Imagerie médicale : l’ASN appelle à de nouvelles actions pour renforcer la justification et l’optimisation des doses de rayonnements ionisants délivrées aux patients

L’ASN lance un deuxième plan d’action pour la maîtrise des doses de rayonnements ionisants délivrées aux personnes en imagerie médicale, élaboré en concertation étroite avec les services du ministère des Solidarités et de la Santé et les professionnels de santé. Ce plan, en accord avec la délibération du 3 décembre 2015 du Conseil de l’Union européenne, vise à renforcer la justification et l’optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants à des fins médicales.

En France, l’exposition à des fins médicales représente la première source des expositions  artificielles de la population aux rayonnements ionisants. Cette exposition est en augmentation  principalement du fait du nombre accru d’examens avec scanners.

L’ASN rappelle l’importance de maîtriser les doses délivrées aux patients bénéficiant d’examens d’imagerie médicale, et à ce titre, considère prioritaires les trois actions suivantes :

Promouvoir l’utilisation du guide de bon usage des examens d’imagerie médicale par les médecins généralistes en tant que demandeurs d’examens ;

Déployer progressivement le nouveau dispositif de formation continue des professionnels réalisant les actes d’imagerie à la radioprotection des patients et du personnel ;

Impliquer le physicien médical pour optimiser les doses délivrées aux patients, notamment pour les examens avec scanners et pour les pratiques interventionnelles.

L’avis n° 2018-AV-0311 de l’ASN du 24 juillet 2018 souligne l’importance de plusieurs actions nouvelles, notamment :

Favoriser l’implantation et l’interopérabilité des systèmes d’information médicale pour faciliter les échanges de données d’imagerie entre professionnels de soins et permettre un meilleur suivi des doses délivrées aux patients ;

S’assurer que les équipements émetteurs de rayonnements ionisants soient effectivement dotés d’un dispositif opérationnel d’estimation de la dose délivrée aux patients.

Source : Imagerie médicale : l’ASN appelle à de nouvelles actions pour renforcer la justification et l’optimisation des doses de rayonnements ionisants délivrées aux patients

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Guerbet et IBM Watson Health annoncent un partenariat stratégique alliant l’intelligence artificielle à l’imagerie médicale

Guerbet et IBM Watson Health annoncent un partenariat stratégique alliant l'intelligence artificielle à l'imagerie médicale

L’accord vise à développer et commercialiser une solution logicielle d’aide au diagnostic et au suivi dans le cancer du foie.

Villepinte (France) et Cambridge (Etats-Unis) – le 10 juillet 2018 (8:30 CEST) – Guerbet, spécialiste mondial des produits de contraste et solutions pour l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, annonce aujourd’hui la signature d’un accord conjoint exclusif relatif au développement d’une solution logicielle d’intelligence artificielle avec IBM Watson Health pour aider au diagnostic et au traitement du cancer du foie.

A travers ce partenariat, Guerbet et IBM Watson Health prévoient de co-développer des solutions innovantes d’aide à la décision clinique. La première, Watson Imaging Care Advisor for Liver, a pour but d’être un outil d’aide au diagnostic qui utilisera l’intelligence artificielle pour automatiser la détection, la caractérisation, le suivi, la surveillance, la prédiction de la réponse thérapeutique du cancer du foie primaire et secondaire. Les équipes de recherche d’IBM participeront aussi au développement des solutions en tirant parti de leurs précédents travaux.

Le cancer du foie, seconde cause mondiale de décès par cancer dans le monde, est également la cause de décès par cancer avec la plus forte croissance aux Etats-Unis. Environ 83% des cas de cancer du foie primaire surviennent dans les pays en développement.

La plupart des cancers du foie primaire sont diagnostiqués par imagerie, mais cela reste un diagnostic complexe. Le foie est également un foyer très fréquent de métastases, en particulier dans le cas des cancers digestifs, dans lesquels près de 50% des patients développent des métastases. Une meilleure caractérisation ainsi qu’une identification précoce de ces métastases peuvent augmenter les chances de guérison.

« Le cancer du foie est un problème de santé de plus en plus répandu à l’échelle mondiale, et l’utilisation de l’intelligence augmentée par les experts de l’imagerie médicale offre l’opportunité de faire face à ce défi. Nous sommes fiers de collaborer avec IBM Watson Health pour développer une solution dédiée aux pathologies du foie, qui pourrait permettre de caractériser les tissus sans recourir à la biopsie », a déclaré Yves L’Epine, Directeur Général de Guerbet.

Care Advisor for Liver sera compatible avec tout système de visualisation PACS (Picture Archiving and Communication System), ce qui facilitera son intégration directe dans les flux de travail des professionnels de santé.

