Nieuwe techniek levert betere resultaten bij MRI-scans

LUMIBIRD : QUANTEL MEDICAL OUVRE DE NOUVEAUX MARCHES AVEC L’ACQUISITION DES ACTIVITÉS MÉDICALES D’ECM

Quantel Medical, filiale du Groupe LUMIBIRD, poursuit son développement avec l’acquisition des activités médicales d’ECM, filiale du groupe IMV technologies. Leader mondial de l’échographie pour le diagnostic ophtalmologique, Quantel Medical s’ouvre ainsi à d’autres marchés tels que la médecine sportive, généraliste et hospitalière.
Basée à Angoulême, ECM, filiale du groupe IMV technologie est spécialisée depuis 30 ans dans les appareils d’échographie dédiés à la médecine humaine et animale. Les applications en médecine humaine sont aussi diverses que la médecine sportive, généraliste, l’obstétrique et la réanimation mais aussi de nouveaux marchés tels que la kinésithérapie.

Avec 25 années de savoir-faire et d’expérience dans le domaine de l’échographie ophtalmologique, Quantel Medical compte aujourd’hui plus de 12 000 échographes ophtalmiques sur le terrain. Ces appareils sont le fruit de la recherche et développement Quantel Medical et intègrent les dernières innovations en échographie de haute définition.
Forte de ses succès commerciaux et de ses compétences techniques, Quantel Medical détient aujourd’hui une position stratégique clé qui lui permet de continuer sa progression dans l’échographie haut de gamme avec l’acquisition des activités médicales d’ECM.

Source : LUMIBIRD : QUANTEL MEDICAL OUVRE DE NOUVEAUX MARCHES AVEC L’ACQUISITION DES ACTIVITÉS MÉDICALES D’ECM

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La susceptibilité magnétique peut aider à prédire la progression de la SEP

La cartographie par susceptibilité magnétique étudie les niveaux de fer dans le cerveau des patients atteints de sclérose en plaques (SEP). L’IRM devient ainsi un prédicateur de développement d’un handicap physique ou cognitif, selon une étude publiée dans la revue Radiology.

RSNA

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui s’attaque à trois composantes essentielles du système nerveux central : les neurones, la myéline et les cellules productrices de myéline.

Trouver un complément à l’atrophie cérébrale pour prédire le déclin cognitif et moteur par SEP

Les symptômes courants de la SEP comprennent faiblesse, spasticité et douleur. La maladie peut progresser chez de nombreux patients, les laissant gravement handicapés. L’atrophie cérébrale est l’étalon-or actuel pour prédire le déclin cognitif et physique par SEP, mais elle a des limites, selon l’auteur principal d’une étude publiée dans la ravue Radiology, le Dr Robert Zivadinov, professeur de neurologie à la Jacobs School of Medicine and Biomedical Sciences à l’Université de Buffalo (UB), NY et directeur du Buffalo Neuroimaging Analysis Center de la Jacobs School.

Étudier la concentration en fer par IRM cérébrale

« L’atrophie cérébrale prend beaucoup de temps pour être identifiée, a-t-il dit. Nous avons besoin d’une mesure plus précoce pour trouver qui développera un handicap lié à la SEP. » Des études IRM de la concentration en fer sont récemment apparues comme une mesure prometteuse des changements cérébraux associés à la progression de la SEP. Le fer est vital pour diverses fonctions cellulaires dans le cerveau, notamment la myélinisation des neurones, et la surcharge en fer, comme les carences, peuvent être nocives. « On sait qu’il y a plus de fer dans les structures de la matière grise profonde chez les patients atteints de SEP, mais nous avons également constaté dans des publications récentes qu’il existe des régions où l’on trouve moins de fer dans le cerveau de ces patients », explique le Dr Zivadinov.

Des différences dans les zones profondes et dans le thalamus

Le Dr Zivadinov et ses collègues ont récemment comparé les concentrations de fer cérébral chez des patients atteints de SEP par rapport à celles d’un groupe témoin sain, en utilisant la cartographie quantitative de la susceptibilité par IRM. Une région cérébrale avec plus de fer aurait une susceptibilité magnétique plus élevée, et une région avec moins de fer aurait une sensibilité plus faible. Les chercheurs ont réalisé une cartographie de ce type sur 600 patients atteints de SEP, dont 452 à un stade précoce et 148 pour lesquels la maladie avait progressé. Comparés à 250 participants témoins en bonne santé, les patients atteints de SEP présentaient des niveaux plus élevés de fer dans les ganglions de la base, des structures profondes du cerveau qui sont essentielles pour le mouvement. Cependant, les patients atteints de SEP présentaient des niveaux de fer plus faibles dans leur thalamus, une région importante pour le traitement des données sensorielles en agissant comme un relais entre certaines structures cérébrales et la moelle épinière.

La cartographie par susceptibilité magnétique comme prédicteur d’évolution de la SEP

La teneur plus faible en fer dans le thalamus et la teneur en fer plus élevée dans d’autres structures de matière grise profonde chez les personnes atteintes de SEP étaient associées à une durée de maladie plus longue, à un degré d’incapacité plus élevé et à une progression de la maladie. Cette association avec l’incapacité clinique a persisté même après ajustement pour les changements dans les volumes de cerveau de chaque structure individuelle. « Dans cette grande cohorte de patients atteints de SEP et de témoins sains, nous avons rapporté, pour la première fois, une augmentation du fer dans les ganglions de la base mais une diminution dans les structures thalamiques, précise le Dr Zivadinov. L’épuisement en fer ou, au contraire, l’augmentation dans plusieurs structures du cerveau est un prédicteur indépendant de l’incapacité liée à la SEP. »

Les résultats mettent ainsi en évidence le rôle potentiel de la cartographie quantitative de la susceptibilité dans les essais cliniques de nouveaux médicaments prometteurs. Les traitements actuels impliquant des médicaments anti-inflammatoires n’empêchent pas les patients atteints de SEP de développer un handicap. « La susceptibilité est un marqueur d’imagerie intéressant de la sévérité de la maladie et peut prédire quels patients sont à risque grave de réresser, a-t-il conclu. Être capable d’agir contre les changements de susceptibilité serait extrêmement bénéfique. »

Bruno Benque avec RSNA

Source : La susceptibilité magnétique peut aider à prédire la progression de la SEP

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L’imagerie vient désormais au patient

Canon Medical Systems s’engage dans une stratégie centrée sur le parcours de soins du patient. Il a présenté les innovations technologiques et les projets engagés dans ce cadre au cours d’une journée intitulée: « L’imagerie vient au patient ».

Canon Medical

Canon Medical Systems réalise une transformation importante, pour répondre aux besoins et aux attentes des patients et des professionnels de santé.

Canon Medical Systems fait évoluer sa stratégie

Le constructeur japonais a ainsi organisé une journée, le 26 juin 2018, intitulée « L’Imagerie vient au patient », au cours de laquelle il a présenté ses actions en faveur d’une transformation de l’imagerie médicale en direction du patient afin d’optimiser son parcours, son confort, sa sécurité et la qualité des actes. Il a présenté son projet global dans lequel chaque acteur s’implique en participant à des réunions de réflexion et d’échange pour répondre à la question : « Comment Canon Medical Systems se met au plus près des patients, de ses attentes et de ses besoins ? ». L’ensemble des éléments qui sont proposés et validés sont ensuite diffusés auprès du reste de l’entreprise et mis en application.

Une transformation appelée à s’adapter à son environnement

La démarche « étudier, analyser, comprendre et développer » illustrée par ce processus part d’éléments factuels, réalistes et intégrés par les équipes pour construire des réponses adaptées.
Par exemple, Canon Medical Systems a mis en place des centres d’études au cœur d’équipes de football comme Manchester United ou Barcelone pour observer les pathologies des sportifs de haut niveau et appliquer les solutions trouvées au plus grand nombre pour les mêmes pathologies. Cette transformation s’inscrit dans la durée et évoluera au rythme des besoins des patients et des professionnels de santé, des avancées technologiques et des choix institutionnels.

Des innovations technologiques centrées sur le parcours du patient

Sur le plan technologique, ce processus se matérialise notamment par des modalités d’imagerie en coupe aux statifs plus larges pour réduire le stress des patients et ainsi optimiser le temps des professionnels. Dans la même veine, Canon Medical Systems a mis en place une solution de cinéma immersif en IRM, MR THEATER, qui plonge le patient dans un environnement relaxant ainsi qu’une politique de réduction du bruit en IRM grâce à Pianissimo, , exclusivité brevetée depuis 1999 – IRM Pianissimo Zen depuis 2016 -. 
Ses technologies favorisent plus de rapidité dans l’acquisition des examens, notamment avec le scanner Aquilion One qui permet de voir un organe 
entier en une rotation ou des IRM aux séquences rapides qui assurent une 
meilleure prise en charge des patients, en particulier en pédiatrie.

