Un nouveau dispositif d’IRM cardiaque capable de s’affranchir des artéfacts

Los Angeles, Etats-Unis– Une nouvelle technique d’IRM cardiaque qui enregistre et met de côté les mouvements cardiaques ou respiratoires pourrait améliorer la qualité des images et simplifier les procédures, selon une équipe de chercheurs américains. Les premiers résultats sur 20 patients sont publiés dans le Nature Biomedical Engineering du 9 avril 2018.

La technique permet de s’affranchir de l’apnée et de la synchronisation à l’ECG et ne nécessite qu’une seule dose de produit de contraste comparé aux multiples doses nécessaires lors d’une IRM cardiaque classique, expliquent les chercheurs.

« Cela sera plus aisé pour les patients en arythmie, lorsqu’il est très difficile de synchroniser les acquisitions aux battements cardiaques et aussi chez les patients qui ne peuvent pas retenir leur respiration – il y a beaucoup de patients qui sont trop malades pour le faire », a indiqué le Pr Anthony G Christodoulou (Cedars-Sinai Medical Center, Los Angeles), auteur principal de l’étude, à nos confrères de Medscape cardiology/theheart.org.

« C’est à la fois plus simple pour les patients et les techniciens. Le dispositif permet potentiellement une acquisition en une seule fois, le rêve des personnes qui travaillent dans le domaine depuis des décennies. Cette technique rend réellement cela possible », explique le Pr Debiao Li (Cedars-Sinai Medical Center, Los Angeles), premier auteur de l’étude.

La technique permet potentiellement une acquisition en une seule fois, le rêve des personnes qui travaillent dans le domaine. Pr Debiao Li

Comment ça marche ?

La nouvelle technique, qualifiée de « multitâche » par les chercheurs capture les images cardiaques classiques en 2 dimensions et ajoute simultanément 4 autres dimensions, des flux parallèles de données qui représentent les mouvements cardiaques, le cycle respiratoire et les images T1 et T2 pondérées pour la graisse et l’eau.

Les données des 4 dimensions ajoutées sont ensuite classées en 4 séries d’images co-enregistrées grâce à un logiciel afin qu’elles puissent être interprétées côte à côte.

Cartographies du temps de relaxation longitudinal T1 (en haut) et transversal T2 (en bas) par l’IRM cardiaque multitâche sans synchronisation ECG ou apnée. Avec l’aimable autorisation d’Anthony G Christodoulou, PhD, et coll.

Premiers résultats

Dans l’étude réalisée chez 10 patients volontaires sains et 10 patients atteints d’une maladie cardiaque, le temps total d’imagerie calculé sur 3 séries séparées d’IRM cardiaques était fortement réduit, achevé en seulement 90 secondes.

La technique est actuellement testée dans plusieurs centres dans le monde mais elle n’est pas utilisée en pratique clinique.

Elle a fait l’objet d’une demande de brevet provisoire « Low-rank tensor imaging for multidimensional cardiovascular MRI » (USSN 15/495,588) par les auteurs.

Insuffisance cardiaque : que retenir de 2017 pour la pratique 2018 ?

JE SFC 2018 – Le Pr Richard Isnard, cardiologue à l’hôpital Pité-Salpêtrière, choisit de faire un point particulier sur l’étude EDIFY qui posait la question de l’intérêt de la réduction de la fréquence cardiaque dans l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée.

Source : Insuffisance cardiaque : que retenir de 2017 pour la pratique 2018 ?

Verso accompagne les experts en cardiologie sur l’étude de l’insuffisance cardiaque.

Le Texas Cardiac Arrhythmia Institute au St. David’s Medical Center devient le premier au Texas à utiliser un nouveau moniteur cardiaque implantable compatible avec téléphone intelligent

Le nouveau moniteur cardiaque implantable Confirm RX™ permet aux médecins de suivre les patients à distance

AUSTIN, Texas, 18 janvier 2018 /PRNewswire/ — Le 14 novembre 2017, le Texas Cardiac Arrhythmia Institute (TCAI) au St. David’s Medical Center est devenu le premier hôpital au Texas —et l’un des tout premiers dans le pays— à utiliser le nouveau moniteur cardiaque implantable Confirm Rx™ (ICM, Insertable Cardiac Monitor), également premier et unique ICM compatible avec téléphone intelligent. Il a été conçu pour aider les médecins à identifier les arythmies cardiaques même les plus difficiles à détecter, notamment la fibrillation auriculaire (FA), et à suivre ces arythmies cardiaques à distance.

