L’Université Queen’s au Canada va créer un centre de formation médicale en réalité virtuelle

L'Université Queen's au Canada va créer un centre de formation médicale en réalité virtuelle

La réalité virtuelle continue de séduire les acteurs de la formation médicale. L’Université Queen’s, basée à Kingston (Canada), a annoncé le 10 octobre qu’elle va construire un centre de formation médicale en réalité virtuelle. Dans les faits, il s’agit d’un espace de taille modeste, de 20 à 30 m2, mais qui sera totalement dédié à l’apprentissage en VR. C’est une première, d’après la PME bordelaise SimForHealth, partenaire de Queen’s sur ce projet.

« Même si la formation en réalité virtuelle est de plus en plus reconnue, c’est la première fois qu’un lieu y est spécifiquement dédié, déclare Jérôme Leleu, président de SimForHealth, à L’Usine Digitale. Le docteur Dan Howes, directeur du centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de l’Université Queen’s, veut démocratiser la pratique VR pour qu’elle devienne partie intégrante de la formation médicale de l’université. »

Il faut d’abord convaincre en interne

Au départ le centre accueillera deux ou trois postes fixes équipés de casques HTC Vive Pro. Il y aura une phase de présentation pour évangéliser le système auprès des étudiants et des équipes, avant d’étendre éventuellement la taille du centre et le nombre de postes disponibles.

« Il fut un temps où les médecins pratiquaient leurs premières interventions et effectuaient la majeure partie de leur apprentissage sur les patients, explique le Dr Dan Howes dans un communiqué. La réalité virtuelle nous offre la possibilité de simuler de façon réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel, et non sur de vrais patients. »

Ouverture du centre début 2019

Les enseignants élaboreront le programme pédagogique cet automne, avant l’ouverture du centre, prévue pour janvier 2019. SimforHealth fournira de son côté un module de simulation de prise en charge d’un pneumothorax sur sa plate-forme de distribution MedicActiv.

 

Les futurs contenus mis au point par l’Université Queen’s seront également distribués via cette plate-forme. « Queen’s déploie déjà des modules de simulation et les vend à d’autres centres nord-américains. Investir dans la simulation immersive est une donc évolution logique, » commente Xavier Abadie, qui gère le projet côté SimForHealth.

Les casques autonomes vont accélérer l’adoption de la formation VR

De manière générale, SimForHealth déclare constater une maturation du milieu. « On sent que les projets deviennent plus concrets, confie Jérôme Leleu. Aujourd’hui les gens nous demandent quel est notre contenu, pas comment acheter un casque. L’aspect ‘nouveauté’ s’est dissipé pour laisser place aux usages. » L’un des facteurs qui va le plus contribué à accélérer les déploiements est l’arrivée des casques autonomes.

L’entreprise a récemment fait tester une expérience pédagogique sur l’apnée du sommeil à plus de 100 médecins français en utilisant des casques HTC Vive Focus. L’expérience a été réalisée en partenariat avec le docteur Lilia Poulain et a eu lieu les 4, 5 et 6 octobre lors des Journées Pratiques Respiration et Sommeil (JPRS) de Bordeaux.

 

L’avantage de ces casques est qu’ils sont « tout-en-un » : ils ne nécessitent pas de sanctuariser un espace avec un ordinateur, des capteurs et autres. Dans sa première génération, l’utilité du Vive Focus pour la formation est limitée, car il ne permet pas de suivre les mouvements de l’utilisateur sur six axes, mais Jérôme Leleu anticipe une forte adoption de ces appareils autonomes pour la formation en 2019. SimForHealth continue par ailleurs de travailler sur la simulation immersive multi-utilisateurs (pour répliquer les conditions du bloc opératoire).

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FDA approves first Microsoft HoloLens augmented reality system for surgical use

The FDA has recently given 510(k) clearance to the OpenSight Augmented Reality System, the first augmented reality (AR) medical solution for Microsoft HoloLens cleared for use in pre-operative surgical planning.

The technology projects 2D, 3D and 4D images of patients interactively by overlaying them onto the patient’s body, according to a Novarad press release published Oct. 24.

OpenSight specifically utilizes the Microsoft HoloLens headset that allows simultaneous visualization of the 3D patient images in AR and the actual patient and their real-world surroundings. The technique may decrease operative times and improve surgical planning and the understanding of anatomic relationships.

“This is transformative technology that will unite preoperative imaging with augmented reality to improve the precision, speed and safety of medical procedures,” Wendell Gibby, MD, Novarad CEO and co-creator of OpenSight, said in the release. “This internal visualization can now be achieved without the surgeon ever making an incision, improving outcomes in a world of more precise medicine.”

The technology also allows for a multi-user experience, as multiple HoloLens headsets can be worn among users for training or clinical purposes. A teaching version of the software is also available for medical students to perform virtual dissections on cadavers, according to the press release.

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La réalité virtuelle pour révolutionner la formation des professionnels de santé

Pionnier chez Interaction Healthcare, Jérôme Leleu livre aujourd’hui son regard sur le marché actuel de la réalité virtuelle pour la révolution de la formation et des méthodes pédagogiques. Une technologie dite immersive qui doit surtout permettre de créer du lien entre les professionnels aussi bien pour la formation initiale qu’en formation continue.

De nouvelles façons d’apprendre qui est porteur de nombreuses promesses que nous détaille Jérôme. Direction Bordeaux pour un Regard au coeur de ces réalités alternatives qui nous forment déjà les nouvelles générations de professionnels de santé partout dans le monde.

Le contributeur:

Thomas Gouritin accompagne les PME et les grands comptes dans leurs transformations, avec le numérique en appui. Producteur de la série Regards Connectés (chaîne Youtube et podcasts), il explore notre avenir technologique pour vulgariser des sujets complexes comme l’intelligence artificielle et faire passer des messages de pragmatisme à appliquer en entreprise. Le sujet des chatbots est aujourd’hui incontournable, Thomas l’aborde de manière pragmatique avec, en plus de l’accompagnement projet, des conférences visant à démystifier le sujet sans “bullshit” et avec des workshops permettant à chacun de mettre les mains dans la conception pour comprendre, apprendre, et faire.

Source : La réalité virtuelle pour révolutionner la formation des professionnels de santé

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Naissance de DRIM France IA, l’écosystème créé par le Conseil de la Radiologie française

L’écosystème français d’Intelligence Interventionnelle dédié à l’imagerie médicale est créé et s’appelle « DRIM France IA ». Le G4 a annoncé sa mise en œuvre lors des JFR 2018.

 

G4

Le Conseil national de la radiologie française (G4) avait annoncé, au mois de juin 2018, la création d’un écosystème d’Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale.

A l’occasion des Journées Francophones de Radiologie diagnostique et interventionnelle (JFR) 2018, il a annoncé la naissance de cet écosystème intitulé désormais DRIM France IA. Ce projet vise à construire et exploiter une base de données qualifiées d’imagerie médicale à partir des quelques 100 millions d’examens produits chaque année dans les cabinets et services de radiologie publics et privés français.