Le premier scanner intégrant le Machine Learning

L’imagerie se rapproche du patient également grâce à une multitude d’innovations telles que la mise à disposition d’échographes sur batterie plus autonome qui permettent d’amener l’outil diagnostique au chevet du patient ou de solutions logicielles telles que Workflow Auto Line et M-Power v4, pour une interopérabilité des équipements et une rapidité des examens accrue. Canon Medical Systems a par ailleurs engagé plusieurs projets d’envergure dédiés à l’imagerie de texture en scanner, IRM ou échographie, à l’examen IRM en une seule phase ou à l’intelligence Artificielle. C’est ainsi qu’a été présenté en avril 2018 à Yokohama le premier scanner intégrant le Machine Learning pour une reconnaissance automatique des tumeurs, une segmentation virtuelle pré-opératoire ou le traitement radiomique de l’image.

Canon Medical Systems porte enfin une attention particulière aux compétences et à la transmission du savoir aux professionnels de santé. Grâce à des équipes formées et reconnues de très haut niveau avec des spécialistes cliniques et techniques qui exercent en particulier au sein de la Canon Trainig Community en formation continue avec validation des acquis.

Bruno Benque.

Source : L’imagerie vient désormais au patient

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Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

Le département d’imagerie de l’Hôpital Fleurimont a pris des airs de jeunesse. Un nouveau scanner (appareil de tomodensitométrie) est maintenant en fonction. Une salle de fluoroscopie et multifonction a aussi été rénovée afin de libérer les deux salles d’angiographie pour que les cas plus lourds puissent être traités dans ces salles de haute technologie. Ces deux salles d’angiographie seront elles aussi rénovées et de nouveaux appareils seront acquis. La Tribune a visité les lieux.

Comme les normes changent avec chaque nouvelle génération d’appareils, le projet de réaménagement du département d’imagerie a forcé les équipes à « agrandir par en dedans ». Avec succès. Fort des expériences du passé, les équipes ont vu à tous les détails pour améliorer l’expérience du patient et faciliter le travail de ses employés.

Des exemples, en voici.

« Nous avons ajouté des cloches d’appels le long des murs : quand les patients stables sont en attente sur civière dans les couloirs, c’est quand même beaucoup plus sécuritaire », soutient Karine Duchaineau, directrice des services multidisciplinaires au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Tant qu’à défaire des murs, on a aussi réussi à faire une salle de préparation avec de l’espace pour deux patients pour ceux qui doivent se faire injecter un liquide de contraste avant l’examen. « Avant, ça se faisait dans le couloir. C’était moins privé », soutient Alain Turcotte, coordonnateur de l’imagerie médicale et de médecine nucléaire au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les patients n’ont que des avantages à pouvoir profiter du nouvel appareil. En effet, le nouveau scanner est plus performant que l’ancien. Certains examens ne pouvaient d’ailleurs plus être pratiqués par l’appareil qui a pris la direction de la sortie.

« Nous avons besoin d’injecter 70 % moins d’agent de contraste qu’avec l’ancien appareil. Un scan de la tête dure 5-6 secondes. Un abdomen, c’est 12 secondes », précise M. Turcotte.

Examens plus rapides signifie plus d’examens effectués dans une journée. « On peut faire 10 % de plus d’examens chaque jour parce que ça va plus vite », soutient Mme Duchaineau.

L’accessibilité a été maintenue durant toute la période des travaux, alors que, pendant plusieurs mois, on n’avait qu’un seul des deux scanners fonctionnels à l’Hôpital Fleurimont. « On a réussi à maintenir l’accessibilité grâce à nos autres hôpitaux notamment, dont l’Hôtel-Dieu. Plusieurs patients ont aussi accepté des « deuxièmes offres » aux hôpitaux de Magog et de Lac-Mégantic », dit Mme Duchaineau.

Le nouveau scanner au CHUS Fleurimont permet de faire un examen de la tête en moins de six secondes et nécessite l’injection de beaucoup moins de produit de contraste que l’ancien appareil.

Ainsi, ce sont maintenant 80 % des demandes pour des scanners qui sont faites à l’intérieur de la cible ministérielle de 90 jours. Les demandes pour les patients hospitalisés et les demandes urgentes sont faites très rapidement, toujours dans le cadre de l’hospitalisation du patient. « Les 20 % restants sont faits à l’intérieur de six mois en général, selon leur niveau de priorisation », nuance Karine Duchaineau.

Salle multifonction très polyvalente

La nouvelle salle multifonction permet quant à elle de réaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une salle d’opération ni même d’une salle spécialisée comme celles d’angiographies. On peut par exemple y installer des voies veineuses centrales pour les patients qui subiront des chimiothérapies.

La salle multifonction du département d’imagerie du CHUS Fleurimont permet de délocaliser certaines interventions qui n’ont pas besoin d’une salle de haute technologie comme celles d’angiographie. Ici par exemple, on procédait à l’installation d’une voie veineuse centrale chez un patient.

« Cette salle nous permet de délocaliser des procédures qui n’ont pas besoin d’une équipe et d’une salle spécialisées », mentionne Alain Turcotte.

Du côté des salles d’angiographie, il faudra patienter encore pour que les nouveaux appareils arrivent à l’intérieur des murs. Mais l’entrée en fonction de la salle multifonctionnelle a permis de dégager ces deux salles pour pratiquer davantage d’angiographies – des procédures lourdes et longues qui nécessitent des équipements de haute technologie.

En février 2017, La Tribune avait dévoilé que certains patients attendaient depuis deux ans pour subir une angiographie, une intervention qui permet de rouvrir des artères rétrécies ou obstruées sans avoir recours à une chirurgie conventionnelle beaucoup plus invasive.

« Maintenant, nous n’avons que 15 patients qui sont en attente au-delà de la cible de 90 jours. Nous avons eu de très belles améliorations du côté de notre liste d’attente, et les efforts se poursuivent », soutient Mme Duchaineau.

Les besoins sont là et la technologie pour ce type d’intervention évolue elle aussi.

« Pour les salles d’angiographie, le nouvel appareil sera choisi au cours de l’été. Et comme ce sont des appareils de haute technologie qui coûtent aussi très cher, il faut ensuite compter plusieurs mois avant la livraison. La première salle devrait donc être prête l’été prochain », fait savoir Karine Duchaineau.

Une fois le nouvel appareil en place, son équipement actuel sera installé dans une autre pièce, qui a été gardée vide jusqu’ici spécialement pour ça, ce qui permettra de garder les deux salles ouvertes pendant les travaux dans la seconde salle.

« On a pensé à tout pour pouvoir conserver la plus grande accessibilité pour notre clientèle », soutient-elle.

Source : Le département d’imagerie réaménagé au CHUS Fleurimont

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AI, radiology and the future of work

Clever machines will make workers more productive more often than they will replace them.

RADIOLOGISTS, say the pessimists, will be first against the wall when the machines take over. Analysing medical images is a natural fit for “deep learning”, an artificial-intelligence (AI) technique which first attracted attention for its ability to teach computers to recognise objects in pictures. A variety of companies hope that bringing AI into the clinic will make diagnosis faster and cheaper. The machines may even be able to see nuances that humans cannot, assessing how risky a patient’s cancer is simply by looking at a scan.

Some AI researchers think that human beings can be dispensed with entirely. “It’s quite obvious that we should stop training radiologists,” said Geoffrey Hinton, an AI luminary, in 2016. In November Andrew Ng, another superstar researcher, when discussing AI’s ability to diagnose pneumonia from chest X-rays, wondered whether “radiologists should be worried about their jobs”. Given how widely applicable machine learning seems to be, such pronouncements are bound to alarm white-collar workers, from engineers to lawyers.

In fact the application of AI to medicine suggests that the story is more complicated. Machine learning will indeed change many fields, allowing the rapid analysis of enormous piles of data to uncover insights that people might overlook. But it is not about to make humans redundant. And radiology, the very field that is used as a cautionary tale about the robopocalypse, shows why.

