariser » cette technologie.

La note scientifique de l’OPECST sur les objets connectés
La note scientifique de l’OPECST sur l’impression 3D

Raphael Moreaux.
Verso accompagne le développement des objets connectés au service de la santé.

Édouard Philippe : « On n’avancera pas sans les médecins » 1/2

« La santé est au cœur des priorités du gouvernement », assure Édouard Philippe qui maintient « toute sa confiance » à Agnès Buzyn et se défend de réduire son leadership. Dans un entretien exclusif au « Quotidien », le Premier ministre juge « essentiel » de « transformer en profondeur » notre système de santé « en ville comme à l’hôpital ». Tout est au programme : évolution des modes de rémunération, réforme des études médicales, nouvelle régulation des dépenses de soins de ville et virage numérique !

Crédit Photo : JOEL SAGET

LE QUOTIDIEN : Après avoir lancé le plan « déserts médicaux » en octobre, vous êtes intervenu le 13 février pour annoncer un plan de transformation du système de santé. Cette implication personnelle signifie-t-elle que la réforme de la santé est une priorité pour le gouvernement ? Votre initiative ne risque-t-elle pas de réduire le leadership d’Agnès Buzyn sur ce dossier ?

EDOUARD PHILIPPE : C’est mal me connaître. Agnès Buzyn a toute ma confiance et elle est aux avant-postes de cette réforme. Mon implication signifie que la santé est au cœur des priorités du gouvernement.

Notre pays a la chance d’avoir un système de santé doté de professionnels de très grande valeur qui nous permet d’avoir l’une des meilleures espérances de vie au monde. Mais ce système n’est pas parfait, quand on voit par exemple la trop faible place de la prévention ou les difficultés d’accès aux soins que rencontrent certains de nos concitoyens. Il est donc essentiel de le transformer en profondeur en faisant évoluer les organisations, en ville comme à l’hôpital. C’est la mission d’Agnès Buzyn, qui a déjà en quelques mois su prendre plusieurs décisions courageuses, comme sur les vaccins ou sur le tabac.

Quel jugement portez-vous sur l’action réalisée sous le quinquennat Hollande ? Des erreurs, des retards sont-ils imputables à la précédente équipe gouvernementale ?

Ces dernières années, on a vu se développer la chirurgie ambulatoire ou des modes d’exercice pluri-professionnels en ville par exemple. Mais les règles qui régissent le système de santé ont, elles, assez peu changé : les modes de rémunération, par exemple, n’ont connu que quelques ajustements à la marge. C’est ce décalage entre des aspirations au changement des professionnels et un système qui reste rigide qui crée aujourd’hui des tensions et des difficultés.

C’est tout cela qu’il faut transformer en profondeur et c’est le sens des cinq chantiers structurants que nous avons lancés : remettre au cœur de l’exercice la qualité et la pertinence, repenser le financement, accélérer le virage numérique, et mieux adapter nos ressources humaines et notre organisation territoriale des soins.

À Eaubonne, vous avez fait le constat de médecins épuisés. Comment redonner du sens à ce métier de soignant ?

Ce constat est effectivement partagé et nous devons y remédier. Le sens qui doit prévaloir est celui de l’intérêt du patient. En luttant contre les actes inutiles grâce à la pertinence ou en facilitant la coordination entre professionnels via les outils numériques et des modes de rémunération innovants, nous redonnons du temps aux soignants et du sens à leur engagement. Ce doit être notre seule boussole. Cela prendra un peu de temps bien sûr, mais je sais que tous les professionnels sont prêts à avancer rapidement.

Votre réforme « en profondeur » du financement des soins pourrait-elle déboucher sur une remise en cause des modes de rémunération actuels : T2A à l’hôpital et paiement à l’acte en ville ?

Les modes de rémunération doivent évoluer. La T2A à l’hôpital ne doit pas être supprimée mais doit être complétée : d’autres rémunérations prenant mieux en compte les parcours, la qualité, les missions de service public, la prévention, doivent être créées. C’est du reste le chemin qu’ont emprunté de nombreux pays qui étaient également à la T2A. Les rémunérations en ville doivent également évoluer selon les mêmes principes, en les adaptant.

Vous avez estimé la semaine dernière que « l’acte médical est toujours un acte important, jamais anodin ». Quel serait pour vous le juste prix d’une consultation ?

Justement, à l’avenir on ne raisonnera plus seulement avec cette grille de lecture. Les actes médicaux ne disparaîtront pas, naturellement. Mais selon qu’il s’agisse d’un suivi de maladie chronique, d’une consultation ponctuelle, ou d’une action de prévention, la façon dont on le rémunère ne sera pas nécessairement la même.

L’accent mis par le gouvernement sur la régulation des dépenses de ville fait craindre à certaines organisations de médecins libéraux un retour de la maîtrise comptable, voire l’avènement d’une médecine fonctionnarisée. Que leur répondez-vous ?

Il faut dire la vérité : maîtriser la croissance des dépenses de santé reste une nécessité. Depuis 2010, l’ONDAM a toujours été respecté. Pour autant, quand on y regarde de plus près, on constate que les dépenses de l’ONDAM « soins de ville », qui, soit dit en passant, ne contiennent pas uniquement les rémunérations des professionnels libéraux, mais aussi les prescriptions de médicaments, les arrêts de travail, ont plutôt eu tendance à dépasser leurs objectifs ces dernières années. Cela justifie donc que l’on réfléchisse, sereinement et collectivement, avec les professionnels, à de nouveaux outils. Quand nous parlons qualité et pertinence des soins avec la ministre, je crois qu’on est très loin de la maîtrise comptable.

Le « virage ambulatoire » semble plus que jamais dans les objectifs du gouvernement. Jusqu’où comptez-vous aller ? Nos hôpitaux sont-ils prêts ? Et la collaboration ville hôpital est-elle à la hauteur ?

Le développement de la chirurgie ambulatoire ces dernières années démontre, s’il en était besoin, que nos hôpitaux et nos cliniques savent s’adapter et mettre en œuvre de grands changements organisationnels. La prochaine étape concerne la médecine ambulatoire : dès cette année les tarifs T2A commenceront à inciter à son développement. Le défi est grand, pour les hôpitaux comme pour la ville ; il nous faut développer encore plus les liens ville hôpital, c’est un enjeu important pour le bon déroulement du parcours du patient. Mais je ne doute pas un seul instant qu’il sera relevé.

Vous avez confirmé une baisse imminente des tarifs hospitaliers. N’est-ce pas contradictoire avec les louanges que vous adressez au secteur ?

Le système fondé exclusivement sur l’acte, ou l’activité, amène mécaniquement à ce type de régulation. C’est aussi pour cela qu’il faut sortir de cette logique. La transformation proposée doit nous y aider. Et parce qu’il faut accompagner les professionnels qui vont conduire ces changements, nous avons dégagé 100 millions d’euros de ressources nouvelles par an, hors ONDAM, pour conduire le plan de transformation du système de santé. Ce changement est indispensable et nous voulons nous donner les moyens de le réussir, pour les patients, pour les soignants.

Dans votre ambition réformatrice, misez-vous particulièrement sur la nouvelle génération médicale ?

Les jeunes professionnels, qui sont d’ailleurs souvent des professionnelles, que j’ai pu rencontrer ont une envie de changement qui, me semble-t-il, est parfaitement en adéquation avec les lignes que nous avons tracées, qu’il s’agisse des modes d’exercice ou de l’organisation du système. Je compte bien sur leur implication et leurs talents pour aider à la transformation.

Vous ouvrez une réflexion « sans tabou » sur le numerus clausus, d’une part, et sur l’avenir des ECN, d’autre part. Faut-il supprimer ces modalités de sélection, emblématiques des études de médecine ?

Vous le rappelez vous-même : une réflexion sans tabou. Nous avons ouvert le temps de la concertation, il faut qu’elle aille à son terme. Puis nous déciderons. Mais à l’évidence, le fonctionnement actuel des études de médecine mérite une profonde évolution.

On entend souvent dire qu’on ne peut pas réformer la santé contre les médecins. Est-ce aussi votre analyse ?

C’est ma conviction. Les médecins sont au cœur de notre système de santé, il est évident que l’on n’avancera pas sans eux ! Mais tous ceux avec qui j’échange me disent la même chose : il faut profondément changer le système dans toutes ses dimensions. Je sais qu’ils y sont prêts.

Sur les questions de fin de vie et d’assistance médicale à la procréation, le gouvernement compte-t-il bouger ? Allez-vous calquer votre position sur les résultats des états généraux de la bioéthique ?

Les états généraux de la bioéthique se déroulent de janvier à avril, sous l’égide du comité consultatif national d’éthique, qui publiera ensuite un avis avant l’été. Laissons le débat se dérouler, un débat que je souhaite large et apaisé. Les décisions viendront ensuite. Sur la fin de vie, la priorité est d’évaluer la mise en œuvre de la loi Claeys-Leonetti, qui est encore très récente. L’IGAS remettra un rapport à la ministre de la santé en mars.

Le gouvernement penche pour la contraventionnalisation de l’usage du cannabis. Cela signifie-t-il que le débat sur la dépénalisation est clos ?

