L’imagerie vient désormais au patient

Canon Medical Systems s’engage dans une stratégie centrée sur le parcours de soins du patient. Il a présenté les innovations technologiques et les projets engagés dans ce cadre au cours d’une journée intitulée: « L’imagerie vient au patient ».

Canon Medical

Canon Medical Systems réalise une transformation importante, pour répondre aux besoins et aux attentes des patients et des professionnels de santé.

Canon Medical Systems fait évoluer sa stratégie

Le constructeur japonais a ainsi organisé une journée, le 26 juin 2018, intitulée « L’Imagerie vient au patient », au cours de laquelle il a présenté ses actions en faveur d’une transformation de l’imagerie médicale en direction du patient afin d’optimiser son parcours, son confort, sa sécurité et la qualité des actes. Il a présenté son projet global dans lequel chaque acteur s’implique en participant à des réunions de réflexion et d’échange pour répondre à la question : « Comment Canon Medical Systems se met au plus près des patients, de ses attentes et de ses besoins ? ». L’ensemble des éléments qui sont proposés et validés sont ensuite diffusés auprès du reste de l’entreprise et mis en application.

Une transformation appelée à s’adapter à son environnement

La démarche « étudier, analyser, comprendre et développer » illustrée par ce processus part d’éléments factuels, réalistes et intégrés par les équipes pour construire des réponses adaptées.
Par exemple, Canon Medical Systems a mis en place des centres d’études au cœur d’équipes de football comme Manchester United ou Barcelone pour observer les pathologies des sportifs de haut niveau et appliquer les solutions trouvées au plus grand nombre pour les mêmes pathologies. Cette transformation s’inscrit dans la durée et évoluera au rythme des besoins des patients et des professionnels de santé, des avancées technologiques et des choix institutionnels.

Des innovations technologiques centrées sur le parcours du patient

Sur le plan technologique, ce processus se matérialise notamment par des modalités d’imagerie en coupe aux statifs plus larges pour réduire le stress des patients et ainsi optimiser le temps des professionnels. Dans la même veine, Canon Medical Systems a mis en place une solution de cinéma immersif en IRM, MR THEATER, qui plonge le patient dans un environnement relaxant ainsi qu’une politique de réduction du bruit en IRM grâce à Pianissimo, , exclusivité brevetée depuis 1999 – IRM Pianissimo Zen depuis 2016 -. 
Ses technologies favorisent plus de rapidité dans l’acquisition des examens, notamment avec le scanner Aquilion One qui permet de voir un organe 
entier en une rotation ou des IRM aux séquences rapides qui assurent une 
meilleure prise en charge des patients, en particulier en pédiatrie.

Le premier scanner intégrant le Machine Learning

L’imagerie se rapproche du patient également grâce à une multitude d’innovations telles que la mise à disposition d’échographes sur batterie plus autonome qui permettent d’amener l’outil diagnostique au chevet du patient ou de solutions logicielles telles que Workflow Auto Line et M-Power v4, pour une interopérabilité des équipements et une rapidité des examens accrue. Canon Medical Systems a par ailleurs engagé plusieurs projets d’envergure dédiés à l’imagerie de texture en scanner, IRM ou échographie, à l’examen IRM en une seule phase ou à l’intelligence Artificielle. C’est ainsi qu’a été présenté en avril 2018 à Yokohama le premier scanner intégrant le Machine Learning pour une reconnaissance automatique des tumeurs, une segmentation virtuelle pré-opératoire ou le traitement radiomique de l’image.

Canon Medical Systems porte enfin une attention particulière aux compétences et à la transmission du savoir aux professionnels de santé. Grâce à des équipes formées et reconnues de très haut niveau avec des spécialistes cliniques et techniques qui exercent en particulier au sein de la Canon Trainig Community en formation continue avec validation des acquis.

Bruno Benque.

Source : L’imagerie vient désormais au patient

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

Le département d’imagerie de l’Hôpital Fleurimont a pris des airs de jeunesse. Un nouveau scanner (appareil de tomodensitométrie) est maintenant en fonction. Une salle de fluoroscopie et multifonction a aussi été rénovée afin de libérer les deux salles d’angiographie pour que les cas plus lourds puissent être traités dans ces salles de haute technologie. Ces deux salles d’angiographie seront elles aussi rénovées et de nouveaux appareils seront acquis. La Tribune a visité les lieux.

Comme les normes changent avec chaque nouvelle génération d’appareils, le projet de réaménagement du département d’imagerie a forcé les équipes à « agrandir par en dedans ». Avec succès. Fort des expériences du passé, les équipes ont vu à tous les détails pour améliorer l’expérience du patient et faciliter le travail de ses employés.