« L’imagerie est un domaine critique des soins de santé dans lequel nous croyons que l’intelligence artificielle peut être utilisée pour élargir la vision des médecins afin qu’ils aient une plus grande confiance dans leurs décisions de diagnostic et de traitement pour leurs patients. Nous sommes ravis de réunir l’expertise significative d’IBM et de Guerbet pour faire avancer l’innovation dans ce domaine de première importance, et finalement aider à combattre le défi qu’est le cancer du foie à l’échelle mondiale », a déclaré Silvano Sansoni, Directeur général, Ventes, IBM France.

Watson Imaging Care Advisor for Liver fera partie d’une gamme d’outils d’aide à la décision basés sur l’analyse d’image de Watson, pour aider au diagnostic et aux décisions cliniques des radiologues pour les patients.

« Nous nous réjouissons de collaborer avec IBM Watson Health sur le premier projet de Guerbet visant à mieux assister les radiologues grâce l’intelligence augmentée. Cela nous aidera à développer nos capacités en IA pour proposer des solutions innovantes améliorant les parcours de soin », a déclaré François Nicolas, Chief Digital Officer chez Guerbet.

A propos de Guerbet

Pionnier dans le domaine des produits de contraste avec plus de 90 années d’expérience, Guerbet est un des leaders de l’imagerie médicale au niveau mondial. Il dispose d’une gamme complète de produits pharmaceutiques, de dispositifs médicaux et de services pour l’imagerie diagnostique et interventionnelle afin d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients. Avec 8 % de ses ventes consacrées à la R&D et plus de 200 collaborateurs répartis dans ses centres en France, en Israël et aux États-Unis, Guerbet mobilise d’importantes ressources pour la recherche et l’innovation. Guerbet (GBT) est coté au compartiment B d’Euronext Paris et a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 807 millions d’euros. Pour plus d’informations sur Guerbet, merci de consulter le site www.guerbet.com

A propos d’IBM Watson Health

Watson Health est une entité d’IBM qui se consacre au développement et à la mise en oeuvre d’intelligence artificielle et de technologies axées sur les données pour faire progresser la santé. Les technologies Watson Health s’attaquent à un large éventail des plus grands défis de santé dans le monde, y compris le cancer, le diabète, la découverte de médicaments et plus encore. En savoir plus sur ibm.com/watson/health

Relations Media Guerbet Global

Alize RP

Caroline Carmagnol et Wendy Rigal +33 (0)1 44 54 36 66 / +33 (0)6 48 82 18 94 guerbet@alizerp.com

IBM France

Sandrine Durupt  +33 (0)6 70 21 82 10 Sandrine-durupt@fr.ibm.com

Weber Shandwick

Eric Chauvelot / Julie Fontaine    +33 (0)6 21 64 28 68 / +33 (0)6 26 73 39 03

Source : Guerbet et IBM Watson Health annoncent un partenariat stratégique alliant l’intelligence artificielle à l’imagerie médicale

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Des résultats d’imagerie exceptionnels avec les appareils CBCT de Planmeca

Tous les appareils CBCT de Planmeca proposent trois types d’imagerie 3D ainsi qu’une imagerie péricoronaire extra-orale (bitewing extraoral), céphalométrique et panoramique numérique. Cette flexibilité entre la 2D et la 3D permet aux cabinets d’optimiser leur processus d’imagerie et de choisir les techniques le mieux adaptées à chaque cas. Grâce aux options exclusives d’imagerie à faible dose de rayons et de correction des mouvements du patient également proposées, Planmeca offre une expérience d’imagerie dentaire totalement unique.

 

Planmeca Ultra Low Dose est la méthode idéale pour prendre des images CBCT à de faibles doses de rayons. Cet outil peut être utilisé avec toutes les tailles de voxel et dans tous les modes d’imagerie ; il permet aux cliniciens de récupérer davantage d’informations qu’à partir des images panoramiques 2D standard, à une dose de rayons équivalente, voire inférieure. Tout ce processus se réalise sans réduction statistique de la qualité d’image*.

Alors que le protocole Planmeca Ultra Low Dose protège les patients contre les doses inutilement élevées, le nouveau protocole d’imagerie Planmeca CALM permet d’éviter de reprendre des images en compensant les mouvements.

D’après des études menées**, le mouvement du patient peut apparaître dans près de 40 % des cas, ce qui signifie que la qualité d’image n’est pas optimale dans une partie significative des scans CBCT. Planmeca CALM corrige les artefacts liés aux mouvements, générant ainsi des images finales plus nettes. L’algorithme peut être appliqué après avoir effectué un scan, mais également juste avant l’exposition.

Lorsque vous achetez un nouvel appareil CBCT, n’oubliez pas de demander à recevoir toutes les informations valides sur le produit. Demandez toujours des informations précises sur les doses administrées aux patients et comparez les différences de qualité d’image entre les images à dose standard et à faible dose, ainsi que les images avec et sans correction d’artefacts. Faites le bon choix pour effectuer de meilleurs diagnostics, gagner du temps, limiter les coûts et réduire les doses de rayons administrées aux patients.