One is the nature of AI itself. The field is suffused with hype. Some papers show artificial radiologists outperforming the ones in white coats (see article). Others, though, still put the humans ahead. The machines may eventually take an unambiguous lead. But it is important to remember that AI, for the foreseeable future, will remain “narrow”, not general. No human is as good at mental arithmetic as a $10 pocket calculator, but that is all the calculator can do. Deep learning is broader. It is a pattern-recognition technique, and patterns are everywhere in nature. But in the end it, too, is limited—a sort of electronic idiot-savant which excels at one particular mental task but is baffled by others. Instead of wondering whether AI can replace a job, it is better to ponder whether it could replace humans at a specific task.

The human touch

That leads to a second reason for optimism: the nature of work. Most jobs involve many tasks, even if that is not always obvious to outsiders. Spreadsheets have yet to send the accountants to the dole queue, because there is more to accountancy than making columns of figures add up. Radiologists analyse a lot of images. But they also decide which images should be taken, confer on tricky diagnoses, discuss treatment plans with their patients, translate the conclusions of the research literature into the messy business of real-life practice, and so on. Handing one of those tasks to a computerised helper leaves radiologists not with a redundancy cheque, but with more time to focus on other parts of their jobs—often the rewarding ones.

A third reason for optimism is that automation should also encourage demand. Even in the rich world, radiology is expensive. If machines can make it more efficient, then the price should come down, allowing its benefits to be spread more widely and opening up entire new applications for medical imaging. In the Industrial Revolution the number of weavers rose as the work became more automated. Improved efficiency led to higher production, lower prices and thus more demand for the tasks that the machines could not perform. Medicine itself provides a more recent example. “Expert systems” were the exciting new AI technology of the 1970s and 1980s. They eventually made their way into hospitals as, for instance, automated diagnostic aids. That has been a boon, letting nurses—or even patients—undertake procedures that might previously have required a doctor.

No one knows how sweeping the long-term effects of AI on employment will be. But experience suggests that technological change takes longer than people think. Factory-owners took decades to exploit the full advantages of electricity over steam. Even now, the computer revolution in the office remains unfinished. Big tech firms such as Google, Facebook and Alibaba have the resources and the in-house expertise to begin making use of AI rapidly. Most other companies will proceed more slowly, especially in tightly regulated areas like medicine. If you happen to be training for a career in radiology—or anything else that cannot be broken down into a few easily automated steps—it is probably safe to carry on.

Source : AI, radiology and the future of work

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Des chirurgies de la colonne plus précises

Les patients qui subissent des chirurgies spinales (dans la colonne vertébrale) bénéficient depuis le début de l’année de chrirugies plus précises que jamais grâce à l’arrivée de nouveaux outils que les chirurgiens orthopédiques et les neurochirurgiens du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke peuvent utiliser.

« Ces nouveaux outils font une très grande différence dans notre pratique et ça n’apporte que des bienfaits à nos patients », soutient le neurochirurgien Jocelyn Blanchard.

Lire aussi: Le CRCCHUS veut doubler sa recherche précoce

Ces nouveaux outils sont une « table Jackson » et un « O’Arm ». D’une valeur de 1,5 M$, ces appareils ont été acquis par la Fondation du CHUS grâce au travail acharné de quatre bénévoles dévoués et passionnés (voir autre texte).
Mais qu’est-ce qu’une table Jackson et un O’Arm? La table Jackson est une table opératoire en carbone qui permet de laisser passer les rayons X. Moins large que les tables opératoires habituelles, elle est beaucoup plus ergonomique pour les chirurgiens qui peuvent passer de quatre à douze heures debout au bloc. Comme la table bascule à 360 degrés, l’équipe médicale n’a pas à effectuer de manipulations pour déplacer le patient pour avoir accès à sa colonne ou à ses vertèbres puisque la plupart des chirurgies spinales se pratiquent alors que le patient est couché sur le ventre. « Ça fait une grande différence quand la colonne vertébrale de notre patient est fragilisée », soutient le Dr Blanchard, neurochirurgien spécialisé en chirurgies spinales au CHUS.
Quant au O’Arm, il s’agit d’un appareil de tomodensitométrie, l’une des meilleures techniques d’imagerie médicale. L’appareil utilise une source de rayons X similaire aux radiographies ordinaires, mais qui tourne autour du patient. Les informations obtenues sont traitées par un ordinateur puissant qui permet de produire des images très précises en temps réel pendant la chirurgie du patient.
« Avec ces images, nous pouvons avoir une plus grande précision l’endroit où poser nos vis par exemple », ajoute le Dr Blanchard.

Plus facile pour les chirurgiens et les patients.


« Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes »
Dr Gaétan Langlois

Le Dr Gaétan Langlois, chirurgien orthopédique et chef du département de la chirurgie en 2015, tenait tellement à ce que le CHUS puisse acquérir ces outils avant sa retraite. Il y est presque arrivé. En effet, s’il a quitté le travail un peu avant le grand jour, il s’est quand même rendu dans une salle d’opération pour voir l’un de ses anciens collègues travailler avec les merveilles offertes par cette table et cet appareil d’imagerie dernier cri.
« J’ai fait de la chirurgie de la colonne pendant 40 ans. Quand on est chirurgien, les opérations de la colonne sont stressantes. Les patients aussi sont stressés. Si j’avais eu à me faire opérer dans la colonne il y a quatre ou cinq ans, j’aurais été stressé, car sans ces nouveaux appareils, on ne peut pas savoir si nos vis ou nos implants sont bien positionnés, s’ils sont trop gros ou trop longs par exemple. Aujourd’hui, si j’avais à me faire opérer, je serais vraiment rassuré de savoir que mes chirurgiens travaillent avec la table Jackson et le O’Arm », explique le médecin.
« Quand on est chirurgien, on travaille à l’aveuglette, c’est au feeling qu’on y va. De temps en temps, on sent qu’une de nos vis est allée trop loin et on a des palpitations. Rapidement, le chirurgien devient épuisé. Les opérations sont longues. On a l’air de menuisiers, car une grosse partie de notre travail en chirurgie de la colonne est de la stabiliser et de la solidifier. On faisait ce travail-là avec des outils de base, un tournevis et une drill. Aujourd’hui, il y a des capteurs sur chacun des instruments et ça nous indique où sont nos instruments. Vraiment, c’est extraordinaire! » clame le chirurgien orthopédique.

Le Dr Gaétan Langlois, orthopédiste retraité, se réjouit que le «groupe des quatre», dont fait partie Yolande Houle, bénévole de la Fondation du CHUS, se soit mobilisé pour financer l’achat de la table Jackson du O’Arm, que plusieurs chirurgiens utilisent maintenant, notamment le Dr Jocelyn Blanchard, neurochirurgien au CHUS.

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Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a donné son feu vert pour l’acquisition d’un équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique (IRM) et les mesures de construction y relatives, aux quatre centres hospitaliers du Luxembourg (CHdN, site Ettelbruck ; CHEM, site Esch ; CHL, site Barblé ; HRS, site Kirchberg).

La ministre peut s’appuyer sur l’avis favorable de la Commission permanente pour le secteur hospitalier (CPH) du 29 mai 2018, par rapport à la demande d’acquisition par chaque centre hospitalier d’un IRM.

En effet, suite à l’entrée en vigueur le 1er avril 2018 de la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière, l’acquisition et l’utilisation d’un équipement ou appareil médical, dont le coût dépasse les 250.000 euros, doit être autorisé par la ministre de la Santé.

Actuellement, le parc d’équipements en place compte 7 IRM (2 au CHL, 2 aux HRS, 2 au CHEM et 1 au CHdN).

L’IRM est une technique non-ionisante et constitue de ce fait un progrès technologique au bénéfice du patient.

« Il m’importe que chaque patient, dont la prise en charge médicale nécessite le recours à un examen d’imagerie médicale, puisse en bénéficier dans un délai raisonnable et dans le respect de soins de qualité », souligne Lydia Mutsch.

Les autorisations pour 4 IRM supplémentaires s’inscrivent dans la démarche commune des ministères de la Santé et de la Sécurité sociale visant à réduire les temps d’attentes pour une IRM et soulignent leur volonté politique d’agir pour le bien-être des patients.

Selon les données récentes de la CNS, 49.251 actes IRM ont été enregistrés au Luxembourg en 2016, dont 1.324 (environ 2%) ont été réalisés à l’étranger.

Les ministres Lydia Mutsch et Romain Schneider rappellent dans ce contexte, que l’acquisition d’un équipement d’imagerie par résonance magnétique (IRM) doit aller de pair avec la mise en œuvre des guidelines du Conseil scientifique du domaine de la santé et des recommandations de prescription en imagerie médicale du “Guide de bon usage des examens d’imagerie médicale”.

