Première installation d’un système d’imagerie dans un cabinet privé en Allemagne pour EOS Imaging

Le spécialiste de l’imagerie médicale 3D, EOS Imaging, a annoncé mercredi soir une première installation d’un système d’imagerie EOS à la clinique ATOS Heidelberg, en Allemagne.
Première installation d’un système d’imagerie dans un cabinet privé en Allemagne pour EOS Imaging | Crédits photo : ©EOS IMAGING

Première installation d’un système d’imagerie dans un cabinet privé en Allemagne pour EOS Imaging | Crédits photo : ©EOS IMAGING

EOS Imaging a annoncé l’installation d’un système d’imagerie EOS à la clinique ATOS Heidelberg, qui devient le premier cabinet privé en Allemagne à acquérir le système d’imagerie 2D/3D à faible dose.

Le groupe précise que le système sera disponible au centre de chirurgie rachidienne (Zentrum für Wirbelsäulenchirurgie), un cabinet privé dirigé par les docteurs Bernd Wiedenhöfer et Stefan Matschke, deux spécialistes dans le traitement de la colonne vertébrale.

« Avec les images 2D et 3D du corps entier fournies par le système EOS, le patient peut être évalué dans son ensemble, ce qui n’est pas possible avec une radiographie conventionnelle », se réjouit le Docteur Matschke.

« Nous étendons le périmètre d’utilisation du système EOS aux cabinets privés, qui soignent une population importante de patients en dehors du cadre hospitalier traditionnel », indique Marie Meynadier, Directrice Générale d’EOS imaging. « Cette installation est particulièrement importante pour EOS, car c’est le premier cabinet privé à utiliser notre technologie en Allemagne, un marché important en matière d’adoption de technologies avancées ».

Le titre reste sur un dernier cours 4,94 euros.

Source : Première installation d’un système d’imagerie dans un cabinet privé en Allemagne pour EOS Imaging

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

Source : Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

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Interview: « L’impression 3D fait de la dentisterie numérique une réalité »

Au cours des dernières années, la technologie d’impression 3-D a progressé à un rythme effréné et ses applications dans l’ingénierie de la santé ont augmenté en conséquence. L’étude de marché de la société Industry ARC prévoit que l’impression 3-D dans la santé globale continuera à croître de 18,3 pour cent par an jusqu’en 2020. Dental Tribune International s’est entretenu avec Stephan Winterlik, directeur des ventes des imprimantes de production dentaires de la société 3D Systems, sur la manière dont cette technologie peut être intégrée dans les cabinets dentaires et pour connaitre son avis sur l’avenir de l’impression 3D.

Stephan Winterlik est le directeur des ventes des imprimantes de production dentaire chez 3D Systems. (Photo : Systèmes 3D)

Quels avantages l’impression 3D offre-t-elle dans le domaine de la dentisterie ?
Actuellement, la majorité des appareils dentaires sont produits manuellement, un processus qui prend beaucoup de temps et qui n’est pas exempt d’erreur. L’impression 3D fait de la dentisterie numérique une réalité. Ainsi, l’impression 3D est de plus en plus utilisée pour les pièces d’utilisation finale. Par exemple, nous pouvons créer et imprimer directement une couronne numérique, un bridge ou des prothèses sans étape supplémentaire – Nous réalisons donc une pièce qui peut immédiatement être utilisée dans la bouche.

La vitesse et la précision qui peuvent être atteintes avec l’impression 3D sont très impressionnantes. Notre objectif est d’imprimer des couronnes en 15 minutes et d’obtenir des résultats immédiatement. C’est un gain de temps en évitant des processus lourds et grâce à la numérisation, l’appareil ou le dispositif est personnalisé et donc susceptible de s’adapter plus facilement dès la première fois, améliorant les résultats et la satisfaction des patients.

Les fournisseurs de soins dentaires commencent à proposer des solutions plus spécifiques et des gammes plus larges pour les laboratoires dentaires, ce qui pourrait mener, par exemple, à une solution « Plug & Play » pour l’impression en métal basée sur un flux de travail certifié qui inclut l’assemblage automatiques, la création du support et des solutions de démontage plus faciles pour les supports métalliques, ainsi que l’utilisation de poudre de cobalt-chrome ( CoCr ) certifiée CE pour les appareils médicaux .

