Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Crédit Photo : S. Toubon

À l’occasion des traditionnels vœux à la presse de l’Autorité de sûreté nucléaire, son président Pierre-Franck Chevet a, une nouvelle fois, appelé à la vigilance des professionnels de santé en matière d’usages médicaux de rayonnements ionisants.

En 2017, l’ASN a recensé dans ce domaine une dizaine d’incidents de niveau 2, avec de potentiels impacts sur la santé des individus touchés, patients comme soignants. « Un chiffre relativement stable, mais dont on ne peut pas se contenter », déclare-t-il. La moitié de ces incidents est liée aux actes de radiothérapie.

Parmi eux, un surdosage survenu en mai dernier au CHU de Bordeaux dans le cadre d’un traitement par contacthérapie dont l’ASN précise les détails dans un avis d’incident récemment publié. « Un effort doit être fait en radiothérapie », afin que les démarches de gestion des risques (étude de risque et retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection) « soient mieux exploitées pour sécuriser davantage les traitements », insiste le président de l’ASN.

L’autre enjeu touche à la radiologie interventionnelle radioguidée en bloc opératoire, un domaine en pleine expansion, qui englobe l’autre part des incidents de niveau 2 recensée l’année dernière. Pour Pierre-Franck Chevet, il s’avère nécessaire « de renforcer les moyens mis en place pour l’optimisation des doses et la formation des professionnels à la radioprotection et à l’utilisation des équipements ».

Sûreté nucléaire

En matière de sûreté des installations nucléaires, le contexte général qui était qualifié de « préoccupant » en 2017, « l’est moins aujourd’hui en raison d’un certain nombre de signes et de perspectives d’amélioration », juge Pierre-Franck Chevet. Parmi les motifs de satisfaction, la problématique d’excès carbone dans certains « gros composants » du parc nucléaire national.

« Une anomalie technique qui nous a conduits à demander l’arrêt d’une douzaine de gros réacteurs pendant l’hiver 2016-2017. Les contrôles ont été effectués. Nous avons pris position sur le devenir de la cuve de l’EPR. Cette anomalie de ségrégation carbone est aujourd’hui derrière nous », relate le président de l’ASN.

Irrégularités du Creusot

Parmi les points noirs en suspens, la question des « irrégularités » de l’usine du Creusot et la suspicion de « potentielles falsifications de documents de fabrication » de composants destinés aux installations nucléaires françaises. Portant sur cinquante ans de production et plus de 2 millions de documents, la procédure d’inspection doit s’achever d’ici à la fin de l’année.

« Je ne peux pas exclure à l’heure actuelle qu’il puisse y avoir de nouvelles surprises », indique Pierre-Franck Chevet. Le président de l’ASN a profité de ses voeux pour rappeler à l’ordre le groupe EDF qui a cumulé en 2017 les difficultés en matière de gestion de la conformité de ses matériels. « J’attends des propositions de plan d’action de la part d’EDF d’ici la fin du semestre », a-t-il précisé.

Enfin, dans le cadre de la loi de transition énergétique, une nouvelle mission voit le jour à l’ASN sur la sécurité des sources radioactives (incluant la prévention des actes de malveillance). « Un travail réglementaire est en train de s’achever. On va pouvoir commencer les inspections à la fin de l’année 2018. C’est un premier pas dans ce nouveau domaine de sécurité », a-t-il souligné.

Source : Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Verso accompagne les professions de radiologie dans leurs évolutions techniques, les dispositions réglementaires peuvent être source d’évolution.

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Redon : une nouvelle table de radiologie à l’hôpital

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d'imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d’imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Le centre hospitalier Redon – Carentoir vient d’investir  300 000 € dans une nouvelle table de radiologie. Motorisée, pré-programmée et télécommandée, elle va simplifier les choses pour les soignants et les patients.

Ce vendredi 15 décembre, le centre intercommunal hospitalier Redon – Carentoir a inauguré une nouvelle table de radiologie. C’est un projet dans les tuyaux depuis 2016 : les deux tables de radiologie tombaient régulièrement en panne et l’hôpital souhaitait avoir du matériel plus performant. Pour cela, il a investi 300 000 €. Les travaux d’installation ont débuté en septembre et se sont achevés mi-octobre.