L’acquisition des 4 nouveaux équipement d’imagerie médicale par résonance magnétique, vise également à diminuer le nombre d’examens par scanners, lors desquels le patient est exposé à des rayons X, contrairement aux examens par IRM.

Afin d’améliorer la justification des prescriptions d’examens d’imagerie médicale, les ministères de la Santé et de la Sécurité sociale ont lancé depuis 2015 plusieurs actions pour la promotion de la qualité des demandes d’examens d’imagerie médicale (Plan d’action « Mise en place des recommandations de prescriptions en imagerie médicale », audits, campagnes de sensibilisation, etc.), en étroite collaboration avec les hôpitaux, les médecins-radiologues, les patients et les acteurs du terrain.

Source : Lydia Mutsch autorise l’acquisition de 4 équipements IRM supplémentaires aux centres hospitaliers du Grand-Duché

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Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

Source : Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

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VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

Chirurgie thoracique avec la dernière génération de robot Da Vinci Xi au CHU de Rennes.

Chirurgie. Des robots, pilotés par des chirurgiens, permettent des opérations plus précises et moins invasives pour les patients. Le CHU de Rennes s’en est équipé de deux.

« C’est vraiment incroyable. C’est comme si on se trouvait littéralement dans le corps du patient. La vision en trois dimensions des organes est excellente et on peut réaliser des gestes opératoires d’une très grande précision », explique le professeur Bertrand De Latour, chirurgien thoracique au CHU de Rennes.

Ce vendredi, il doit retirer une petite tumeur carcinoïde, située dans le lobe moyen du poumon droit de son patient. « On aurait pu réaliser cette opération de manière conventionnelle en ouvrant le thorax du patient », poursuit le chirurgien. Mais il a préféré une approche dite « mini-invasive », en utilisant un robot Da Vinci Xi de toute dernière génération.

Un petit bijou de technologie qui coûte trois millions d’euros et dont le CHU de Rennes vient de s’équiper. Beaucoup plus perfectionné que le premier robot, également Da Vinci, déjà possédé par l’établissement. « Ce robot permet de reproduire, à l’intérieur du corps du patient, des gestes de chirurgie classique à travers de petits orifices. »

Le chirurgien utilise le robot à l’aide d’ue console offrant une vue en 3D très haute définition. | Philippe Renault

« Voir des petits détails »

Les avantages ? « Il n’y a pas d’écartement de côtes, beaucoup moins de douleurs, pas d’inflammation et donc moins de séquelles pour le patient. » À l’issue de l’opération, les seules traces apparentes sur son corps seront quelques points de suture refermant les quatre petits orifices.

Mais le plus extraordinaire est bien que le chirurgien ne se trouve plus au-dessus du patient mais à quelques mètres, la tête immergée dans une station de contrôle. « Je pilote les instruments fixés aux bras du robot grâce à ces petites manettes. » Une étonnante chorégraphie qui a tout de même demandé une bonne année de formation.

La caméra très haute définition, également introduite dans le corps du patient, lui offrant un champ visuel très précis. « L’image est agrandie et on peut voir des détails, par exemple des petits vaisseaux, que l’on distinguait mal en chirurgie classique. On peut aussi effectuer des rotations et gestes qu’une main humaine ne peut pas réaliser.» Pour lui, ce robot « démultiplie » les capacités du praticien. « Il devient une extension du chirurgien. »

Source : VIDÉO. Santé : les robots gagnent les blocs opératoires

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La radiologie française se dote d’un écosystème national en Intelligence artificielle

À l’occasion d’un séminaire sur l’Intelligence artificielle organisé le 2 juin 2018, le Dr Jean-Philippe Masson et le Pr Jean-François Meder ont annoncé la création, par le G4, d’un écosystème national dédié qui utilisera les quelques 500 millions de dossiers radiologiques qu’il traite au quotidien.

Intelligence artificielle

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) a organisé, le 2 juin 2018 à Lyon, un Séminaire sur l’Intelligence Artificielle (IA) et la radiologie.

Mieux connaître l’IA pour mieux l’appréhender

Cette session a été l’occasion d’entendre des acteurs renommés donner leur point de vue sur cette notion très à la mode mais qui, au final, n’est pas maîtrisée par tous les radiologues. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le Pr Paul CHANG, l’Université de Chicago, qui distingue deux groupes de praticiens, les enthousiastes et les craintifs. Et c’est parce que ces derniers n’en connaissent pas bien les principes qu’ils sont réticents. Il s’est donc attaché à décrire les contours de cette IA qui, selon lui, peut aider le radiologue à ré-humaniser ses pratiques. Il a notamment souligné l’importance du référencement des données dans le processus de l’IA et expliqué la différence entre le Machine Learning utilisé dans les logiciels d’aide à l’interprétation (CAD) et le Deep Learning, très complexe et gérant des volumes de données considérables, mais aussi très opaque quant à son mode de fonctionnement.

Le patient, usufruitier de ses données de Santé

Parmi les autres intervenants à cette journée, citons François BLANCHARDON, Président du comité régional Auvergne-Rhône-Alpes de FRANCE ASSOS SANTÉ, qui a donné quelques pistes d’amélioration de la relation patient – médecin radiologue, ou David GRUSON, de la Chaire Santé de Sciences Po Paris, pour ses observations sur l’éthique dans le développement de l’intelligence artificielle. Mais l’assistance a écouté avec une attention particulière Me Laure Soulier, du Cabinet d’avocats Aubert, pour ses déclarations sur le droit des données de Santé. Elle a démontré tout d’abord que ces données n’appartiennent pas au radiologue mais au patient qui en est seulement l’usufruitier, la vente de celles-ci lui étant interdite. Elle est revenue sur les nouvelles dispositions législatives en matière de protection des données et sur la RGPD. Ce texte interdit en effet le traitement des données personnelles, sauf en cas de consentement de l’intéressé, pour sauvegarder les intérêts vitaux ou dans le but de recherche scientifique, ce qui entre dans le cadre de la pratique du radiologue.

La radiologie française crée un écosystème national en Intelligence Artificielle

C’est enfin le Pr Jean-François Meder, Président de la Société Française de Radiologie (SFR), qui a essayé d’identifier les impacts de l’IA dans l’activité radiologique au quotidien. Il a mis en exergue tout d’abord la maîtrise ancienne de l’outil numérique par les radiologues, décrivant l’arrivée de l’IA comme une évolution plutôt que comme une rupture. Il a rapporté quelques visions prospectives de certains de ses confrères, citant notamment la possible disparition du radiologue au bénéfice du triptyque clinicien – manipulateur – IA, la baisse de la pertinence de la clinique au profit de l’image médicale ou la position de data scientist du radiologue de demain, auxquelles il a déclaré ne pas adhérer.

Le Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, l’a ensuite rejoint pour annoncer la création, par l’ensemble des composantes du G4, d’un projet d’écosystème en Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale. Il s’agira d’utiliser les données images et les interprétations de quelques 500 millions de dossiers traités par la radiologie française dans son ensemble, afin de faire progresser la Santé des patients.

Bruno Benque.

Source : La radiologie française se dote d’un écosystème national en Intelligence artificielle

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Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

Ils ont choisi une voie royale, mais ils ressentent le besoin d’aller plus loin ou de se former aussi dans un autre domaine, parfois par eux-mêmes. Témoignages.

Pour compléter leurs connaissances, certains étudiants ont recours à l’autoformation en ligne.

A un an de terminer son cursus en radiologie, Paul Hérent, interne des hôpitaux de Paris spécialisé en imagerie médicale, décide de rompre avec le stress et le « travail à la chaîne » des gardes à l’hôpital. Il a envie de prendre du recul, d’avoir « plus de temps pour lire des articles, se former à la méthodologie des sciences… »

Il se lance donc dans une première année de césure consacrée à l’étude des sciences cognitives, à l’Ecole normale supérieure (ENS) Ulm. Au programme, philosophie, psychologie, neurosciences et… initiation aux technologies d’intelligence artificielle (IA), dont il pressent qu’elles auront beaucoup d’applications pour son futur métier. Vient alors l’envie d’approfondir par une deuxième année de césure, en cursus prédoctoral à l’université Paris sciences et lettres (PSL). Paul Hérent la termine actuellement par un stage chez Owkin, une start-up fondée par un médecin et un chercheur en mathématiques appliquées, spécialisée dans le traitement numérique des images de radiologie. « Le deep learning [apprentissage profond] marche très bien pour l’imagerie médicale et pourrait permettre de rendre plus robuste et plus fiable le diagnostic humain », explique le radiologue.

