VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

Chirurgie thoracique avec la dernière génération de robot Da Vinci Xi au CHU de Rennes.

Chirurgie. Des robots, pilotés par des chirurgiens, permettent des opérations plus précises et moins invasives pour les patients. Le CHU de Rennes s’en est équipé de deux.

« C’est vraiment incroyable. C’est comme si on se trouvait littéralement dans le corps du patient. La vision en trois dimensions des organes est excellente et on peut réaliser des gestes opératoires d’une très grande précision », explique le professeur Bertrand De Latour, chirurgien thoracique au CHU de Rennes.

Ce vendredi, il doit retirer une petite tumeur carcinoïde, située dans le lobe moyen du poumon droit de son patient. « On aurait pu réaliser cette opération de manière conventionnelle en ouvrant le thorax du patient », poursuit le chirurgien. Mais il a préféré une approche dite « mini-invasive », en utilisant un robot Da Vinci Xi de toute dernière génération.

Un petit bijou de technologie qui coûte trois millions d’euros et dont le CHU de Rennes vient de s’équiper. Beaucoup plus perfectionné que le premier robot, également Da Vinci, déjà possédé par l’établissement. « Ce robot permet de reproduire, à l’intérieur du corps du patient, des gestes de chirurgie classique à travers de petits orifices. »

Le chirurgien utilise le robot à l’aide d’ue console offrant une vue en 3D très haute définition. | Philippe Renault

« Voir des petits détails »

Les avantages ? « Il n’y a pas d’écartement de côtes, beaucoup moins de douleurs, pas d’inflammation et donc moins de séquelles pour le patient. » À l’issue de l’opération, les seules traces apparentes sur son corps seront quelques points de suture refermant les quatre petits orifices.

Mais le plus extraordinaire est bien que le chirurgien ne se trouve plus au-dessus du patient mais à quelques mètres, la tête immergée dans une station de contrôle. « Je pilote les instruments fixés aux bras du robot grâce à ces petites manettes. » Une étonnante chorégraphie qui a tout de même demandé une bonne année de formation.

La caméra très haute définition, également introduite dans le corps du patient, lui offrant un champ visuel très précis. « L’image est agrandie et on peut voir des détails, par exemple des petits vaisseaux, que l’on distinguait mal en chirurgie classique. On peut aussi effectuer des rotations et gestes qu’une main humaine ne peut pas réaliser.» Pour lui, ce robot « démultiplie » les capacités du praticien. « Il devient une extension du chirurgien. »

Source : VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

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Téléconsultation, assistance robotique, partage de données… Des Français prêts à sauter le pas

Pour une majorité de Français, les évolutions en big data, santé connectée, robotique ou intelligence artificielle vont constituer des éléments majeurs de l’innovation en santé des prochaines décennies, indique une enquête CSA Research menée pour le laboratoire Roche. Si les patients s’imaginent déjà téléconsulter demain leur médecin en routine ou participer activement à leur diagnostic par le biais d’applications, beaucoup craignent aussi une inégalité d’accès à ces innovations.

Près de six Français sur dix en sont convaincus : dans moins de trente ans, la santé connectée fera pleinement partie du quotidien des patients.

Réalisée fin 2017 auprès d’un échantillon national de 1 004 individus, l’enquête de l’observatoire Roche/CSA Research sur « la recherche en santé de demain » témoigne des attentes des Français en matière d’innovation numérique. À l’horizon 2045, 81 % des personnes interrogées estiment ainsi qu’il sera tout à fait possible de se connecter via son ordinateur pour une visite médicale virtuelle avec le premier praticien disponible. Afin de rester en bonne santé, plus de quatre Français sur dix seraient déjà prêts à vivre avec un robot assistant à leur domicile. Pour 78 % des personnes interrogées, le patient participera également au diagnostic de son propre état de santé par le biais d’applications ou de logiciels, 70 % considérant par ailleurs qu’il sera davantage acteur de la recherche en rejoignant des études et essais cliniques menés sous l’égide de communautés de patients.

Données de santé

Les Français sont par ailleurs tout à fait conscients du potentiel de la e-santé pour faire avancer la recherche. « Une grande majorité d’entre eux pensent que les évolutions en big data (81 %), santé connectée (74 %), robotique (74 %) ou intelligence artificielle (71 %) vont être des éléments majeurs de la recherche en santé des trente prochaines années », souligne Christelle Fumey, directrice du pôle society de l’Institut CSA Research. En matière de données de santé, leur partage à des fins de recherche relèvera alors pleinement en 2045 de l’acte citoyen aux yeux de 78 % des Français, 82 % estimant que leurs données s’avèrent d’ores et déjà utilisées à leur insu. Si 69 % des sondés jugent les décennies à venir comme une période « révolutionnaire » pour l’innovation en santé, 85 % doutent que ces progrès parviennent à réduire in fine les inégalités d’accès aux soins en France.