Des exemples, en voici.

« Nous avons ajouté des cloches d’appels le long des murs : quand les patients stables sont en attente sur civière dans les couloirs, c’est quand même beaucoup plus sécuritaire », soutient Karine Duchaineau, directrice des services multidisciplinaires au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Tant qu’à défaire des murs, on a aussi réussi à faire une salle de préparation avec de l’espace pour deux patients pour ceux qui doivent se faire injecter un liquide de contraste avant l’examen. « Avant, ça se faisait dans le couloir. C’était moins privé », soutient Alain Turcotte, coordonnateur de l’imagerie médicale et de médecine nucléaire au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les patients n’ont que des avantages à pouvoir profiter du nouvel appareil. En effet, le nouveau scanner est plus performant que l’ancien. Certains examens ne pouvaient d’ailleurs plus être pratiqués par l’appareil qui a pris la direction de la sortie.

« Nous avons besoin d’injecter 70 % moins d’agent de contraste qu’avec l’ancien appareil. Un scan de la tête dure 5-6 secondes. Un abdomen, c’est 12 secondes », précise M. Turcotte.

Examens plus rapides signifie plus d’examens effectués dans une journée. « On peut faire 10 % de plus d’examens chaque jour parce que ça va plus vite », soutient Mme Duchaineau.

L’accessibilité a été maintenue durant toute la période des travaux, alors que, pendant plusieurs mois, on n’avait qu’un seul des deux scanners fonctionnels à l’Hôpital Fleurimont. « On a réussi à maintenir l’accessibilité grâce à nos autres hôpitaux notamment, dont l’Hôtel-Dieu. Plusieurs patients ont aussi accepté des « deuxièmes offres » aux hôpitaux de Magog et de Lac-Mégantic », dit Mme Duchaineau.

Le nouveau scanner au CHUS Fleurimont permet de faire un examen de la tête en moins de six secondes et nécessite l’injection de beaucoup moins de produit de contraste que l’ancien appareil.

Ainsi, ce sont maintenant 80 % des demandes pour des scanners qui sont faites à l’intérieur de la cible ministérielle de 90 jours. Les demandes pour les patients hospitalisés et les demandes urgentes sont faites très rapidement, toujours dans le cadre de l’hospitalisation du patient. « Les 20 % restants sont faits à l’intérieur de six mois en général, selon leur niveau de priorisation », nuance Karine Duchaineau.

Salle multifonction très polyvalente

La nouvelle salle multifonction permet quant à elle de réaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une salle d’opération ni même d’une salle spécialisée comme celles d’angiographies. On peut par exemple y installer des voies veineuses centrales pour les patients qui subiront des chimiothérapies.

La salle multifonction du département d’imagerie du CHUS Fleurimont permet de délocaliser certaines interventions qui n’ont pas besoin d’une salle de haute technologie comme celles d’angiographie. Ici par exemple, on procédait à l’installation d’une voie veineuse centrale chez un patient.

« Cette salle nous permet de délocaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une équipe et d’une salle spécialisées », mentionne Alain Turcotte.

Du côté des salles d’angiographie, il faudra patienter encore pour que les nouveaux appareils arrivent à l’intérieur des murs. Mais l’entrée en fonction de la salle multifonctionnelle a permis de dégager ces deux salles pour pratiquer davantage d’angiographies – des procédures lourdes et longues qui nécessitent des équipements de haute technologie.

En février 2017, La Tribune avait dévoilé que certains patients attendaient depuis deux ans pour subir une angiographie, une intervention qui permet de rouvrir des artères rétrécies ou obstruées sans avoir recours à une chirurgie conventionnelle beaucoup plus invasive.

« Maintenant, nous n’avons que 15 patients qui sont en attente au-delà de la cible de 90 jours. Nous avons eu de très belles améliorations du côté de notre liste d’attente, et les efforts se poursuivent », soutient Mme Duchaineau.

Les besoins sont là et la technologie pour ce type d’intervention évolue elle aussi.

« Pour les salles d’angiographie, le nouvel appareil sera choisi au cours de l’été. Et comme ce sont des appareils de haute technologie qui coûtent aussi très cher, il faut ensuite compter plusieurs mois avant la livraison. La première salle devrait donc être prête l’été prochain », fait savoir Karine Duchaineau.

Une fois le nouvel appareil en place, son équipement actuel sera installé dans une autre pièce, qui a été gardée vide jusqu’ici spécialement pour ça, ce qui permettra de garder les deux salles ouvertes pendant les travaux dans la seconde salle.