Convaincu que la radiologie est en train d’évoluer, il veut faire partie des pionniers. « Je vais terminer médecine, avec la volonté d’appliquer cette technologie [l’IA] dans le futur. Pour l’instant, il n’existe pas encore de cadre et il y a plein de choses à inventer. Mais je suis optimiste, il y a des promesses », explique le jeune homme pour qui sa profession doit s’emparer de ces évolutions afin de mettre en place « ce qui est souhaitable sur le plan éthique et médical ».

A son image, certains étudiants prennent des chemins de traverse pour s’adapter aux mutations qu’ils perçoivent, et qui les interpellent, ainsi que le montrent des témoignages d’internautes ayant répondu à l’appel du Monde.fr intitulé « Bientôt diplômé·e, vous vous formez aussi par vous-même. Témoignez-en ». Années de césure, deuxième cursus suivi à distance, autoformation par le biais de cours en ligne, reprise d’études une fois diplômés… Ils piochent un peu partout pour compléter leur savoir et leurs compétences, et aller plus loin.

De nouvelles armes contre la douleur

Les motivations des intéressés sont nombreuses et diverses. Titulaire d’un diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute, Iris Marolleau combine son exercice professionnel dans un cabinet avec la poursuite d’un master 2 sur la neuromotricité à l’université de Créteil Paris-Est. Pour ne pas passer à côté de progrès permettant de réduire la douleur, il lui semble « essentiel de participer à cette grande quête de la compréhension du cerveau humain afin de mieux soigner les patients souffrant de maladie de maladies neurologiques ». Elle prévoit donc de continuer par un doctorat et de concilier à l’avenir une activité clinique, de recherche et d’enseignement. Pour « toujours aimer mon métier des années après », dit-elle, mais aussi pour « faire avancer la profession ».

IA : « connaître “le monstre” de notre siècle »

Ce sont aussi les bouleversements produits par l’intelligence artificielle qui ont interpellé Constantin*, élève de l’école Polytechnique, lorsqu’il se préparait à mener une thèse en physique théorique. Une thèse interrompue au bout de cinq mois, car jugée « bien loin des besoins économiques et des enjeux sociétaux actuels » à l’heure – entre autres – des applications militaires de l’IA qui se profilent. « Je me sentais la responsabilité à la fois morale et scientifique de connaître “le monstre” de notre siècle de l’intérieur », témoigne le jeune homme.

Il se met donc à chercher une thèse en IA, et un laboratoire lui fait confiance pour qu’il se forme rapidement. Il suit des cours en ligne (MOOCS) de l’université de Stanford et de Toronto : le MOOC de machine learning de Stanford, enseigné par Andrew Ng, est d’ailleurs celui qui a été le plus visionné depuis la France l’an dernier, sur la plate-forme américaine Coursera, un des principaux acteurs mondiaux des cours en ligne. Constantin complète en assistant à des cours de MVA (mathématiques, vision et apprentissage) à l’ENS Cachan. Puis se forme « sur le tas » en lisant des articles de recherche académique ou en participant à des écoles d’été organisées par la communauté scientifique comme la BioComp Summer School du CNRS.

« Un phénomène assez élitiste »

Ce type de parcours n’est, cependant, pas très fréquent. « L’autoformation est plutôt marginale chez les étudiants, cela reste un phénomène assez élitiste, parmi des étudiants déjà très engagés », analyse Matthieu Cisel, normalien et chercheur à l’université Paris Descartes, spécialisé sur les MOOCS. Ces stakhanovistes du savoir ont pour but « d’accumuler, d’enrichir et de diversifier » leurs connaissances et leurs compétences, explique-t-il.

S’il n’existe pas de statistiques établies permettant de véritablement quantifier le phénomène, le nombre de certificats attribués à des personnes ayant suivi des MOOCS est évalué entre 50 000 et 100 000 par an en France. Et la moitié des apprenants suivant un MOOC auraient déjà un diplôme de master, et un sur dix un doctorat.

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L’autoformation en ligne est, cependant, plus répandue pour l’apprentissage des langues – dont les applications touchent un large public – et l’informatique, où sa pratique s’est développée très tôt, d’abord pour les professionnels, avant de s’enrichir et de s’adresser largement aux débutants. « Les cours gratuits attirent de très nombreux étudiants, dont ce n’est pas le cursus principal, mais qui souhaitent compléter leurs connaissances », fait savoir la plate-forme française Openclassrooms, pionnière dans la formation informatique. Elle ajoute que certains étudiants « suivent un parcours payant et diplômant en plus de leur formation, en particulier des étudiants en école de commerce qui suivent le parcours de développeur Web ou de data scientist : ce n’est pas massif, mais nous en voyons de plus en plus. »

L’américaine Coursera, qui revendique 31 millions d’utilisateurs dans le monde et diffuse les cours de 150 universités, souligne, de son côté, que les demandes des internautes sont elles-mêmes pluridisciplinaires : près de huit inscrits sur dix suivant deux cours ne le choisissent pas dans le même domaine, naviguant entre intelligence artificielle, gestion de données, management ou développement personnel… « Alors que les métiers sont impactés par des transformations qui n’en sont qu’à leurs débuts, cela leur donne l’opportunité de se former à ces évolutions. Et cela explique que des grandes entreprises, comme L’Oréal ou Axa en France, aient abonné leurs salariés à notre plate-forme », explique Jeff Maggioncalda, directeur général de Coursera.

Un véritable « gap » technique, informatique et numérique

Diplômé d’un Institut d’études politiques en région en 2015, puis d’un master innovation et management des technologies, Ben* est aujourd’hui chef de projet en innovation technologique dans une ESN (entreprise de service numérique). Il s’est inscrit « à un certain nombre de MOOCS en autoformation portant sur les notions de base de l’informatique (développement, architecture réseau, algorithmique…) ». Car sa formation initiale ne lui a pas donné toutes les compétences nécessaires, et il se sent « parfois un peu désarmé face à la montagne de savoir » qu’il doit rattraper vis-à-vis de ses collègues « issus de formations plus scientifiques ». Devant combler par lui-même ce « véritable “gap” de culture technique, informatique et numérique », il est d’ailleurs soutenu par son employeur qui subventionne certaines de ses formations payantes en ligne.

« Aujourd’hui, on a moins besoin d’un spécialiste »

Le MOOC n’est pas le seul outil. « Tous les apprenants en autoformation ont un panel de ressources : des blogs, des cours sur les plates-formes », explique Matthieu Cisel. Les ressources en ligne des universités « font partie de cet écosystème », dit-il. Mohamed Chérif Haidara, étudiant en master de techniques d’information et de décision dans l’entreprise (TIDE) de l’université Paris-I, peut en témoigner : « Durant tout mon parcours universitaire, j’ai téléchargé des cours et des livres sur les sites du Collège de France ou des facultés elles-mêmes, et j’ai suivi les blogs et les articles des profs qui m’intéressaient, détaille-t-il. Je fais beaucoup d’autoformation sur l’intelligence artificielle notamment, je passe l’essentiel de mes vacances à cela. » Il souhaite aller plus loin et poursuivre un deuxième master en gestion d’actifs ou en IA. « Ce que je remarque sur le marché du travail aujourd’hui, c’est qu’on a moins besoin d’un spécialiste dans un domaine que d’une personne polyvalente, ayant des connaissances en science, en statistiques, en macroéconomie et microéconomie, en comptabilité… », ajoute le jeune homme, qui travaille en même temps en contrat alternance dans le secteur bancaire.

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« Chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses »

D’autres, cependant, ressentent surtout le besoin de « s’ouvrir d’un point de vue intellectuel » plutôt que d’acquérir de nouvelles compétences techniques. Tel Maxence*, étudiant en management et en stratégie à l’université Paris-Dauphine – une formation « très technique et professionnalisante » –, qui termine, en parallèle, une licence de philosophie à distance de l’université Paris-Nanterre. « Bien que je sois persuadé qu’elle apporte beaucoup intellectuellement, je n’en attends aucune retombée d’un point de vue professionnel », affirme Maxence, qui ne compte d’ailleurs pas mentionner ces études sur son futur CV.

L’étudiant loue pourtant la « hauteur de vue » apportée par la formation philosophique, qui « consiste à chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses, à éviter les a priori, les clichés. C’est toujours utile dans les métiers très analytiques de l’entreprise comme le conseil, la stratégie. » L’innovation et les mutations technologiques ne sont pas les seules à faire ressentir aux étudiants le besoin d’élargir leur formation.

* Certains étudiants ont souhaité que leur témoignage reste anonyme.