Dans le marché européen, trouvez-vous que les services de CAO / FAO numériques sont plus courants en orthodontie ou dans les laboratoires de service complet ?
Chaque marché, pays et système d’assurance est différent. A mon avis le marché actuel de l’orthodontie pour aligners est plus adapté à la création de solutions au sein du cabinet dentaire. Certainement, les grosses entreprises d’aligneurs ont connu une croissance dans ce domaine, mais nous sommes loin de la saturation, de sorte que l’opportunité de croissance pour ce marché existe encore.

De grands laboratoires complets sont toujours en développement et s’adaptent au marché et la mondialisation et la numérisation sont des tendances clés.

Quelle sont les plus grands marchés nationaux pour l’ impression dentaire 3D en Europe?Certains pays adoptent-ils ces technologies à un rythme plus élevé ?
Nous considérons l’Allemagne, l’Autriche, la France, les Pays-Bas, l’Italie , la Grande- Bretagne et la Scandinavie comme des pionniers et des moteurs de la croissance en Europe. Cependant, d’autres pays suivent de près. Les principaux moteurs de développement de l’impression 3D incluent une économie prospère, une législation adaptée et la proximité entre laboratoire, cabinet dentaire et patient. Ces facteurs aident à déterminer la vitesse à laquelle un marché pourrait adopter des solutions d’impression numérique 3D.

Quels ont été jusqu’à présent les retours des professionnels dentaires qui utilisent latechnologie d’impression de 3D Systems?
Nos clients nous disent que les solutions 3D Systems offrent une vitesse d’impression, une qualité de surface et de précision supérieures ainsi qu’une large gamme de matériaux. Chaque jour, notre objectif est d’améliorer notre offre sur le marché dentaire et de créer des solutions d’impression 3D qui répondent parfaitement aux besoins des laboratoires, des dentistes et des patients. 3D Systems a investi des considérables ressources pour garantir des matériaux idéalement adaptés à l’industrie dentaire. Ainsi, l’année dernière , nous avons acquis NextDent, une entreprise qui développe des matériaux dentaires depuis une quarantaine d’années.

Comment voyez-vous l’avenir du marché européen de l’impression 3-D en dentisterie ?
Nous sommes enthousiastes à l’idée de participer à la croissance de la technologie d’impression 3D dans l’industrie dentaire. Si l’on réfléchit, il y a 7 milliards de personnes dans le monde et chaque personne a environ 32 dents. Cela équivaut à 210 milliards de dispositifs dentaires personnalisés qui pourraient être imprimés en 3D.

Cependant, cela prendra un certain temps pour développer la parfaite chaine logistique homologuée d’une imprimante adaptée au marché. L’impression 3D est encore à ses débuts sur le marché dentaire et au fil du temps, de nouvelles opportunités se présenteront d’elles-mêmes.

Dans un délai de 2 à 7 ans, je prédis que l’impression 3D va devenir composante classique de l’environnement dentaire et débouchera sur un nouveau flux du travail optimisé qui offrira de nouvelles possibilités. A terme, la combinaison de l’impression et du fraisage 3D sera la clé pour réussir l’intégration de cette technologie.

Enfin, pour nous, le sujet n’est pas la technologie en soi, mais ce que la technologie offre à nos clients, à savoir la vitesse, la précision et la personnalisation.

Merci beaucoup pour cette interview.

Source : Interview: « L’impression 3D fait de la dentisterie numérique une réalité »

Verso Dental est une offre de location financière permettant plus de souplesse dans les investissements des dentistes

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

 

Les projets de transformation numérique appliquée à la chirurgie se multiplient. Un consortium français annonce aujourd’hui FollowKnee, un projet sur 5 ans au budget de 24,5 millions d’euros qui veut révolutionner chaque étape d’une opération du genou, de la conception des prothèses jusqu’au suivi post-opératoire, en passant par la fabrication et la pose.

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou © Immersion – anaelb.com

Un consortium français regroupant 7 partenaires annonce ce 23 janvier 2018 le programme de recherche FollowKnee. Il ambitionne de révolutionner la chirurgie du genou par une approche multidisciplinaire qui combinera scan de la morphologie du patient, impression 3D d’une prothèse conçue sur mesure, opération en réalité augmentée, et suivi post-opératoire par des capteurs intégrés. Le projet est motivé par les évolutions démographiques (population vieillissante, prévalence de l’obésité…) qui décuplent le besoin en prothèses de genou. Le nombre de poses devrait croître de 600% d’ici à 2030, d’après le consortium.