DRIM France IA mettra cette base de données à disposition des entreprises industrielles, majors ou startups, sous le contrôle d’un comité scientifique, afin de développer des programmes et des applications d’aide à la décision en matière d’imagerie médicale au service des patients et de la santé publique. On y trouvera ainsi des logiciels dédiés à la recherche, à la formation, à l’évaluation, à la prévention, au diagnostic, à la thérapeutique ou au suivi des patients. A terme, cette base constituera une des plus grandes bases de données d’imagerie au monde, voire la plus grande.

La direction de DRIM France IA sera assurée par un directoire composé d’un représentant de chaque membre du conseil professionnel de la radiologie et présidé par le Dr Bruno Silberman (praticien libéral). Ce Directoire comprendra également le Pr Jean-Paul Beregi (CHU de Nîmes), le Pr Pierre Champsaur (AP-HM) et le Pr Jean-Yves Gauvrit (CHU de Rennes). Un comité d’éthique veillera, en outre, au respect de la réglementation applicable à l’utilisation des données de santé.

Bruno Benque.

Source : Naissance de DRIM France IA, l’écosystème créé par le Conseil de la Radiologie française

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Une solution d’IA pour optimiser le diagnostic en sénologie

En se rapprochant de la start-up Hera-MI, Fujifilm France étend son influence sur l’aide à la décision en distribuant la solution d’IA Breast-Slim View dédiée à l’optimisation du diagnostic en sénologie.

Hera MI

Fujifilm France a annoncé, aux JFR 2018, avoir conclu un partenariat scientifique et commercial avec Hera-MI, une start-up française créée en Avril 2017 par Sylvie Davila et le Dr Bruno Scheffer. Ce rapprochement vise à apporter aux sénologues un outil d’aide à la décision et de lecture en mammographie et en tomosynthèse aux moyens de la solution brevetée Breast-SlimView développée par Hera-MI, qui offre un support de lecture innovant et disruptif où seule l’information pertinente est affichée.

La startup Hera-MI a notamment développé un outil permettant aux radiologues de se libérer de l’information superflue pour se concentrer l’analyse des zones potentiellement suspectes. Nous avons eu l’occasion d’assister à une démonstration de ce logiciel lors des JFR 2018. Sur les images de mammographie ou de tomosynthèse, les parties saines du sein sont grisées par l’application, si bien que le radiologue peut se concentrer sur les images dites à risque et ainsi optimiser son diagnostic.

« Hera-MI a pour ambition d’accélérer et de fiabiliser le diagnostic radiologique du cancer du sein grâce à l’intelligence artificielle, commente Sylvie Davila, Présidente et co-fondatrice d’Hera-MI. Breast-SlimView est une solution globale d’aide à la décision et de lecture pensée par un radiologue pour les radiologues.

Pour le Docteur Bruno Scheffer, Directeur Médical d’Hera-MI, « La plateforme Breast-SlimView d’Hera-MI a pour vocation d’assister les sénologues sans les remplacer.
Quel est le constat ? L’infobésité.
L’imagerie en coupes (TDM, IRM, US) et la performance des matériels ont considérablement augmenté le volume d’images et la quantité d’information par image que nous devons analyser. Par un panel de fonctionnalités innovantes, Breast-SlimView focalise l’attention du sénologue sur les zones pertinentes, le radiologue est au centre de la décision dans un workflow fluidifié. »

Paco Carmine.

Source : Une solution d’IA pour optimiser le diagnostic en sénologie

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CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

Vous êtes radiologue, médecin nucléaire, manipulateur ou scientifique et vous vous intéressez à l’imagerie hybride, fonctionnelle et moléculaire ? La conférence online CHILI 2018, diffusée le 26 octobre 2018 est faite pour vous.

ESHI

L’European Society for Hybrid, molecular and translational Imaging (ESHI) est un rassemblement pluri-disciplinaire de particiens européens qui se propose de promouvoir et de coordonner les activités intellectuelles, scientifiques et pratiques de l’imagerie multi-modalités fonctionnelle, à un niveau cellulaire et moléculaire.

Elle est une émanation de l’European Society of Radiology (ESR) et est ouverte aux médecins bien sûr, mais également aux manipulateurs, aux physiciens et aux scientifiques non médicaux intéressés par cette thématique. L’ESHI organise, le 26 octobre 2018, une conférence online intitulée CHILI 2018 et diffusée depuis Barcelone.

Cette session fera l’objet de cours théoriques, de tables rondes et de vidéos relatives à l’imagerie hybride, à la médecine nucléaire et à la radiologie. Elle a pour objectifs principaux d’apprendre les principes de l’imagerie médicale hybride, d’identifier les questions cliniques clés à différents moments du parcours du patient, de comprendre les indications, les limites et les avantages comparatifs de chaque élément de l’imagerie médicale hybride dans un large éventail d’affections, oncologiques ou non, ou d’apprécier les rôles complémentaires de l’imagerie structurelle et fonctionnelle / moléculaire dans la gestion du cancer.

Pour en savoir plus sur les applications avancées de l’imagerie hybride, telles que la combinaison PET / IRM, les nouveaux produits radio-pharmaceutiques et l’intelligence artificielle en imagerie hybride notamment, consultez la vidéo de présentation élaborée par le Comité scientifique ci-contre et inscrivez-vous gratuitement à la conférence online CHILI 2018 ICI.

Bruno Benque.

Source : CHILI 2018, la web conférence dédiée à l’imagerie hybride

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Les radiologues sont optimistes sur l’impact des nouvelles technologies sur leur métier

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Les radiologues abordent les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou la robotique avec enthousiasme. Telle est la tendance qui ressort de l’enquête menée par la Société Française de Radiologie avec le soutien de GE Healthcare et dévoilée cette semaine à l’occasion des Journées Francophones de Radiologie 2017.

Le big data, la robotique ou la réalité augmentée sont des technologies en plein essor, et dont le potentiel pour transformer tous les secteurs est considérable. La santé n’est pas en reste : les équipements médicaux génèrent d’énormes quantités de données. D’ici 2020, leur volume va être multiplié par 501. L’enjeu n’est plus seulement l’accès à l’information, mais l’analyse de ces données pour leur donner du sens.

Face à ces tendances, plus de deux tiers des radiologues interrogés dans cette étude considèrent ces nouvelles technologies comme une opportunité pour les professionnels de santé comme pour les patients.

Grâce aux données collectées, 82 % des radiologues affirment que l’intelligence artificielle peut améliorer la pertinence des décisions cliniques et 80% que celle-ci peut permettre d’optimiser la productivité. 91 % s’accordent à dire que la réalité virtuelle va aussi apporter de nouveaux moyens de formation, en permettant d’expérimenter pour mieux pratiquer. 88% pensent que le digital peut accroitre la collaboration entre les différents services à l’hôpital et ainsi permettre une approche plus globale du parcours de soin des patients.

Pour les radiologues, l’intérêt des nouvelles solutions technologiques se situe dans la possibilité de faire du radiologue un « data scientist des données patient » (56%), en lui donnant accès à un ensemble beaucoup plus large de données, au-delà des images cliniques, de faciliter la collaboration entre praticiens autour d’un même cas patient (47%) et de faciliter la collaboration entre praticien d’une même spécialité (40%).

Les radiologues interrogés estiment que la robotique et la réalité virtuelle sont les deux technologies qui vont le plus impacter leur profession (respectivement 71% et 69%), alors que la robotique et l’intelligence artificielle auront, selon eux, le plus d’impact pour les patients (82 et 80%).

