Un numerus clausus en hausse pour 2018 (+1%)…..sauf pour le dentaire

Le nombre de places disponibles en fac de médecine vient d’arriver. Des places supplémentaires ont été ouvertes pour les étudiants en médecine et en pharmacie.

Les étudiants en médecine ont une raison de se réjouir cette année… Le numerus clausus, c’est-à-dire le nombre de places au concours d’entrée des écoles de médecines, augmente un peu plus chaque année. Un nouvel arrêté publié au Journal Officiel vient d’annoncer une hausse de 1%, soit 81 étudiants supplémentaires en médecine. C’est au total 8 205 places qui seront distribuées sur l’ensemble du territoire.

TOUJOURS PLUS DE CANDIDATS

Ce nombre augmente également pour les étudiants en pharmacie avec 17 places supplémentaires pour un total de 3124 places. Une légère baisse est observée pour les dentistes, avec 1 place en moins, et pour les sages-femmes avec 9 places supprimées. Leur numerus clausus est fixé, respectivement, à 1203 et 991.

D’une manière générale, ces chiffres affichent la volonté du gouvernement d’augmenter le personnel médical face à une population française qui atteindra bientôt les 67 millions d’habitants. Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé avait déjà augmenté de 448 places, soit 5,8% d’un coup, le numerus clausus en 2017. Malheureusement,  » plus de places  » ne veut pas dire  » plus de chance « . Le nombre de candidats augmente davantage que le numerus clausus avec 1 126 étudiants supplémentaires cette année. En moyenne, une personne sur 7 est acceptée en deuxième année.

Pour le dentaire : Numerus clausus : 1203 places en 2018 (+ 4 places)

Les arrêtés annuels de révision du numerus clausus concernant les études d’odontologie ont été publiés au Journal officiel du 29 décembre. Le nombre d’étudiants pouvant intégrer la filière dentaire est fixé à 1203, contre 1199 les deux années précédentes. Ce nombre inclut le nombre d’étudiants – 40 places – pouvant bénéficier d’une admission directe au titre du décret du 20 février 2014. Outre le numerus clausus, 16 étudiants pourront bénéficier du droit de remords, 71 d’une admission directe en 2e ou 3e année, et 13 étudiants d’une place au titre du nombre complémentaire. Par comparaison, le numerus clausus de médecine passe 8124 à 8205 places (+1 %).

Voir l’arrêté numerus clausus

Voir l’arrêté droit de remords

Voir l’arrêté admission directe

Voir l’arrêté nombre complémentaire

Pharmacien : Choisir la robotisation

Investissement onéreux, prévu pour durer, le choix d’un robot est une tâche délicate qui s’intègre, le plus souvent, dans un projet construit de développement de l’officine.

On n’achète pas une voi­ture à 70 000 eu­ros sans être monté de­dans. » Un prin­cipe que Phi­lippe Comte, ti­tu­laire à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Pro­vence), ap­plique aussi… à l’ac­qui­si­tion d’un ro­bot, après avoir œu­vré pen­dant plu­sieurs an­nées au sein de l’As­so­cia­tion des uti­li­sa­teurs de ro­bots et d’au­to­mates créée par son père, Yves Comte. Ber­trand Veau, qui a ins­tallé dans son of­fi­cine à Tour­nus (Saône-et-Loire) un ro­bot tout au­to­ma­tique équipé d’un bras double (voir « 3 ques­tions à », ci-des­sous), le confirme : « Il im­porte de li­bé­rer du temps pour rendre vi­site à des confrères qui se sont équi­pés. »