UN BUDGET DE 24,5 MILLIONS D’EUROS

FollowKnee, qui débute aujourd’hui, va courir sur 5 ans. Il fait partie des dix projets de recherche hospitalo-universitaire (RHU) récemment sélectionnés par le gouvernement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Il bénéficie d’un budget de 24,5 millions d’euros qui lui a été alloué par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Le projet sera coordonné par le professeur Eric Stindel, qui dirige le Latim, laboratoire à l’interface entre l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), l’Institut Mines-Telecom Atlantique (IMTA), l’Inserm et le CHRU de Brest. Six partenaires techniques s’occuperont quant à eux de mettre au point les différentes solutions du programme : Immersion, Imascap, la société SLS, b<>com, ID2Santé, et le CEA Grenoble. Chacun y va de sa spécialité. Imascap créera le modèle 3D et la base de données associée. L’entreprise bordelaise Immersion développera l’interface en réalité augmentée qu’utilisera le chirurgien lors de l’opération. SLS gérera l’impression 3D de la prothèse, et le CEA Grenoble fournira les capteurs intégrés à la prothèse.

UN OBJECTIF DE COMMERCIALISATION D’ICI 5 ANS

Deux échéances ont été posées pour la réalisation du projet. « D’ici 3 ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux imprimées en 3D qui seront implantées sur 220 patients, précise le Pr Eric Stindel dans un communiqué. Ensuite, nous y implanterons les capteurs que nous testerons avec 30 patients. Nous proposerons cette nouvelle prothèse à des patients plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. » L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats au bout des cinq ans du programme.

 

Un timing ambitieux étant donné le travail qu’il va falloir effectuer. « Nous allons d’abord commencer par relever les besoins, par apprendre à nous connaître », explique Julien Castet, directeur de recherche chez Immersion. Mais l’entreprise est confiante, malgré le nombre important de partenaires sur le projet. Le secret ? Bien structurer les tâches en amont en définissant très précisément le périmètre de chacun.

LA CHIRURGIE, CAS D’USAGE AUX NOMBREUSES CONTRAINTES

Sur la partie réalité augmentée, les chirurgiens souhaitent pouvoir mesurer les caractéristiques physiques du genou, à la fois pour vérifier la position des structures osseuses par rapport au planning et déterminer la laxité en flexion et en extension, le tout sans marqueurs. « Nous avons une contrainte importante sur la finesse du positionnement, car il va être utilisé pour faire du contrôle qualité, reprend Julien Castet. Il nous faudra de plus composer avec la lumière, qui est très forte au bloc, ce qui pose problème pour la réalité augmentée. »

Le choix de l’équipement portera a priori sur des casques HoloLens de Microsoft, mais une étude plus large sera réalisée sur le sujet. Dernier point et non des moindres : la collaboration. Le chirurgien ne travaille pas seul au bloc, et les informations doivent aussi être accessibles aux autres membres de l’équipe. Par ailleurs le dossier médical se compose d’autres données que le seul modèle 3D. Pour tous ces aspects, Immersion compte s’appuyer sur sa plateforme Shariiing, qu’il développe depuis plusieurs années. L’entreprise dédiera une dizaine de personnes à plein temps sur le projet.

Source : FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

Verso propose des solutions de financements pour les chirurgiens et plus généralement pour les salles d’opérations

Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Les constructeurs proposent de plus en plus aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines.

Le secteur de l’imagerie médicale vit une lourde transformation. Hier, les constructeurs proposaient des machines capables de prouesses techniques toujours plus importantes. Aujourd’hui, si les constructeurs de scanners, IRM et autre échographe restent des industriels, ils font évoluer leur business model vers les services.

Les Siemens, Philips et autres GE continuent de renouveler leur offre de machines et de logiciels comme en témoignent les 38.000m2 de halls d’exposition qui leur étaient consacrés lors du grand rendez-vous annuel de la RSNA (Radiological Society of North America) à Chicago, fin novembre. Mais « nous sommes passés d’une industrie de prototypes à la maturité, explique Hassan Safer Tebbi, le patron de Siemens Healthineers en France. Les efforts sont davantage orientés vers la réduction de la variabilité de l’image produite et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ».

Le recours à l’intelligence artificielle y contribue. Siemens a par exemple installé sur ses scanners haut de gamme une caméra 3D qui permet un positionnement optimal du patient grâce à l’apprentissage de la machine, ce qui évite d’irradier inutilement le malade en dehors de la cible de l’examen. « Le bénéfice pour le patient est devenu un argument de vente central, confirme Catherine Estrampes, présidente de General Electric Healthcare Europe. Il y a aujourd’hui une focalisation de nos clients sur le résultat ».