* Ludlow and Koivisto : « Dosimetry of Orthodontic Diagnostic FOVs Using Low Dose CBCT protocol ».
** Spin-Neto and Wenzel : « Patient movement and motion artefacts in cone beam computed tomography of the dentomaxillofacial region: a systematic literature review ».

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IA en imagerie médicale : une technologie de rupture en marche

Même les plus alarmistes ne devraient pas dramatiser. On est probablement à 10 ans au moins de l’avènement d’une intelligence artificielle généralisée qui soit capable de chapeauter l’acte d’imagerie médicale de bout en bout. Cela devrait laisser une bonne marge d’adaptation. Cependant, force est de constater que ces dernières années, des avancées d’IA ont eu lieu sur quasiment tout le long de la chaîne de valeur de l’imagerie médicale. Par Nadim Daher, Expert Marché Imagerie Médicale, Frost & Sullivan

 

Technologies de rupture

Au niveau de chaque maillon, comme illustré ci-dessous, des cas d’usage de l’IA sont en train d’être investigués ou même déployés par divers industriels et établissements de soins. Qu’il s’agisse de produits commercialisés, de développements en cours ou de projets de recherche, les percées de l’IA se multiplient, et surtout, se diversifient le long de la chaîne.

Or qui dit chaîne et maillons, dit aussi possibilités de rupture.

Un maillon en particulier semble déjà fragilisé, celui de l’analyse approfondie des images médicales. Segmentation, extraction ou classification de caractéristiques d’images, sont autant de tâches aujourd’hui propres au radiologue, certes assisté par ordinateur, mais où l’IA commence à faire aussi bien, sinon mieux, et de manière autonome (voir schéma 1).

IA en imagerie médicale : une technologie de rupture en marche

 

2018, année charnière

IA en imagerie médicale : une technologie de rupture en marche

En effet, les cinq dernières années (2012-2017) ont été celles du grand saut de l’apprentissage profond (deep learning), dans tous les domaines riches en big data d’imagerie, très propice à cette technique (voir schéma 2). Ceci, grâce au bond spectaculaire de la capacité d’analyse de grandes quantités d’images, qu’elles proviennent des capteurs d’une voiture autonome ou de ceux d’un scanner.

Fortes de ce catalyseur, les cinq prochaines années, quant à elles, seront celles du passage à l’apprentissage machine (machine learning) et à une IA moins ponctuelle et plus généralisée.

Le passage obligé de l’ubérisation

Nadim Daher, Expert Marché Imagerie Médicale, Frost & Sullivan

Nadim Daher, Expert Marché Imagerie Médicale, Frost & Sullivan
Trois nouveaux phénomènes s’accélèrent ces derniers mois :
Un phénomène de démocratisation d’abord, puisqu’on assiste à l’expansion rapide des applications IA d’imagerie au-delà des stations de post-traitement des images (PACS, visualisation avancée), vers des plateformes Cloud à la demande, donc plus flexibles et plus largement accessibles, alors même que l’IA se popularise, aussi bien dans les consciences que sur le terrain.Un phénomène d’ubérisation ensuite, puisque les applications IA d’imagerie commencent à se rapprocher de plus en plus de la modalité, permettant une robotisation de tâches physiques ou qualitatives propres au manipulateur. En poussant sa progression encore plus loin, intra-modalité, pré-pixel, l’application de l’IA au niveau des signaux bruts permet la reconstruction d’images en une fraction du temps et de la dose de radiation et de contraste habituels. Cette nouvelle étape, tout juste enclenchée, rend possible d’envisager à terme une « désintermédiation » progressive de l’image elle-même…Un phénomène de généralisation, enfin, avec l’arrivée progressive de l’IA sur des cas d’usage actuellement moins développés, tels que l’aide au choix de l’acte d’imagerie le plus pertinent, la corroboration d’images avec d’autres données hétérogènes, le pronostic, …

En route pour une IA made in France

C’est ce dernier phénomène qui ouvrira la voie à la prochaine grande transition, celle qu’on prévoit à 10 ou 20 ans : le passage d’une palette d’applications IA niches, à une séquence ininterrompue d’applications IA.

1,5 milliards d’euros débloqués sur 5 ans par l’administration actuelle pour développer l’IA en France, avec la Santé en tête des priorités, ce n’est pas rien. Écosystème d’innovation stimulé, accès simplifié à des données mutualisées pertinentes, … tout cela mettra sans doute un coup d’accélérateur à la construction d’une IA en imagerie médicale made in France.