Source : Téléconsultation, assistance robotique, partage de données… Des Français prêts à sauter le pas

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Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

CALCI, Italie, April 18, 2018 /PRNewswire/ —

Medical Microinstruments S.p.A. (MMI), une société italienne dont la mission est d’améliorer les résultats cliniques des patients subissant une microchirurgie, a annoncé aujourd’hui la clôture d’un financement de Série A de 20 millions d’euros (environ 24,5 millions USD) visant à accélérer le développement de la plateforme de microchirurgie robotique révolutionnaire de MMI.

Le syndicat d’investisseurs était mené par Andera Partners, anciennement Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP), avec Panakès Partners et Fountain Healthcare, l’investisseur de « seed money » historique Sambatech, et deux vétérans de l’industrie, Gus Castello, ancien premier vice-président des opérations produits chez Intuitive Surgical Inc (NasdaqGS: ISRG – actualité) ., un leader mondial en matière de chirurgie robotique, et John Engels, fondateur d’AxoGen (NasdaqCM: AXGN – actualité) , Inc., un leader mondial en solutions de réparation des nerfs périphériques en microchirurgie.

Giuseppe M. Prisco, PDG de MMI, a déclaré, « Nous sommes ravis qu’un groupe exceptionnel d’investisseurs et d’experts en technologie médicale accomplis soutienne la prochaine phase de développement de la société et saisisse avec nous une opportunité de marché dépassant les 2,5 milliards USD chaque année ». Le tour de financement nous permettra de compléter le développement clinique et celui du produit, d’obtenir le marquage CE et de nous lancer sur les marchés européens.

« La robotique chirurgicale est une tendance majeure qui n’a pas encore pénétré un certain nombre de spécialités chirurgicales au-delà de la la paroscopie », a ajouté Olivier Litzka, associé chez Andera Partners. « MMI est en passe de fournir le premier produit robotique pour la chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Nous sommes enthousiastes à l’idée de collaborer avec MMI alors qu’ils bâtissent une entreprise exceptionnelle dans une catégorie passionnante. »

Bien que la robotique ait essentiellement pénétré la chirurgie laparoscopique et plus récemment la chirurgie orthopédique, la microchirurgie, utilisée notamment dans les interventions chirurgicales reconstructives, lymphatiques et oculaires, a été largement mal desservie par la robotique à ce jour. La microchirurgie a seulement fait l’objet d’avances incrémentielles en optique et en instrumentation, la pratique chirurgicale étant limitée par ce qui est réalisable manuellement quand on travaille sous une mise à l’échelle optique 5x à 40x. MMI est la première à réaliser une avancée de rupture dans cet espace chirurgical en alliant la dextérité de l’articulation du poignet à contrôle robotisé à une démultiplication 5x à 40x correspondant à la magnification optique.

« MMI est un excellent exemple de ce que l’Italie a de meilleur à offrir, grâce à son excellence en robotique avancée », a déclaré Alessio Beverina, associé chez Panakès Partners. « La technologie révolutionnaire de MMI aidera les chirurgiens à entreprendre une microchirurgie complexe avec une dextérité et un mouvement extrêmement précis et un contrôle sans tremblement. »

Dans le cadre du financement, Olivier Litzka d’Andera Partners, Alessio Beverina de Panakes, Justin Lynch de Fountain (Shenzhen: 000005.SZ – actualité) ainsi que les experts de l’industrie Gus Castello, John Engels et Fabrizio Landi, ancien PDG et fondateur d’Esaote S.p.A. rejoignent le conseil d’administration de MMI avec Carlo Alberto Marcoaldi, Giuseppe M. Prisco et Hannah Teichmann, qui ont cofondé MMI avec Massimiliano Simi.

À propos de la plateforme de microchirurgie robotique de MMI

MMI a développé la première plateforme robotique télécommandée pour les sutures en chirurgie ouverte à l’aide de microinstruments à poignet articulé. Elle offre au chirurgien la démultiplication et l’élimination des tremblements et facilite les procédures existantes et nouvelles dans les domaines de la microchirurgie, des reconstructions post-oncologiques et des traumatismes, de l’ophtalmologie, de la greffe d’organe et de la chirurgie pédiatrique. La plateforme robotique de MMI est un dispositif expérimental qui n’est pas encore commercialisé.