Le Confirm Rx ICM est conçu pour suivre de façon continue le rythme cardiaque d’un patient et transmettre de façon proactive des informations par technologie sans fil Bluetooth vers une app mobile. Les médecins peuvent ainsi suivre leurs patients à distance et diagnostiquer avec précision des arythmies pouvant nécessiter d’autres traitements.

« Ce qui distingue le Confirm Rx ICM des autres moniteurs implantables est le fait qu’il ne nécessite pas de station de base de rattachement pour transmettre des informations, » a souligné Robert Canby, docteur en médecine spécialisé en électrophysiologie cardiaque au TCAI. « Il utilise à la place une connexion Bluetooth sécurisée sans fil afin de transmettre ces données sur le smartphone ou la tablette du patient. Les données peuvent ainsi être immédiatement envoyées à un poste de surveillance et il ne faut plus attendre que le patient soit de retour à domicile pour se connecter à la station de base. »

Le Confirm RX ICM est juste inséré sous la peau de la poitrine au cours d’une procédure rapide, à peine invasive, en soins externes. Une fois implanté, il surveille de façon continue le rythme du cœur afin de déceler une gamme d’arythmies cardiaques, entre autres des pulsations irrégulières liées à une FA.

Une arythmie est un rythme cardiaque anormal se développant lorsqu’une maladie ou une blessure perturbe les signaux électriques cardiaques et fait en conséquence battre le cœur de façon irrégulière. Le cœur se mettant à battre trop vite ou trop lentement, des modifications du débit sanguin peuvent faire subir aux patients des symptômes comme des palpitations, des étourdissements, des essoufflements ou des évanouissements. Si elle n’est pas traitée, la FA peut entraîner des accidents cérébraux vasculaires.

Comme le Confirm Rx ICM surveille de façon continue les rythmes cardiaques anormaux et transmet les données au médecin du patient, l’app compatible permet également au patient un suivi proactif de ses symptômes, une synchronisation de ses données avec la clinique à n’importe quel moment et une visualisation de son historique de transmission sans qu’il soit nécessaire de contacter la clinique pour vérifier si ces données ont bien été transférées.

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Source : Le Texas Cardiac Arrhythmia Institute au St. David’s Medical Center devient le premier au Texas à utiliser un nouveau moniteur cardiaque implantable compatible avec téléphone intelligent

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Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

Grâce à l’analyse du scanner rétinien d’un patient, Google souhaite que son système détecte facilement les maladies cardiovasculaires.

Les équipes de Google et de Verily, une filiale d’alphabet, travaillent sur une intelligence artificielle capable de détecter les maladies cardiaques et ainsi prévenir les risques. En analysant un scanner rétinien, l’IA pourrait déterminer plusieurs données sur le patient, à l’exemple de son âge, son sexe, sa tension artérielle et le fait qu’il soit ou non fumeur. De fait, ces données peuvent être directement exploitées pour établir un potentiel risque. Ce système serait aussi précis que les méthodes médicales actuelles.

Pour entraîner le système, les chercheurs ont utilisé le machine learning : l’IA a analysé les données d’un total d’environ 30 000 patients. Les données contenaient des informations générales ainsi que des scanners ophtalmologiques. Par la suite, les réseaux neuronaux ont exploité ces informations pour établir des modèles permettant d’associer les signes d’un risque d’accident cardiaque.

Si Google a publié l’avancée de son travail dans la revue médicale Nature Biomedical Engineering, il faudra encore du temps avant qu’un tel outil soit fiable. Néanmoins, la méthode permettrait de détecter un risque plus vite et plus facilement.

De plus, la mise en service d’un outil médical basé sur l’intelligence artificielle serait le symbole du passage d’un réel cap. De fait, l’algorithmie serait en charge d’établir un pourcentage de risque pour le patient. Ce type de projets pourraient être l’origine d’une toute nouvelle vision médicale dans laquelle les machines, et surtout l’IA auraient beaucoup plus de marge de manoeuvre.

Bien que l’IA ne soit pas prête à être mise en service -Google n’a pas donné de date-, il serait un jour possible d’imaginer de tels systèmes travailler aux côtés des médecins. En tout cas, l’idée n’est pas si folle pour la filiale d’Alphabet.