Le pari gagnant de nouvelles technologies résolument françaises serait de réussir à mettre l’IA, et les capacités analytiques en général, au service des enjeux majeurs de l’imagerie médicale locale. Par exemple, l’enjeu de la pertinence des actes d’imagerie, leur intégration aux offres de soins régionales, ou la mise en place de nouvelles structures de rémunération des actes basées sur la valeur et le résultat.

 

L’IA intra-modalité, transformationnelle
C’est l’avènement de la machine intelligente, consciente de sa tâche à accomplir, informée sur l’image qu’elle est chargée de reconstruire, réactive au positionnement en temps réel de « son » patient, adaptable à son anatomie spécifique, guidée par la pathologie décelée en cours de route… En somme, une machine qui brûle les étapes vers la recommandation clinique, capable de dire, par exemple : « Ce patient a une hémorragie inter-crânienne. J’ai donc lancé une séquence supplémentaire pour la quantifier. Il semblerait qu’il s’agisse d’un AVC hémorragique. Je crois voir par ailleurs d’autres traumatismes. Je propose donc de lancer un scan corporel entier. Après quoi, ce patient doit être opéré d’urgence. »
Article publié dans le numéro 41 d’Hospitalia, magazine à consulter en intégralité ici.
Source : IA en imagerie médicale : une technologie de rupture en marche.
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Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

Le montant

La start-up parisienne Biomodex, qui développe des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l’imagerie médicale, a levé un tour de table de 12 millions d’euros mené par Idinvest Partners. InnovAllianz ainsi que les actionnaires historiques, LBO France et Inserm Transfert Initiative, ont également participé à l’opération. En avril 2016, la MedTech avait bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros.

Le marché

Fondée en 2015 par Thomas Marchand et Sidarth Radjou, Biomodex a vu le jour avec l’ambition d’améliorer la formation des chirurgiens. Pour cela, la start-up utilise l’impression 3D afin de créer des modèles en 3D d’organes complexes permettant aux chirurgiens de s’entraîner avant les opérations. Les organes synthétiques imprimés en 3D sont conçus en fonction des patients et de leurs résultats d’imagerie médicale.

Pour se rapprocher au maximum des conditions réelles des opérations, la technologie de Biomodex permet de reproduire dans une maquette les caractéristiques mécaniques des tissus humains. De cette manière, les chirurgiens peuvent préparer leurs opérations dans des conditions plus sereines en se confrontant directement à la réalité qui l’attend, ce qui permet de réduire les erreurs médicales. «La première levée de fonds en 2016 nous a permis de développer un produit unique dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, visant à réduire les risques opératoires lors du traitement d’anévrismes intracrâniens», indique Thomas Marchand, co-fondateur et président de Biomodex.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Biomodex prévoit d’améliorer ses produits pour optimiser les conditions d’entraînement des chirurgiens. La jeune pousse parisienne prévoit également d’accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis où elle a ouvert un bureau à Boston. «Cette levée nous offre l’opportunité de développer des nouveaux produits en cardiologie interventionnelle et de renforcer notre position aux États-Unis avec une unité de production locale», précise Thomas Marchand.

Biomodex : les données clés

Fondateurs : Thomas Marchand et Sidarth Radjou
Création : 2015
Siège social : Paris
Activité : conception de maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D
Financement : 12 millions d’euros en mai 2018

Source : Biomodex, 12 millions d’euros pour mettre l’impression 3D au service des chirurgiens

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Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

Un accord novateur vient d’être signé entre la FNMR et l’UNCAM sur le thème de la valorisation des actes d’imagerie médicale qui favorisera la pertinence des actes. Le Dr J-P. Masson l’a annoncé ce 26 avril 2018 et nous l’avons rencontré à l’issue de sa conférence de presse pour recueillir ses impressions après cette avancée significative dans les relations entre les radiologues français et leurs tutelles.

FNMR

Les radiologues libéraux et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie ont enfin enterré la hache de guerre. Depuis deux ans, les baisses successives de la valorisation des activités radiologiques avaient attiré les foudres de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), mais aussi de l’ensemble de la communauté des radiologues français.

Une démarche partenariale en faveur de la pertinence des actes d’imagerie

Mais les deux parties ont eu la bonne idée de s’asseoir autour d’une table et d’essayer de sortir de la crise en trouvant un accord gagnant-gagnant. C’est ce qu’ils ont réussi à faire il y a une dizaine de jours, en signant un accord novateur répondant aux appels de l’UNCAM de maitrise des dépenses d’imagerie médicale.
 Cet accord est novateur, annoncé le 26 avril 2018 par le Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, car il ne prend pas uniquement en compte la maitrise comptable des activités radiologiques, mais installe au premier plan un item que les praticiens promeuvent depuis quelques temps: la pertinence des actes et des soins. Les deux parties se sont ainsi engagées dans une démarche partenariale visant à faire la chasse aux actes inutiles, coûteux et de surcroît irradiants.