L’hôpital a choisi le système DRX – Evolution de Carestream, une référence dans ce domaine. Le principal atout de cette technologie de pointe est sa rapidité : « Puisque 75 % de son activité est dédiée aux urgences, le service d’imagerie pourra ainsi assurer un débit-patient plus important », se réjouit le service dans un communiqué de presse.

Une machine plus confortable et de pointe

« On est plus proche de nos patients, on les déplace moins. On a aussi une radioprotection plus importante car on baisse la dose presque deux à trois fois par cliché, ce qui est très important », vante Hervé Bouche, manipulateur radiologie.

Sur la technique, les soignants auront moins de manipulations à faire : la machine est entièrement motorisée, pré-programmée, télécommandée ; la table est réglable en hauteur pour faciliter l’installation des personnes âgées ou handicapées ; et la qualité d’image est remarquable.

Des projets jusqu’à 2020

Dès 2018, les patients pourront consulter leurs résultats d’examens d’imagerie directement en ligne, à partir d’un code confidentiel. « Le partage des données sera également accessible de manière sécurisée au corps médical pour assurer un meilleur suivi des patients entre les différents services », précise le communiqué.

Puisque cette nouvelle machine est essentiellement dédiée à la prise en charge des patients du service des urgences, un projet d’ouverture de la salle de radiologie est donc à l’étude.

 Enfin, le plateau technique du service d’imagerie sera complété en fin d’année 2019 par l’arrivée d’un appareil IRM.

Les chiffres clés du service d’imagerie de l’hôpital

Un processus qualité reconnu pour la fabrication de salles de radiologie

Pour la fabrication de ses salles de radiographie DR comme des numériseurs CR ou des reprographes, Agfa Healthcare peut compter sur un modèle de management de la qualité qui agit à toutes les étapes de la production. Nous sommes allés visiter l’usine de Peissenberg, au Sud de Munich, pour nous faire une idée des bienfaits de ces procédures.

Nous avons eu récemment l’occasion d’aller visiter l’usine Agfa Healthcare où sont fabriquées certains modèles de la gamme DR d’Agfa, des numériseurs et des reprographes, à Peissenberg, au sud de Munich.

Un modèle de management plusieurs fois primé en Allemagne

C’est dans cette petite bourgade que, depuis 1970, sur un espace de 16 500 m2, sont assemblés les numériseurs d’images radiologiques analogiques CR, les reprographes et les salles de radiologie DR400 et DR600. Mais c’est là également que sont fabriqués tous les composants de ces machines. Des robots confectionnent en effet les capots, les montants et les compartiments qui constituent le squelette de ces dispositifs.

La qualité est le maître mot de l’organisation à Peissenberg. Peter Rosenbaum, Production Manager de la structure, en fait une priorité et est très fier des différentes récompenses obtenues par son modèle de management. « Nous avons remporté, ces trois dernières années, l' »Award die Fabriekes des Jahre », un concours annuel auquel candidatent des entreprises de tous les secteurs de l’industrie en Allemagne. Notre philosophie repose sur trois piliers: le Team management, le Lean management et le Green management. »

Compétences et responsabilité, les maîtres mots des employés

Cela représente quelques 50 process qualité qui sont satisfaits pour l’ensemble des activités de l’usine. Parmi ces activités formalisées, le coaching des employés a une position centrale. Ce Team management est basé sur leurs compétences et leurs responsabilités, avec des procédures à suivre et à vérifier à chaque étape de la production, et consignées dans un document qu’ils signent. Des points d’information sont régulièrement organisés afin que chacun adapte ses missions aux règles de production ou aux commandes qu’il faudra honorer à court et moyen terme. Mais les idées de ces employés sont également prises en compte et celles qui sont considérées comme innovantes, ou intéressantes pour optimiser la production, font l’objet de la mobilisation de moyens afin de les mettre en œuvre.