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Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

 

Source :  Google veut utiliser l’IA pour détecter les maladies cardiaques

Verso Healthcare est expert en accompagnement des cardiologues

Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

De grands noms de l’imagerie interventionnelle vont se pencher sur la stratégie thérapeutique à mettre en place pour l’utilisation des matériels de cathétérisme artériel robotisée. Ils feront partie du comité d’expert formé par la société Robocath.

Robocath, qui conçoit et développe des matériels de cathétérisme artériel robotisés, a annoncé le 30 janvier 2018 la formation d’un Comité Médical d’experts reconnus dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. Le but de ce comité est de définir une stratégie clinique pour ce type de dispositif et de contribuer au développement des futures générations de matériels pour cette spécialité.

De grands noms de l’imagerie interventionnelle seront impliqués dans ce comité, comme le Dr Jean Fajadet,Co-Directeur de l’Unité de Cardiologie Interventionnelle de la Clinique Pasteur à Toulouse et Co-Directeur de l’EuroPCR, le Pr Alain Cribier, ancien Chef du Service de Cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen et inventeur du TAVI, ou le Pr Gregg W. Stone, Directeur de la Recherche et de la Formation pour le centre de thérapie interventionnelle du centre médical de l’Université de Columbia (New-York) et Directeur du TCT.

Paco Carmine

Source : Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

Verso accompagne les experts en matériels robotisés.

Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

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Crédit Photo : PHANIE

85 % des Français se déclarent satisfaits des spécialistes libéraux en ce qui concerne le diagnostic de leurs maladies et 75 % sont contents de leur « suivi » (seuls 3 % se déclarent « pas du tout » satisfaits). Tels sont les enseignements d’une étude Viavoice* réalisée pour l’Union des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF), présentée ce mercredi.

Si les patients expriment leur satisfaction générale, ils trouvent sans suprise que les délais d’attente sont assez longs (46 %) et même « très longs » (46 % également) pour un rendez-vous auprès d’un ophtalmologiste, dermatologue, cardiologue ou pédiatre et que le lieu de ce rendez-vous est éloigné de leur domicile (51 %).

« L’expertise » des spécialistes de second recours est plébiscitée puisque 61 % placent en première priorité le besoin de bonne compétence en cas de maladie sérieuse (avant la bonne accessibilité aux soins à 47 %). Un tiers réclament en priorité du temps médical « pour bien comprendre leur pathologie ». L’accueil dans des conditions agréables n’est cité en priorité que dans 14 % des cas…

L’imaginaire associé aux médecins spécialistes est plutôt flatteur. Les Français estiment à 86 % que les spécialistes libéraux qu’ils connaissent respectent totalement le secret professionnel, qu’ils soignent bien (85 %), que ce sont des personnes de confiance (79 %) et avec lesquelles on se sent bien (72 %). Les indices diminuent toutefois pour le temps d’écoute (63 %) ou l’accompagnement dans la vie.

Soutien à la délégation de tâches 

Interrogés sur la délégation de tâches, 73 % des Français pensent que ce serait plutôt « une bonne chose » si une infirmière leur posait au préalable des questions que les spécialistes « n’auraient pas à poser ensuite ». Un Français sur cinq pense que ce serait au contraire une mauvaise idée. Mais le refus catégorique est rare (4 %).

Pour 73 %, cette délégation spécialiste/infirmière permettrait une bonne prise en compte du patient et une juste répartition des rôles, le médecin se concentrant sur son cœur de métier et la valeur ajoutée médicale. Et 71 % pensent que cela permettrait un bon suivi du traitement.

* Étude réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 2000 personnes (méthode des quotas) du 3 au 11 octobre 2017.

Source : Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

Verso accompagne les professionnels de santé, en leurs mettant à disposition des solutions de financement de leurs équipements médicaux.

 

Congrès High Tech 2018 : tout sur les innovations en cardiologie interventionnelle

Le congrès High Tech 2018 se tiendra, comme chaque année fin janvier à Marseille. Cet événement de référence pour la cardiologie interventionnelle couvrira l’ensemble des pratiques et des matériels d’angioplastie innovants.

High Tech 2018
High Tech 2018

C’est le Pr Martine Gilard, du CHU de Brest, qui présidera l’édition 2018 du congrès High Tech, l’événement de référence de la cardiologie interventionnelle francophone, du 31 janvier au 2 février 2018 au Palais du Pharo de Marseille.