67% estiment que certains diagnostics seront réalisés à l’aide de l’intelligence artificielle. Mais l’idée que l’intelligence artificielle puisse se substituer au radiologue d’ici 2030 reste utopique pour plus de 66 % des répondants.

Les radiologues ont conscience que leur implication sera déterminante pour arriver aux progrès annoncés. Pour la moitié d’entre eux, cela passe par une veille croissante sur l’évolution des nouvelles technologies ainsi que la mise en place de groupes professionnels pour échanger sur les meilleures pratiques. 12 % des répondants évoquent même l’idée de créer une start-up et 35 % de tester ou participer au développement des nouvelles technologies.

De quoi tirer profit du meilleur des technologies pour se connecter toujours plus… au patient !

Enquête menée par la Société Française de Radiologie entre juillet et septembre 2017 avec le soutien de GE Healthcare. 271 répondants. Le questionnaire et les résultats de l’enquête sont disponibles sur simple demande auprès de la SFR. L’analyse des données détaillées est disponible auprès de GE Healthcare.

Les pourcentages sont calculés sur la base des réponses classées de négatives à très positives, de probabilité très faible à très forte. Certains pourcentages sont calculés en fonction de l’accord ou du désaccord avec l’affirmation proposée.

Source : Les radiologues sont optimistes sur l’impact des nouvelles technologies sur leur métier

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La CGIM devient le Groupe Vidi

La CGIM est devenue, lors de son Assemblée Générale du 12 octobre 2018, le Groupe VIDI. Cette marque identifie désormais le premier groupe national de radiologues mutualisant leurs ressources.

À l’occasion de l’Assemblée Générale de la Compagnie Générale de l’Imagerie Médicale (CGIM), qui s’est tenue le 12 octobre 2018, les 500 radiologues associés de la CGIM issus de 27 centres d’imagerie répartis sur l’ensemble du territoire français ont entériné le nouveau nom de cette jeune institution qui devient le Groupe Vidi.

Le Président Alain Guillemot, les Directeurs Généraux Robert Lavayssière et Laurent Verzaux, ainsi que la Directrice Générale Opérationnelle Amélie Libessart ont souhaité ainsi lui faire franchir une étape supplémentaire et s’imposer comme l’opérateur de référence en France en matière d’imagerie médicale. Vidi, devient ainsi une marque et le premier groupe national de radiologues véhiculant un esprit de mutualisation des ressources, techniques et intellectuelles au service de la qualité de la prise en charge radiologique.

Depuis sa création, cette entité a rassemblé 27 centres d’imagerie, représentant plus de 10% des 4600 radiologues libéraux sur le territoire français. Ses premiers projets de mutualisation d’achats, pour les équipements d’imagerie lourde notamment, ont permi aux différents centres associés d’améliorer leur niveau de performance.

Pour décrire le métier des médecins radiologues au cœur du parcours de soins du patient, Vidi a choisi son slogan: « Voir, Comprendre, Soigner ».

Bruno Benque.

Source : La CGIM devient le Groupe Vidi

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Nvidia veut révolutionner l’imagerie médicale grâce à l’intelligence artificielle… sans remplacer l’humain

Nvidia poursuit ses efforts dans l’imagerie médicale avec l’annonce d’un premier partenariat pour l’utilisation clinique de sa plate-forme Clara. C’est le King’s College London qui s’est laissé tenter, alléché par la promesse de diagnostics plus rapides et précis. Mais si Nvidia prône les bienfaits de l’intelligence artificielle, sa vice-présidente en charge de la santé est catégorique : ces outils sont là pour aider les praticiens, pas les remplacer.

Nvidia veut révolutionner l’imagerie médicale grâce à l’intelligence artificielle… sans remplacer l’humain.

Nvidia présente un GPU capable de faire du ray tracing en temps réel.

Lors de sa conférence GTC Europe 2018, qui s’est déroulée du 9 au 11 octobre à Munich, Nvidia a annoncé un premier partenariat clinique pour sa plate-forme Clara, avec le King’s College London (KCL). Clara est une déclinaison des technologies d’intelligence artificielle de Nvidia dédiée à l’imagerie médicale.

Fédérer l’apprentissage des modèles sans partager de données sensibles

Le partenariat va porter sur l’utilisation d’un serveur Nvidia DGX 2 afin d’améliorer la qualité d’images 3D complexes provenant de scanners et d’IRM. Trois grands hôpitaux londoniens vont participer : King’s College Hospital, Guy’s and St Tomas’, et South London and Maudsley. Cette technologie va permettre d’effectuer des diagnostics plus rapidement et avec plus de précision que par le passé, d’après le professeur Sébastien Ourselin, qui dirige l’Ecole d’ingénierie biomédicale et des sciences de l’imagerie de King’s College London.

La collaboration portera dans un premier temps sur le développement d’algorithmes pour entraîner des réseaux de neurones volumétriques à grande échelle, ainsi que sur une infrastructure d’apprentissage fédérée pour permettre à plusieurs institutions d’entraîner un modèle commun, mais sans avoir à partager de données sensibles.

Appliquer au médical des technologies développées pour l’automobile et l’entertainment.

Cette offensive sur le secteur médical s’appuie sur des technologies que Nvidia a créées pour d’autres industries. Par exemple, fin septembre, à Tokyo, l’entreprise a lancé un kit de développement logiciel (Clara SDK) et a annoncé la plate-forme Clara AGX, qui utilise la même puce Xavier que les systèmes mis au point par Nvidia pour la voiture autonome.

« Les instruments médicaux utilisent aujourd’hui un CPU et un GPU, plus un FPGA pour traiter les données brutes, explique Kimberly Powell, VP of Healthcare chez Nvidia. Mais Xavier est justement très doué pour traiter les données issues de capteurs, ce qui veut dire que notre architecture peut désormais gérer toute la chaîne, puisqu’elle est programmable. Elle est suffisamment flexible pour pouvoir même se passer d’un CPU. »

La puissance de calcul nécessaire augmentant en fonction des différents instruments, la dirigeante laisse d’ores et déjà entendre que l’architecture Turing, annoncée en août lors du Siggraph 2018, pourra venir en renfort au sein de certaines configurations. « Le ray tracing a un rôle à jouer dans l’imagerie médicale, déclare Kimberly Powell. Siemens est un innovateur dans ce domaine, ils ont créé un système de rendu cinématique pour l’imagerie médicale, et ce type de rendu s’appuie beaucoup sur le ray tracing afin de produire une visualisation très réaliste basée sur la lumière. »

Outre une meilleure représentation 3D de l’anatomie, cela donne aussi de bien meilleures textures. « Les textures contiennent beaucoup d’informations, comme des marqueurs biologiques. Elles pourraient par exemple aider à savoir si un foie est malade ou si une tumeur cérébrale est susceptible de répondre à un traitement plutôt qu’un autre, » explique Kimberly Powell, citant le professeur Elliot K. Fishman, expert mondialement connu en matière de tomodensitométrie.

