Nouvelles technologies : les apports de l’impression 3D dans la médecine

Les pièces médicales, comme les prothèses et les dispositifs utilisés lors des interventions chirurgicales, sont d’habitude assez chères. Grâce à l’impression 3D, les professionnels de la santé peuvent proposer à leurs patients des pièces personnalisées à faible coût. Ayant recours aux nouvelles technologies, les médecins peuvent améliorer leurs services.

De nos jours, les nouvelles technologies impactent de plus en plus le secteur médical, ainsi que d’autres secteurs d’activité, tels que les industries et l’aéronautique. Les professionnels de la santé ont désormais la possibilité d’utiliser l’impression 3D pour offrir aux patients des soins médicaux sur mesure de plus haut standard.

S’adapter aux besoins de chaque patient

L’un des défis du métier de médecin, c’est de savoir s’adapter à chaque patient. Dans l’objectif de soigner correctement les malades, les médecins préfèrent utiliser des outils et des dispositifs performants. Les investigations de routine et les interventions chirurgicales doivent être adaptées aux besoins des patients. Grâce aux nouvelles technologies et à l’impression 3D, les spécialistes du secteur médical peuvent répondre dans les plus brefs délais aux attentes de leurs clients. Ils peuvent même imprimer des pièces sur mesure, uniques, à des prix raisonnables. Les personnes qui ont besoin des prothèses spéciales ont à présent la possibilité de les acquérir à des coûts modérés.

Bénéficier d’implants sur mesure

Dans le domaine de la santé, la fabrication des prothèses et des implants est un sujet très sensible, surtout pour les personnes qui souffrent d’handicaps physiques. Il y a une dizaine d’années, les prothèses étaient très chères et peu esthétiques. En fonction de leurs caractéristiques, certains modèles arrivaient parfois à coûter plus de 100.000 euros. Aujourd’hui, vous pouvez les acheter à des prix bien plus accessibles. En ce qui concerne les implants, les professionnels de la santé utilisent fréquemment les impressions 3D pour concevoir des pièces médicales personnalisées, en matériaux de bonne qualité, qui sont plus facilement acceptées par le corps. Les nouvelles technologies permettent aux médecins de créer des implants durables à moindre coût.

Les spécialistes de Limprimeur3d.fr offrent aux médecins et aux autres professionnels de la santé des services d’impression 3D de haut standard. Ayant une vaste expertise dans ce domaine, ils peuvent fabriquer des prothèses auditives et dentaires sur mesure qui résistent bien au passage du temps. Ils possèdent les équipements nécessaires pour concevoir des pièces médicales visant à remplacer un membre du corps, ainsi que des dispositifs spéciaux dédiés à la préparation des interventions chirurgicales.

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Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

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Quels sont les secteurs qui bénéficient le plus de l’impression 3D ?

Le travail numérique sur textile, l’électronique et la décoration d’espaces professionnels sont les domaines d’application de l’impression 3D qui connaîtront une forte croissance les 5 prochaines années. Pour décorer vos espaces de travail ou votre maison, il est recommandé de collaborer avec des spécialistes.

Grâce aux nouvelles technologies, le quotidien des professionnels de nombreux secteurs d’activité peut considérablement être simplifié. Les domaines d’application de l’impression fonctionnelle et industrielle qui seront à forte croissance d’ici 2022 sont la décoration d’espaces intérieurs et extérieurs, l’électronique et le travail numérique sur textile.

Les nouvelles technologies et le secteur médical

Selon les statistiques récentes, le marché mondial de l’impression 3D dans le domaine médical a connu une croissance impressionnante ces dernières années en allant de 30 milliards de dollars environ en 2012 à plus de 50 milliards de dollars à la fin de l’année 2017. Les spécialistes de la filière estiment que le marché devrait atteindre d’ici 2022 approximativement 80 milliards de dollars. Le secteur médical n’est pas toutefois le seul à connaître une forte croissance de l’impression fonctionnelle. L’électronique et le marché de la décoration connaîtront la plus grande croissance du chiffre d’affaires les 5 prochaines années.

Concevoir des objets uniques et en série

De nos jours, l’impression 3D est fréquemment utilisée pour décorer des revêtements muraux, des revêtements de sol et des meubles. Les experts de la fabrication de meubles et de revêtements utilisent régulièrement l’héliogravure pour imprimer du papier laminé sur diverses surfaces en bois, en plastique ou en métal. De leur côté, l’offset et la flexographie ne représentent à présent qu’une petite part du marché de la décoration.

Pour concevoir des produits sur mesure qui résistent bien au passage du temps, les professionnels qualifiés utilisent d’habitude des équipements modernes et performants. En ce qui concerne le secteur de l’électronique, un grand nombre de fabricants font appel aux nouvelles technologies et à l’impression 3D pour créer une gamme très large de produits à des coûts maîtrisés. Il s’agit notamment d’interrupteurs à membranes, d’équipements photovoltaïques, de systèmes d’affichage et de technologies RFID.

Les experts de L’Imprimeur 3D vous accompagnent dans la réalisation de vos projets de décoration pour que vous réussissiez à obtenir les meilleurs résultats à des coûts modérés. Les spécialistes de l’Imprimeur 3D possèdent une vaste expertise dans ce domaine et peuvent vous aider à créer des maquettes d’architecte, des panneaux signalétique, des prothèses médicales et d’autres types d’objets uniques ou en série.