Comme chaque année, c’est la session paramédicale qui ouvrira les hostilités, avec des présentations sur la réduction des doses de rayonnement, la pratique de l’hypnose en cathlab, ou sur le Rotablator. Le Comité scientifique a ensuite rythmé la suite du congrès par des thématiques relatives au syndrome coronaire aigu, à la prise en charge de la personne âgée ou à l’angioplastie du tronc commun, entre autres, sans oublier les habituels cas complexes ou les dix commandements pour…

Les laboratoires, enfin, organiseront un total de six symposia où seront présentés des cas pratiques et des matériels innovants. Rendez-vous donc à Marseille du 31 janvier au 2 février 2018, pour la grand messe de la cardiologie interventionnelle.

Le programme :

Bruno Benque

Source : Congrès High Tech 2018 : tout sur les innovations en cardiologie interventionnelle

Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Le 19 décembre 2017, heure locale, quatre implantations cliniques de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve ont été réalisées avec succès au Brésil par le Professeur Carlos Pedra de l’Institut de technologie cardiovasculaire Dante Pazzanese à Sao Paulo, au Brésil.

Après le Chili et l’Argentine, le Brésil devient le troisième pays d’Amérique latine à utiliser la valve de Venus Medtech (Hangzhou) Inc. C’est également la première fois dans l’histoire du Brésil que des valves cardiaques fabriquées en Chine sont utilisées.

À l’heure actuelle, il y a dans le monde 16 nouveau-nés sur 10 000 qui ont besoin d’une intervention chirurgicale en raison de malformations cardiaques congénitales. Ce type de chirurgie peut provoquer une régurgitation pulmonaire massive. Les valves pulmonaires interventionnelles actuellement disponibles sur le marché mondial ne peuvent traiter que des patients présentant une structure anatomique particulière et une atteinte légère. En conséquence, un grand nombre de patients ayant une structure anatomique complexe et une mauvaise fonction cardiaque droite nécessitent de toute urgence une valve pulmonaire interventionnelle permettant de traiter différentes structures anatomiques et pouvant être manipulée avec facilité, sécurité et stabilité.

Venus Medtech (Hangzhou) Inc. a développé et fabriqué la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve, la première valve pulmonaire interventionnelle auto-expansible au monde. Avec une forme unique en double trompette et une technologie de découpe laser pour l’endoprothèse de la valve, la VenusP-Valve présente une importante force de soutien radial, un ancrage stable et une mise en place facile. Aucun mouvement ou déplacement ne se produit pendant le processus de mise en place. Elle peut répondre aux besoins des artères pulmonaires présentant différentes structures anatomiques et constitue la seule valve pulmonaire interventionnelle au monde permettant de traiter les patients dont la chambre de chasse du ventricule droit est de grande taille.

Après la première implantation humaine effectuée avec succès par l’académicien Ge Junbo à l’hôpital Zhongshan de Shanghai le 25 mai 2013, la VenusP-Valve a été utilisée dans plus de 20 pays en Asie, en Europe et en Amérique. À l’heure actuelle, l’essai clinique de la Chinese Food and Drug Administration (CFDA) est terminé, l’essai clinique européen CE a entamé la deuxième moitié de son processus, la communication avec la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis est terminée et l’essai clinique préalable au lancement de la valve aux États-Unis a débuté. Il est à espérer que la VenusP-Valve, qui donne d’excellents résultats cliniques, soit approuvée le plus tôt possible afin de pouvoir fournir un traitement optimal à davantage de patients.

Source : Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

L’Association européenne d’imagerie cardiovasculaire (European Association of Cardiovascular Imaging, EACVI), une filiale agréée de la Société européenne de cardiologie, a annoncé les détails du lancement d’un nouveau congrès majeur qui vise à rapprocher l’ensemble des domaines de l’imagerie cardiovasculaire. L’événement, qui se déroulera pour la première fois en avril 2020, a été conçu pour être la première et principale référence en matière d’imagerie cardiovasculaire multimodalité (ICM), et mettra l’accent sur la pratique clinique par pathologie. 

Les organisateurs ont indiqué que la portée étendue du nouveau congrès en fera un événement pertinent pour les confrères de différentes spécialités qui ne sont pas forcément directement impliquées dans l’imagerie, comme les médecins d’urgence, les technologues et d’autres professionnels de santé.