Le gouvernement n’est pas favorable à la dépénalisation de l’usage des produits stupéfiants dont fait partie le cannabis. Par contre nous considérons que la prison n’est pas la réponse adaptée. Il nous faut également mettre l’accent sur la prévention avant tout chez les plus jeunes.

Source : Édouard Philippe : « On n’avancera pas sans les médecins »

Verso Healthcare accompagne les professionnels de santé dans leur transition numérique

Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

Grâce à l’analyse du scanner rétinien d’un patient, Google souhaite que son système détecte facilement les maladies cardiovasculaires.

Les équipes de Google et de Verily, une filiale d’alphabet, travaillent sur une intelligence artificielle capable de détecter les maladies cardiaques et ainsi prévenir les risques. En analysant un scanner rétinien, l’IA pourrait déterminer plusieurs données sur le patient, à l’exemple de son âge, son sexe, sa tension artérielle et le fait qu’il soit ou non fumeur. De fait, ces données peuvent être directement exploitées pour établir un potentiel risque. Ce système serait aussi précis que les méthodes médicales actuelles.

Pour entraîner le système, les chercheurs ont utilisé le machine learning : l’IA a analysé les données d’un total d’environ 30 000 patients. Les données contenaient des informations générales ainsi que des scanners ophtalmologiques. Par la suite, les réseaux neuronaux ont exploité ces informations pour établir des modèles permettant d’associer les signes d’un risque d’accident cardiaque.

Si Google a publié l’avancée de son travail dans la revue médicale Nature Biomedical Engineering, il faudra encore du temps avant qu’un tel outil soit fiable. Néanmoins, la méthode permettrait de détecter un risque plus vite et plus facilement.

De plus, la mise en service d’un outil médical basé sur l’intelligence artificielle serait le symbole du passage d’un réel cap. De fait, l’algorithmie serait en charge d’établir un pourcentage de risque pour le patient. Ce type de projets pourraient être l’origine d’une toute nouvelle vision médicale dans laquelle les machines, et surtout l’IA auraient beaucoup plus de marge de manoeuvre.

Bien que l’IA ne soit pas prête à être mise en service -Google n’a pas donné de date-, il serait un jour possible d’imaginer de tels systèmes travailler aux côtés des médecins. En tout cas, l’idée n’est pas si folle pour la filiale d’Alphabet.

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Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

 

Source :  Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

Verso Healthcare est expert en accompagnement des cardiologues

Comment l’assurance maladie veut rembourser les soins dentaires

L’assurance maladie veut moduler les remboursements des prothèses et réclame de fortes baisses de tarifs aux dentistes.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn l’a promis pour la fin de l’année: on pourra soigner ses dents sans débourser un euro. Pour mettre en œuvre cette promesse du « reste à charge zéro », Nicolas Revel, le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a dévoilé le 16 février son projet de convention tarifaire aux représentants des dentistes.

Dans ce document que nous avons pu consulter, la Cnam propose pour les soins prothétiques (inlay, prothèses, couronnes…), qui ne sont pas remboursés à 100 %, trois modes de prise en charge différents.

Le premier « panier de soins » couvrirait les besoins prothétiques essentiels — soit 46,6 % des actes — et éviterait toute dépense au patient. Les chirurgiens-dentistes devront faire un effort en baissant leurs tarifs de 388 millions d’euros (M€). Pour le deuxième panier, les dentistes devront réduire leurs prix de 174 M€ afin d’aboutir à un « reste à charge modéré ». Et, enfin, les tarifs resteraient libres pour les actes du troisième panier, plutôt haut de gamme et donc non remboursés.

Les soins sur les dents visibles mieux remboursés

Les niveaux de remboursement varieront en fonction de deux critères : la localisation de la dent et la nature du matériau utilisé. En clair, les soins sur les dents visibles (incisives et canines) seront mieux remboursés que ceux sur les dents intermédiaires (prémolaires) et les dents arrières (molaires).

L’objectif affiché est de « garantir l’accès de tous à des matériaux dont la qualité esthétique soit adaptée à la localisation de la dent concernée ». S’il faut soigner une dent du fond, on fera moins beau donc moins cher. Attention au sourire trop large : « Le dentiste posera des prothèses en céramique jusqu’à la première prémolaire, au-delà ce sera du métal, comme dans les années 1970 », expliquent les docteurs Olivier André et Stéphane Zenou, du think tank Agir pour la santé dentaire.

(ILLUSTRATION) Les dentistes sont invités à baisser leurs tarifs sur la pose des prothèses dentaires. LP/Gérald Moruzzi

Objectif prévention

Pour parvenir au « zéro reste à charge », la Cnam mise aussi sur la prévention (détection des caries, détartrage…), notamment pour les enfants de moins de 6 ans. « Il n’y a aucune mesure vraiment incitative à la prévention, regrette toutefois Stéphane Zenou. Il faut un vrai plan prévention sur dix ans pour rejoindre le Danemark, où l’on ne pose quasiment plus de prothèses », ajoute Olivier André.

Pour arriver au « reste à charge zéro », Nicolas Revel exige donc des dentistes 562 M€ de baisse de prix. En contrepartie, il relèvera le tarif de prise en charge des soins de base de 627 M€. Mais « seuls 400 millions finiront dans la poche des dentistes. Le reste sert à réduire le reste à charge des patients et compense une hausse de nos cotisations sociales », assure le président du think tank, pour qui « le compte n’y est donc pas ». Prochaine étape, la Cnam doit obtenir la signature des syndicats de chirurgiens-dentistes. Une nouvelle réunion est prévue mi-mars.

Source :  Comment l’assurance maladie veut rembourser les soins dentaires

Verso Dental finance les équipements pour les dentistes

Le gouvernement va généraliser le dossier médical partagé : de quoi parle-t-on ?

Le gouvernement inscrira la généralisation du dossier médical partagé (DMP), déjà expérimenté depuis un an dans neuf départements, dans sa réforme du système de santé. Le dispositif sera déployé à partir de la fin de l’année. L’occasion de revenir sur cet outil censé améliorer la prévention tout en réduisant les coûts.

Le « carnet de santé numérique » remplacera bientôt notre bon vieux carnet de papier écorné par le temps. Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont confirmé mardi que la généralisation du « dossier médical partagé » (DMP) serait inscrite parmi les mesures pour « transformer le système de santé », dont la feuille de route sera détaillée cet été.

Déjà expérimenté depuis un an dans neuf départements pilotes, dont la Haute-Garonne et les Côtes d’Armor, où 32.000 dossiers ont été ouverts, le DMP, facultatif, devrait être ainsi généralisé à partir de la fin de l’année 2018. Dans ces territoires, les assurés peuvent déjà, munis de leur carte vitale, créer rapidement (et gratuitement) leur dossier, en ligne, auprès de la CPAM ou d’un professionnel de santé.

Outil de partage et d’alerte

Le « carnet de santé numérique », à l’image du carnet traditionnel, comprend ainsi toutes les informations relatives à l’état de santé du patient, et peut être partagé avec l’ensemble des soignants intervenant dans son parcours de soins. Il est confidentiel, son accès est sécurisé, et il peut être fermé à la demande du patient.

Il mentionne donc les antécédents éventuels, les allergies possibles, les médicaments utilisés, les comptes rendus d’hospitalisation et de consultation ainsi que les résultats d’examens. Un gain de temps pour les soignants réguliers, mais aussi en cas d’urgence, selon ses promoteurs. Le patient, de son côté, peut aussi paramétrer une alerte email ou par SMS afin de bénéficier d’un rappel en cas de vaccination.

Enjeu financier

Dans son rapport public annuel 2018 publié la semaine dernière, la Cour des comptes a rappelé « l’attentisme coûteux » de la France en la matière. Une première mouture du DMP avait été suspendue en 2012, seuls 158.000 dossiers ayant été créés dans cette première phase pour un investissement de 210 millions d’euros. Interrompu entre 2012 et 2017, le système a coûté, pour son seul « maintien en conditions opérationnelles », 35 millions d’euros aux finances publiques.

La nouvelle version expérimentales, relancée au 1er janvier 2017 en association plus étroitement les professionnels de santé au sein des neuf départements, a connu plus de succès, selon la Cour des comptes, avec « environ 10.000 dossiers créés chaque semaine » dans les neuf départements d’expérimentation.

Un bémol toutefois : malgré la hausse du nombre de dossiers créés, la consultation des documents par les professionnels de santé « reste stable ». « Cette stagnation », conclut la Cour des comptes, « met en évidence le fait que l’entrée du DMP dans les usages des professionnels de santé reste le principal enjeu ».

Source : Le gouvernement va généraliser le dossier médical partagé : de quoi parle-t-on ?

Verso accompagne les professionnels de santé dans l’acquisition de nouveaux équipements permettant de répondre aux exigences réglementaires

« Le temps des rafistolages est révolu », lance Édouard Philippe qui ouvre cinq chantiers sur la santé

eaubonne

C’était un grand « discours de la méthode », selon plusieurs responsables syndicaux. Sans citer Descartes – mais Maylis de Kerangal, auteure de « Réparer les vivants » – le premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce mardi, à l’hôpital Simone Veil d’Eaubonne (Val d’Oise), les grands axes et l’agenda de « la stratégie de transformation du système de santé », sans dévoiler à ce stade de mesures très concrètes.