« On a pensé à tout pour pouvoir conserver la plus grande accessibilité pour notre clientèle », soutient-elle.

Source : Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

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Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Le Rapport de l’INCA relatif au Plan Cancer 2014-2019 fait état de réelles avancées quant à l’organisation de la prise en charge des patients. Mais sur les thèmes relatifs à l’imagerie médicale, des retards sur les objectifs fixés sont encore à déplorer.

INCa
INCa

L’Institut National du Cancer (INCa) a adressé au Président de la république son 4ème Rapport d’étape relatif au pilotage du Plan Cancer 2014-2019. Parmi les 208 actions prévues, plusieurs concernent, de près ou de loin, aux activités de l’imagerie diagnostique et thérapeutique.

Des progrès significatifs sur la dématérialisation et le partage des données de Santé

L’Institut a lancé notamment une dynamique d’expérimentation de dématérialisation des mammographies de dépistage dès 2016, afin de poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’efficience du programme. Dans ce contexte, deux projets, en Alsace et en Île-de-France (départements 94-93-78), ont été retenus, auxquels s’ajouteront la Normandie et La Réunion. Sur le champ du numérique également, le Dossier Communicant de Cancérologie
(DCC), qui
permet l’échange, notamment entre la
ville et l’hôpital, des documents supports
de la coordination des soins et devient le socle des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP), fait de plus en plus d’adeptes. Et le Dossier
Médical partagé (DMP), quant à lui, se déploie de façon significative puisque près de 1 000 000 de dossiers ont pu être créés fin 2017. Il permet aux praticiens d’échanger les données médicales du DCC de façon dématérialisée et sécuritaire.

Un nouveau mode de financement de la radiothérapie en cours d’évaluation

Concernant les parcs de modalités d’imagerie, le rapport stipule que le maillage territorial en appareils d’IRM/TEP est globalement satisfaisant, alors que les acteurs eux-mêmes, FNMR en tête, appellent à une augmentation des autorisations pour l’acquisition de ces modalités. Il reconnaît toutefois des disparités régionales et interrégionales et déclare que des mesures ont été prises pour le déploiement de nouveaux appareils d’IRM et de TEP, avec une augmentation prévue de 35% pour l’IRM et de 11% pour le scanner en Ile-de-France.

D’autres mesures sont prévues afin d’adapter le
modèle de financement de la radiothérapie, pour une meilleure prise en
compte de l’approche globale du parcours
des patients, adaptée à l’enjeu de maîtrise
des coûts. En 2016, une proposition de nouveau
modèle de financement, indexé sur la technique de radiothérapie utilisée, a été imaginée. Des centres volontaires, en hôpital public et privé ainsi qu’en cabinet de radiothérapie, ont participé à une phase de pré-test en 2017, préalable au lancement à plus grande échelle, en 2018, où sera évalué l’impact de la forfaitisation avant le déploiement effectif du nouveau modèle. D’autre part, l’INCa a lancé, en 2017, un autre appel à candidatures pour soutenir la formation d’un réseau national de recherche préclinique en radiothérapie pour créer une synergie pluridisciplinaire susceptible de renforcer l’innovation dans la conduite de projets précliniques.

De nouvelles professions pour la gestion du risque ionisant

L’INCa rappelle également, dans son nouveau rapport, l’intégration, par ordonnance du Gouvernement, de la profession de physicien médical aux professions de santé. Il rappelle que celui-ci apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnement, qu’il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques qu’il s’assure que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et concourent à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Sur le champ des ressources humaines également, l’Institut revient sur le nouveau décret d’actes du manipulateur (MERM), qui a la possibilité désormais d’exercer sans la présence d’un médecin ou de préparer, au sein d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), les substances destinées à la pratique de la médecine nucléaire.

Des retards conséquents sur certains objectifs fixés

La fin du rapport recense enfin les objectifs ayant plus de 9 mois de retard sur la feuille de route. Sans surprise, et nous l’avons évoqué plus haut, la réduction des inégalités territoriales et l’harmonisation les délais d’accès à l’IRM et à la TEP en font partie. La lisibilité de l’offre de radiologie interventionnelle n’a également pas évolué significativement, de même que la réflexion sur les évolutions nécessaires du dispositif réglementaire et tarifaire spécifique à cette discipline. L’équilibrage de l’offre en équipements de radiothérapie sur le territoire pour en réduire les délais d’accès fait également l’objet d’un retard, de même que. La régulation, au niveau national, de l’offre en équipement lourd. Enfin, la reconnaissance de la profession de dosimétriste en tant que profession de santé et l’intégration du radiophysicien dans le code de la santé publique se font également attendre.