Gestion de parcs de machines

Mais au-delà de cette évolution, les constructeurs développent de plus en plus une activité de service en proposant aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines. Siemens a par exemple passé un accord de ce type avec le Brampton Civic Hospital (900 lits) à côté de Toronto. Pour une période de 15 ans, le constructeur prend en charge, moyennant une rémunération annuelle fixe, la gestion, le financement, la maintenance, et le renouvellement des 190 machines du service d’imagerie. Dans le même esprit, Philips a signé l’année dernière un partenariat de 60 millions d’euros, sur 12 ans, avec les Hospices Civils de Lyon dans le cadre duquel il va gérer 76 appareils d’imagerie.

Un contrat de performance

Mais sur ce créneau, d’autres industriels, comme Medtronic, un fournisseur de matériel médical implantable, viennent les concurrencer. C’est ce dernier qui gère la nouvelle salle de rythmologie du CHU de Rouen dans le cadre d’un contrat de performance. Au-delà de la vente de ses produits, Medtronic est rémunéré à la procédure pour la fourniture des équipements de rythmologie et des prestations de conseil. Il s’engage en contrepartie à améliorer le plateau technique (des équipements Philips), à augmenter le nombre de procédures et à diminuer le temps de séjour à l’hôpital.

Source : Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

VIDÉO – Une première chirurgicale au CHU de Grenoble pour opérer le bas de la colonne vertébrale

L’University of Utah Health étend l’impression 3D aux médecins avec TeraRecon

L’University of Utah Hospitals & Clinics ( healthcare.utah.edu ), en collaboration avec TeraRecon ( www.terarecon.com ), fournisseur leader de solutions de visualisation avancées, ont annoncé aujourd’hui le lancement du 3D Print Pack Portal de TeraRecon dans l’environnement clinique de l’University of Utah Health, qui étend l’accès à l’impression 3D aux médecins dans l’ensemble du système de santé.

Les chirurgiens et les spécialistes de l’Université d’Utah ont été les défenseurs et les premiers adeptes de la technologie d’impression 3D pendant des années, trouvant des moyens de réduire le temps de chirurgie et d’améliorer les résultats pour les patients. À mesure que l’intérêt pour la technologie s’est répandu, les médecins ont cherché à fournir un meilleur accès à l’impression et à améliorer le workflow clinique, en donnant à l’impression 3D l’impulsion nécessaire afin qu’elle ait un impact plus large et plus rapide pour un plus grand nombre de services.

Le 3D Print Pack Portal de TeraRecon est une extension directe de sa solution de visualisation avancée iNtuition, qui est déjà un élément essentiel du workflow existant d’imagerie médicale de l’Université d’Utah. Les utilisateurs peuvent segmenter les études d’imagerie dans leurs outils natifs et exporter pour imprimer directement à partir d’iNtuition, sans recourir à des outils de segmentation tiers ou à des conversions de type de fichier réduites. Avec le 3D Print Pack Portal de TeraRecon, les impressions conservent les couleurs et les détails de l’image exactement tels qu’ils sont affichés dans le système de visualisation avancé TeraRecon. Les segmentations sont téléchargées sur le Portail et échangées contre des Print Pack Credits qui sont achetés par abonnement ou en bloc. Depuis le portail, les études sont prêtes pour l’impression externalisée par WhiteClouds, le plus important et le plus expert des fournisseurs d’impression 3D au monde. Ce modèle de workflow offre des délais d’exécution rapides, la plus grande variété de matériaux et d’imprimantes sur le marché et élimine les frais généraux généralement associés aux laboratoires d’impression 3D sur site.

Le Docteur Edward P. Quigley III, MD, Ph. D., neuro-radiologue clinique et professeur agrégé de radiologie et de sciences de l’imagerie à l’Université d’Utah, déclare : « Nous sommes ravis d’offrir la technologie d’impression 3D TeraRecon à nos médecins dans l’ensemble du système de santé. Les modèles multicolores sont de haute qualité et incroyablement naturels. Ils fournissent une représentation de l’anatomie et de la pathologie spécifiques au patient. Ils constituent un outil utile dans l’éducation des stagiaires et des patients. Les patients aiment vraiment voir leur modèle. Les impressions 3D aident les patients à comprendre leur anatomie et leurs choix de traitement. Elles peuvent aider à démystifier l’imagerie CT et IRM conventionnelle souvent complexe. Nous considérons ce service comme un excellent complément à l’imagerie centrée sur le patient et nous nous réjouissons du renforcement de notre partenariat avec TeraRecon pour étendre l’impression et la visualisation à de nouvelles modalités et de meilleurs soins aux patients. »

