Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Le Rapport de l’INCA relatif au Plan Cancer 2014-2019 fait état de réelles avancées quant à l’organisation de la prise en charge des patients. Mais sur les thèmes relatifs à l’imagerie médicale, des retards sur les objectifs fixés sont encore à déplorer.

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L’Institut National du Cancer (INCa) a adressé au Président de la république son 4ème Rapport d’étape relatif au pilotage du Plan Cancer 2014-2019. Parmi les 208 actions prévues, plusieurs concernent, de près ou de loin, aux activités de l’imagerie diagnostique et thérapeutique.

Des progrès significatifs sur la dématérialisation et le partage des données de Santé

L’Institut a lancé notamment une dynamique d’expérimentation de dématérialisation des mammographies de dépistage dès 2016, afin de poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’efficience du programme. Dans ce contexte, deux projets, en Alsace et en Île-de-France (départements 94-93-78), ont été retenus, auxquels s’ajouteront la Normandie et La Réunion. Sur le champ du numérique également, le Dossier Communicant de Cancérologie
(DCC), qui
permet l’échange, notamment entre la
ville et l’hôpital, des documents supports
de la coordination des soins et devient le socle des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP), fait de plus en plus d’adeptes. Et le Dossier
Médical partagé (DMP), quant à lui, se déploie de façon significative puisque près de 1 000 000 de dossiers ont pu être créés fin 2017. Il permet aux praticiens d’échanger les données médicales du DCC de façon dématérialisée et sécuritaire.

Un nouveau mode de financement de la radiothérapie en cours d’évaluation

Concernant les parcs de modalités d’imagerie, le rapport stipule que le maillage territorial en appareils d’IRM/TEP est globalement satisfaisant, alors que les acteurs eux-mêmes, FNMR en tête, appellent à une augmentation des autorisations pour l’acquisition de ces modalités. Il reconnaît toutefois des disparités régionales et interrégionales et déclare que des mesures ont été prises pour le déploiement de nouveaux appareils d’IRM et de TEP, avec une augmentation prévue de 35% pour l’IRM et de 11% pour le scanner en Ile-de-France.

D’autres mesures sont prévues afin d’adapter le
modèle de financement de la radiothérapie, pour une meilleure prise en
compte de l’approche globale du parcours
des patients, adaptée à l’enjeu de maîtrise
des coûts. En 2016, une proposition de nouveau
modèle de financement, indexé sur la technique de radiothérapie utilisée, a été imaginée. Des centres volontaires, en hôpital public et privé ainsi qu’en cabinet de radiothérapie, ont participé à une phase de pré-test en 2017, préalable au lancement à plus grande échelle, en 2018, où sera évalué l’impact de la forfaitisation avant le déploiement effectif du nouveau modèle. D’autre part, l’INCa a lancé, en 2017, un autre appel à candidatures pour soutenir la formation d’un réseau national de recherche préclinique en radiothérapie pour créer une synergie pluridisciplinaire susceptible de renforcer l’innovation dans la conduite de projets précliniques.

De nouvelles professions pour la gestion du risque ionisant

L’INCa rappelle également, dans son nouveau rapport, l’intégration, par ordonnance du Gouvernement, de la profession de physicien médical aux professions de santé. Il rappelle que celui-ci apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnement, qu’il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques qu’il s’assure que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et concourent à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Sur le champ des ressources humaines également, l’Institut revient sur le nouveau décret d’actes du manipulateur (MERM), qui a la possibilité désormais d’exercer sans la présence d’un médecin ou de préparer, au sein d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), les substances destinées à la pratique de la médecine nucléaire.

Des retards conséquents sur certains objectifs fixés

La fin du rapport recense enfin les objectifs ayant plus de 9 mois de retard sur la feuille de route. Sans surprise, et nous l’avons évoqué plus haut, la réduction des inégalités territoriales et l’harmonisation les délais d’accès à l’IRM et à la TEP en font partie. La lisibilité de l’offre de radiologie interventionnelle n’a également pas évolué significativement, de même que la réflexion sur les évolutions nécessaires du dispositif réglementaire et tarifaire spécifique à cette discipline. L’équilibrage de l’offre en équipements de radiothérapie sur le territoire pour en réduire les délais d’accès fait également l’objet d’un retard, de même que. La régulation, au niveau national, de l’offre en équipement lourd. Enfin, la reconnaissance de la profession de dosimétriste en tant que profession de santé et l’intégration du radiophysicien dans le code de la santé publique se font également attendre.

Bruno Benque

Source : Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Verso accompagne les acteurs de la lutte contre le cancer pour atteindre leurs objectifs sur les modalités de l’imagerie médicale.

Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Crédit Photo : S. Toubon

À l’occasion des traditionnels vœux à la presse de l’Autorité de sûreté nucléaire, son président Pierre-Franck Chevet a, une nouvelle fois, appelé à la vigilance des professionnels de santé en matière d’usages médicaux de rayonnements ionisants.

En 2017, l’ASN a recensé dans ce domaine une dizaine d’incidents de niveau 2, avec de potentiels impacts sur la santé des individus touchés, patients comme soignants. « Un chiffre relativement stable, mais dont on ne peut pas se contenter », déclare-t-il. La moitié de ces incidents est liée aux actes de radiothérapie.

Parmi eux, un surdosage survenu en mai dernier au CHU de Bordeaux dans le cadre d’un traitement par contacthérapie dont l’ASN précise les détails dans un avis d’incident récemment publié. « Un effort doit être fait en radiothérapie », afin que les démarches de gestion des risques (étude de risque et retour d’expérience des événements significatifs de radioprotection) « soient mieux exploitées pour sécuriser davantage les traitements », insiste le président de l’ASN.

L’autre enjeu touche à la radiologie interventionnelle radioguidée en bloc opératoire, un domaine en pleine expansion, qui englobe l’autre part des incidents de niveau 2 recensée l’année dernière. Pour Pierre-Franck Chevet, il s’avère nécessaire « de renforcer les moyens mis en place pour l’optimisation des doses et la formation des professionnels à la radioprotection et à l’utilisation des équipements ».

Sûreté nucléaire

En matière de sûreté des installations nucléaires, le contexte général qui était qualifié de « préoccupant » en 2017, « l’est moins aujourd’hui en raison d’un certain nombre de signes et de perspectives d’amélioration », juge Pierre-Franck Chevet. Parmi les motifs de satisfaction, la problématique d’excès carbone dans certains « gros composants » du parc nucléaire national.

« Une anomalie technique qui nous a conduits à demander l’arrêt d’une douzaine de gros réacteurs pendant l’hiver 2016-2017. Les contrôles ont été effectués. Nous avons pris position sur le devenir de la cuve de l’EPR. Cette anomalie de ségrégation carbone est aujourd’hui derrière nous », relate le président de l’ASN.

Irrégularités du Creusot

Parmi les points noirs en suspens, la question des « irrégularités » de l’usine du Creusot et la suspicion de « potentielles falsifications de documents de fabrication » de composants destinés aux installations nucléaires françaises. Portant sur cinquante ans de production et plus de 2 millions de documents, la procédure d’inspection doit s’achever d’ici à la fin de l’année.

« Je ne peux pas exclure à l’heure actuelle qu’il puisse y avoir de nouvelles surprises », indique Pierre-Franck Chevet. Le président de l’ASN a profité de ses voeux pour rappeler à l’ordre le groupe EDF qui a cumulé en 2017 les difficultés en matière de gestion de la conformité de ses matériels. « J’attends des propositions de plan d’action de la part d’EDF d’ici la fin du semestre », a-t-il précisé.

Enfin, dans le cadre de la loi de transition énergétique, une nouvelle mission voit le jour à l’ASN sur la sécurité des sources radioactives (incluant la prévention des actes de malveillance). « Un travail réglementaire est en train de s’achever. On va pouvoir commencer les inspections à la fin de l’année 2018. C’est un premier pas dans ce nouveau domaine de sécurité », a-t-il souligné.

Source : Radiothérapie, radiologie interventionnelle : l’appel à la vigilance de l’Autorité de sûreté nucléaire

Verso accompagne les professions de radiologie dans leurs évolutions techniques, les dispositions réglementaires peuvent être source d’évolution.

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

Radiothérapie pulmonaire guidée par GPS

Le service de radio-oncologie des HUG a effectué cet été son premier traitement de radiothérapie pulmonaire en utilisant un navigateur GPS du corps humain.

Utilisée jusqu’ici pour le cancer de la prostate, cette technologie localise la tumeur en temps réel et en continu malgré les mouvements respiratoires. Elle réduit ainsi le volume de tissus sains irradiés et augmente la précision du traitement.

Les émetteurs implantés dans la tumeur à traiter ou à proximité transmettent de manière extrêmement précise ses coordonnées spatiales. L’irradiation est interrompue automatiquement si la tumeur sort de la zone. Elle est réenclenchée dès qu’elle y revient.

Cette avancée, menée par la Dre Francesca Caparrotti, est le fruit d’une collaboration entre le service de radio-oncologie(link is external), dirigé par le Pr Raymond Miralbell, et celui de pneumologie(link is external), dirigé par la Pre Paola Gasche.

Source : Radiothérapie pulmonaire guidée par GPS