Source : Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

Des chercheurs de l’Université médicale de Vienne ont développé une méthode pour améliorer l’IRM fonctionnelle avec la nouvelle génération d’IRM 7T. Cette méthode peut créer des cartes précises du cerveau, en atténuant les distorsions du champ magnétique.

Université médicale Vienne

Afin de produire une carte précise des zones cérébrales responsables pour la fonction motrice, le langage et la mémoire, les cerveaux des patients sont scannés en utilisant l’IRM fonctionnelle (IRMf), selon des séquences réalisées pendant qu’ils effectuent diverses tâches et l’activité cérébrale est ainsi cartographiée en trois dimensions.

Des images plus rapides à des résolutions plus élevées

L’interaction homme-machine entraîne toutefois des distorsions dans les images, qui doivent être corrigées afin d’obtenir une correspondance parfaite entre l’anatomie du cerveau et la fonction cérébrale, notamment en pré-opératoire pour aider les chirurgiens éviter d’endommager les zones vitales. Les modalités à très haut champ de 7 Tesla (7T) font l’objet de recherches poussées aujourd’hui. Un projet de recherche à l’Université médicale de Vienne (MUW), financé par le Fonds scientifique autrichien FWF, travaille actuellement sur le sujet. Le seul scanner 7T d’Autriche, l’un des 50 dans le monde entier, a été installé au centre MR de High Field en 2008. « Les IRM 7T sont capables d’une résolution encore plus élevée et donnent plus de contraste, explique Simon Robinson, chercheur principal de l’étude. » Un champ magnétique plus important fournit des images plus rapides des fonctions cérébrales, avec une résolution plus élevée.

Les distorsions du champ magnétique plus fortes avec le 7T

« De cette façon, nous sommes en mesure de voir, par exemple, si le centre du langage a été déplacé par une tumeur. Malheureusement, les distorsions du champ magnétique causées par les os, les tissus et l’air sont également plus fortes avec le 7T, ce qui a des implications sur la précision de la cartographie, poursuit Simon Robinson. Sans correction d’image, les zones fonctionnelles ne seraient pas localisées dans le cerveau au niveau de précision requis. » Pour le développement d’une méthode de correction d’image 7T, Simon Robinson et son équipe ont travaillé avec des personnes souffrant d’épilepsie ou de tumeurs cérébrales. L’IRMf dépend du fait que certaines molécules du corps comme l’hémoglobine dans le sang modifient le champ magnétique du cerveau. D’innombrables balayages enregistrent de petits changements, identifiant ainsi les zones dans le cerveau du patient qui traitent des tâches cognitives ou motrices.

Des travaux ayant abouti à une norme internationale

Ces travaux ont permis à l’équipe de développer un processus de correction d’image dynamique, qui est devenue une norme internationale pour les examens d’IRMf, pour la planification pré-chirurgicale, mais aussi pour la recherche fondamentale en neurosciences. Avant les mesures fonctionnelles, la contribution de l’IRM aux signaux mesurés est déterminée avec précision. Ce facteur de correction est ensuite déduit des images fonctionnelles lors du calcul de l’image. Le 7T aide ainsi à créer une carte 3D précise du cerveau, où les zones cérébrales fonctionnelles sont localisées avec précision. Les neurologues peuvent alors décider si la chirurgie est utile ou même possible et quelles parties du cerveau doivent être épargnées à tout prix.

Dans un projet de suivi, l’équipe souhaite développer davantage la méthode afin d’aider à identifier le meilleur emplacement possible pour les sondes de stimulation cérébrale profonde chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Bruno Benque.

Source : Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

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Medtech : rapprochement entre Intrasense et DMS

Les deux medtechs montpelliéraines, qui officient dans le secteur de l’imagerie médicale, sont entrées en négociation exclusive en vue de l’apport des activités d’imagerie médicale de DMS Group à Intrasense.

-À ma droite, le montpelliérain DMS Group, pour Diagnostic Medical Systems, spécialiste européen de l’imagerie médicale et de l’ostéodensitométrie (27,4 M€ de Ca en 2017, 80 personnes). D’abord concentré sur l’industrie de l’imagerie médicale, le groupe a étoffé son offre avec notamment la création de DMS Biotech qui accompagne la stratégie de développement du groupe dans les biotechnologies (traitement de l’arthrose et de médecine régénératrice basée sur l’injection de cellules souches adipeuses).

-À ma gauche, un autre montpelliérain, Intrasense (45 personnes), spécialiste de l’imagerie médicale qui a développé la solution Myrian®. Cette plateforme logicielle facilitant et sécurisant le diagnostic, la prise de décision et le suivi thérapeutique équipe aujourd’hui 800 établissements dans plus de 40 pays.

 Associer deux expertises

« Cette opération stratégique vise à aboutir au regroupement des activités d’imagerie des deux sociétés au sein d’Intrasense pour constituer une offre unique et complète dans le secteur de l’imagerie médicale, 
annonce Jean-Paul Ansel, PDG de DMS, la société qui produit les tables de radiologie Platinum, Nous allons associer notre savoir-faire technologique, c’est à dire nos tables Platinum, la salle de radiologie Ariane à l’expertise logicielle d’Intrasense pour développer une offredifférençiante et à forte valeur ajoutée ».

Selon le dirigeant, les conseils d’administration des deux entreprises se sont prononcés positivement sur le projet d’apport des activités de DMS Imaging à Intrasense.

Développer une offre innovante

« Nos deux medtechs s’adressent au même marché sur le plan mondial », enchaîne le dirigeant d’Intrasense, Nicolas Reymond, qui a pris ses fonctions en février dernier : « Nous avons fait le choix stratégique d’unir nos expertises particulièrement complémentaires. Notre objectif : enrichir nos capacités de développement dans l’imagerie médicale de pointe et bénéficier des synergies qui vont naître de ce rapprochement ».

Pour les deux Biotechs montpelliéraines, il s’agir d’un rapprochement gagnant-gagnant : « A l’heure de l’intelligence artificielle, l’industrie de l’imagerie médicale entre dans une nouvelle ère notamment dans les domaines de l’imagerie interventionnelle, de l’oncologie et de l’aide au diagnostic », enfonce le patron d’Intrasense.

profiter des synergies

Dans un premier temps, ce rapprochement permettra à Intrasense d’offrir aux clients de DMS l’ensemble de ses solutions d’imagerie médicale et de bénéficier de ses canaux d’accès au marché en France comme à l’international. « Cette opération s’inscrit parfaitement dans notre stratégie consistant à nous concentrer sur les industriels, et se voit aujourd’hui renforcée par un accès facilité à la même catégorie de cibles B-to-B et OEM adressées par DMS Group », précise Nicolas Reymond. DMS Group va ainsi devenir actionnaire majoritaire d’Intrasense et poursuivra sa stratégie de diversification engagée depuis 2014 à travers le développement de ses divisions DMS Wellness et DMS Biotech : « Le rapprochement entre les activités des deux sociétés va créer des synergies particulièrement favorables à la mise au point de nouvelles solutions innovantes qui soutiendront la croissance des prochaines années », conclut Jean-Paul Ansel.

Source : Medtech : rapprochement entre Intrasense et DMS

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Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

L’étude internationale PRECISION a comparé deux stratégies pour le diagnostic du cancer de la prostate chez 500 hommes à risque : celle standard reposant sur des biopsies systématiques transrectales sous écho et une approche guidée par l’IRM avec biopsies ciblées ou pas.

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Alors que le dépistage du cancer de la prostate par les PSA reste très controversé en raison du risque de surtraitement, l’IRM multiparamétrique (IRM-mp) pour affiner le diagnostic fait son chemin ces dernières années.

Dans « The New England Journal of Medicine », l’étude PRECISION menée dans 11 pays montre, chez 500 hommes à risque de cancer de la prostate, l’intérêt de réaliser une IRM-mp avec ou sans biopsies par rapport au standard actuel reposant sur 10 à 12 biopsies systématiques.

Conçue comme de non-infériorité, l’étude randomisée a pu conclure à la supériorité de la stratégie basée sur l’IRM-mp, avec un cancer cliniquement significatif (Gleason ≥7) détecté dans 38 % des cas (n = 95/252) par rapport à 26 % (n = 64/248) dans le groupe standard. Dans le même temps, il y a eu significativement moins de cancers cliniquement non significatifs dans le groupe IRM-mp que dans le groupe standard. Comme précédemment dans l’étude PROMIS, plus d’un quart des participants du groupe ont échappé aux biopsies du fait d’une imagerie négative.