De nouveaux instruments intégrant Clara dans 2 ans

Nvidia a un double objectif : intégrer Clara directement dans les nouveaux équipements, mais aussi augmenter les instruments médicaux existants, pour peu qu’ils soient déjà équipés de GPU… Et c’est le cas de la majorité d’entre eux aujourd’hui. Cela pourra passer par le cloud, mais aussi par l’utilisation d’un système en interne, en l’occurrence un serveur DGX. C’est le choix qu’a fait KCL. « Il faudra encore deux ans avant que ne sortent de nouveaux instruments qui incorporeront Clara, mais entre temps les fabricants développent des modules de mise à jour pour les équipements existants », détaille Kimberly Powell.

Standardiser et automatiser les procédures… sans supprimer l’humain

Un autre aspect clé désormais évoqué par Nvidia est la simplification du workflow des services de radiologie. L’idée est notamment d’effectuer la majeure partie du travail directement dans l’instrument, plutôt que d’avoir à envoyer les résultats sur deux stations de travail à la suite avant de pouvoir enfin visualiser les données. Mais cela va plus beaucoup loin dans la simplification des tâches.

« J’étais chez Siemens cette semaine, révèle Kimberly Powell. Ils ont une caméra qui permet de savoir si le patient est bien aligné dans l’instrument d’IRM, plutôt que de le faire mesurer par un technicien. C’est un exemple de ce qu’il est possible de faire. Il ne s’agit pas de remplacer les équipes mais d’augmenter leur travail pour standardiser et automatiser les procédures, même avant l’acquisition de l’image. Lors de l’acquisition elle-même, il est aussi possible de faire un scan rapide pour détecter la zone exacte sur laquelle se concentrer et n’envoyer des radiations que sur cette zone précise. Ensuite, peut-être qu’on pourrait optimiser le triage pour diriger plus rapidement les cas les urgents dans les services appropriés. »

La dirigeante tient à se démarquer très fermement des discours sur la fin du métier de radiologue et l’automatisation totale de l’imagerie médicale qu’on a pu entendre il y a quelques années. « Notre rôle est d’apporter de la puissance de calcul et des outils pour aider à améliorer les traitements. Ensuite ce sont nos partenaires, comme Siemens ou AEG, qui vont travailler avec les médecins sur l’implémentation de ces technologies, comme ils le font déjà depuis des décennies. Nous n’avons pas de projets pour créer d’algorithmes approuvés par la FDA ni quoi que ce soit de ce genre. »

La prochaine échéance pour Clara sera la conférence RSNA 2018, qui aura lieu du 25 au 30 novembre à Chicago. Nvidia devrait y faire des annonces et organiser des démonstrations pour séduire les radiologues nord-américains.

Julien Bergounhoux.

Source : Nvidia veut révolutionner l’imagerie médicale grâce à l’intelligence artificielle… sans remplacer l’humain

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Prodways Group : Nouveaux succès pour Prodways Group dans le médical

17Crown Ceram, 3 Shape et Prodways Technologies construisent les laboratoires dentaires du futur

Avec l’achat de sa seconde imprimante 3D, ProMaker LD-10, le laboratoire dentaire Crown Ceram confirme son statut de laboratoire dentaire pionnier dans l’impression 3D et poursuit sa stratégie de numérisation du flux dentaire.

Depuis plus de 35 ans, Crown Ceram, laboratoire de prothèses dentaires, cultive son art d’entreprendre et d’innover en faisant appel aux technologies de pointe pour garantir à ses clients une qualité sans compromis. Pour répondre à la demande croissante, Crown Ceram s’associe à des partenaires de renom, pionniers dans leurs domaines pour aider ses clients dentaires à basculer leurs flux de production traditionnels vers des modèles numériques. Pour se faire, Crown Ceram a d’abord choisi de s’équiper des solutions 3Shape pour tous leurs designs CAD-CAM. En outre, le laboratoire dentaire Crown Ceram accepte aujourd’hui les impressions numériques et a amorcé sa transition depuis des modèles en plâtre vers des modèles imprimés en 3D.

Après de nombreux tests avec différents fabricants d’imprimantes 3D, Crown Ceram a également choisi de remplacer ses dizaines de petites imprimantes 3D par l’imprimante 3D ProMaker LD-10 de Prodways Technologies.

Frédéric Rapp, Président Directeur Général de Crown Ceram confirme : « Nous avons fait des dizaines et des dizaines de tests de précision, indicateur clé pour garantir la qualité des produits que nous fournissons à nos clients. Aujourd’hui, l’imprimante 3D de Prodways Technologies est la seule qui garantisse une précision inégalée de manière fiable sur le long terme. L’imprimante 3D ProMaker LD-10 est entièrement intégrée à nos outils et fonctionne parfaitement et directement avec les logiciels que nous utilisons, notamment la solution CAMbridge de 3Shape. Par ailleurs, le gain de productivité que procure la ProMaker LD-10 nous permet de concentrer le temps de nos techniciens sur des tâches à plus forte valeur ajoutée plutôt que sur de la maintenance. En effet, auparavant, notre technicien concentrait l’essentiel de son temps de travail sur le lancement, la maintenance, le remplissage et le nettoyage de notre dizaine de petites imprimantes 3D… Avec l’imprimante 3D ProMaker LD-10 de Prodways Technologies, notre technicien peut lancer une impression de modèles dentaires le matin et concentrer son temps sur d’autres tâches à plus forte valeur ajoutée pour la même quantité de modèles dentaires. De plus, et même si nous cherchions avant tout une solution de haute précision, l’un des éléments décisifs a également été la présence des équipes de Prodways Technologies qui ont su nous accompagner tout au long de nos lignes de production pour nous conseiller sur les meilleurs accessoires et pratiques à adopter pour garantir une utilisation de notre imprimante 3D optimale. Grâce à cela, nos techniciens ont pu développer de nouvelles applications pour le dentaire et ouvrir la voie à de nouveaux procédés et techniques pour garantir toujours plus de précision et de satisfaction à nos clients. »

Retrouvez l’intégralité du témoignage de Frédéric Rapp sur notre chaîne youtube : https://youtu.be/J02VdDoqnf8

Scientifeet remporte le prix de l’innovation eHealth Forum Les Echos

A l’occasion du eHealth Forum organisé par Les Echos, ScientiFeet a reçu le Prix de l’Innovation 2018. Désigné Lauréat par un jury composé d’experts de la santé, ScientiFeet s’est démarqué par « sa volonté de faire bouger un modèle latent depuis plusieurs décennies».

Via sa division PRODUCTS, Prodways Group développe des applications verticales utilisant l’impression 3D, dont l’objectif est de se rapprocher du client final et de ses besoins spécifiques. C’est ainsi qu’en mars 2016, Prodways Group a lancé l’offre ScientiFeet, dédiée au wearable biomédical, afin de transformer en profondeur le marché des semelles orthopédiques.

Les semelles personnalisées représentent aujourd’hui un marché en croissance porté par des tendances de fond au niveau mondial. Grâce à l’impression 3D, ScientiFeet bouscule les codes de ce marché et ouvre des perspectives attractives pour les principaux acteurs de la podologie, avec des promesses fortes : un meilleur traitement des patients par un produit plus précis et durable, un gain de temps significatif et donc une meilleure rentabilité pour le praticien.

Ces deux nouveaux succès confirment la position de Prodways Group en tant qu’acteur majeur des technologies d’impression 3D au service du secteur médical.