Bruno Benque

Source : Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Verso accompagne les acteurs de la lutte contre le cancer pour atteindre leurs objectifs sur les modalités de l’imagerie médicale.

Bientôt de la perfusion quantitative et de l’imagerie moléculaire froide par scanner

Parmi les sujets présentés lors du MDCT 2018, le scanner spectral a été l’un des plus suivis. Les applications que cette technologie désormais mature peut encore faire émerger devraient faire évoluer significativement les pratiques radiologiques, selon le Pr Philippe Douek.

MDCT 2018
MDCT 2018

Le Symposium Scanner volumique (MDCT) 2018, qui s’est tenu les 29 et 30 janvier 2018 à Nancy, a permis aux nombreux acteurs de l’imagerie médicale présents de découvrir l’évolution d’une technologie d’avenir, le scanner spectral à comptage photonique.

Le Pr Douek, pionnier français du scanner à comptage photonique

Plusieurs présentations y étaient consacrées, signe d’une maturité naissante et d’un intérêt grandissant au sein de la communauté. Le Pr Philippe Douek, qui travaille sur un projet de développement de cette technologie depuis quelques années au Cermep, le centre d’imagerie multimodale in vivo lyonnais dédié à la recherche fondamentale et clinique, est revenu sur les bases physiques de ce système d’acquisition d’images qui cumule l’effet photoélectrique et l’effet Compton. « Les détecteurs du scanner spectral sont capables de transformer directement les photons en énergie et d’obtenir une densité différente selon le niveau d’énergie atteint », a-t-il annoncé en préambule. Ainsi, en une seule acquisition, il est possible d’obtenir différentes visions d’une même coupe, selon le niveau d’énergie, entre 40KeV et 120KeV, qui nous intéresse.

Obtenir des informations essentielles à bas kilovoltage

Cette technologie permet de réaliser également des reconstructions et des recombinaisons itératives, afin de distinguer les images à densité iodée et aqueuse ou de supprimer les densités calciques ainsi que les artéfacts créés par les matériels implantés. « Une des applications les plus intéressante est par exemple le défaut de perfusion pulmonaire, à l’occasion d’une embolie, que l’on visualise parfaitement avec un très bas kilovoltage (40kV) par une coloration noire du vaisseau pulmonaire, a-t-il poursuivi. Mais ce n’est pas tout ! Nous travaillons actuellement sur un prototype utilisant les informations relatives au K-edge, le pic d’absorption présent dans les courbes caractéristiques à chaque énergie. Il peut classer les voxels en niveaux d’énergie atteints. »

Perfusion quantitative et imagerie moléculaire froide

Ce nouveau champ de recherche ouvre la voie vers la discrimination des agents de contraste et la découverte de nouveaux niveaux d’opacification selon l’énergie considérée. Un projet européen accompagné par Philips et Bracco se propose ainsi, à l’horizon 2020, de développer des produits de contraste ostéo-articulaires, des procédures d’analyse de stent ou de la quantification de contraste. « Des expériences menées pour réaliser du contraste de lésion cérébrales avec des particules d’or, a annoncé le Pr Douek. On peut ainsi imaginer de nouvelles applications pour des agents de contraste à identifier pour obtenir une perfusion rénale ou réaliser un coroscan au gadolinium ! »

Le scanner spectral nous fournira donc bientôt trois niveaux d’informations: photoélectrique, Compton et K-edge, pour une nouvelle réduction des doses de rayons, une résolution encore améliorée et la possibilité de décomposer les matériaux. « Nous pourrons demain, grâce à cette technologie, faire de la perfusion quantitative ou de l’imagerie moléculaire froide, a conclu le Pr Douek. La seule contrainte, s’il y en une, est le volume de données généré par le scanner spectral à comptage photonique, de l’ordre d’1To par acquisition. »

Bruno Benque

Source : Bientôt de la perfusion quantitative et de l’imagerie moléculaire froide par scanner

Verso accompagne les acteurs de l’imagerie médicale vers l’évolution de nouvelles technologies.

Symposium Scanner volumique 2018: un grand crû !

Le Symposium Scanner volumique (MDCT 2018) a, comme à son habitude, tenu toutes ses promesses. À l’image des éditions précédentes, les innovations relatives à cette discipline ont été mises en avant, de même que des thématiques plus générales sur la spécialité.