L’IRM en première intention

Pour le Pr Olivier Rouvière, radiologue aux Hospices Civils de Lyon, l’étude PRECISION enfonce le clou sur la montée en puissance de l’IRM-mp. « On va vers la réalisation d’une IRM-mp à tout le monde, explique-t-il. L’IRM sensibilise les biopsies, c’est une certitude qui ébranle même les urologues les plus conservateurs ». En France, si l’IRM-mp est de plus en plus réalisée, l’Association française d’Urologie (AFU) ne la place pas en 1re intention dans ses dernières recommandations de 2016.

Étaient inclus dans l’étude les patients ayant un taux de PSA élevés (mais <20 ng/ml), un toucher rectal (TR) anormal ou les deux, et n’ayant jamais eu de biopsies prostatiques auparavant. Les participants étaient âgés en moyenne de 65 ans dans les deux groupes. Le taux de PSA médian était de 6,75 ng/ml dans le groupe IRM-mp et de 6,50 ng/ml dans le groupe biopsies standard, un TR anormal retrouvé respectivement dans 14 % et 15 % des cas, un antécédent familial dans 19 % et 16 % des cas.

Sur les 25 centres de radiologie participants, seuls certains étaient des centres experts et chacun était libre d’appliquer son propre protocole. « C’est un point très intéressant, souligne Olivier Rouvière. Il est souvent avancé que les études sur l’IRM-mp, le plus souvent menées en centres experts, donnent une vision biaisée des choses, partant du principe que les centres de ville feraient moins bien. L’étude PRECISION livre ici une photographie de la vraie vie ».

La réalisation de la biopsie pendant l’IRM est la technique la plus directe, mais n’a pas été choisie dans l’étude. Dans l’étude, les résultats de l’IRM-mp étaient utilisés pour guider les biopsies réalisées sous écho, soit par une méthode dite d’enregistrement visuel, soit par une technique de fusion d’images IRM/écho en temps réel.

Un quart des participants du groupe IRM-mp n’ont pas eu de biopsies au vu d’une imagerie négative. Faut-il utiliser l’IRM-mp comme outil de tri ? Les auteurs défendent l’approche ciblée mettant en avant leurs résultats de sensibilité et de biopsies évitées, mais les points de vue sont partagés.

Débat sur la meilleure stratégie

« L’étude PRECISION soulève deux débats sur l’IRM-mp, développe Olivier Rouvière. L’IRM-mp comme outil pour sensibiliser le diagnostic mais aussi comme outil de tri. Mais l’étude PRECISION n’a pas évalué ce que donnait l’option IRM-mp avec biopsies guidées + systématiques. Est-ce que cette approche ne détecterait pas davantage de cancers ? ». Les éditorialistes, qui d’un côté invitent à la prudence et considèrent les résultats de PRECISION comme intermédiaires, mettent en garde contre « le leurre d’une sensibilité plus grande », écrivent-ils. Selon eux, cela aurait pour conséquence « d’augmenter le ratio bénéfices/risque du dépistage » et de rendre celui-ci « encore moins coût-efficace ».

Pour le Pr Rouvière, il est important de faire la distinction entre deux notions différentes, celle de sensibilité et de valeur prédictive négative (VPN). « Il y a souvent une confusion, développe-t-il. Il faut prendre en compte la prévalence pour la VPN ! Même avec une bonne sensibilité, la VPN est mauvaise dans le groupe des patients très à risque. Il faut intégrer d’autres paramètres que l’IRM seule pour décider de faire ou pas des biopsies, par exemple le taux de PSA ou l’âge. Ma conviction est que l’IRM seule n’est pas suffisante pour éliminer un cancer cliniquement significatif ».

Depuis PROMIS, d’autres résultats sont attendus pour conditionner la place de l’IRM-mp dans la prise en charge du cancer de la prostate. L’étude MRI-first, assez proche de PRECISION et coordonnée par le Pr Rouvière doit ainsi être publiée sous peu.

Dr Irène Drogou

 

Source : Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

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L’angioscanner post-mortem comme alternative pertinente à l’autopsie

L’angioscanner s’avère être un complément utile à l’autopsie pour un meilleur diagnostic post-mortem, selon une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. Les chercheurs pensent que ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les enquêtes criminelles et les efforts de contrôle de qualité hospitaliers.

Des examens radiologiques post-mortem de haute qualité sont très importants, notamment pour la recherche de preuves dans les enquêtes criminelles. Dans ces cas là, le cadavre représente la principale preuve d’un crime.

Simuler une circulation vasculaire en post-mortem

Les techniques d’imagerie modernes telles que la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique sont souvent utilisées en médecine légale. Cependant, la TDM post-mortem est limitée par un contraste relativement faible des tissus mous et une mauvaise visualisation du système vasculaire. Pour cette raison, la technique d’angioscanner post-mortem, (PMCTA) a été développée en introduisant un produit de contraste dans le système vasculaire. « L’idée de la PMCTA est de simuler une circulation post-mortem en établissant une perfusion dans le système vasculaire, révèle l’auteur principal de l’étude le Dr Silke Grabherr, du Centre universitaire de médecine légale de Lausanne/Genève à Lausanne (Suisse). Par cette technique, le cœur est » remplacé « par un dispositif de perfusion, semblable au dispositif de circulation extracorporelle (CEC) qui remplace le cœur pendant la chirurgie cardiaque. »

Une réelle alternative à l’autopsie invasive

Pour évaluer la performance du PMCTA, le Dr Grabherr et ses collègues de neuf centres en Europe ont effectué des autopsies conventionnelles sur 500 corps humains qui avaient subi un PMCTA. Pour cette étude, publiée en ligne dans la revue Radiology, toutes les images scanographiques ont été lues par une équipe expérimentée, dont un médecin légiste et un radiologue qui n’avaient pas accès aux résultats de l’autopsie. L’autopsie a été pratiquée le jour du PMCTA, ou le jour suivant, dans tous les cas. Après l’examen de 500 corps, un total de 18 654 lésions ont été enregistrés. Le PMCTA en a trouvé 90%, contre 61% pour les autopsies. PMCTA a raté seulement 10 pour cent des résultats légaux essentiels, tandis que l’autopsie a raté 23 pour cent. « Cette méthode pourrait, dans de nombreux cas, être une alternative à l’autopsie invasive si la dissection du cadavre n’est pas possible, poursuit le Dr Grabherr. Cela offre de nouvelles possibilités d’investigation, par exemple, dans les pays où une autopsie conventionnelle n’est pas acceptée ou dans les cas où les membres de la famille peuvent refuser. »

De nouvelles recherches en préparation incluant l’IRM

Le PMCTA s’est montré significativement supérieur à l’autopsie pour l’identification des lésions squelettiques et vasculaires, ou des zones de dommages autour des os et des vaisseaux sanguins. Il a identifié 96% des lésions squelettiques et 94% des lésions vasculaires, contre 65% pour l’autopsie. « Ces lésions peuvent fournir des informations importantes dans les examens post-mortem, conclut le Dr Grabherr. La combinaison de lésions osseuses et vasculaires est particulièrement visible dans les cas de décès traumatiques, tels que chutes de hauteur, accidents de la circulation, traumatismes balistiques et traumatismes aigus dans les cas d’homicides ou de suicides. Cela signifie que le PMCTA est un excellent choix, et peut être utilisé en combinaison avec ou même indépendamment de l’autopsie conventionnelle pour enquêter dans ces cas. »

À l’avenir, le groupe de recherche prévoit d’étudier la combinaison de l’angiographie post-mortem avec l’IRM afin d’accroître la sensibilité des résultats liés à des organes comme le cerveau et le foie.

Bruno Benque avec RSNA

Source : L’angioscanner post-mortem comme alternative pertinente à l’autopsie

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EOS imaging annonce sa 15ème installation en Australie

EOS imaging annonce sa 15ème installation en Australie

EOS imaging, pionnier de l’imagerie médicale orthopédique 2D/3D, a annoncé aujourd’hui l’installation d’EOS au centre Queensland X-Ray, situé à l’hôpital privé Gold Coast à Southport en Australie. Cette 15ème installation représente la 13ème dans le secteur privé et la 6ème au cours des 12 derniers mois en Australie.

Queensland X-Ray est le plus grand groupe privé d’imagerie dans l’État du Queensland et fait partie de Sonic Healthcare, un réseau international de soins de santé leader en services d’imagerie en Australie. Avec 284 lits et 13 salles d’opération, l’hôpital privé Gold Coast, ouvert en mars 2016, propose une offre complète de soins pour adultes et enfants. Il fait partie, avec le nouvel hôpital HealthScope, l’hôpital universitaire Gold Coast et l’Université Griffith, du nouveau « Health and Knowledge Precinct » de la Gold Coast (District Connaissance et santé), un pôle émergent pour la santé et l’innovation.