A propos de PRODWAYS GROUP

PRODWAYS GROUP est spécialiste de l’impression 3D industrielle et professionnelle avec un positionnement unique d’acteur européen intégré. Le groupe s’est développé sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’impression 3D (logiciels, imprimantes, matières, pièces & services) avec une solution industrielle à forte valeur ajoutée technologique. PRODWAYS GROUP propose une large gamme de systèmes d’impression 3D et de matériaux premium composites, hybrides ou poudres (division SYSTEMS). La société fabrique et commercialise également des pièces à la demande, des prototypes et des petites séries imprimées en 3D, en plastique et en métal (division PRODUCTS). Le groupe adresse un nombre important de secteurs, à l’image de l’aéronautique et la santé.

La société a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 34,8 M€, dont environ 40% à l’international. S’appuyant sur une technologie de rupture propriétaire, MOVINGLight®, PRODWAYS GROUP dispose aujourd’hui d’une visibilité mondiale dans le secteur de l’impression 3D industrielle et auprès de clients de premier rang.

PRODWAYS GROUP est une société du Groupe Gorgé.

Plus d’informations sur www.prodways-group.com

Source : Prodways Group : Nouveaux succès pour Prodways Group dans le médical

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Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

L’étude commandée par le SNITEM et relative aux délais de rendez-vous d’IRM montre qu’il faut encore, en moyenne, attendre 32 jours. Elle objective également des inégalités régionales significatives.

SNITEM

Le Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) a publié, lors des JFR 2018, une nouvelle étude sur le parc d’équipements d’imagerie médicale ainsi que sur l’évolution des délais d’attente pour les rendez-vous d’IRM.

L’objectif émis par le Plan Cancer est loin d’être atteint

Cette enquête, réalisée par l’Institut Cemka, met en lumière des délais d’attente toujours très longs, à hauteur de 32 jours en moyenne, malgré l’installation une augmentation des autorisations d’installation ces dernières années. L’objectif fixé dans le Plan Cancer 2014-2019, qui était de 20 jours maximum, est donc loin d’être atteint. En 2017, 54 nouvelles modalités d’IRM ont été installées en France métropolitaine, pour un parc comptant, début janvier 2018, 960 appareils, hors équipements de recherche, vétérinaires et militaires.

Prise de rendez-vous d’IRM lombaire en urgence pour un bilan d’extension

Les causes de ces insuffisances sont connues, entre la croissance des indications pour cette technologie, l’explosion des maladies chroniques, la croissance démographique ou le vieillissement de la population. « L’étude porte sur un examen d’IRM lombaire à réaliser en urgence dans le cadre d’une recherche d’extension de cancer », explique François Vorms, Président du pôle imagerie du Snitem et directeur général France Canon Medical Systems. La méthodologie de l’étude est de simuler par téléphone la prise d’un rendez-vous d’un patient disposant d’une ordonnance dans cette situation.

Des inégalités régionales toujours significatives

Cette étude objective d’autre part des inégalités régionales significatives. En 2018, deux régions avaient un délai supérieur à 50 jours (Bretagne, Pays de la Loire), alors que l’Ile de France est repassée sous le seuil moyen des 20 jours. « Plusieurs paramètres peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer ces résultats, poursuit François Worms. Ce sont notamment l’organisation territoriale, le nombre d’indications très diverses qui sont proposées aujourd’hui, ou encore l’épidémiologie qui varie d’une région à l’autre. Ces facteurs seront intégrés dans nos prochaines études. »

Bruno Benque avec le SNITEM

Source : Rendez-vous d’IRM: les délais d’attente sont toujours très longs !

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Imagerie et IA: un duo à réguler finement au bénéfice du patient

Nesrine Benyahia, Présidente de DrData, et Stéphane Boyer, Directeur Général d’Arterys, nous éclairent sur les véritables enjeux de l’intelligence artificielle en imagerie médicale par des regards croisés sur les plans du juridique, des politiques publiques et des applications pratiques.

Intelligence artificielle
Intelligence artificielle

Thema Radiologie : Nesrine, vous êtes auteure d’une thèse de doctorat sur le droit de l’imagerie médicale et ses enjeux de santé publique. Que pensez-vous de cet engouement pour l’intelligence artificielle dans ce domaine ?

Nesrine Benyahia : L’imagerie médicale est un domaine particulier de la médecine de par son imprégnation dès sa genèse dans les nouvelles technologies. Loin d’être une spécialité poussiéreuse, l’imagerie médicale a l’innovation dans son ADN, et les radiologues aussi ! Cette insatiable innovation, nous la voyons chaque année lors des Journées Francophones de Radiologie (JFR). L’intelligence artificielle se présente alors comme une évidence. Par ailleurs, nous le savons et nous avons déjà eu l’occasion de porter le débat au niveau politique, l’offre de radiologie française ne répond pas de façon suffisante aux besoins des patients en termes de délais d’obtention de rendez-vous d’IRM, de pertinence des soins, de prévention etc. Ces carences sont dues notamment à des défis organisationnels territoriaux (taux d’équipements médicaux lourds décrié) et tarifaires auxquels les organisations professionnelles tentent de répondre à travers notamment le dernier accord historique avec la CNAMTS que nous saluons, ainsi que la création d’un écosystème IA par la FNMR et la SFR.

Les procédés machiniques de l’IA peuvent apporter soutien et expertise au radiologue, et constituer ainsi un précieux co-worker : gain de temps, davantage d’informations et de précisions dans l’analyse des images, la médecine aux 3P (préventive, personnalisée, prédictive)… A l’ère du tout-numérique en santé particulièrement valorisé récemment par les annonces du Président de la République dans le cadre de MaSanté2022, la radiologie a de quoi donner l’exemple.

T.R. : Stéphane, vous qui êtes Directeur Général Europe d’une société proposant une plateforme Cloud d’analyse par l’IA des images médicales, quelles applications pratiques voyez-vous sur le terrain et quelles sont les attentes des professionnels du domaine ? Comment positionnez-vous le patient au cœur de l’IA en radiologie ?

   Stéphane Boyer : L’intelligence artificielle est aujourd’hui omniprésente dans le débat public, nous n’en voyons pourtant que les toutes premières applications. En radiologie, les bénéfices seront très rapidement notables : un allègement de la charge de travail des médecins grâce à l’automatisation des tâches les plus chronophages et à faible valeur médicale ; une meilleure prise en charge des patients par la priorisation des cas, notamment dans les services d’urgences ; un diagnostic plus précis, y compris de pathologies rares, par le croisement avec des milliers puis des millions d’examens déjà annotés. Les possibilités sont presque exponentielles. Les seules limites sont la quantité et la qualité des données à disposition et le respect de la vie privée.

L’IA n’a d’intérêt que si elle profite in fine à la santé du patient. Nous travaillons donc tant sur la qualité de l’analyse automatique des images que sur l’allègement de la charge de travail des médecins, ce qui leur libère du temps avec leurs patients. C’est une de leurs principales attentes et le gage d’une médecine qui demeure humaine.

T.R.: Nesrine, face à ces multiples applications cliniques et l’usage des données de santé en masse, quels sont pour vous les principaux points de vigilance juridique ?