MDCT 2018
MDCT 2018

Le VIIIème Symposium Scanner volumique (MDCT 2018) s’est achevé ce 29 janvier 2018. Pendant deux jours, ce qui se fait de mieux en imagerie tomodensitométrique a été présenté à Nancy, lors de cet événement pour lequel Thema Radiologie était pour la troisième fois partenaire presse.

À l’avant-garde de la technologie et des pratiques

Pour notre première session, en 2014, nous avions pu découvrir ou approfondir des thématiques telles que les reconstructions itératives et les algorithmes de réduction de bruit ou d’atténuation des artéfacts, ainsi que les technologies de haute résolution spatiale, le développement des grands détecteurs et le scanner 4D. Deux ans plus tard, le coroscanner  s’annonçait comme un concurrent sérieux à la coronarographie, ainsi qu’à la scintigraphie, pour l’évaluation des défauts de perfusion résultant d’ischémie myocardiques, et à la FFR (Fractional Flow Reserve). On découvrait également à cette occasion le scanner spectral à comptage photonique.

Des innovations, mais aussi des sujets plus globaux relatifs à la spécialité

Ce dernier a également été un des sujets phares de la session 2018, la technologie étant désormais commercialisée. Mais la Ultra-haute résolution, l’intelligence artificielle ou le scanner forensique ont connu pour leur part un franc succès. Et, comme ils en ont l’habitude depuis quelques années, le Pr Alain Blum et le Dr Marc Zins ont introduit dans leur programme des sujets de fond sur l’organisation de l’imagerie en général, en particulier les coopérations radiologues-manipulateurs ou les pratiques de restitution des interprétations. Sans oublier les désormais célèbres batailles de consoles post-traitement ou les face-à-face de radiologues tentant de convaincre l’assistance que leur pratique est la meilleure pour obtenir le diagnostic d’une pathologie donnée.

Nous reviendrons dans nos colonnes plus en détail sur certaines présentations des plus remarquées.

Bruno Benque

Source : Symposium Scanner volumique 2018: un grand crû !

Verso accompagne les professionnels de l’imagerie médicale dans tous les événements médicaux et suit les nouvelles innovations.

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

D’Ivry à Stanford, l’entreprise Sonoscanner s’«américanise»

Dr Christophe Chevassus manipule l’échographe miniature Sonoscanner.

Fabricante d’échographes médicaux depuis 2003, l’entreprise familiale aux 17 salariés peut désormais commercialiser le modèle de poche U-Lite outre-Atlantique. Elle compte s’imposer rapidement sur le marché.

C’est une « nouvelle étape clé » de son « développement à l’international ». Sonoscanner, fabricant d’échographes médicaux à Ivry-sur-Seine, vient d’obtenir l’autorisation de commercialiser son modèle U-Lite aux Etats-Unis. De quoi booster l’activité de l’entreprise familiale aux 17 salariés.

U-Lite, c’est un échographe aux dimensions d’une tablette tactile. Ce concentré de technologies, dans moins de 600 g, permet d’apporter l’imagerie médicale au chevet du patient. Une petite révolution pour SOS Médecins. Les cent praticiens équipés l’allument en moyenne lors d’une intervention à domicile sur quatre. Principalement pour « écarter des hypothèses diagnostiques ». Mais il révèle parfois la nécessité d’une hospitalisation d’urgence.

« Les USA, premiers sur le marché des échographes »

Bien décidé à imposer son appareil de poche sur un « segment encore peu concurrencé », Sonoscanner veut désormais séduire outre-Atlantique. « Les USA, premiers sur le marché des échographes, donnent la direction au reste du monde », justifie Étienne Richard, le directeur des opérations.

Le dossier d’homologation avait donc été monté en début d’année. Mais le feu vert a été donné le mois dernier par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). « C’est le début de notre américanisation », se félicitait alors Étienne Richard, évoquant déjà « plusieurs expéditions en préparation ».

« Les médecins là-bas ont plus de libertés qu’en France dans leurs facturations », reprend-il. Un plus pour rentabiliser l’achat de la machine, vendue 15 à 20 000 € en fonction des options. « Mais avant cela, nous devons être référencés, prévient Étienne Richard. Dans les revues scientifiques par exemple. » Bonne nouvelle : le service pédiatrie de Stanford intègre justement U-Lite dans l’une de ses dernières études.

Créateur d’appareils à ultrasons haute définition depuis 2003, Sonoscanner a réalisé 3,5 M€ de chiffre d’affaires l’an dernier. L’entreprise familiale, qui a veillé sur la santé de Thomas Pesquet dans l’espace, évalue sa croissance à « près de 35 % » pour 2017.

Source : D’Ivry à Stanford, l’entreprise Sonoscanner s’«américanise» – Le Parisien