Un système qualité activé à toutes les étapes de la production

À Peissenberg, le Lean management consiste à la mise en œuvre d’activités les plus efficientes possibles pour la satisfaction du client. Il s’agit ainsi d’améliorer la qualité des produits, d’augmenter la performance de leur production et de leur livraison et de réduire les coûts, tout en assurant la sécurité des travailleurs. Parmi les process originaux que l’on peut y trouver, citons le hangar de pièces détachées comportant certaines zones de livraison automatisées, la préparation des emballages des machines dans un espace dédié avec un contrôle vidéo de la consommation, l’espace au sein duquel sont intégrées 10 salles plombées où sont assemblées les salles de radiographie DR 400 et DR 600 afin de les tester et les configurer, puis démontées pour livraison, ou la visibilité, à chaque poste de travail, des commandes à honorer à 10 ou 15 jours.

Des appareils mobiles avec une parfaite intégration du savoir-faire d’Agfa tant en matière de réduction de dose que de flux de travail et de qualité image.

Le Directeur marketing Europe, Moyen-Orient et Afrique pour Agfa Healthcare, Walter Streng, nous a ensuite reçu dans les bureaux de Munich où se tiennent les différentes formations du personnel d’Agfa HealthCare (Equipes services, commerciales, marketing …) mais aussi des utilisateurs et où, également, la plupart des logiciels de traitement d’image et logiciel d’acquisition NX édités par la firme son élaborés et mis à jour. Après une présentation complète de la gamme DR d’Afga HealthCare, il nous a invité à découvrir les fonctionnalités innovantes des machines récemment mises sur le marché. Nous avons pu manipuler le mobile DX-D100+, sa colonne télescopique, rétractable sur le pupitre et pivotante, son déplacement motorisé très ergonomique ainsi que la station d’acquisition NX et son traitement d’image Musica intégrés permettant d’obtenir un flux de travail simplifié, rapide et ergonomique mais aussi des images avec un haut niveau de détail et un haut contraste sans que l’utilisateur n’est à modifier le fenêtrage.

Le tandem Station NX et Musica sont d’ailleurs le pivot central des solutions d’Agfa HealthCare car retrouvé sur toute la gamme CR et DR. Nous avons testé le DR100e, son pendant d’entrée de gamme très léger (170 kg) et peu encombrant. Le DX-D 100+ est doté d’une large gamme de puissance de générateur afin de pouvoir s’adapter au besoin des utilisateurs. Le générateur d’entrée de gamme convenant dans la majorité des cas car la réduction de dose imposée par l’utilisation des capteurs permet de moins le solliciter. D’autre part le couple générateur / capteur plan permet de réduire les temps d’exposition, qui peuvent aller en deçà de 10ms en pédiatrie.

De nombreux détails innovants pour le confort des patients et des manipulateurs

Nous avons enfin expérimenté les usages des tables os/poumons/urgences, les DR 400 et DR 600. La première, d’entrée de gamme, est très compacte et prend très peu de place, puisque son générateur est placé à l’intérieur de la table, sous le plateau destiné à recevoir le patient. Nous avons pu observer son architecture sans suspension ainsi que la position du rail de support de la colonne du tube, non pas fixé au sol, mais le long de la table elle-même. La DR 600, quand à elle, dispose d’un tube avec la technologie « zéro force », qui se manipule très facilement en déplacements manuels, et peut être également mis en mouvement par une télécommande lorsqu’on souhaite le centrer de façon automatique sur un détecteur wifi placé dans un potter de la table. Nous avons pu enfin tester le support de patients pour les télérachis et télémembres inférieurs, qui permet d’intégrer aisement le flux de travail et le déplacement du capteur sur toute sa longueur. Nous avons aimé, enfin, le générateur sur roulettes qui permet d’assurer une hygiène complète de la salle d’examen.

Au final, cette visite a confirmé – mais en doutions-nous ? – le potentiel du catalogue d’Agfa HealthCare, en termes d’innovations et de qualité notamment. Il ne fait aucun doute aujourd’hui que cet acteur historique de la radiologie est bien de retour avec sa gamme complète de solutions DR, comme nous le confiait récemment Aissa Khelifa, Directeur Commercial et Marketing France, au plus près des pratiques des professionnels du secteur.

Source : Un processus qualité reconnu pour la fabrication de salles de radiologie