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Le Parlement souligne les apports des objets connectés et de l’impression 3D au secteur de la santé

PARIS (TICpharma) – L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié fin mars deux notes scientifiques portant respectivement sur les objets connectés et l’impression 3D, soulignant les apports de ces technologies dans le domaine de la santé.

Il s’agit des premières « notes courtes scientifiques » publiées par l’OPECST afin de proposer une synthèse rapide de sujets scientifiques ou technologiques d’actualité.

Dans la note sur les objets connectés, dont le rapporteur est Didier Baichère, député LREM des Yvelines et vice-président de l’office parlementaire, l’OPECST constate que « la valeur ajoutée des objets connectés actuels n’apparaît pas évidente aux consommateurs » mais que « se distinguent, néanmoins, les objets connectés liés à la santé et au bien-être, qui connaissent le plus grand succès ».

Il relève que les objets connectés de santé « sont porteurs de nombreuses promesses », citant la télémédecine et le dépistage en temps réel de certaines pathologies.

Pour l’OPECST, l’automesure connectée des constantes physiologiques réalisée via ces objets « doit permettre la médecine prédictive ». « Il n’est plus question d’aller chez le médecin seulement une fois malade: l’interprétation des données mesurées doit permettre d’anticiper ou de prendre en charge rapidement les problèmes de santé et, en parallèle, de réaliser d’importantes économies ».

L’office parlementaire évoque aussi l’émergence des « médicaments connectés », avec l’homologation en novembre 2017 aux Etats-Unis du premier système associant un médicament en comprimé, l’antipsychotique Abilify (aripiprazole, Otsuka), et un capteur numérique ingérable destiné à suivre la prise du traitement par les patients (voir dépêche du 20 novembre 2017)

« Si, aujourd’hui, prendre un médicament connecté induit une action éphémère sur le corps (toute trace du médicament étant éliminée à terme), demain il est probable que nous serons connectés de manière permanente, par exemple via des implants-capteurs surveillant notre santé », avance l’OPECST.

La note scientifique du Parlement souligne toutefois les enjeux sociaux posés par les objets connectés. Elle explique que ces outils peuvent être « créateurs de contraintes ». « Un manque de recul sur les diagnostics d’un objet connecté de santé peut, par exemple, inciter l’utilisateur à se conformer à une norme non nécessaire pertinente: les podomètres connectés incitent leurs utilisateurs à faire ‘10.000 pas par jour’, bien qu’aucune étude scientifique n’en atteste le bienfait », relève-t-elle.

Du côté des défis technologiques, l’OPECST insiste sur le danger que peut représenter l’exploitation de failles de sécurité des objets connectés. Il regrette que « les standards de conception assurant la sécurité informatique de l’internet des objets [IoT] ne sont pas encore généralisés » et recommande qu’ils fassent l’objet d’une « attention particulière ».

L’impression 3D « très prometteuse » pour la santé

La note scientifique sur l’impression 3D de la rapporteure Huguette Tiegna, députée LREM du Lot et vice-présidente de l’OPECST, contient elle aussi un volet entier sur les enjeux de santé posés par les techniques de « bio-impression », c’est-à-dire de production artificielle de structures cellulaires.

Elle rappelle qu’au lieu de faire appel à des cellules embryonnaires humaines dont l’utilisation est extrêmement encadrée, la bio-impression peut se servir de cellules souches pluripotentes induites (CSPI), c’est-à-dire des cellules adultes reprogrammées.

L’impression de CSPI pourrait permettre à terme de « reconstituer des organes artificiels pour remplacer des organes déficients, et ce, sans causer de rejet immunologique », grâce à l’utilisation des cellules du patient concerné, ou de créer des organes pour la recherche, explique l’OPECST.

« Si l’impression 3D d’organes complexes (reins, poumons…) en vue de greffes reste expérimentale, certaines applications thérapeutiques portant sur l’impression d’organes simples (cheveux, muqueuse gingivale et implants osseux) sont déjà très prometteuses », poursuit l’OPECST, citant à titre d’exemple la collaboration entre le groupe L’Oréal et la start-up Poietis pour traiter la calvitie à l’aide de la bio-impression.

L’office note que l’impression 3D est déjà « massivement utilisée dans le secteur des prothèses auditives » et que, de la même façon, elle « pourrait bouleverser le marché des prothèses dentaires ».

Dans l’industrie pharmaceutique, ces technologies « peuvent être utilisées afin d’améliorer la galénique des médicaments », est-il ajouté. C’est notamment le cas aux Etats-Unis, où la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé en 2015 la commercialisation de l’antiépileptique Spritam (lévétiracétam) de la société Aprecia, produit grâce à l’impression 3D.

Dans ses recommandations, l’OPECST prône un plus grand soutien à la recherche et aux investissements en impression 3D, « notamment par les subventions du programme d’investissement d’avenir (PIA) et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance), ainsi que des appels à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et du programme européen Horizon 2020 ».

Il suggère de « renforcer la structuration de la filière » en soutenant l’action de l’Alliance Industrie du Futur (AIF) et de l’institut Carnot Cetim, centre d’expertise mécanique français, « notamment par une mise en réseau des acteurs ».

L’office parlementaire insiste enfin sur le développement de formations et d’informations sur les techniques et le potentiel de l’impression 3D pour « faire reconnaître » et « populariser » cette technologie.

La note scientifique de l’OPECST sur les objets connectés
La note scientifique de l’OPECST sur l’impression 3D

Raphael Moreaux.
Verso accompagne le développement des objets connectés au service de la santé.