Aux côtés de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui n’a pas pris la parole, Édouard Philippe a égrené les « faiblesses » du système de santé français avant de décliner cinq grands chantiers « pour passer d’un système cloisonné, fondé sur les soins curatifs tarifés à l’acte, une course aux volumes et une régulation budgétaire à un système tourné vers la prévention, la coordination, la qualité, l’accès aux soins ».

Miser sur la qualité des parcours

Première pierre de ce chantier, la qualité des soins et la pertinence des actes, priorité déjà évoquée par Agnès Buzyn. « Pourquoi fait-on deux fois plus de césariennes dans les Alpes-de-Haute-Provence ou en Lozère, que dans l’Yonne ou le Loir-et-Cher ? », interroge le chef du gouvernement, soulignant « des variations qui coûtent cher ». D’ici à cet été, les conseils nationaux professionnels (CNP) des différentes spécialités et le Collège de médecine générale devront proposer des actions pour améliorer la pertinence des soins.

Dans la même veine, la Haute autorité de santé (HAS) proposera dès cette année des indicateurs de « qualité des parcours » portant sur les dix pathologies les plus fréquentes, qui seront systématisés en 2019, et intégrés aux travaux sur les modèles de financement. La satisfaction des patients devra être systématiquement mesurée.

Une task force du financement

Si l’acte médical est un acte « important, jamais anodin », son financement a atteint ses limites, trop cloisonné, valorisant la quantité et non la qualité, tranche Edouard Philippe. À l’hôpital, l’enjeu n’est pas de supprimer la T2A mais de « rééquilibrer » le financement, indique Matignon, en y intégrant des objectifs plus collectifs et de nouvelles pratiques de soins ambulatoires et d’hospitalisation à domicile. Des expérimentations de financements innovants interviendront en ce sens, à la faveur de l’article 51 de la loi Sécu 2018.

Au-delà, le Premier ministre annonce « une réforme en profondeur du financement des soins » en France. Une « task force » pilotée par Jean-Marc Aubert, actuel directeur de la DREES, proposera des modèles de financement nouveaux d’ici à la fin 2019. Objectif : la fin de la logique inflationniste et la valorisation des logiques de parcours et de prévention, en ville comme à l’hôpital.

Le financement des soins reposera à 50 % maximum de tarification à l’activité. « On doit travailler pour trouver les 50 % restants », souligne l’ex-maire du Havre. La médecine de ville devra faire ce travail, ce qui commande un vaste chantier de diversification des modes de rémunération (à décliner dans la convention). Enfin, la ministre de la Santé devra formuler des propositions d’ici à cet été pour « améliorer la régulation de l’ONDAM », et notamment celui des soins de ville.

Au passage, le Premier ministre a précisé que les tarifs hospitaliers – à nouveau annoncés à la baisse au grand dam des fédérations hospitalières – intégreraient dès cette année une « forte incitation » à la médecine ambulatoire, au-delà de la seule chirurgie.

Cap sur numérique

Le numérique est le troisième chantier. Alors que la tarification de la télémédecine est actuellement négociée entre l’assurance-maladie et la profession, le chef du gouvernement fixe trois objectifs supplémentaires : « l’accessibilité en ligne pour chaque patient de ses données médicales », la « dématérialisation de l’intégralité des prescriptions » et la simplification du partage de l’information entre les professionnels de santé d’ici à 2022.

Pour y parvenir, une mission désormais unique « E-santé » sera créée au sein du ministère de la Santé. Cette mission coordonnera le pilotage des programmes soutenus par le Grand plan d’investissement, et veillera à la cohérence des projets comme le déploiement du dossier médical partagé (DMP) à l’automne 2018.

Réfléchir sans tabou au numerus clausus

Le quatrième chantier concerne les ressources humaines. Peu de nouveautés ont été dévoilées quant à la formation des futurs médecins. Outre le développement déjà annoncé des pratiques avancées en soins infirmiers, Édouard Philippe a rappelé la mise en place prochaine du service sanitaire des étudiants en santé, qui fera l’objet d’un rapport « ciselé », rendu très prochainement.

Les dysfonctionnements des études de santé devront, en parallèle, être corrigés indique Edouard Philippe, notamment « l’effroyable gâchis de la première année ». Des réflexions seront menées « sans tabou » sur le numerus clausus. Suppression, augmentation, variation : tout est ouvert.

La réflexion se poursuit aussi sur la réforme du deuxième cycle et l’avenir des épreuves classantes nationales (ECN). Des mesures législatives sont attendues au début de l’année 2019.

Améliorer la qualité de vie au travail

Le locataire de Matignon – qui reconnaît la souffrance, le découragement et parfois l’épuisement des soignants à l’hôpital comme en ville – veut redonner du sens à « l’engagement » des personnels hospitaliers. « Un travail doit être mené sur la gestion du changement et des organisations de travail au sein des établissements publics et privés », précise Édouard Philippe.

Un observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé sera installé afin de dresser un état des lieux et de « traiter le mal à la racine ». Objectif : que les drames « qui ont concerné aussi bien des médecins à l’hôpital ou en ville, des internes ou des personnels soignants »ne se reproduisent plus.

Des expérimentations pionnières exemplaires

Dernier chantier : l’organisation territoriale. Au menu, la structuration des soins de ville… par les professionnels eux mêmes, « et non par l’État ». L’exercice isolé doit devenir « l’exception », prévient Edouard Philippe. La méthode proposée est assez originale. D’ici à fin 2018, un appel à projets sera lancé pour identifier « trois à cinq territoires » avec des modèles d’organisation « totalement nouveaux, qui prennent en charge la santé de toute une population ». 

La règle est de pouvoir accéder « très vite » aux soins du quotidien, mais aussi, quand c’est nécessaire, aux soins pointus. « Les groupements hospitaliers de territoire constituent une première étape, mais il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont ils se mettent en place », assène le premier ministre.

La méthode ? Trois mois de concertation 

Place désormais à une concertation (territoriale et nationale) de mars à mai 2018, soit trois mois. Un brainstorming numérique est également prévu. Quant au financement de ces chantiers de transformation du système de santé, 100 millions d’euros y seront alloués annuellement en plus de l’ONDAM (objectif national de dépenses d’assurance-maladie). Ces moyens doivent permettre de mettre fin « au temps des rafistolages »… 

Source : « Le temps des rafistolages est révolu », lance Édouard Philippe qui ouvre cinq chantiers sur la santé

La santé numérique taclée

 

La grande machine du numérique en santé est relancée, mais elle est encore poussive, selon la Cour des comptes  qui a rendu son rapport sur le sujet le 7 février dernier. Premier point, la messagerie sécurisée de santé observe une avancée encore limitée. En avril 2017, environ 900 établissements de santé et 53 000 boîtes aux lettres ont été raccordés. L’objectif de généralisation pour 2017 n’a pas été atteint.

Relance du DMP, encore un effort !

Deuxième dossier chaud, la relance du dossier médical personnel. En juillet 2012, seuls 158 000 DMP avaient été créés, d’où la décision de le suspendre. Relancé le 1er janvier 2017, le nouveau dossier médical partagé atteint une vitesse de croisière, mais pas suffisante pour la Cour : 10 000 DMP sont créés chaque semaine, soit 40 % de créations de plus qu’en 2012. Le hic, les créations par les professionnels de santé ont diminué. Elles sont heureusement compensées par les hausses de créations sur Internet et en CPAM. Un autre obstacle relevé est le retard pris par la mise en place de la facturation individuelle des établissements de santé (Fides).

Un établissement sur six n’a pas de politique de sécurité des SI

Autre enjeu d’envergure pour ces derniers, la sécurité : un établissement sur six ne dispose d’ailleurs toujours pas de politique de sécurité des systèmes d’information. Surtout, insiste la Cour, l’effort financier pour maintenir la sécurité à un niveau « conforme au nécessaire » dans les établissements devra être encore plus important que maintenant. Enfin, dernière pierre lancée par la Cour dans le jardin des pouvoirs publics, alors que la loi du 26/01/2016 a rendu les normes d’interopérabilité opposables, aucune d’entre elles n’a été rendue opposable pour l’instant, ni aucun calendrier fixé.

Source : La santé numérique taclée

Verso accompagne les professionnels de santé dans leurs projets d’innovations technologiques

L’IA est devenue le stéthoscope du XXIe siècle

intelligence artificielle médecine

L’IA est capable de lire 20 millions d’études cliniques en quelques minutes alors qu’un médecin, au meilleur des cas, lira 200 publications par an (en prenant compte qu’il les a retenu intégralement). Ainsi, l’IA en question saura davantage trouver un traitement efficace pour un patient. L’utilisation de l’IA dans le milieu médical n’est plus à prouver. Elle permet même de faire des diagnostics par téléphone pendant que l’ambulance arrive sur les lieux. Par exemple, l’IA écoute et assiste l’opérateur au téléphone. Si elle détecte une crise cardiaque, l’opérateur donnera en conséquences des instructions pertinentes. De plus, l’opérateur communique aussi ce diagnostic à l’équipe médicale avant même qu’elle soit sur place. Toutes ces précieuses minutes gagnées permettent de sauver des vies.