Le professeur Bogdan A. Popescu, président de l’EACVI, a indiqué que la conférence « sera l’endroit où toutes les modalités d’imagerie se réuniront pour assurer une prise en charge optimale de chaque patient. Cette approche par multimodalité répond aux besoins sur le terrain où la nature évolutive du travail des imageurs qui résolvent des problèmes cliniques nécessite une plus grande diversification. »

Il est envisagé que le nouveau congrès se déroulera tous les quatre ans sous la forme d’un événement unique à partir de 2020. Les congrès actuels de l’EACVI, à savoir EuroEcho-Imaging, EuroCMR et ICNC, continueront de se dérouler.

Source : Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Les constructeurs proposent de plus en plus aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines.

Le secteur de l’imagerie médicale vit une lourde transformation. Hier, les constructeurs proposaient des machines capables de prouesses techniques toujours plus importantes. Aujourd’hui, si les constructeurs de scanners, IRM et autre échographe restent des industriels, ils font évoluer leur business model vers les services.

Les Siemens, Philips et autres GE continuent de renouveler leur offre de machines et de logiciels comme en témoignent les 38.000m2 de halls d’exposition qui leur étaient consacrés lors du grand rendez-vous annuel de la RSNA (Radiological Society of North America) à Chicago, fin novembre. Mais « nous sommes passés d’une industrie de prototypes à la maturité, explique Hassan Safer Tebbi, le patron de Siemens Healthineers en France. Les efforts sont davantage orientés vers la réduction de la variabilité de l’image produite et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ».

Le recours à l’intelligence artificielle y contribue. Siemens a par exemple installé sur ses scanners haut de gamme une caméra 3D qui permet un positionnement optimal du patient grâce à l’apprentissage de la machine, ce qui évite d’irradier inutilement le malade en dehors de la cible de l’examen. « Le bénéfice pour le patient est devenu un argument de vente central, confirme Catherine Estrampes, présidente de General Electric Healthcare Europe. Il y a aujourd’hui une focalisation de nos clients sur le résultat ».

Gestion de parcs de machines

Mais au-delà de cette évolution, les constructeurs développent de plus en plus une activité de service en proposant aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines. Siemens a par exemple passé un accord de ce type avec le Brampton Civic Hospital (900 lits) à côté de Toronto. Pour une période de 15 ans, le constructeur prend en charge, moyennant une rémunération annuelle fixe, la gestion, le financement, la maintenance, et le renouvellement des 190 machines du service d’imagerie. Dans le même esprit, Philips a signé l’année dernière un partenariat de 60 millions d’euros, sur 12 ans, avec les Hospices Civils de Lyon dans le cadre duquel il va gérer 76 appareils d’imagerie.

Un contrat de performance

Mais sur ce créneau, d’autres industriels, comme Medtronic, un fournisseur de matériel médical implantable, viennent les concurrencer. C’est ce dernier qui gère la nouvelle salle de rythmologie du CHU de Rouen dans le cadre d’un contrat de performance. Au-delà de la vente de ses produits, Medtronic est rémunéré à la procédure pour la fourniture des équipements de rythmologie et des prestations de conseil. Il s’engage en contrepartie à améliorer le plateau technique (des équipements Philips), à augmenter le nombre de procédures et à diminuer le temps de séjour à l’hôpital.

Source : Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Insuffisance cardiaque : première implantation en France d’un dispositif de resynchronisation cardiaque sans fil, à Grenoble

La première implantation française d’un dispositif de stimulation endocardique sans fil pour le traitement de resynchronisation cardiaque, indiqué en cas d’insuffisance cardiaque, a été réalisée au CHU de Grenoble-Alpes (Chuga), selon un communiqué diffusé par l’établissement de santé mardi.

A l’heure actuelle, le traitement de resynchronisation cardiaque pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque repose sur la stimulation biventriculaire. Il peut exister des échecs de cette technique, en raison notamment de la variabilité du sinus coronaire d’un patient à l’autre, souligne Pascal Defaye. Entre 30% et 40% des patients qui reçoivent un dispositif de resynchronisation cardiaque conventionnel ne répondent pas au traitement ou subissent des échecs liés à la dérivation (ou fil) du dispositif, souligne l’établissement.