À propos de MMI

Medical Microinstruments S.r.l. (MMI), une société fondée en 2015, a son siège à Calci (Pise) en Italie. La société s’est donné pour mission d’aider plus de chirurgiens dans le monde à offrir des procédures microchirurgicales perfectionnées, tout en réduisant les coûts pour les patients, les hôpitaux et pour la société en général. http://www.mmimicro.com

À propos d’Andera Partners

Andera Partners est un investisseur de premier plan dans des participations minoritaires dans des sociétés privées. Anciennement connu sous le nom d’Edmond de Rothschild Investment Partners, le gestionnaire de fonds emploie 56 employés et compte plus de 2 milliards d’euros sous gestion. Son équipe de 11 professionnels des sciences de la vie possède une expérience approfondie à la fois dans le secteur des sciences de la vie et dans le capital-investissement et le capital-risque. L’équipe a levé plus de 800 millions d’euros via sa franchise BioDiscovery et clôture actuellement son fonds BioDiscovery 5 de 345 millions USD. Depuis sa création, les fonds BioDiscovery ont investi dans environ 60 entreprises privées, dont 16 ont été vendues et 16 cotées sur les marchés financiers publics, tandis que plus de 20 d’entre elles sont actives dans les portefeuilles.

À propos de Fountain Healthcare 

Fountain Healthcare Partners est un fonds de capital-risque axé sur les sciences de la vie qui détient 176 millions d’euros (200 millions USD) sous gestion. Dans le secteur des sciences de la vie, les domaines d’intérêt spécifiques à Fountain sont les spécialités pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la biotechnologie et les diagnostics. La firme déploie la majorité de son capital en Europe, et le reste aux États-Unis (Shenzhen: 000938.SZ – actualité) . Le bureau principal de Fountain est situé à Dublin, en Irlande, et son deuxième bureau à New York. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.fh-partners.com.

À propos de Panakès Partners

Panakès Partners est un investisseur de capital-risque qui finance des entreprises médicales, des startups au stade précoce et des PME (HKSE: 0379-OL.HK – actualité) ambitieuses offrant des produits extrêmement prometteurs en Europe et en Israël et améliorant à la fois les résultats thérapeutiques des patients et l’économie des soins de santé. Ses investissements ciblent les domaines des dispositifs médicaux, des diagnostics et de l’informatique médicale. Panakès Partners a son siège à Milan, en Italie. http://www.panakes.it.

Source : Medical Microinstruments S.p.A. annonce un financement de Série A de 20 millions d’euros dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique

Verso accompagne Medical Microinstruments dans le développement de sa plateforme de microchirurgie robotique.

Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

De grands noms de l’imagerie interventionnelle vont se pencher sur la stratégie thérapeutique à mettre en place pour l’utilisation des matériels de cathétérisme artériel robotisée. Ils feront partie du comité d’expert formé par la société Robocath.

Robocath, qui conçoit et développe des matériels de cathétérisme artériel robotisés, a annoncé le 30 janvier 2018 la formation d’un Comité Médical d’experts reconnus dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. Le but de ce comité est de définir une stratégie clinique pour ce type de dispositif et de contribuer au développement des futures générations de matériels pour cette spécialité.

De grands noms de l’imagerie interventionnelle seront impliqués dans ce comité, comme le Dr Jean Fajadet,Co-Directeur de l’Unité de Cardiologie Interventionnelle de la Clinique Pasteur à Toulouse et Co-Directeur de l’EuroPCR, le Pr Alain Cribier, ancien Chef du Service de Cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen et inventeur du TAVI, ou le Pr Gregg W. Stone, Directeur de la Recherche et de la Formation pour le centre de thérapie interventionnelle du centre médical de l’Université de Columbia (New-York) et Directeur du TCT.

Paco Carmine

Source : Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

Verso accompagne les experts en matériels robotisés.

Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit

 

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

La ville de Nagoya au Japon a annoncé le déploiement de robots au sein d’un hôpital dans le but d’aider le personnel au quotidien.

À partir du mois de février, le Nagoya University Hospital va mettre dans ses couloirs quatre robots élaborés par Toyota. Ils auront pour mission de transporter des médicaments et des échantillons entre les étages du bâtiment.

Robot Toyota hopital nagoya

Ces petits robots seront équipés d’un système réfrigérant et offriront une capacité de stockage de 90 litres. Équipés de caméras et de capteurs, ils pourront se déplacer d’un point A à un point B sans difficulté tout en évitant les obstacles. Comme le précise le Asahi Shimbun, le robot sera aussi poli que ses collègues humains. Lorsqu’il croisera une personne lui bloquant la route il est programmé pour lui dire : « excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ». De leur côté, les membres de l’hôpital pourront diriger les robots à partir d’une tablette et lui assigner une destination.

Destinés aux équipes de nuit, les petits robots seront lâchés dans les couloirs entre 17h00 et 08h00. Des périodes où l’on croise peu de personnes ce qui permettra d’éprouver les déplacements des robots avant un test grandeur nature.

En France, la dette des hôpitaux publics poussant à faire des coupes ahurissantes dans certaines dépenses, les robots pourraient être une partie de la solution. Si certes, ils remplaçaient certains métiers, ces derniers ne seraient pas stratégiques au bon fonctionnement d’un hôpital. Déplacer des échantillons, monter des repas, apporter les différents traitements à un étage ou dans un service en particulier … tant de petites tâches à leur confier.

Source : Au Japon, un hôpital s’équipe de robots pour aider les équipes de nuit