Jeff Sorenson, Président-directeur général de TeraRecon, déclare : « L’Université d’Utah est un partenaire de longue date de TeraRecon en tant que client d’iNtuition et maintenant avec sa poursuite du marché des applications d’impression 3D en médecine. Nous attendons avec impatience les façons dont les impressions 3D seront utilisées pour améliorer les soins prodigués aux patients et la collaboration entre les médecins. »

TeraRecon a d’abord lancé son 3D Print Pack Portal à la RSNA16 et a ajouté un HoloPortal à réalité augmentée (Augmented Reality HoloPortal) complémentaire exploitant la même technologie de pointe. Découvrez les deux en rendant visite à TeraRecon à l’Assemblée annuelle 2017 de la Radiological Society of North America (RSNA17) au stand n° 1332.

À propos de TeraRecon ( www.terarecon.com
TeraRecon est le plus grand fournisseur indépendant de solutions d’affichage d’images médicales indépendantes de fournisseur, axé sur l’innovation avancée en matière de traitement d’image. Les solutions TeraRecon iNtuition font progresser l’accessibilité, les performances, la fonctionnalité clinique et le workflow d’imagerie médicale dans de nombreux domaines de l’écosystème de la santé. La société propose des outils de post-traitement 3D de visualisation de pointe de classe mondiale, ainsi qu’une gamme de solutions d’affichage des images médicales d’entreprise, d’interprétation pour le diagnostic, de partage d’images, de cloud, d’interopérabilité et de collaboration. TeraRecon est une société privée dont le siège mondial se trouve à Foster City, en Californie, avec des bureaux importants à Francfort, en Allemagne ; à Tokyo, au Japon ; à Acton, au Massachusetts et à Durham, en Caroline du Nord.

Une prothèse d’épaule créée grâce aux technologies 3D

C’est une première en France: une patiente a été guérie d’une blessure par balle à l’épaule grâce à une prothèse inversée imprimée en 3D. Les résultats de l’opération sont pour le moment satisfaisants et pourraient ouvrir la voie vers d’autres interventions chirurgicales intégrant les technologies 3D.

Nathalie Dufaut Danjon habite à Paris ; il y a deux ans, elle a été victime d’un accident quasi mortel. Elle a reçu une balle de fusil de chasse dans l’épaule qui est alors ressortie au niveau de son omoplate. Après quelques jours de coma et de nombreuses visites chez différents chirurgiens – 12 en 6 mois très exactement – Nathalie a trouvé une solution au sein du CHU de Dijon : le docteur Brice Viard, chirurgien d’épaule, lui explique qu’elle pourrait recevoir une prothèse imprimée en 3D.

La prothèse créée par Materialise (crédits photo: Materialise)

Les prothèses classiques ne convenaient pas à la patiente française. Elles ne permettaient pas une reconstruction de qualité : l’accident avait tellement endommagé l’épaule qu’il n’y avait pas suffisamment d’os pour fixer l’implant. C’est pourquoi Nathalie s’est tournée vers l’impression 3D et a pu recevoir une prothèse d’épaule totalement adaptée à sa situation complexe. Les applications passées montrent en effet que les technologies 3D peuvent être utiles pour soulager certains handicaps physiques : on se souvient par exemple de ce petit garçon de 4 ans qui a reçu une prothèse de main pour Noël.

Le docteur Viard a travaillé en collaboration avec Materialise pour créer la reconstruction de l’épaule de la patiente. Il a été accompagné par une équipe d’ingénieurs et de designers 3D afin de mettre au point une prothèse d’épaule inversée en titane. Celle-ci est composée d’implants “positionnés sur le versant huméral et le glénoïdien avec une plaque qui correspond à une ostéotomie de l’épine de relèvement pour corriger le cal vicieux” comme l’explique le chirurgien. Bien que nous n’ayons pas plus de détails concernant l’impression même de la prothèse d’épaule, il apparaît clairement que celle-ci n’aurait pas pu être créée avec des méthodes de fabrication traditionnelles.

4 mois après l’opération, les médecins sont très satisfaits des résultats puisque Nathalie a progressivement retrouvé une mobilité articulaire. Son corps a bien réagi aux implants, montrant ainsi le potentiel des technologies 3D dans le secteur chirurgical. Un potentiel bien perçu par la startup toulousaine AnatomikModeling qui s’est également tournée vers les technologies 3D pour créer la première prothèse trachéo-bronchique. On espère voir ces initiatives se multiplier en France!

Source : Une prothèse d’épaule créée grâce aux technologies 3D – 3Dnatives