L’IA est devenue le stéthoscope du médecin

Certains algorithmes d’apprentissage en profondeur ont obtenu de meilleurs résultats sur la détection de cancer du sein qu’un groupe de 11 pathologistes. Selon cette étude, la performance de l’algorithme était comparable à celle d’un expert qui interprète des image sans contrainte de temps. Seulement on le sait, les experts ont peu de temps.

Pour reprendre l’étude citée plus haut, Watson (de IBM) a analysé les données génomiques à la fois des cellules tumorales et des cellules saines et a finalement été capable de glaner des informations exploitables en seulement 10 minutes. Comparez cela aux 160 heures de travail nécessaires pour les médecins humains… Tout comme le stéthoscope a permis la détection plus rapide  et plus précise de maladie liée aux organes internes.

Une IA détecte qui aura une crise cardiaque ou Alzheimer dans 10 ans

Chaque année, près de 20 millions de personnes meurent des effets des maladies cardiovasculaires. Cela comprends les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les artères bloquées et autres dysfonctionnements du système circulatoire. Dans un effort de prédiction, de nombreux médecins utilisent des lignes directrices similaires à celles de l’American College of Cardiology / American Heart Association (ACC / AHA).

Celles-ci sont basées sur huit facteurs de risque (dont entre autre, l’âge, le niveau de cholestérol et la pression artérielle) que les médecins corrèlent efficacement. Dans cette étude, les algorithmes d’intelligence artificielle ont dû se former eux-mêmes. Ils ont utilisé environ 78% des données (environ 295 267 enregistrements) pour rechercher des modèles et construire leurs propres «directives» internes. Ils ont ensuite testés leurs directives sur les autres enregistrements. Utilisant des données enregistrées et disponibles de 2005, ils ont prédit quels patients auraient leur premier événement cardiovasculaire au cours des 10 prochaines années.

Ainsi, ils ont vérifié les suppositions par rapport aux enregistrements de 2015. Contrairement aux lignes directrices de l’ACC / AHA, les méthodes d’apprentissage automatique ont permis de prendre en compte 22 autres points de données, y compris l’origine ethnique, l’arthrite et la maladie rénale. C’est un pas de géant pour les futurs médecins et pour la médecine prédictive.

L’IA est un outil, pas une marque

Tout comme on utilise Netflix, ce n’est pas pour son IA, mais parce que l’expérience utilisateur est agréable. Idem, nous achetons sur Amazon car c’est facile, et non pas pour son utilisation de l’IA. En médecine, l’IA va intégrer les procédures mais ce n’est pas pour autant qu’on ira dans tel ou tel hôpital. D’ailleurs en matière de santé, l’IA n’est pas vouée à remplacer les médecins mais plutôt à les assister. Le stéthoscope assiste les médecins et c’est devenu un outil indispensable. Cet outil utilisé tous les jours dans le monde entier a permis de diagnostiquer des millions de personnes dans le monde. L’IA est l’outil sine qua non du médecin du XXIe siècle.

Comme nous avons pu le voir la quantité de data générée par patient et le nombre d’études publiées par an sont immenses. Autant dire même impossible pour un humain de prendre connaissance et d’assimiler toutes ces informations. En revanche la machine pourra donner des conseils aux médecins. Cela soulève des questions d’ordre éthique et de responsabilité. Et si une IA donnait un mauvais diagnostic ? A qui est-ce la faute ? Ces questions n’ont pas encore de réponses complètes mais cette complémentarité est nécessaire dans ce secteur d’activité.

Source : L’IA est devenue le stéthoscope du XXIe siècle

Verso finance les équipements des professionnels de santé.

AI voice assistants have officially arrived in healthcare

Amazon has an early lead, but lessons from cutting-edge providers can also be applied to Apple Siri, Google Home and Assistant, and Microsoft Cortana.

AI voice assistants for healthcare
AI voice assistants for healthcare

As 2017 wound down, Amazon’s Alexa voice assistant rose up to the top of Apple’s App Store while Amazon’s Echo Dot was its own bestseller.

But some of the millions of those devices sold have already found their way into hospitals like Beth Israel Deaconess Medical Center in Boston, Northwell Health in New York, the Commonwealth Care Alliance in Boston, and Libertana Home Health in Los Angeles.

“When we went from laptops to smartphones as our primary means of doing computing, that was a major paradigm shift,” said John Halamka, MD, CIO at Beth Israel. “Ambient listening tools probably will replace mobile devices.”

Amazon is hardly alone in the market. Apple Siri, Google Home and Assistant, and Microsoft Cortana are also available. Among hospitals undertaking pilot projects, Amazon reigns supreme — for now. At least one hospital is already girding to implement Google Home as well.

Early work at BIDMC

Halamka’s team is conducting extensive early work with Amazon’s Alexa voice assistant.

Halamka’s team has built a variety of skills for the Alexa voice assistant. A skill is the computing manifestation of a task that a voice assistant performs in the real world. Halamka said the Alexa APIs used to build skills are straightforward and easy to use. Beth Israel Deaconess System now has a variety of skills used in the voice assistants in patient rooms.

“If you are an inpatient, what are the things typically you would like to know?” Halamka said. “When will my doctor be here? What’s for lunch? Simple types of things for which you need answers. Today, you pull a cord installed in 1955 that flips a relay that turns on a light that means a nurse might be there in 10 minutes. Even modern nurse call systems still are very reminiscent of things that would have been in hospital rooms in the 1950s.”

Halamka questioned why healthcare professionals still think in that particular workflow when there is data in electronic form to answer these questions.

Now, patients can say, “Alexa? Ask BIDMC to call a nurse.” And Alexa will respond, “OK, I have just sent a request for a nurse.” Or, “Alexa? Ask BIDMC what is my diet?” And Alexa replies, “You are restricted to a bland diet for the day. To order a meal, call extension 12345.”

“Why should it be any different than that?” Halamka asked. “You develop these use-cases for which questions a patient typically asks, ones that can be asked through micro-services plumbed through the Alexa API.”

Northwell’s Alexa skill: Determine ER wait times

Northwell Health currently is using Alexa but soon will add Google Home into the mix. The provider organization is experimenting with many different use-cases for voice assistants. The big one currently is an Alexa skill that helps users identify the wait times at emergency rooms and urgent care centers that are near a given Zip code.

“You can have Alexa ask Northwell for the shortest wait time near your Zip code or check the time at a specific location,” said Emily Kagan Trenchard, vice president of digital and innovation strategy at Northwell Health. “The skill will give you the wait time as well as the address for that location and direct users to an alternative if the shortest wait time is elsewhere.”

It’s also smart enough to handle disambiguation around places with similar names. For example, Northwell has three hospitals known as Long Island Jewish – Long Island Jewish Valley Stream, Long Island Jewish Forest Hills and Long Island Jewish Medical Center.

“Imagine a scenario where you are in the kitchen and you cut your finger while cooking,” Trenchard said. “In this instance, you know you need to get medical attention and possibly a few stitches. You would say, ‘Alexa, ask Northwell what’s the shortest wait time near 11021?’ Alexa would then query the database of our emergency and urgent care wait times, which are refreshed every 15 minutes, and look at the locations nearest to the Zip code 11021.”

Of those locations, it would then calculate the shortest wait time and report back the location’s name, the wait time and the address. Say the result that comes back is for a Northwell GoHealth Urgent Care location, but the patient would prefer to go to the emergency department at their preferred hospital. In this case, the patient could say, “Alexa, what’s the wait time at North Shore University Hospital?” In response, Alexa would provide the wait time for that specific location.

Commonwealth: Patients drive voice tech growth

Commonwealth Care Alliance is using Alexa technology, but the organization’s plan is to ultimately access all available voice assistants to create individualized care environments for its members and patients.

“We believe this area of patient engagement will continue to grow – driven by both patient experience and feedback,” said John Loughnane, MD, chief of innovation at Commonwealth Care Alliance, which uses voice technology systems from Orbita. “We also see the great potential in this approach and technology to enable our members with physical disabilities to have more control over their environment.”

Commonwealth Care Alliance currently is leveraging Alexa to enable its members to perform a variety of tasks. Members can conduct hands-free calling to other people who have Alexa. They can conduct “drop-in” visits with members who agree to give each other access. This is important for individuals who need to check up on someone from another part of a home as Alexa acts as a built-in intercom system.

Members also can do an initial set-up of Google Calendar for personal care attendant schedules. The technology can then check on schedules to see who is going to be on the next shift. They can set reminders for routine tasks such as taking medications, setting up doctor appointments and other medical events.

A Commonwealth Care Alliance member would commonly use voice assistant technology to set up a calendar or schedule for their personal care attendant. A typical exchange might take place as follows:

Patient: Alexa, create an event: PCA #1 at 9 a.m. to 12 p.m. on Monday.
Alexa: Does this repeat?
Patient: Yes.

At this time, the personal care attendant shift is entered into the Google calendar. Once the Google calendar is complete, it is shared with the personal care attendant so they are aware of when their shifts are and who they may contact to arrange for coverage if shifts are missed.