N.B.: L’usage du Big Data dans le secteur de la santé n’est pas anodin. La nouvelle réglementation européenne relative aux données personnelles (RGPD) applicable depuis le 25 mai dernier et la loi informatique et libertés française obligent les acteurs (entreprises, établissements et professionnels de santé, institutionnels) à une prudence accrue. Néanmoins, des verrous de sécurité technique, organisationnelle et juridique existent, tels que des techniques de pseudonymisation, de chiffrement, la mise en œuvre de procédures internes, l’information du patient, un encadrement strict des relations contractuelles…pour assurer le développement de l’IA en radiologie dans le respect des droits et libertés des patients. L’important est d’équilibrer les responsabilités entre les acteurs, d’adopter une action commune et de faire en sorte que cette réglementation soit une chance et non une contrainte supplémentaire. Cela sera aussi l’occasion de repérer les bons élèves, « éthiquement » parlant, soucieux du patient dès sa prise en charge et jusqu’à l’utilisation de sa donnée personnelle.

Autre point de vigilance qui demeure une véritable problématique, celui de la responsabilité médicale. Aujourd’hui, le médecin est responsable des décisions qu’il prend, qu’elles soient basées sur une IA ou non. La responsabilité de l’entreprise conceptrice de l’IA pourra être recherchée en cas de preuve de défectuosité du produit et/ou logiciel. Le régime juridique de la responsabilité des algorithmes sera indéniablement une question que le législateur devra se poser.

T.R.: Stéphane, comment accueillez-vous ces réglementations sur les données personnelles dans le cadre du développement de l’IA en imagerie médicale ?

S..B. : Ces réglementations sont nécessaires et, de notre point de vue, elles sont mêmes bienvenues. Nécessaires car on mesure tant auprès des patients que des praticiens les inquiétudes que peut susciter l’usage de données aussi personnelles et sensibles. Celles-ci sont essentielles au développement des applications de l’intelligence artificielle et pourraient à terme permettre une médecine prédictive et personnalisée, qui est dans l’intérêt de tous. Mais ce progrès ne se fera pas sans le consentement de tous les acteurs. Je suis optimiste, les outils existent déjà aujourd’hui pour garantir l’anonymisation. Ces réglementations sont également les bienvenues pour une société comme Arterys car elles fixent un cadre clair pour notre activité et celle des autres entreprises du secteur, qui plus est un cadre applicable à l’ensemble du continent européen s’agissant du RGPD.

T.R.: Pour conclure, quelles sont les actions qui pourraient favoriser l’usage de l’IA en radiologie au bénéfice du patient et du système de santé ?

Stéphane.B. : Deux défis principaux se posent à l’IA en radiologie si nous ne voulons pas rater cette révolution: diffuser largement la technologie afin de ne pas renforcer les inégalités face aux soins, ainsi que renforcer la qualité des algorithmes et les développer pour l’ensemble de l’imagerie, quelle que soit la modalité (radio, scan, IRM) ou la pathologie concernée.

Rendre l’intelligence artificielle accessible à tous implique nécessairement de libérer des financements pour le système de santé. Cet investissement initial sera auto-financé à moyen terme grâce aux gains de productivité dans les établissements de santé et à une réduction des coûts (prise en charge plus rapide des patients, moindre errance thérapeutique, prévention renforcée).

Par ailleurs, la mutualisation et le croisement de données de santé anonymisées seront essentiels pour poursuivre l’amélioration des outils mis à disposition des radiologues. De ce point de vue, les progrès sont déjà importants. D’une part les médecins sont de moins en moins réticents à ce partage, d’autre part les pouvoirs publics ont pris des initiatives pour que la France soit en pointe : mission de préfiguration d’un Health Data hub, lancement des Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle, etc.

N.B.: L’importance du sujet nécessite un positionnement innovant de la part des pouvoirs publics. La coordination des soins et l’organisation territoriale de l’offre de soins en imagerie a atteint une criticité viscérale tant le système arrive à ses limites. Le process doit évoluer et être évalué. En effet, il nous faut éviter les erreurs du passé (le présent pour d’autres) quant à l’appréhension des innovations dans le système de santé et plus particulièrement au sein de la radiologie, je pense notamment à l’absence de tarification des actes innovants en radiologie interventionnelle. Cela passe par exemple par l’ouverture encadrée des données de santé pour enrichir les algorithmes et les sécuriser, soutenir les projets territoriaux de réorganisation de l’offre d’imagerie par l’IA couplée à la téléradiologie. Il est essentiel également de favoriser la coopération public/privé par le décloisonnement ville-hôpital pour permettre un partage pertinent des données et ainsi mieux coordonner le parcours de soins et éviter les actes non pertinents ainsi que d’éventuelles expositions inutiles aux rayonnements ionisants, en s’appuyant sur les algorithmes prédictifs de l’IA par exemple.

En bref, il nous faut changer de paradigme et insuffler une régulation positive, éthique et inclusive de l’IA dans le parcours de soins du patient.

Nesrine Benyahia est Présidente et co-fondatrice de DrData (société spécialisée dans la protection et valorisation des données de santé), Docteure en Droit public, Membre associé de l’Institut droit et santé (Inserm).

Stéphane Boyer est Directeur général Arterys Europe, ancien directeur Marketing IRM France chez General Electric.

Propos recueillis par Bruno Benque.

Source : Imagerie et IA: un duo à réguler finement au bénéfice du patient

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A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

Le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville compte désormais de nouveaux personnels : les ours Toudou qui accompagnent les enfants lorsqu’ils doivent passer une IRM !

Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l'IRM
Toudou le petit ours compagnon des petits patients jusque dans l’IRM © Radio France – Marie-Ange Lescure

Chaque jour, le service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Clocheville doit faire passer une dizaine d’IRM à des enfants de tous âges et cet examen est particulièrement stressant pour les enfants.

L’association Pharmavie a longuement parlé avec les personnels médicaux de la difficulté de faire passer cet examen à des bébés et des enfants en bas âge. La difficulté est de faire retomber le stress avant de les allonger pour l’examen, de leur faire supporter le bruit assommant de la machine et enfin de leur faire supporter un examen qui peut durer minimum vingt minutes mais qui peut aussi aller jusqu’à une heure. Pour les plus petits et les plus stressés, il faut parfois avoir recours à une sédation même légère pour que l’examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

L’association Pharmavie a donc proposé des oursons en peluche et une IRM miniature pour rassurer les petits patients et leurs parents

Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l'examen qu'il va ensuite subir - Radio France
Toudou passe une IRM ! le petit patient participe à la démonstration de l’examen qu’il va ensuite subir © Radio France – Marie-Ange Lescure

Pour le chef du service, le Docteur Baptiste Morel, Toudou est devenu une aide indispensable : »Avec Toudou installé dans la petite IRM, on va pouvoir donner des explications claires à la fois aux enfants et aux parents. Du coup, l’enfant est moins impressionné quand il arrive dans la salle d’examen, et comme il serre le petit ours dans ses bras, le petit patient va être plus immobile, ce qui nous permet de meilleures images et donc une meilleure lecture des résultats de l’IRM »

Et après avoir assisté le petit patient pendant cet examen difficile, Toudou le petit ourson est offert en cadeau aux enfants !