L’implantation réalisée au Chuga rentre dans le cadre d’un projet de recherche international commun à la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Un total de 150 patients ont été inclus pour la première étape de « validation de la technique », qui se poursuit jusqu’à fin 2018, a expliqué mardi à APMnews le responsable du service de rythmologie et stimulation cardiaque du pôle thorax et vaisseaux du Chuga, le Pr Pascal Defaye, qui a procédé à cette première implantation en France. Les implantations ont débuté il y a 3-4 mois dans les 3 autres pays, a-t-il précisé.

Ce nouveau dispositif, conçu par la start-up californienne EBR System, repose sur une stimulation à distance: une petite électrode de 6 mm est implantée dans le ventricule gauche tandis qu’une batterie, disposée sous la peau au niveau pectoral, lui « transmet l’énergie à distance », ce qui permet d’éviter l’utilisation de fil, a expliqué le cardiologue. Pour ce faire, la batterie est reliée à un transmetteur qui est localisé au niveau de l’espace intercostal. Ce transmetteur envoie des ultrasons qui sont transformés en énergie électrique par l’électrode cardiaque.

« La batterie peut être changée très facilement et l’électrode a une longévité infinie », a noté Pascal Defaye. Un autre avantage, a-t-il expliqué, est que l’électrode finit par être encapsulée par le tissu cardiaque. De fait, elle « ne gêne pas le fonctionnement du coeur« .

L’intervention s’est déroulée en deux étapes, avec l’implantation du dispositif à ultrasons et de la batterie dans un premier temps, puis, quelques jours plus tard, de l’électrode de stimulation dans le ventricule gauche, sous sédation.

Pascal Defaye a précisé qu’une étude randomisée internationale (SOLVE-CRT) serait débutée en 2018 afin de déterminer, sur 350 patients souffrant d’insuffisance cardiaque, l’efficacité du dispositif de stimulation endocardique sans fil par rapport à la stimulation biventriculaire standard.

Le coût de ce dispositif devrait être équivalent à celui des méthodes actuellement employées, a estimé le cardiologue.

Source : Insuffisance cardiaque : première implantation en France d’un dispositif de resynchronisation cardiaque sans fil, à Grenoble

New Cardiology Center Steps Up The Beat

How doctors and caregivers designed a top-notch cardiology center entirely around the patient journey.

Image credit: Arnaud Späni

Clinique Pasteur in Toulouse, France, a top-ranked European cardiology facility located in the heart of the city, just opened a brand new 11,000 m² extension dedicated to cardiology. The building, designed by the doctors and the other caregivers, aims to optimize the care of cardiology patients – many in fragile health and in need of emergency care – by bringing together all necessary services under one roof.

“Our intent was to place the patients at the center of the system and to facilitate patient access to care.” says Dr. Jean Fajadet, Interventional Cardiologist at Clinique Pasteur* “This meant designing the entire department based on the patient pathway from admission to discharge with the best possible flow.”

All patient services are concentrated within seven floors, from emergency reception for chest pain and intensive care, to hospitalization for short or medium stays and a dedicated pharmacy. Vertical circulation directly serves the surgical and interventional cardiology operating theaters as well as the medical imaging department. Patients are thus treated quickly, with optimized travel times and proximity to all dedicated caregivers and technical platforms.

Image credit: Arnaud Späni

“This new department is quite unique. We have now 8 interventional rooms working every day, treating patients for coronary interventions, but also structural heart, peripheral, endovascular and electrophysiology.” says Prof. Fajadet. The concept was to have total autonomy from the rest of the hospital, from the cath labs, pharmacy and the management of the devices, stents, catheters and balloons.

Quality imaging was also a key criterion as there has been a shift in recent years with increasingly complex interventional procedures. “We have seen an increase in indications of patients for coronary angioplasty, with patients having much more complex lesions: calcified, diffused disease, multi-vessel disease or poor left ventricular function.” says Prof. Fajadet. The same trend has followed into endovascular, structural and valvular, vascular and electrophysiology procedures. “When we consider the efficiency and the safety of our procedures for the patients, the quality of imaging is certainly the most important point in the cardiology department.” he adds.

“Clinical excellence and innovation are the two core values of this institution. This project is the culmination of a remarkable partnership with GE, which has been closely aligned with these essential values.” concludes Dr. Bernard Assoun, Cardiologist and CEO of Clinique Pasteur.

Having the possibility to fuse images from different modalities in a single screen has helped improve the accuracy of cardiology procedures and the quality of treatment offered to patients. Overlaying CT scan images with fluoroscopy, rotational angiography and 3D mapping brings tremendous value to the surgeons’ work.