The patient then can ask Alexa, “What are my next five events?” Alexa would inform the patient who is scheduled for their upcoming shifts. This is a powerful use of voice technology because the patients don’t have to keep asking others to check the usually written schedules.

Libertana: Voice tech helping independent living

Libertana Home Health is using Alexa along with the Amazon Echo Dot. Its goal is to empower people to live independently.

“Given our client population, the ability to use their voices to activate assistance and get reminders to stay on task makes the likelihood of aging in place a reality,” said Debra Harrison, RN, assisted living waiver public subsidized housing manager at Libertana Home Health. “The inevitable physical and mental deterioration of the aging process is a difficult adjustment. Having the right assistance in the comfort of their own homes is invaluable in helping our clients acclimate.”

The pilot study has proven that Alexa becomes a “friend” to the client, Harrison added. And very important, it helps break the loneliness that most experience.

“The client with shingles whose pain makes moving unthinkable can use her voice to play music, relax and stay comfortable,” she added. “The use of cognitive games makes the clients think and laugh, the ability to set a timer, ask for directions, and hear a response makes them feel less isolated.”

A patient can wake up in the morning and say, “Alexa, open Libertana.” The Libertana app is opened and there is a morning greeting individualized to that client. Alexa then continues with reminders such as taking medications at specified times and putting on their life alert pendant.

“The voice device shares information about activities happening in the facility throughout that day and provides reminders for them at various times to take specific measurements, blood pressure or blood sugar checks, for example,” Harrison said. “Reminders also are provided to exercise, drink fluids and eat snacks.”

The most widely used feature, which can help patients gain peace of mind, is the ability to request assistance from Libertana staff. With the voice assistant, a patient does not need his or her mobile phone nearby. After finally getting comfortable in a reclining chair, for instance, the patient might realize he or she left the mobile phone in another room. With Alexa, the patient need only speak to get the assistance needed – perhaps getting to the bathroom safely, asking someone to get pain medication or reporting feelings of lightheadedness.

“At the beginning of the pilot, which we limited to one of our facilities, we identified that some clients were unfamiliar with or forgot how to activate the skill,” Harrison explained. “We spent time early on to educate users on use of the device; essentially, reinforcing their need to say, ‘Alexa, open Libertana.’ Not all had this challenge, but of those that did, once they overcame it, all program participants have become very comfortable using Alexa.”

The HIPAA situation

None of the voice assistants yet have HIPAA business associate agreements to adhere to the HIPAA privacy and security rule. As the Office of Civil Rights will tell a healthcare organization, however, as long as there are none of the 18 identifiers passing over a clear channel, the organization is safe.

“Just telling Amazon here is a patient in 701 who wants to know when lunch arrives, there is no HIPAA information going over that kind of dialogue,” Halamka said.

Ultimately, if one can just be somewhere and ask a question, and the question is a skill on the back-end powered by micro-services that are attached to a patient’s record or to a dietary system, that is so much friendlier for all involved, Halamka said.

How-to tips for using voice assistants

Commonwealth Care Alliance, Libertana Home Health and Northwell Health are pioneering the use of ambient listening voice assistants in healthcare, and they all have so far achieved success with the technology as measured by patient satisfaction.

When asked to share some “how to” tips with their peers at other healthcare organizations looking to get into the voice assistant game, the executives at these three organizations were overflowing with help.

Emily Kagan Trenchard, vice president of digital and innovation strategy at New York health system Northwell Health, offers four tips to getting started with a voice assistant project.

1. Experiment away: “First, don’t be afraid to start experimenting because both Amazon and Google now have SDKs that are open to anyone to use – you can try 50 different skill ideas before you land on one that your end users might really love,” Trenchard said. “

2. Don’t expect perfection: Working with voice assistants is an easy thing to start, but a harder thing to perfect. Plan on not only having developers on the project, but user experience and/or copy people to help generate the utterances. This will likely take up the bulk of your time once you determine the nature of the skill you want to build.”

3. Utilize your APIs: A healthcare organization does not need anything beyond its existing website to get started, she advised. Northwell has its Alexa skill running off of its content management system and taking advantage of the same APIs that the website and digital signs use. That said, there are more tools available to help visualize workflows, manage utterances and even cross-compile code for Google, Alexa and other voice assistants. Once a healthcare organization gets up and running, these tools could be a great help, she added.

4. Step-by-step: “And fourth, think about small, simple tasks and information requests,” Trenchard said. “If it’s going to take more than one or two steps to get the information a user is looking for, it might be better accomplished in a visual interface than in voice.”

John Loughnane, MD, chief of innovation at Commonwealth Care Alliance, which uses voice technology systems from Orbita, advises healthcare organizations trying to figure out how to get voice assistants off the ground is to make them valuable.

“It is important to keep in mind that voice assistants must support members and patients in their everyday lives and add value,” Loughnane said. “When looking to integrate new technologies and solutions such as voice assistants, it is critically important to collaborate with others across the care continuum in order to determine best practices for treating different populations.”

Through this collaboration, these approaches can be modified or adapted to work in different situations so everyone can benefit, he added.

Prime your users

Debra Harrison, RN, assisted living waiver public subsidized housing manager at Libertana Home Health, which uses voice technology systems from Orbita, says organizations looking how to make first-generation voice assistant projects work should choose their locations and users wisely. Do everything possible to have individuals who are open to using such technology, even if it means coaching.

“In my experience, that is the key,” she said. “It’s also important to knowing ahead of time that daily reinforcements are necessary for a window of time. Ensuring there is little to no pressure or stress involved with them using it is also important. We portrayed this as something that would be fun and helpful.”

For the first few times using it, patients were not actively involved – they did nothing but watch the healthcare professionals doing the coaching. But that helped alleviate the feeling of pressure patients might get from the fear of doing something wrong.

“They let us know when they were comfortable using their own voices when they saw how easy it was – and it took off from there,” Harrison said. “Giving the clients the time they need in the beginning phase, however long, will help them use it successfully and for the long run.”

The results are early

It remains very early days for the use of voice assistants in healthcare. Consequently, provider organizations experimenting with the burgeoning technology do not have many hard results like return on investment to report. But these organizations are showing what the technology can do, and have patients to back them up.

“We’ve proven the technology is very robust,” BIDMC’s Halamka said. “In all of our testing and piloting, the technology works. We’ve proven the development time to create these things is very short, because Amazon has really democratized the technology, you do not write programs, you write scripts and configuration files. It’s the kind of thing a person can do in a weekend.”

The use of the skill has been growing steadily, Northwell’s Trenchard added.

“So far we’ve seen over 1,000 utterances captured in hundreds of sessions,” she reported. “I think it’s still a very novel idea that consumers can find this kind of information from Alexa. From patients we’ve spoken to, they feel it gives them a sense of comfort to know how long they will have to wait when they walk in at an urgent care center or emergency room before they leave the house.”

Voice assistant technology also has been a great way for Northwell’s internal development and user experience teams to experiment with voice interfaces and learn from the feedback from real-world users.

“There’s no substitute for having live user experience data when exploring how a new technology could serve our patients,” Trenchard said.

Libertana Home Health does not yet have documented results. The pilot study’s purpose was threefold.

“To see if clients were able to use it consistently, benefitted from it, and felt empowered by using it,” said Harrison of Libertana Home Health. “We did see results in all areas. One client with a cultural based fear of using Alexa, due to having Big Brother watching, would not use it in the beginning. I actually thought he was a lost cause. A few months later, however, with constant support from our staff, he saw its benefits and now uses it on a daily basis.”

Commonwealth Care Alliance currently is collecting data and expects it to be available in the first quarter of 2018. In terms of anecdotal results, members have reported they find the use of voice assistants makes it much easier for them to call and create schedules, giving them more autonomy in their lives, said Loughnane of Commonwealth Care Alliance.

While provider organizations experimenting with ambient listening voice assistants may not have a lot of hard data results to report quite yet, they have already learned lessons to share with other providers considering voice assistants.

“We’ve learned that voice assistants need lots of training,” stressed Trenchard of Northwell Health. “We have over 1,500 utterances logged to date and there are still things that Alexa sometimes does not know how to process. We’ve also learned that Alexa is not very good at dealing with accents. We have high hopes for voice assistants in the future.”

Today, commercially available voice assistants are intended for group settings, and that makes security a very tricky thing to tackle, especially when dealing with sensitive health information. While newer releases have shown that voice agents can get better at recognizing which individual in a household might be speaking, the technology is not yet sophisticated enough that Northwell feels comfortable sharing care information with patients through the devices. For now, Northwell is focusing on use-cases that don’t involve sensitive data.

At Beth Israel Deaconess System, the early feedback from patients, board members, administrators and caregivers, is that the technology is “fabulous,” Halamka reported.

“The idea that instead of using a pull-cord or a phone or an e-mail, that you can just in the room have ambient listening and actions happen reduces the burden on everyone,” he said. “How much burden do people in healthcare feel right now in the era of post-meaningful use HIPAA Omnibus rules? Burden seems like the keyword of 2017. The idea that this is a real time-saver and burden-reducer is a real lesson learned.”

The impact on IT is very low – a healthcare organization does not need to find someone new or spend a lot of money, and that is an important lesson learned, Halamka added.