Petite précision : la présence du nounours ne calme pas à tous les coups le stress des petits patients

L’hôpital Clocheville est le quatrième hôpital de France à être équipé cette année de l’IRM modèle réduit et qui se voit offrir une jolie collection de Toudou !

Source : A l’hôpital Clocheville de Tours, Toudou le petit ourson prépare les petits patients pour les IRM

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Strasbourg inaugure la première unité de simulation de chirurgie dentaire

A la faculté de chirurgie dentaire de l’université de Strasbourg, une unité de simulation est dédiée à l’apprentissage pratique de la consultation et de la radiologie endobuccale. C’est une première en France, inaugurée le 25 septembre, pour la rentrée universitaire 2018-2019.

Evanouissement, toux, asthme, allergie voire arrêt cardiaque : le mannequin interactif mis à la disposition des étudiants en chirurgie dentaire de la faculté de Strasbourg, pour la rentrée universitaire 2018-2019, est capable de reproduire toutes les situations susceptibles de se présenter en consultation. Objectif : « Former aux gestes et à la prise en charge de situations diverses par la participation à des scénarios répétés et modifiables », explique Corinne Taddéi-Gross, doyenne de la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg et présidente de la Conférence des doyens de chirurgie dentaire.

C’est la première fois en France qu’un tel mannequin, conçu par le fabricant Laerdal, équipe une faculté de chirurgie dentaire. Avec plus de 200 capteurs, il réagit aux faits et gestes de l’étudiant en situation. En régie, l’enseignant peut en prendre le contrôle, modifiant variables et réactions pour alimenter ses travaux pratiques, suivis en direct vidéo, par les autres étudiants. Avant même d’entrer en clinique, ces derniers sont ainsi préparés à gérer des situations de crise et peuvent travailler, in situ, leur rapport avec le patient et l’interrogatoire médical.

Dès la deuxième année

Dans cette unité simulant à l’identique un cabinet dentaire classique, trois « têtes fantômes », réalisées par Dentsply-Rinn, sont dédiées à l’enseignement de la radiologie endobuccale. « L es étudiants n’avaient pas de formation pratique avant la 4e année », rappelle Corinne Taddéi-Gross. Dès la 2e année, ils peuvent désormais se faire la main sur ces trois mannequins têtes, qui reproduisent les tissus mous, les dents et les os d’un patient. Cet outil simule parfaitement ses caractéristiques radiologiques et permet, notamment, de répéter la prise de clichés sans l’exposer à des radiations.

Dotée d’un budget de 286.000 euros, cette unité de simulation, qui a mis deux ans à se concrétiser, bénéficie d’un financement IdEx (150.000 euros) et de la participation de Gold Conseil, NSK et Philips.

Source : Strasbourg inaugure la première unité de simulation de chirurgie dentaire

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En 2017, la France compte 1.175 scanners âgés en moyenne de 3,6 ans (étude IRSN)

PARIS, 2 octobre 2018 (TecHopital) – L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu les conclusions de son étude sur l’état des lieux du parc français des scanners et l’impact de l’année de construction sur les doses délivrées aux patients, a indiqué l’IRSN dans un communiqué publié le 28 septembre.

Dans une saisine conjointe, la direction générale de la santé (DGS) et la direction de la sécurité sociale (DSS) ont demandé à l’IRSN en décembre 2017 d’établir un état des lieux du parc français des scanners ainsi qu’une analyse de l’impact de l’âge des scanners sur les doses délivrées.

L’analyse du parc français des scanners conduit aux observations suivantes :

Fin décembre 2017, l’IRSN recensait 1.175 appareils, avec un âge moyen du parc de 3,6 ans. L’âge des scanners au moment de leur renouvellement est en moyenne de 6,1 ans.

L’étude indique que 83% des scanners de plus de 10 ans sont implantés dans les établissements publics.
De plus, les indices de dose baissent de l’ordre de 20 à 30% entre les scanners installés avant 2009 et les scanners installés en 2015.

Ainsi, l’IRSN estime que « l’âge moyen des scanners au moment de leur renouvellement, entre 5 et 7 ans, est en cohérence avec le cycle des évolutions techniques« . Toutefois, elle estime qu' »une attention particulière doit être portée aux évolutions technologiques ayant un impact positif sur les doses délivrées aux patients afin qu’elles puissent bénéficier à l’ensemble du parc, en veillant à un renouvellement homogène des scanners entre le secteur public et le secteur privé« .

L’IRSN recommande « de renouveler en priorité les scanners de plus de 10 ans et ceux de plus de 7 ans utilisés en pédiatrie ou, à défaut, de mettre en place un dispositif incitatif à la mise à niveau des scanners lorsque les évolutions proposées ont une influence bénéfique sur leurs performances (dose et qualité d’image)« .

A noter que pour répondre à cette saisine, l’IRSN a exploité deux des bases de données dont la gestion lui a été confiée par la réglementation : Sigis, le système d’information et de gestion des sources, ainsi que l’application de gestion des niveaux de référence diagnostiques.

L’IRSN a par ailleurs auditionné les associations de professionnels concernés, sur les thématiques en lien avec cette saisine.

Le scanner d’Agde se modernise

L’offre médicale de la Ville ne cesse de s’enrichir et comprend désormais un nouvel équipement parmi les plus performant. Ainsi, jeudi 20 septembre, le nouveau scanner, remplaçant le précédent modèle, a été inauguré en présence de Gilles D’Ettore, Maire d’Agde, de Carole Raynaud, Adjointe en charge de l’Action Sociale, de Claudie Greslon, Directrice des Hôpitaux du Bassin de Thau et de Pierre-Yves Daclin, représentant les radiologues libéraux agathois.

Le scanner d’Agde se modernise

Ce dernier a expliqué combien «cette nouvelle machine répond aux dernières avancées technologiques en matière d’imagerie médicale et permet une acquisition ultra rapide des images, une réduction majeure des doses de rayonnement et surtout une analyse médicale plus précise. Cette technologie permettra de répondre aux nombreuses demandes en la matière, 100 000 depuis 10 ans. Cette innovation est le fruit d’un partenariat public/privé associant l’hôpital Saint-Loup, dépendant de l’hôpital intercommunal du Bassin de Thau, et les radiologues libéraux agathois». Le Maire Gilles D’Ettore est revenu sur la politique entreprise par la Ville dans le secteur de la santé. «À notre arrivée, Agde souffrait d’un gros déficit médical. Ainsi, nous avons mis en place l’hôpital Saint-Loup, la maison médicale de garde, le centre de dialyse ou encore l’EHPAD Laurent Antoine. D’autres projets ont également vu le jour comme les résidences pour seniors, les maisons de retraite et, bien entendu, l’installation de ce scanner, qui, après 10 années de présence, se modernise avec un nouvel équipement de pointe. Notre prochain objectif est l’installation d’un Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour les maladies graves. Dans les années à venir, 3 IRM seront installés sur l’Hérault, et nous allons faire valoir la cohérence de notre secteur géographique pour en obtenir un à Agde. Cette ambition s’inscrit dans notre volonté de continuer à tout faire pour que l’activité médicale agathoise offre toujours les soins appropriés à notre population».