« Nous nous engageons à fournir le meilleur service, les meilleurs soins et les meilleurs résultats cliniques à nos patients  » a déclaré le Dr Ryan Shulman du centre Queensland X-Ray.  » Disposer des technologies les plus performantes nous permet d’atteindre cet objectif. Nous sommes heureux de proposer les examens EOS à nos patients, mais aussi à nos médecins référents. Ils en apprécient la très faible dose ainsi que les données plus complètes et précises qui en sont extraites. »

« Nous constatons un intérêt croissant pour la technologie EOS dans nos marchés clés dans le secteur privé », a commenté Marie Meynadier, Directrice Générale d’EOS imaging. « Forte de validations cliniques établies, notre solution devient un standard de soins pour l’imagerie au sein de tous les types d’institutions qui prodiguent ou contribuent aux soins orthopédiques. Nous sommes fiers d’étendre notre présence en Australie et d’y mettre nos solutions faible dose 2D/3D au service des patients et des médecins. »

Source : EOS imaging annonce sa 15ème installation en Australie

Verso accompagne EOS imaging, spécialiste de l’imagerie médicale orthopédique 2D/3D en Australie.

Deal « historique » entre la CNAM et les radiologues : 207 millions d’économies sur l’imagerie, retour du Z et fin du rabot tarifaire

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C’est, de l’avis de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), un accord « historique » qui vient d’être conclu avec la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM).

Après dix ans de baisses tarifaires unilatérales combattues par la profession, et même une grève des cabinets de radiologie l’an dernier, la Fédération majoritaire vient de signer un « deal » de trois ans avec la CNAM, portant principalement sur la pertinence des actes et non plus sur des baisses tarifaires subies. Le protocole porte sur 207 millions d’euros d’économies en trois ans. Pour les actes réalisés par les seuls radiologues, les économies s’élèveront à 167 millions d’euros.

Gagnant-gagnant ?

« C’est un accord innovant, pour la première fois en dix ans il ne s’agit pas d’un plan d’économies sur nos tarifs, mais qui est axé à 60 % sur la pertinence, s’est félicité ce jeudi le Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR. Dans un premier temps (2018/2019), « l’objectif sera d’éviter les actes inutiles et coûteux sur les lombalgies, que l’on qualifie de mal du siècle ».

Les 40 % d’économies restant porteront sur des aménagements de tarifs (par exemple sur les actes de radiographie de membres selon plusieurs incidences). Le radiologue de Carcassonne met en avant un travail « de deux ans » avec la direction de la CNAM pour aboutir à cette signature.

Le patron de la CNAM Nicolas Revel souligne de son côté un protocole « différent » de ce qui a été fait dans le passé. « Nous avons souhaité chercher un nouvel équilibre dans la manière de maîtriser les dépenses de santé, entre les ajustements tarifaires qui peuvent intervenir quand ils sont justifiés, et surtout la qualité par la pertinence des soins (…). Cela doit inspirer la façon dont l’assurance-maladie et les autres professionnels de santé s’engagent dans la maîtrise de ces dépenses », assure le directeur de l’assurance-maladie, dans la vidéo ci-dessous tournée avec le Dr Masson.

Mal de dos ne veut pas dire radio…

Avec ce protocole, les radiologues libéraux s’engagent à agir en priorité sur les radiographies du rachis lombaire (500 millions d’euros par an sur les 4,3 milliards d’euros de dépenses d’imagerie) dès lors que la lombalgie commune, dans sa phase aiguë, ne nécessite pas de recours à l’imagerie. « L’objectif est d’arriver à faire baisser ces dépenses d’environ 10 % sur trois ans, en évitant les actes non-pertinents. Tous les maux de dos ne nécessitent pas une radio », rappelle le Dr Jean-Philippe Masson.

Une action de maîtrise médicalisée sur les radios du crâne et du thorax est également engagée. Si les résultats sur la pertinence vont au-delà des objectifs fixés, le bénéfice sera partagé à parts égales entre l’assurance-maladie et les médecins radiologues.

Autre objectif : « encourager un usage plus mesuré des produits de contraste », dès le mois d’avril, souligne la CNAM. Le recours à des versions génériquées de ces produits sera également encouragé.

Le Z, modificateur spécifique

En contrepartie, le directeur de la CNAM s’engage à ne plus utiliser l’arme de l’article 99 de la loi Sécu 2017 (qui lui permet de décider de façon unilatérale de baisses de tarifs de scanners et d’IRM) et à demander au gouvernement son abrogation en 2020. Ce point était une requête cruciale de la FNMR et de la CSMF.

Autre avancée obtenue par les radiologues: le rétablissement progressif du modificateur Z, lettre-clé spécifique aux radiologues, applicable aux scanners et à la radiologie conventionnelle, qui avait été supprimée en mars 2017.

Les quelque 35 millions d’euros de baisses évoqués début mars ne sont plus d’actualité, mais les forfaits techniques subiront tout de même une dernière décote de 6 millions d’euros en 2018 puis d’un million d’euros en 2019.

Réduire les délais

Pour engager immédiatement le chantier de la pertinence, la FNMR prévoit d’informer la spécialité sur les actes inutiles et coûteux, mais aussi de s’adresser aux généralistes prescripteurs pour « affiner les demandes d’examens », sans oublier une sensibilisation des patients. Une cinquantaine de formations sont prévues dans le cadre du DPC sur ce sujet. « Près de 80 radiologues se sont engagés à mener ces formations auprès des médecins correspondants », précise le Dr Bruno Silberman, vice-président de la FNMR.

La CNAM, qui mène déjà une campagne de prévention sur les lombalgies auprès des généralistes et du grand public, devrait également informer les radiologues. « Nous espérons que cette approche plus globale de la maîtrise médicalisée changera la façon de voir les choses pour les autres spécialités, nous sommes un peu les testeurs », expliquent les responsables de la FNMR.

Ces efforts sur la pertinence des actes doivent également permettre d’améliorer les délais de rendez-vous pour les scanners et les IRM, de 34 jours en moyenne. « Un examen non-pertinent qu’on ne fait pas… c’est aussi de la place plus rapidement pour un autre patient dont l’examen est nécessaire », explique le Dr Masson.

La CSMF a souligné ce jeudi un accord « novateur » et se félicite de la suppression programmée de l’article 99, mesure qui incarnait la maîtrise comptable. « La problématique de l’article 99, qui nie les principes du dialogue conventionnel, fait partie des raisons qui ont conduit à ne pas signer la convention de 2016 », rappelle la centrale syndicale. La CSMF, qui réunit son assemblée générale le 26 mai, estime qu’un « minimum de conditions » pour ouvrir le débat sur son retour dans la convention sont aujourd’hui réunies.

Source : Deal « historique » entre la CNAM et les radiologues : 207 millions d’économies sur l’imagerie, retour du Z et fin du rabot tarifaire.

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L’ANSM émet des recommandations relatives à l’acquisition des dispositifs de radiologie interventionnelle

Des Recommandations relatives à la recette des modalités de radiologie interventionnelle viennent de faire l’objet d’un guide édité par l’ANSM.

ANSM

L’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et produits de Santé (ANSM) a publié un document de « Recommandations relatives à la recette des dispositifs médicaux utilisés pour les procédures interventionnelles radioguidées ».

Ce document, qui s’adresse tant aux fournisseurs qu’aux utilisateurs et acheteurs de ces modalités, reprend l’ensemble des dispositions législatives sur le sujet, concernant la mise sur le marché, les déclarations d’utilisation, la radioprotection ou les contrôles qualité. Sont ensuite déroulées les procédures d’achat du dispositif, de son installation, des tests de réception à réaliser, de mise en production clinique, des contrôles qualité, de formation des utilisateurs et d’exploitation en routine.

Si ce document vaut tout d’abord par l’exhaustivité des informations qu’il intègre, il ne comporte que peu de dispositions qu’un responsable de parc de modalités d’imagerie ne connaisse déjà. Il a fait l’objet d’un courrier d’information auprès des correspondants locaux de matériovigilance et aux directeurs d’établissements.

Bruno Benque

Source : L’ANSM émet des recommandations relatives à l’acquisition des dispositifs de radiologie interventionnelle

Verso suit les recommandations de l’ANSM concernant les dispositifs de radiologie interventionnelle.