Image credit: Arnaud Späni

Patients are the firsts to benefit from this new imaging set-up. “First is the planning of the procedure based on the CT scan. We are now more confident planning what we are going to do.” says Dr. Didier Tchetche, Interventional cardiologist, co-leader with Dr. Dumonteil of structural heart disease Program. This enables shorter and more reproducible procedures, and at the end better outcomes for the patients. “Second is the radiation dose reduction”.

“Our goal is to be able to treat with traditional procedures while also being part in new innovations” he concludes. “When a new device is available, we try to be the first teams to use it. It is about confirming the acquired knowledge but also contributing to the development of tomorrow’s healthcare innovation.”

* Dr. Fajadet is also co-leader with Dr. Bruno Farah of Percutaneous Coronary Intervention (PCI) program at Clinique Pasteur, EuroPCR co-director, and past president of the European Association for Percutaneous Cardiovascular Intervention (EAPCI) executive committee

Source : New Cardiology Center Steps Up The Beat

Il y a cinquante ans, en Afrique du Sud, la première transplantation cardiaque mondiale

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1967, Louis Washkansky, 53 ans, a reçu le cœur d’une jeune femme de 25 ans, Denise Darvall, en état de mort cérébrale après avoir été renversée par un camion. Cette prouesse médicale, la première transplantation cardiaque au monde, a été réalisée il y a exactement cinquante ans par un chirurgien inconnu dans un pays inattendu : l’Afrique du Sud.

« Le samedi [d’avant l’opération], j’étais un chirurgien anonyme dans mon pays. Le lundi, j’étais mondialement connu », avait coutume de raconter Christiaan Barnard, décédé en 2001. Le Sud-Africain est immédiatement propulsé dans un tourbillon médiatique, et devient presque aussi célèbre que Nelson Mandela. Elevé au rang d’icône de la médecine moderne, le télégénique médecin fait les gros titres de la presse internationale, alors que pour la première fois le monde entier se passionne pour un événement médical.

Au sein de la communauté des chirurgiens en revanche, on estime que le professeur Barnard a volé la vedette à l’Américain Norman Shumway. Depuis plusieurs années, celui-ci s’exerçait sur des animaux et avait mis au point les principales techniques opératoires de greffe cardiaque. En toute logique, il aurait dû être le premier à réaliser une transplantation d’humain à humain. Mais, aux Etats-Unis, où la mort d’un patient était alors définie par l’arrêt du cœur et non par l’état de mort cérébrale, l’opération aurait fait du chirurgien un criminel.

Coup de chance

Avec de l’audace et un grand coup de chance, Christiaan Barnard a su tirer profit de lois sud-africaines plus souples. Et l’accident qui a coûté la vie à Denise Darvall a pu sauver momentanément la vie d’un patient compatible. Le chirurgien a attendu que le cœur de la jeune femme s’arrête complètement de battre avant de le transplanter. « C’était la première greffe cardiaque et il ne voulait pas qu’on puisse lui reprocher d’avoir pris le cœur battant d’un patient », se remémore Dene Friedmann, l’une des infirmières qui a participé à l’opération historique, interrogée par l’Agence France-Presse. Au bout de presque cinq heures au bloc opératoire, le cœur, « choqué » deux fois, est reparti. Le patient s’est réveillé peu de temps après et est même parvenu à s’asseoir.

Louis Washkansky, un épicier de 53 ans a reçu le cœur de Denise Darvall, 25 ans, lors de la première transplantation cardiaque réalisée en 1967 en Afrique du Sud.

A l’époque, cette première historique a suscité de profonds débats éthiques sur la transplantation de l’organe, sacré s’il en est, vu comme le siège des émotions et de la vie. « Le professeur Barnard a reçu des lettres horribles le qualifiant de boucher », ajoute l’infirmière, désormais septuagénaire. « Vautour », « sadique », « anormal », les insultes ont plu du monde entier, comme on peut désormais le constater au musée de l’hôpital Groote Schuur au Cap, où certaines de ces lettres sont affichées et le bloc opératoire original reconstitué.