Dé­fi­nir ses be­soins

En­core faut-il trou­ver un voi­sin dont l’of­fi­cine a une confi­gu­ra­tion proche de la sienne et ne pas com­pa­rer, par exemple, une phar­ma­cie de quar­tier avec celle d’un centre com­mer­cial, ou une phar­ma­cie équi­pée d’un ro­bot der­rière les comp­toirs alors que vous avez de l’es­pace libre au sous-sol. En­suite, le fu­tur ac­qué­reur de­vra être at­ten­tif à la fa­çon dont range le ro­bot du confrère (voir en­ca­dré ci-des­sous), et à quel mo­ment (avant ou pen­dant les heures d’ou­ver­ture ?). Il pourra ob­ser­ver à quel rythme il dé­livre, en par­ti­cu­lier aux heures de pointe, et si la ma­chine est en­com­brée. Ou en­core s’in­ter­ro­ger sur le nombre de sor­ties en fonc­tion du nombre de comp­toirs, sur les pos­si­bi­li­tés d’in­ter­ven­tion ma­nuelle du phar­ma­cien en cas de panne et sur les dé­lais d’in­ter­ven­tion du fa­bri­cant.
Avant même la vi­site au confrère, le phar­ma­cien doit éva­luer fi­nan­ciè­re­ment, par exemple grâce à un mi­ni­pré­vi­sion­nel réa­lisé avec son ex­pert-comp­table, s’il a la ca­pa­cité de faire face à cet in­ves­tis­se­ment. Se­lon les fa­bri­cants, une phar­ma­cie peut s’au­to­ma­ti­ser à par­tir de 3 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires (CA). Tou­te­fois, « pour une phar­ma­cie plus pe­tite, avoi­si­nant 1,5 mil­lion de CA, mais sai­son­nière et dé­bor­dée pen­dant les va­cances, la ro­bo­ti­sa­tion peut aussi va­loir le coup », ana­lyse Pierre Jé­gou, agen­ceur en phar­ma­cie.
De fait, le chiffre d’af­faires n’est pas le seul cri­tère, in­dique Laurent Cas­sel, as­so­cié du ca­bi­net d’ex­per­tise-comp­table Ade­qua : « L’ac­qui­si­tion d’un ro­bot s’in­tègre sou­vent dans un pro­jet plus glo­bal : je vou­drais dé­ve­lop­per mon CA de 10 %, le ro­bot va- t-il me le per­mettre ? Est-ce que je sou­haite que le ro­bot, en me fai­sant ga­gner du temps en per­son­nel, m’ap­porte une meilleure qua­lité de dé­li­vrance ? Est-ce que je veux agran­dir ma sur­face de vente, au­quel cas je ré­or­ga­nise mon es­pace de sto­ckage avec un ro­bot ? » Les plus pré­voyants pour­ront éga­le­ment ré­flé­chir à la ca­pa­cité fu­ture de la ma­chine : « Si la phar­ma­cie évo­lue, pour­rais-je ajou­ter de nou­velles ré­fé­rences ou bien la ma­chine sera-t-elle sa­tu­rée dès son ins­tal­la­tion ? », sug­gère Phi­lippe Comte.

Pré­ve­nir les idées re­çues

Parmi les points de vi­gi­lance, pour les phar­ma­cies dé­li­vrant fré­quem­ment de longues or­don­nances, sa­chez qu’« un ro­bot dé­livre moins vite à la ligne puisque son bras va cher­cher boîte après boîte », sou­ligne Phi­lippe Comte. Dans ce cas de fi­gure, pré­voir un se­cond bras peut s’avé­rer né­ces­saire.
Autre écueil pos­sible, se dire : « j’au­to­ma­tise pour ga­gner la place des ti­roirs co­lonnes », re­lève Oli­vier Ré­sano, di­rec­teur com­mer­cial chez Mé­ka­pharm, fa­bri­cant. À moins d’une dé­lo­ca­li­sa­tion en étage, il faut pré­voir qu’un ro­bot est vo­lu­mi­neux, « entre 6 et 8 mètres de long, 1,5 mètre de large et 2,5 mètres de haut », note Pierre Jé­gou. L’idéal, se­lon lui, est de pla­cer la ma­chine au dos des meubles d’OTC, ce qui évite les in­con­vé­nients de la « tran­si­tique » : un coût d’ins­tal­la­tion qui aug­mente de 10 % (lon­gueur du ta­pis, in­so­no­ri­sa­tion…) et des dé­lais d’ache­mi­ne­ment des boîtes plus longs.
Der­nier point à prendre en compte, loin d’être un dé­tail : la main­te­nance. En ef­fet, « si les prix des ro­bots ont baissé de 20 à 50 % ces dix der­nières an­nées, le coût de la main­te­nance, à l’in­verse, a for­te­ment aug­menté », pré­cise Phi­lippe Comte. Elle s’élève en moyenne entre 3 et 8 % du prix de l’ap­pa­reil ; aussi ne faut-il pas hé­si­ter à la né­go­cier. Rien n’est ja­mais com­plè­te­ment au­to­ma­tique.

 

Source : Choisir la robotisation