Un travail de sensibilisation des prescripteurs et des patients

Pour ce faire, la FNMR continuera le travail qu’elle a déjà engagé auprès de ses adhérents consistant à réaliser les bons actes pour les bonnes pathologies. Elle interviendra également auprès des médecins prescripteurs, les praticiens généralistes en particulier, afin de les sensibiliser au problème et adapter leurs pratiques dans ce sens. Elle leur mettra, pour atteindre son objectif, à disposition sa plateforme de formation FORCOMED. L’UNCAM, quant à elle, intensifiera ses actions de sensibilisation des patients. Et comme toutes les pathologies ne peuvent pas être traitées d’un seul coup, ils ont choisi de démarrer ces actions sur un sujet précis, la prise en charge radiologique de la lombalgie.

Retour du modificateur Z et abrogation de l’article 99

En parallèle de cette décision commune, ont été actées deux évolutions majeures pour la valorisation de la discipline radiologique. Le modificateur Z, qui avait été supprimé il y a un an, sera rétabli au 1er janvier 2019. D’autre part, l’article 99 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2017 tant décrié, puisqu’il donnait carte blanche à l’UNCAM de fixer de façon unilatérale les prix des forfaits techniques de l’imagerie en coupe et du TEP, sera tout simplement abrogé le 1er janvier 2021, sous réserve de bons résultats issus des actions relatives à la pertinence des actes.

Pour la FNMR, « cet accord est novateur pour toute la médecine libérale car le « paradigme » pertinence pourrait être appliqué à de nombreuses autres spécialités médicales et changer considérablement les relations entre la médecine libérale et l’UNCAM ».


Nous avons rencontré le Dr J-Philippe Masson à l’issue de la conférence de presse qu’il a organisée le 15 avril 2018 pour annoncer l’accord. En voici les moments importants.

Thema-Radiologie: Dr Masson, quel revirement de situation, et quelle reconnaissance que cet accord pour l’action de la FNMR…

Dr J-Philippe Masson: C’est effectivement une satisfaction pour nous, même si cet accord n’est pas parfait. Nous avons signé l’accord il y a une dizaine de jours mais nous souhaitions, avec l’UNCAM, bien cadrer nos communications pour consolider notre partenariat naissant.

T.R.: Nous avons bien compris que la pertinence des actes est la base de cet accord. Mais comment allez-vous agir sur ce point concernant des actes, notamment d’échographie, qui ne sont pas pratiqués par les radiologues ?

Dr J-P.M.: Je vois ce que vous voulez dire, mais il ne faut pas aller trop vite. Nous avons convenu, ave l’UNCAM, d’aller pas à pas et de traiter en premier lieu l’imagerie lombaire. Chaque jour suffit sa peine. En pratique, notre action se fera auprès des radiologues et des prescripteurs, afin que le nombre de demandes inutile baisse significativement.

T.R.: La FNMR a une certaine autorité sur la pratique des radiologues, mais pas sur celle des généralistes. Comment allez-vous vous y prendre ?

Dr J-P. M.: Nous avons totalement la main sur le processus dans la mesure où le radiologue est compétent et est habilité à refuser un examen qu’il juge inopérant, voire à le remplacer par un autre si l’état clinique du patient le commande. Ça prendra du temps mais les mentalités chageront.

Thema Radiologie: Le modificateur Z reviendra en 2010. Cela veut-il dire qu’il faut attendre une évaluation de la pertinence, notamment de l’imagerie lombaire, pour obtenir le retour du Z ?

Dr J-P. M.: Non, cette évolution est totalement déconnectée de la pertinence. En revanche, la valeur du Z qui sera réintroduit pourra être augmenté en fonction des résultats issus de la pertinence. De la même façon, l’abrogation de l’article 99 suppose obligatoirement que les objectifs fixés sur le thème de la pertinence soient atteints. Elle sera liée également à un toilettage de la CCAM, la liste des actes de radiologie et de leur valorisation.

Thema Radiologie: Que est l’agenda désormais de toutes ces actions ?

Dr J-Ph. M.: Nous avons prévu des réunions communes régulières avec l’UNCAM pour assurer le suivi des protocoles de mise en œuvre de la pertinence des actes pour faire vivre cet accord. Sur la révision de la CCAM, qui devra passer par un avenant conventionnel, nous commençons les travaux, en collaboration avec les caisses, dès la semaine prochaine.

T.R.:Vous disiez, en préambule, que l’accord n’était pas parfait. Qu’auriez-vous souhaité en plus ?

Dr J-P. M.: J’aurais préféré, évidemment qu’il n’y ait pas du tout de baisse sur aucun examen, car le toilettage de la CCAM servira à cela. Mais ce travail servira tout de même à favoriser les bonnes pratiques en changeant notamment le nombre d’incidences pour une pathologie, et ce n’est finalement que mieux pour la qualité des examens et pour la radioprotection.