Louis Washkansky est mort dix-huit jours après l’opération, d’une pneumonie, à cause d’un système immunitaire affaibli par les médicaments antirejet. Depuis, dans l’hôpital du Cap où Christiaan Barnard a bouleversé l’histoire de la médecine, 537 cœurs ont été transplantés. « Les chirurgiens d’aujourd’hui utilisent pratiquement la même procédure que celle suivie par Barnard », explique Peter Zilla, qui dirige le département de médecine cardiothoracique qui porte le nom du précurseur, à l’Université du Cap. « Ce qui a changé, ce sont les avancées des immunosuppresseurs grâce auxquels 70 % des patients survivent au moins dix ans, poursuit-il. C’est phénoménal ! »

33 millions de personnes concernées

Cinquante ans plus tard, le département Christiaan-Barnard cherche à perpétuer l’esprit de pionnier du chirurgien et à continuer de révolutionner la médecine cardiaque. Sur trois étages, au cœur de la faculté de médecine, une équipe de 32 ingénieurs, sous la direction du professeur Zilla, dispose de toutes les machines, d’un bloc opératoire expérimental et de l’équipement nécessaire pour mener à bien leur mission. Les chercheurs ont jeté leur dévolu sur une pathologie longtemps négligée, presque éradiquée en Occident, qui sévit dans les pays très pauvres et touche d’abord les enfants : la maladie des valves cardiaques (en anglais : Rheumatic heart disease).

Le chirurgien Christiaan Barnard, ici à Paris, en mars 1970, a été propulsé au rang d’icône de la médecine moderne après avoir réalisé la première greffe du cœur en 1967.

« Les valvulopathies cardiaques affectent le plus fréquemment des personnes qui vivent dans des zones surpeuplées avec un accès limité à la santé, explique le doyen de la faculté de médecine, le professeur Bongani Mayosi. Une infection initiale non traitée de la gorge par la bactérie du streptocoque, une angine par exemple, entraîne une réponse immunitaire du corps qui attaque également les valves cardiaques du patient. »

En mai 2017, après un intense lobbying des cardiologues, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de faire de cette maladie une priorité mondiale : 33 millions de personnes seraient atteintes de valvulopathie dans le monde, et 275 000 en meurent chaque année. A titre de comparaison, 37 millions de personnes vivent avec le VIH et un million de personnes en sont mortes en 2016.

« Tout le monde parle du sida, qui concerne à peu près le même nombre de patients, et pour lequel il existe désormais un traitement, avance Peter Zilla, un chirurgien autrichien à la tête du département depuis vingt ans. Pour les valvulopathies, il n’y a pas le choix, il faut une opération. » Or une chirurgie de remplacement de valve, effectuée à cœur ouvert, nécessite un cardiologue spécialisé, un chirurgien cardiothoracique, une machine cœur-poumon et une salle d’opérations sophistiquée. Dans un pays comme le Nigeria, illustre-t-il, qui possède 250 centres hospitaliers pour 200 millions d’habitants, un seul est capable de mener des opérations cardiaques.

Une valve cardiaque pour les pays pauvres

« On s’est demandé comment simplifier l’approche pour qu’un chirurgien général puisse accomplir l’opération », poursuit-il, avec un sourire malicieux. Leur solution ? Une valve en plastique, qui ne se dégénère pas, introduite et mise en place par une simple incision entre les côtes.

Une représentation en trois dimensions de la valve cardiaque artificielle développée par l’équipe de Peter Zilla au Cap, en Afrique du Sud, pour sauver les patients atteints de valvulopathie.

Avec un budget de 12 millions d’euros, l’équipe du professeur Zilla a mis au point une valve contenant un ballon à noyau creux, qui n’interrompt pas le flux sanguin et peut donc s’installer sans avoir à arrêter le cœur par un chirurgien non spécialisé. « Ces valves peuvent être produites en masse à coûts réduits. Les tests montrent une durabilité équivalente à vingt ans dans le corps d’un patient », ajoute t-il. Pour l’instant expérimentées sur des moutons, elles devraient être posées sur des patients humains « dans les prochains mois », assure t-il. Début octobre, le produit a reçu le prix de l’innovation de l’Association européenne des chirurgiens cardiaques (EACTS) et suscite l’intérêt de médecins russes et chinois.

Peter Zilla entend profiter du cinquantenaire de la prouesse de son prédécesseur et des trois jours de célébrations prévus au Cap pour convaincre ses confrères : « J’espère que ce sera un tournant qui permettra d’apporter des opérations médicales cruciales à des millions de patients dans les pays en voie de développement ».