“The skills that are necessary to do this are really just scripting, not programming,” he explained. “The technology is mature, really low cost, low impact, easy to deploy. So, be aware of the privacy issues, given that it is early. Amazon will eventually get to HIPAA compliance on Alexa, they are just not there yet.”

The future: Patience with patients

Harrison at Libertana Home Health cites lessons learned that revolve around the patient.

“We realize that our clients need reinforcement in learning how to open the Libertana app,” Harrison said. “Initially, this has to be done on a daily basis. This was simple for us since we have caregivers going into apartments on a daily basis. We learned the need to be patient, and were pleased with the pace of adoption once we crossed the learning curve.”

Libertana also learned that it needed to choose patients carefully. For the pilot, success was in part likely due to the time spent reviewing clients’ personalities, their willingness to participate, their general compliance in their care, and their cognitive ability, Harrison said.

Beth Israel Deaconess, Northwell, Commonwealth Care Alliance and Libertana Home Health have proven that voice assistants can play a very helpful role in the delivery of healthcare. They also have shown there is some work yet to be done for these voice tools to proliferate within the four walls of healthcare organizations.

Ultimately, voice assistants hold great promise for healthcare — promise that may be realized sooner than many now think.

 

Source : AI voice assistants have officially arrived in healthcare

Verso accompagne les professionnels de la santé vers les nouvelles technologies.

QUELQUES CHIFFRES SUR LES REMBOURSEMENTS DE SOINS DU REGIME GENERAL EN 2017

En 2017, les remboursements de soins du régime général ont progressé de +3,1%, et de +3,2% pour les remboursements de soins de ville. Pour rappel, cette évolution n’est pas le résultat de l’évolution de l’Ondam compte tenu des écarts entre ces deux notions (cf. image dans l’article).

En données brutes, l’évolution annuelle est de 2,7% pour le total des remboursements du régime général et 2,6% pour les remboursements de soins de ville.
En données corrigées des variations calendaires, l’augmentation 2017 des remboursements de soins de ville est de 0,6 point plus rapide qu’en 2016 (+3,2% en 2017 contre +2,6% en 2016 et +2,4% en 2015).

L’année 2017 s’inscrit donc en légère accélération par rapport aux deux dernières années de remboursements de soins. Les remboursements de soins de ville en 2017 sont principalement marqués par :
• Une augmentation des remboursements d’honoraires médicaux et dentaire ;
• Une accélération des remboursements de médicaments qu’ils soient délivrés en officine ou rétrocédés ;
• Une augmentation des remboursements d’indemnités journalières ;
• Des évolutions des soins des auxiliaires médicaux, des dispositifs médicaux et des transports sanitaires qui se maintiennent à des niveaux comparables à 2016 ;

L’analyse plus détaillée des postes de dépenses fait apparaître les évolutions suivantes :

En données corrigées des variations calendaires, les remboursements de soins de médecins et dentistes progressent de +3,6% en 2017 (après +2,7% en 2016 et +2,8% en 2015).
• Les remboursements de médecine générale augmentent de +3,6% (+1,6% en 2016 et +1,3% en 2015). Cette accélération résulte de l’augmentation du tarif de la consultation de 23 à 25 euros à partir de mai 2017.
• L’évolution des remboursements des soins de médecine spécialisée s’établit à +3,6% en 2017, contre +3,1% en 2016 et +3,4% en 2015. Celle-ci est portée par les actes techniques qui représente presque 70% des remboursements de soins des spécialistes et par des mesures tarifaires intervenues sur les consultations des spécialistes dans la convention médicale de 2016.
• Les remboursements de soins dentaires progressent de +2,1% en 2017 (+1,4% en 2016 et +2,7% en 2015).

Au sein des soins d’auxiliaires médicaux, dont les remboursements augmentent de 4,1% en 2017 (+4,2% en 2016 et +4,8% en 2015), les soins infirmiers connaissent l’évolution la plus élevée mais présentent une légère décélération (+4,2% en 2017 contre +4,5% en 2016 et +5,2% en 2015).

A contrario, les remboursements de soins de masso-kinésithérapie progressent de +3,9% en 2017 soit une légère accélération (+3,6% en 2016 et +3,1% en 2015).

Les laboratoires augmentent un peu plus faiblement en 2017 qu’en 2016 avec une évolution de +1,1% mais largement plus rapidement que les années précédentes (+1,9% en 2016, -0,5% en 2015 et -0,6% en  2014). Cette évolution est marquée par une augmentation de l’activité des laboratoires durant l’été 2017 suite à une augmentation des volumes des dosages sanguins de la thyréostimuline (TSH) dans le cadre du changement de conditionnement du Lévothyrox.

Les remboursements de produits de santé, médicaments et produits de la LPP, aboutissent à une progression assez élevée de +2,3% en 2017 après deux années de plus faible croissance (+1,3% en 2016 et +1,2% en 2015). Cette dynamique résulte aussi bien d’une augmentation des remboursements des médicaments délivrés en ville (+0,7% en 2017 contre -0,1% en 2016 et -0,5% en 2015) que de la rétrocession hospitalière (+7,2% en 2017 contre +2,6% en 2016 et +4,7% en 2015).

Les remboursements des autres produits de santé, et en particulier ceux de la liste des produits et prestations restent dans la même dynamique que l’année précédente avec une évolution de +5,1% en 2017 (+5,2% en 2016 et +5,7% en 2015).

Les dépenses de transports sanitaires restent elles aussi sur le même niveau qu’en 2016 avec une évolution de +4,5% en 2017 (+4,3% en 2016 et +3,6% en 2015).

Les remboursements des indemnités journalières présentent une accélération en 2017 (+4,6% en 2017 contre +3,7% en 2016 et +3,1% en 2015).

L’évolution des versements aux établissements de santé est de +1,2% en 2017. Concernant les soins hospitaliers de court séjour (médecine chirurgie et obstétrique) la progression est de +1,2% pour les établissements publics et de +1,4% pour les établissements privées, dont les tarifs ont baissé en mars 2017 comme en 2016 et en 2015. Les dépenses liées aux hospitalisations en psychiatrie et en soins de suite et de réadaptation s’accroissent de +2,3% et de +0,9%.

Les versements aux établissements médico-sociaux progressent de +10,5%, dont les établissements et services pour personnes âgées progressent de +3,4%. La progression rapide du poste médico-social provient en grande partie d’un changement du financement des dotations de fonctionnement des établissements et service d’aide par le travail (ESAT) à l’Assurance Maladie, voté lors de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016 et effectif au 1er janvier 2017.

Au total, les dépenses du régime général progressent en 2017 de +3,1% en données corrigées des jours ouvrés et des variations saisonnières.

Verso accompagne les professionnels de la santé.

Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

Zebra Technologies a publié le 29 janvier 2018 une étude sur l’adoption des technologies mobiles dans le milieu hospitalier d’ici à 2022. Selon le document, l’utilisation des terminaux mobiles pourrait devenir une norme pour le personnel hospitalier. Des nouvelles méthodes de travail qui promettent peut-être des progrès en termes de qualité de soin mais qui soulèvent encore des interrogations sur la protection des données. Voici ce qu’il faut retenir.

Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?
Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

L’entreprise américaine Zebra Technologies, spécialisée dans les solutions de gestion de flux et de stocks par codes-barres ou RFID, a publié lei 29 janvier 2018 une étude* prospective sur le milieu hospitalier à l’horizon 2022. Le document s’intéresse à l’adoption des technologies mobiles dans les hôpitaux du monde entier et défend leurs avantages : de l’amélioration de la qualité des soins à la réduction des coûts.

LA « MOBILITÉ CLINIQUE », UNE PRATIQUE BIENTÔT INCONTOURNABLE ?

A ce jour, seuls 36 % des hôpitaux utilisent des périphériques mobiles : terminaux portables, tablettes, lecteurs de codes-barres sans fil ou encore imprimantes mobiles. L’étude révèle que ce taux devrait doubler d’ici 2022.

De la même manière, l’utilisation de périphériques portables augmenterait de 40 % pour l’ensemble du personnel hospitalier d’ici à 2020. Les médecins et les infirmiers ne sont pas les seuls concernés. D’parès l’étude, le taux d’adoption bondira chez les pharmaciens, les techniciens de laboratoire, les radiologues et les sociétés de transport de patients, dépassant le plus souvent les 90 %.

LES TECHNOLOGIES MOBILES, UN LEVIER POUR AMÉLIORER LA QUALITÉ DES SOINS ?

Alors qu’un infirmier parcourt en moyenne entre 6,5 et 8 km à pied lors d’un service de 12 heures, l’adoption des technologies mobiles peut représenter de multiples avantages pour la qualité des soins. En accédant aux dossiers médicaux électroniques via des terminaux mobiles, le personnel hospitalier pourrait notamment passer davantage de temps au chevet des patients.

« Des systèmes de localisation en temps réel seront utilisés pour localiser les équipements, les fournitures et les produits pharmaceutiques, ainsi que le personnel soignant. Cette visibilité permettra aux administrateurs d’optimiser la disponibilité des lits et d’améliorer le workflow des équipes, ainsi que la sécurité globale« , ajoute l’étude.