Bruno Benque

Source : Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

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La DGOS encadre l’imagerie médicale dans les GHT

L’imagerie médicale dans les GHT vient de faire l’objet de deux documents élaborés par la DGOS, l’un sur l’organisation en commun des services d’imagerie, l’autre sur la pratique de la télé-imagerie.

GHT

La Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) a publié, le 4 mai 2018, deux documents d’aide pour l’organisation de l’imagerie médicale au sein des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).

Co-utilisation des équipements et prise en charge partagée des patients

Le premier de ces outils est un Guide sur l’organisation en commun de l’imagerie dans les GHT. Il recommande notamment de penser l’offre d’imagerie dans une approche de gradation des prises en charges et de profiter de l’organisation en commun de l’imagerie au sein des GHT pour rétablir l’attractivité des postes et la fidélisation des professionnels au sein de ces services. Il s’agit également de répondre aux exigences de sécurité et de pertinence spécifiques aux activités d’imagerie. Pour ce faire, ce document élabore des recommandations relatives à la co-utilisation d’équipement afin de rationnaliser l’implantation et les coûts de gestion des infrastructures, ainsi qu’à la prise en charge partagée des patients permettant de faire intervenir un professionnel sur une patientèle qui n’est pas la sienne, en mettant en commun les organisations ou les ressources humaines, dans le cadre des projets médicaux partagés.

Une distinction entre les actes de télé-imagerie en simple et double lecture

Le second document se veut un Référentiel pour l’organisation de la télémédecine en imagerie au sein des GHT. Important vecteur d’amélioration de l’accès aux soins, la télémédecine contribue à rompre l’isolement que peuvent connaître certains professionnels de la spécialité et constitue un facteur d’amélioration de l’efficience de l’organisation et de la prise en charge des soins par l’assurance maladie. Ce cahier des charges prend en compte l’ensemble des activités d’imagerie médicale, à l’exception de l’échographie et de l’imagerie interventionnelle. Il aborde notamment la problématique du financement de la réalisation à distance des examens, une activité dite de mono-lecture, ainsi que l’interprétation à distance par un radiologue expert d’examens déjà investigués par un autre radiologue, on parle alors de double-lecture.

La société française de radiologie (SFR), avec l’aide du G4, est fortement impliquée dans le processus de suivi de ce cahier des charges et devra publier annuellement un rapport sur l’activité de télémédecine en imagerie, en particulier pour les GHT. Il est demandé à la SFR d’apporter des précisions quantitatives des actes de double-lecture par spécialité d’organe.

Bruno Benque

Source : La DGOS encadre l’imagerie médicale dans les GHT

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Imagerie, télémédecine, dossier partagé Cartographie de la e-santé francilienne

Bras armé depuis dix ans de l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France sur les projets en e-santé, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Sesan (pour services numériques de santé) a présenté un bilan de son action.

80 salariés, 188 établissements ou groupements de professionnels de santé adhérents, 51 projets dans le domaine de la santé numérique.

Le GCS-Sesan assure la maîtrise d’ouvrage des projets de e-santé pour l’agence régionale de santé Île-de-France. Pourtant, cette organisation reste méconnue de la majorité des soignants.

C’est sans doute ce déficit de notoriété qui l’a poussé à célébrer son dixième anniversaire à grand renfort de communication, le 29 mars dernier.

« Notre mission centrale, c’est d’apporter des solutions et des services qui améliorent la santé des Franciliens », explique Pierre Boiron, directeur de Sesan. Exemple avec les services régionaux partagés en imagerie médicale (S-PRIM) : 40 hôpitaux et cabinets de radiologie y ont stocké, archivé ou partagé un million d’examens d’imagerie en 2017. L’objectif est de doubler ce chiffre en 2018. « Grâce à ce service, les patients ont un avis d’expert immédiatement, ce qui permet de les prendre en charge plus rapidement », estime le Dr François Dolveck, conseiller médical du GCS et directeur des urgences de l’hôpital de Melun.

Autre réalisation : l’outil régional de télémédecine d’Île-de-France (Ortif) dédié à la téléconsultation, la télé-expertise ou la télésurveillance, notamment en neurologie, en ophtalmologie, en oncologie, et en dermatologie. 6 000 soignants dans 320 établissements de la région utilisent Ortif pour 60 000 patients pris en charge.