Source : Le scanner d’Agde se modernise

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Un paraplégique remarche grâce à l’implant d’une électrode

 

Un homme paraplégique a réussi à marcher grâce aux stimulations électriques d'une électrode placée dans sa colonne vertébrale (illustration).

Un homme paraplégique a réussi à marcher grâce aux stimulations électriques d’une électrode placée dans sa colonne vertébrale (illustration).

Paralysé des jambes après un accident, Jered a pu parcourir quelques dizaines de mètres grâce à une stimulation électrique.

« Lève-toi et marche ». L’injonction divine s’est transformée en exploit médical aux États-Unis. Un homme totalement paralysé des jambes a réussi à marcher avec le seul appui des bras et d’un déambulateur, grâce à l’implant d’une électrode, selon une étude publiée lundi par Nature Medicine.

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« L’étude montre qu’après implant et sous stimulation électrique, le patient a pu regagner le contrôle volontaire de ses jambes », a observé le docteur Kendall Lee, qui a dirigé l’étude avec le docteur Kristin Zhao, lors d’une conférence de presse, tout en reconnaissant que « le mécanisme précis qui a rendu cela possible reste inconnu ».

Un entraînement de 43 semaines

Dans le cadre de cette étude commencée en 2016, les chirurgiens de la clinique Mayo de Rochester, dans le Minnesota, ont installé un implant porteur d’une électrode dans l’espace péridural en dessous de la zone lésée de la colonne vertébrale de Jered, devenu paraplégique. Depuis un accident de motoneige en 2013, qui avait endommagé sa moelle épinière au niveau du milieu du dos, il ne pouvait plus ni bouger, ni sentir quoi que ce soit en dessous de la lésion. L’électrode reliée à un stimulateur implanté dans la région abdominale était connectée sans fil à une commande extérieure.

Le jeune homme, âgé aujourd’hui de 29 ans, a ensuite suivi des sessions de stimulation électrique et d’exercices physiques combinés pendant 43 semaines. Au bout de deux semaines, il pouvait déjà se lever et faire des pas soutenu par un harnais, sous stimulation électrique.

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Pendant 113 sessions d’entrainement réparties sur un an, les chercheurs de la clinique Mayo et de l’université UCLA (université de Californie à Los Angeles) ont ajusté les exercices pour donner le maximum d’indépendance au patient. Le jeune paraplégique est ainsi parvenu à marcher sans harnais, avec l’appui fourni par le déambulateur ou en se tenant aux barres sur un tapis roulant, et même à trouver son équilibre sans regarder ses jambes dans un miroir.

Un terrain de football en un an

« C’est la première fois qu’on peut mettre en oeuvre chez un homme totalement paralysé du bas du corps un processus de marche sur tapis roulant ou avec déambulateur », souligne le Dr Kristin Zhao. Dans de précédentes expérimentations, des volontaires paraplégiques avaient été capables sous stimulation électrique de bouger volontairement les hanches, les chevilles ou les orteils, mais pas de marcher.

Au total, sur un an, l’homme a réussi à parcourir 102 mètres, soit la longueur d’un terrain de football.

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« L’étude montre que le système nerveux central peut s’adapter après une blessure grave, et qu’avec des interventions comme la stimulation péridurale, on peut regagner un certain contrôle des fonctions motrices », ajoute le docteur Kristin Zhao. Toutefois, « il faut souligner qu’en dépit des succès obtenus pendant l’étude, le patient continue de mener sa vie quotidienne en chaise roulante ». En effet, dès que la stimulation électrique s’arrêtait, l’homme revenait à son état de paralysie initiale, et il n’a pas regagné de sensation corporelle.

L’étude porte en outre sur un seul individu, et « il faut poursuivre la recherche dans ce domaine pour mieux comprendre qui peut bénéficier de ce type d’intervention », estime le docteur Zhao. Néanmoins, ce travail vient renforcer, avec d’autres expérimentations, l’idée que « des fonctions qu’on pensait définitivement perdues » pourraient être remises en marche grâce aux technologies nouvelles.

Deux patients remarchent dans le Kentucky

Deux patients d’un programme expérimental de rééducation dans le Kentucky (États-Unis) sont également capables de marcher de nouveau grâce à une stimulation électrique de leur colonne vertébrale, et deux autres se lèvent ou s’assoient. Ces nouveaux résultats ont été publiés lundi dans la revue New England Journal of Medicine.

Ils ont été publiés en même temps que l’annonce faite dans la revue Nature Medicine concernant un autre homme paraplégique traité dans le Minnesota. Le centre de recherche sur la colonne vertébrale de l’université de Louisville, dans le Kentucky, avait déjà fait parler de lui en 2014 lorsqu’il avait annoncé que des personnes paralysées des jambes avaient retrouvé des sensations grâce à de la stimulation électrique.

Cette fois, il a annoncé qu’après des mois de rééducation et grâce à une électrode dans la colonne reliée à un implant dans l’abdomen, deux participants avaient pu remarcher en s’appuyant sur un déambulateur ou des barres, et deux autres se tenir debout ou s’asseoir. « Les quatre participants ne peuvent pas faire ces actions lorsque la stimulation est arrêtée », ont également précisé les auteurs de l’expérimentation.

Les chercheurs ne comprennent pas bien les mécanismes de la rééducation, mais suggèrent que les deux patients ont pu remarcher car, bien que complètement paralysés, ils avaient gardé quelques sensations en-dessous du niveau de leur blessure. Une des deux patients vit désormais chez elle, où, grâce à un déambulateur, elle se déplace de pièce en pièce ou sort en ville. Il faut pour cela qu’elle allume son stimulateur électrique, grâce à une petite télécommande.

Source : Un paraplégique remarche grâce à l’implant d’une électrode

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Aktiia révolutionne la mesure de la pression artérielle

La medtech neuchâteloise aktiia lance un tensiomètre 2.0 très attendu par le monde médical. Présenté sous la forme d’un bracelet, il révolutionne le monitoring de la pression artérielle grâce à un nouveau capteur optique miniature qui mesure en temps réel la tension artérielle au poignet.

Josep Sola et Mattia Bertschi, les deux fondateurs d’aktiia.

C’est une technologie médicale qui va sauver des vies. La medtech aktiia, basée à Neuchâtel, a créé en effet une nouvelle génération de tensiomètre. Finis les brassards pour les tensiomètres électriques. La jeune entreprise, issue du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM),…

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Les aspects technologiques et juridiques de la téléradiologie

Pour les radiologues et les manipulateurs impliqués dans les pratiques de la téléradiologie, FORCOMED organise une session de formation centrée sur les aspects technologiques et réglementaires spécifiques.

FORCOMED

Forcomed organise, du 15 octobre au 22 novembre 2018, une session de formation des radiologues et manipulateurs dans les domaines technologiques et réglementaires de la téléradiologie.

Cette session aborde notamment les PACS et serveurs d’application, la sécurité de la transmission des images, le cryptage des données, la réglementation de l’hébergement des données de santé.

Cette formation est conçue et animée conjointement par un radiologue et un spécialiste du système d’information d’un centre d’imagerie médicale. Le programme prévoit une journée de formation à Paris le 12 novembre 2018 et deux questionnaires auxquels il faut répondre en ligne.

Source : Les aspects technologiques et juridiques de la téléradiologie

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