L’adoption des technologies mobiles pourrait également développer l’utilisation de l’analyse prédictive à partir des flux de données intégrés pour détecter des situations potentiellement dangereuses comme des septicémies ou des infections nosocomiales. Selon Zebra, « les applications sophistiquées, la surveillance des patients à distance et l’intelligence artificielle animeront le travail quotidien et armeront les cliniciens d’informations plus pertinentes pour mieux traiter les patients. »

UN ENJEU DE CYBERSÉCURITÉ

Ces nouvelles méthodes de travail soulèvent également des enjeux de cybersécurité. Par terminaux mobiles, le rapport réalisé par Zebra définit à la fois les périphériques fournis par l’hôpital que ceux appartenant aux employés. Des membres du personnel hospitalier pourraient donc potentiellement rentrer chez eux avec un portable contenant des données médicales sur des patients… A ce jour, seulement 53 % des hôpitaux imposent des obligations précises quant aux données et mettent en oeuvre des processus d’authentification et d’autorisation. “D’ici à 2020, 42 % des hôpitaux ajouteront [à leur politique] la gestion/maintenance des actifs, la gestion des terminaux portables, l’encryptage des données et l’effacement à distance des données de ces équipements”, note néanmoins l’étude.

*Méthodologie : L’étude a été réalisée en 2017 par Zebra avec ses partenaires spécialisés, Research Now et Lucid. 1500 personnes ont été interrogées en Arabie saoudite, au Brésil, en Chine, aux Emirats arabes unis, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Koweït et au Qatar. Les personnes interrogées regroupent des cadres de la santé, des responsables informatiques d’établissement hospitaliers ainsi que des patients.

Source : Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

Verso accompagne les hôpitaux vers les outils d’évolution.

Google, Amazon, Facebook, Apple : quels sont leurs projets dans la santé ?

Amazon s’est associé à deux grandes entreprises américaines, Berkshire Hathaway et JPMorgan Chase, pour créer une assurance santé commune à destination de leurs salariés. Ce n’est pas la première incursion d’un GAFA dans le monde de la santé. Récapitulatif de leurs initiatives.

Amazon met un pied dans le monde de l’assurance santé. Le géant du e-commerce a annoncé le 30 janvier 2018 s’associer à deux autres grandes entreprises américaines (le conglomérat Berkshire Hathaway et la banque JP Morgan Chase) pour bâtir une mutuelle commune. Pour l’instant, elle n’est destinée qu’à leurs salariés… mais d’autres mutuelles ont aussi démarré en visant un public précis (instituteurs, fonctionnaires, par exemple) avant d’élargir leur cible.

L’initiative est donc regardée avec intérêt (et crainte) par les professionnels de l’assurance et du monde de la santé. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’un des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) lance un projet en lien avec la santé, côté médecine ou prévention. Petit récapitulatif de leurs projets dans notre infographie.

 

 

 

Infographie – LEs Projets des GAFA dans la santé

 

Source : Google, Amazon, Facebook, Apple : quels sont leurs projets dans la santé ?

Verso accompagne tous les acteurs liés à la santé.

Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Crédit Photo : S. Toubon

À l’occasion des traditionnels vœux à la presse de l’Autorité de sûreté nucléaire, son président Pierre-Franck Chevet a, une nouvelle fois, appelé à la vigilance des professionnels de santé en matière d’usages médicaux de rayonnements ionisants.

En 2017, l’ASN a recensé dans ce domaine une dizaine d’incidents de niveau 2, avec de potentiels impacts sur la santé des individus touchés, patients comme soignants. « Un chiffre relativement stable, mais dont on ne peut pas se contenter », déclare-t-il. La moitié de ces incidents est liée aux actes de radiothérapie.

Parmi eux, un surdosage survenu en mai dernier au CHU de Bordeaux dans le cadre d’un traitement par contacthérapie dont l’ASN précise les détails dans un avis d’incident récemment publié. « Un effort doit être fait en radiothérapie », afin que les démarches de gestion des risques (étude de risque et retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection) « soient mieux exploitées pour sécuriser davantage les traitements », insiste le président de l’ASN.

L’autre enjeu touche à la radiologie interventionnelle radioguidée en bloc opératoire, un domaine en pleine expansion, qui englobe l’autre part des incidents de niveau 2 recensée l’année dernière. Pour Pierre-Franck Chevet, il s’avère nécessaire « de renforcer les moyens mis en place pour l’optimisation des doses et la formation des professionnels à la radioprotection et à l’utilisation des équipements ».

Sûreté nucléaire

En matière de sûreté des installations nucléaires, le contexte général qui était qualifié de « préoccupant » en 2017, « l’est moins aujourd’hui en raison d’un certain nombre de signes et de perspectives d’amélioration », juge Pierre-Franck Chevet. Parmi les motifs de satisfaction, la problématique d’excès carbone dans certains « gros composants » du parc nucléaire national.

« Une anomalie technique qui nous a conduits à demander l’arrêt d’une douzaine de gros réacteurs pendant l’hiver 2016-2017. Les contrôles ont été effectués. Nous avons pris position sur le devenir de la cuve de l’EPR. Cette anomalie de ségrégation carbone est aujourd’hui derrière nous », relate le président de l’ASN.

Irrégularités du Creusot

Parmi les points noirs en suspens, la question des « irrégularités » de l’usine du Creusot et la suspicion de « potentielles falsifications de documents de fabrication » de composants destinés aux installations nucléaires françaises. Portant sur cinquante ans de production et plus de 2 millions de documents, la procédure d’inspection doit s’achever d’ici à la fin de l’année.

« Je ne peux pas exclure à l’heure actuelle qu’il puisse y avoir de nouvelles surprises », indique Pierre-Franck Chevet. Le président de l’ASN a profité de ses voeux pour rappeler à l’ordre le groupe EDF qui a cumulé en 2017 les difficultés en matière de gestion de la conformité de ses matériels. « J’attends des propositions de plan d’action de la part d’EDF d’ici la fin du semestre », a-t-il précisé.

Enfin, dans le cadre de la loi de transition énergétique, une nouvelle mission voit le jour à l’ASN sur la sécurité des sources radioactives (incluant la prévention des actes de malveillance). « Un travail réglementaire est en train de s’achever. On va pouvoir commencer les inspections à la fin de l’année 2018. C’est un premier pas dans ce nouveau domaine de sécurité », a-t-il souligné.

Source : Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Verso accompagne les professions de radiologie dans leurs évolutions techniques, les dispositions réglementaires peuvent être source d’évolution.

Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

La France a-t-elle un message en matière d’intelligence artificielle (IA) ? Alors que ses chercheurs participent activement à la recherche fondamentale, elle serait distancée sur les applications industrielles. En attendant un éventuel rattrapage, l’Hexagone peut tracer la voie en matière d’encadrement éthique et juridique sur les ruptures technologiques en cours. C’est en tout cas l’objectif que s’est assigné Ethik-IA, une initiative qui marque le retour de David Gruson (photo) dans le secteur de la santé après son départ en septembre dernier de la Fédération hospitalière de France. Le créneau est en fait étroit, entre la dérégulation totale et le supra-précautionisme, attitude naturelle en France avec le risque de voir se développer l’IA ailleurs. Ethik-IA qui s’est entourée d’une équipe pluridisciplinaire (médecin, juriste, spécialistes en géopolitique…) souhaite introduire en réponse à ces deux dangers le principe de « garantie humaine » de l’IA. En cas de recours aux algorithmes pour le diagnostic médical, le patient par exemple doit être informé. Ce concept sera décliné dans les prochaines semaines en articulation avec la Société française de télémédecine via la présentation du dispositif de « télémédecine de garantie humaine ». La publication de notes de cadrages est également annoncée. Autant de thématiques qui seront également déployées dans la réflexion lors de la révision des lois de bioéthique.

Source : Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

Verso accompagne les enseignants, chercheurs en droit numérique, en technologies de l’information, experts en communication et en sciences humaines et sociales au service de la santé.

Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Première en France, la Saône-et-Loire a inauguré ce jeudi le premier site de son centre de santé départemental.

Trois autres ouvriront dans les semaines à venir, à Autun, Chalon-sur-Saône et Montceau-les-Mines, pour compléter le dispositif de lutte contre la désertification médicale.

Matériel médical, magazines et jouets d’enfants, coin accueil : à l’intérieur du bâtiment jaune aux volets bleus situé en plein centre de Digoin, ville de quelque 8 000 habitants, tout est prêt pour accueillir, à partir du 6 février, patients et professionnels.

Dans ce département qui compte 110 médecins généraliste pour 100 000 habitants, contre 132 en moyenne dans le pays, 10 médecins généralistes ont été embauchés en décembre par le département qui espère en recruter une trentaine en tout d’ici à la fin de 2018. Sous contrats de 35 heures par semaine annualisées, pour une rémunération mensuelle entre 4 500 et 6 000 euros nets, ils seront répartis sur les 4 sites du centre de santé.

Certains d’entre eux sont de jeunes médecins, d’autres sont plus expérimentés, mais fatigués d’exercer en libéral. « Je vais diviser mon temps de travail par deux. Je suis très fier de participer à ce projet novateur », se félicite André Buttner, 61 ans, qui était jusqu’ici médecin rural dans l’Yonne. Quant au généraliste parisien Gérard Delafond, « son souhait est de faire moins de comptabilité et de (se) recentrer sur les soins médicaux »« C’est un vrai signe d’espoir » pour le maire de la ville, Fabien Genet.