Services à gogo

Le GCS-Sesan mène également des projets de recensement des acteurs de santé (répertoire opérationnel des ressources, ou ROR, qui liste 99 % de l’offre sanitaire francilienne), d’identitovigilance (serveur de rapprochement des identités) ou d’amélioration du parcours de soins. Ainsi, depuis 2012, 80% des séjours hospitaliers impliquant une prise en charge à domicile (HAD) ou dans une unité de soins de suite et de réadaptation se font par l’application ViaTrajectoire, plateforme qui aide les établissements et les médecins généralistes et spécialistes à mieux orienter les patients dans les diverses structures sanitaires et médico-sociales.

Terr-eSanté est le dernier projet phare du GCS. Cette plateforme multi-usage permet aux professionnels de partager entre eux les informations sur le patient : dossier médical, résultats d’examens, prescriptions, gestion de rendez-vous, etc. Expérimenté par 200 professionnels de santé (et concernant 900 patients) depuis fin 2015, l’outil doit être prochainement étendu à l’ensemble de la région.

Source : Imagerie, télémédecine, dossier partagé Cartographie de la e-santé francilienne

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Lancement du système EOS à l’Hôpital de Jishuitan à Beijing

BEIJING, 20 avril (Xinhua) — Le système EOS, un système d’imagerie médicale d’origine française, a été officiellement lancé vendredi dans le service de radiologie de l’Hôpital de Jishuitan à Beijing, a-t-on appris lors de la cérémonie d’inauguration du système.

Le Professeur Jean Dubousset, membre de l’Académie nationale de médecine de France, et Sophie de Bentzmann, attachée au Service pour la Science et la Technologie de l’ambassade de France en Chine, Tian Wei, directeur de l’Hôpital de Jishuitan, et Zheng Yi, président de la Fondation Boxiao, ont participé à la cérémonie d’inauguration.

Le système français EOS est issu des travaux de Georges Charpak, qui a reçu le prix Nobel de Physique en 1992. M. Charpak a développé des applications médicales de ses détecteurs de particules (radiologie douce développant des doses irradiantes inférieures). Sa rencontre avec des médecins spécialistes comme le Professeur Dubousset, chirurgien orthopédiste et clinicien de renom français, a abouti au développement du système EOS.

« Le système EOS est une vraie révolution technologique permettant d’obtenir une image intégrale en haute résolution et en trois dimensions du squelette des patients, qui peut être prise assis ou debout avec des doses de radiation extrêmement faibles, soit seulement 5% par rapport à celles d’un scanner classique », a indiqué Mme Bentzmann.

« Ce système apporte de vrais bénéfices au chirurgien, au radiologue, à l’orthopédiste en réduisant le temps de l’examen, en proposant une vision 2D et 3D du corps entier et en facilitant ainsi l’examen, la précision des diagnostics, le suivi des patients et la qualité de la chirurgie, mais également au patient en minimisant les doses de rayons X auxquelles il est exposé », a-t-elle poursuivi.

Il s’agit de la 4e implantation d’un système EOS en Chine, après l’Hôpital Ruijin de Shanghai en 2014, l’Hôpital Gulou de Nanjing en 2016 couplée à l’ouverture d’un centre de formation à la technologie EOS, et l’Hôpital de l’orthopédie et du diabète de Haikou en avril 2018.

« Je suis sûr que le développement de cet appareil va permettre aux enfants, adultes ainsi qu’à la population vieillissante en Chine de pouvoir être mieux soignés », a déclaré le Professeur Dubousset lors de la cérémonie, ajoutant que la coopération médicale franco-chinoise avait donné l’exemple à tous les pays du monde.

Source : Lancement du système EOS à l’Hôpital de Jishuitan à Beijing

Verso suit le lancement du système EOS, un système d’imagerie médicale français, en Chine.

L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Plus de mille examens d’imagerie ont été pratiqués sur les 11 000 athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, dont 60% d’IRM. Ce sont, entre autres, les résultats d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology, qui permettra d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions.

RSNA
RSNA

Les Jeux Olympiques comportent, pour les athlètes, un risque de blessure important. Lorsque des blessures surviennent, il est essentiel qu’elles soient évaluées rapidement.

Des risques de blessure accrus pour les athlètes de haut niveau

Selon une nouvelle étude publiée en ligne dans la revue Radiology, les services d’imagerie sur place jouent un rôle important dans la gestion des athlètes olympiques souffrant de blessures et de troubles liés au sport. « Les Jeux Olympiques d’été sont considérés comme l’événement sportif le plus important au monde. Les athlètes en compétition sont au sommet de leur carrière et s’entraînent depuis des années pour pouvoir participer aux jeux à un haut niveau, remarque l’auteur principal le Pr Ali Guermazi, vice-président du département de radiologie à la Boston University School of Medicine, Massachusetts, et radiologue ostéo-articulaire au Boston Medical Center. Malheureusement, ces athlètes d’élite sont à risque de blessures et les équipes médicales sur place font tout pour assurer un retour rapide à la compétition ou amorcer les traitements appropriés pour les traumatismes plus graves. »