Ce centre, dont le budget de départ s’élève à 2 millions d’euros « pour mettre en route la machine », ne vient pas « en concurrence avec la médecine libérale, au contraire. On souhaite la soulager en apportant une offre complémentaire », indique le président du conseil départemental, André Accary.

Source : Inauguration du premier centre de santé départemental en France

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement des centres de santé.

3 089 établissements, 910 maisons de santé, 20 millions de passages aux urgences… : le système de santé déchiffré par la DGOS

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La Direction générale de l’offre de soins (DGOS, ministère de la Santé) vient de dresser un panorama exhaustif et actualisé du système de santé français dans ses « chiffres clés », publiés cette semaine.

Plus d’hôpitaux, plus de séjours

On recense exactement 3 089 établissements hospitaliers en France : 1 389 sont publics (45 %), 1 009 privés à but lucratif (33 %) et 691 privés d’intérêt collectif (ESPIC, 22 %). Le parc hospitalier dispose de 408 245 lits (dont 253 364 dans le public) et de 72 789 places.

La DGOS comptabilise donc près de 400 hôpitaux de plus que dans son panorama 2015, où elle recensait 2 694 établissements – dont 947 structures publiques (35 %), 1047 cliniques et 700 ESPIC.

Autre nouveauté : le déploiement de 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT) regroupant 891 établissements.

L’activité est en augmentation avec 18,6 millions de séjours MCO comptabilisés en 2016 (pour 12,2 millions de patients), soit un demi-million de plus qu’en 2015.

Les 645 services d’urgence ont enregistré 20,3 millions de passages et les services d’aide médicale urgente (SAMU) reçu 28 millions d’appels. Le ministère recense aussi 339 maisons médicales de garde (MMG) et 580 médecins correspondants du SAMU.

Le boom de l’ambulatoire

Depuis 2014 et le croisement des courbes de chirurgies conventionnelle et ambulatoire, la prise en charge en moins de 12 heures poursuit sa progression. Agnès Buzyn a fixé à 70 % le nouvel objectif de taux de recours pour 2022 (56,8 % aujourd’hui).

L’hospitalisation à domicile (HAD) a réalisé 4,9 millions de journées en 2016 pour 110 000 patients avec une moyenne de 27,6 jours d’hospitalisation. Une activité en progression mais encore minoritaire dans le paysage sanitaire français.

Davantage de médecins salariés

Tous modes d’exercice confondus, on recense 223 571 praticiens. Un peu moins d’un sur deux (105 872) travaille exclusivement en ville et 24 134 ont un exercice mixte. Le reste des effectifs se répartit entre 66 596 praticiens hospitaliers (30 % du total) et 26 969 autres salariés (12 %). Le nombre de salariés est en légère augmentation quand le nombre de libéraux stagne. La DGOS comptabilise également 28 737 internes et 42 800 étudiants en médecine.

Les maisons de santé pluridisciplinaires ont connu un essor rapide en cinq ans. En 2017, on dénombre 910 MSP contre seulement 174 en 2012… 1 933 centres de santé sont en fonctionnement.

La tutelle recense 30 plateformes territoriales d’appui (PTA, censées accompagner les professionnels lorsqu’ils se trouvent en difficulté dans la gestion d’une situation complexe) et 65 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).

Les aides et dispositifs de lutte contre les déserts médicaux montent en puissance. Depuis le lancement du dispositif en 2013, les jeunes médecins ont signé 2 281 contrats d’engagement de service public (CESP, permettant aux étudiants en médecine et odontologie de percevoir 1 200 euros par mois s’ils s’engagent à s’installer dans une zone sous-dotée pour une durée équivalente). C’est près de 500 de plus qu’en 2016.

Quelque 800 contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) ont été signés. Le contrat de PTMG vise à apporter une garantie de revenus pendant 2 ans à des jeunes médecins en contrepartie d’une installation dans une zone fragile (6 900 euros brut par mois) et une protection sociale améliorée en cas de maternité ou paternité. Le dispositif a été décliné en contrats de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA).

2,5 millions de patients ont été pris en charge en télémédecine via les expérimentations ETAPES. Les négociations conventionnelles doivent faire entrer les téléconsultations et la télé-expertise dans le droit commun. 195 projets de télémédecine ont été financés par les agences régionales de santé (ARS), dont 80 % impliquent au moins un établissement et 42 % la médecine de ville.

Source : 3 089 établissements, 910 maisons de santé, 20 millions de passages aux urgences… : le système de santé déchiffré par la DGOS

Verso accompagne les professionnels de la santé vers le développement des centres de santé.

Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Lentilles Connectées
Lentilles Connectées

Un nouvel objet connecté entre dans le monde de la médecine, et il va améliorer la vie des personnes atteintes de diabète. Elles pourront ainsi contrôler leur taux de sucre dans le sang sans avoir besoin de se piquer le doigt pour analyser une goutte de sang.

Les innovations dans le secteur médical sont de plus en plus nombreuses. Il y a quelques semaines seulement, des chercheurs mettaient au point un patch qui permet de mesurer la glycémie d’une personne sans avoir besoin de prélever du sang. Aujourd’hui, une autre équipe de chercheurs vient de mettre au point un autre processus non intrusif pour réaliser cette tâche particulièrement récurrente et désagréable pour les personnes atteintes de diabète.

Ils ont mis au point des lentilles de contact extensibles et capables de surveiller le glucose sans déformer la vision du porteur. Cette lentille contient tous les composants électroniques nécessaires pour recevoir de l’énergie sans alimentation externe. Une fois le taux de sucre mesuré, les résultats sont transmis à la personne par le biais d’un affichage LED. Gregory Herman, l’un des chimistes ayant travaillé sur le projet s’exprime à ce sujet : « cela se rapproche d’une solution imaginable pour un patient ».

Pendant la conception de lentilles, ils ont également ajouté une fonctionnalité permettant aux porteurs de prendre des photos. Selon leur rapport, la qualité des images serait ‘correcte’. Ces chercheurs ne sont pas les seuls à s’intéresser aux lentilles connectées. En effet, une équipe basée en Corée du Sud aurait développé des lentilles de contact alimentées et contrôlées par des lunettes. Dans ce cas, les lunettes analysent directement le glucose et et les lentilles peuvent administrer les médicaments.

Pour le moment, les spécialistes précisent que le prototype devra subir de nombreuses modifications avant de pouvoir être proposé au grand public. Il s’agit tout de même d’un beau pas en avant dans le domaine médical.

Source : Des lentilles de contact connectées pour mesurer la glycémie

Verso suit les nouvelles innovations médicales, les lentilles connectées.

Les Français plébiscitent l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

Pour une écrasante majorité des personnes interrogées (85%), cette technologie s’annonce comme une véritable révolution, au même titre qu’internet quelques années auparavant.

L’intelligence artificielle, de plus en plus implantée dans les appareils high-tech à travers l’apprentissage automatique de certaines tâches, n’affole pas les Français pour qui il s’agit même d’une véritable révolution technologique en marche, selon une enquête CSA Research pour France Inter et Libération.

Cette notion d’intelligence artificielle est désormais bien connue des Français qui sont 94% à en avoir déjà entendu parler, même si un peu plus d’un sur deux seulement (54%) pense réellement savoir de quoi il s’agit.

Pour une écrasante majorité des personnes interrogées (85%), cette technologie s’annonce comme une véritable révolution, au même titre qu’internet quelques années auparavant. Parmi eux, 80% estiment que cette « révolution » interviendra rapidement, dans les 10 ans qui viennent. D’une manière générale, les Français éprouvent un sentiment plutôt positif au regard de ces nouvelles technologies : 45% des sondés se disent au premier abord curieux, 9% enthousiastes et 5% carrément passionnés par l’intelligence artificielle. Au contraire, 15% avouent être inquiets, 7% dépassés et même 5% menacés par rapport aux perspectives qu’elle offre à l’avenir.

Loin d’être une notion abstraite, l’intelligence artificielle fait désormais partie du quotidien d’un quart des Français. Pour 55% des personnes interrogées, elle est en train de le devenir, ce qui signifie que 8 Français sur 10 estime que l’intelligence artificielle est ou va bientôt devenir incontournable. Au final, l’intelligence artificielle se fait surtout sentir dans les tâches administratives (59%), dans la voiture (53%), dans les domaines de la santé (34%) et de la gestion de la maison (31%).

Dans l’absolu, les Français estiment que l’intelligence artificielle représente une opportunité pour la recherche scientifique (83%), la santé (72%), la vie quotidienne (54%) ou encore l’enseignement (53%). A l’inverse, ce serait plutôt une menace pour la protection de la vie privée (70%), l’emploi (64%) et les relations entre les gens (62%). Près de la moitié des sondés (48%) estime par ailleurs que leur propre travail pourrait à terme être effectué par une machine. Ils sont même 43% à penser qu’un jour les robots prendront le pouvoir sur les humains !

Source : Les Français plébiscitent l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

Verso accompagne les professionnels de santé dans leurs projets de technologie médicale