Identifier le taux d’utilisation de l’activité d’imagerie médicale lors des jeux olympiques

Les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro 2016 ont attiré plus de 11 000 athlètes de 206 pays différents. Pendant les jeux, quelques 1 015 examens radiologiques ont été effectués sur les athlètes participants. « L’imagerie est primordiale pour déterminer si un athlète blessé est capable de revenir à la compétition, poursuit le Pr Guermazi. Les absences anticipées pour la compétition ou les entrainements sont souvent basées sur des résultats d’imagerie. En cas de blessure grave, l’imagerie aidera à déterminer la meilleure approche thérapeutique.  »

Le Dr Guermazi et ses collègues ont entrepris de décrire la survenue de microtraumatismes, de fractures et de troubles musculaires et tendineux liés à l’imagerie, et de documenter l’utilisation de l’imagerie aux rayons X, aux ultrasons et à l’IRM. « Nous voulions aller plus loin sur l’explication des types de blessures que subissent les athlètes, à partir des examens d’imagerie, et aussi mettre l’accent sur les taux d’utilisation des services d’imagerie pendant les Jeux Olympiques », déclare-t-il. Les chercheurs ont collecté et analysé les données relatives aux examens d’imagerie et les ont classées en fonction du sexe, de l’âge, du pays participant, du type de sport et de la partie du corps.

60% des examens réalisés lors des compétitions sont des IRM

Les résultats ont montré que 1 101 blessures sont survenues chez 718 des 11 274 athlètes. Sur les 1 015 examens d’imagerie effectués, 304 (30%) étaient des radiographies, 104 (10,2%) des échographies et 607 (59,8%) des IRM. « La pertinence de l’imagerie est renforcée par le fait qu’un grand nombre d’examens d’imagerie avancés ont été demandés, l’IRM représentant près de 60% de toutes les images réalisées pour le diagnostic de blessures liées au sport», précise le Pr Guermazi.

Les athlètes d’Europe ont subi le plus d’examens avec 103 radiographies, 39 échographies et 254 IRM, mais les athlètes africains ont eu le taux d’utilisation le plus élevé (14,8%). Parmi les sports, la gymnastique (artistique) avait le pourcentage le plus élevé d’athlètes qui utilisaient l’imagerie (15,5%), suivi par le Taekwondo (14,2%) et le beach-volley (13,5%). L’athlétisme a quant à lui motivé le plus d’examens (293, dont 53 radiographies, 50 échographies et 190 IRM). « Dans certains sports, comme le beach-volley ou le Taekwondo, le taux d’utilisation élevé était quelque peu inattendu, a poursuit-il. Ces chiffres peuvent aider à anticiper l’organisation médicale des événements futurs et aidera également à analyser pourquoi certains sports sont à risque plus élevé de blessures et comment ces blessures peuvent éventuellement être évitées. »

Des résultats qui permettront d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions

Le membre inférieur a été le plus exploré par l’imagerie dans ce cadre, suivi du membre supérieur. Parmi les lésions musculaires, 83,9% ont affecté les muscles des membres inférieurs. Les sports les plus sujets aux blessures musculaires étaient l’athlétisme, le football et l’haltérophilie. L’athlétisme représentait également 34,6% de toutes les blessures aux tendons. 84% des micro-traumatismes ont été observés dans les membres inférieurs, le plus souvent observées en athlétisme, volleyball, gymnastique artistique et escrime. Les fractures étaient plus fréquentes en athlétisme, en hockey et en cyclisme. Près de la moitié étaient des fractures des membres supérieurs.

« Deux pics d’utilisation de l’imagerie ont été observés, les cinquième et douzième jours des jeux, conclut le Pr Guermazi. Cela correspond probablement au calendrier des épreuves de judo et d’athlétisme, les deux sports montrant des taux d’utilisation proportionnellement élevés. Ces résultats aideront à planifier une disponibilité accrue des services d’imagerie pendant les pics attendus. L’imagerie continue d’être cruciale pour établir des diagnostics rapides et pertinents qui aident à la prise de décision médicale lors de ces événements ».

Source : L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la radiologie dans leurs projets d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)

IRM : lire l’illisible

Une méthode de transmission radio-fréquence, brevetée à l’Institut Frédéric-Joliot, permet aujourd’hui de supprimer des artefacts encore présents sur les images de gros organes à 3 Tesla.

La puissance d’un imageur IRM est souvent évoquée par l’importance du champ magnétique statique. Dans le monde hospitalier, ce champ est de 1.5 Tesla, parfois de 3T. Dans le monde de la recherche, il atteint pour l’humain jusqu’à 7T, voire bientôt 11.7T. Plus ce champ est élevé, plus la résolution spatiale des images peut augmenter. Or, les appareils IRM font également appel à un autre champ électromagnétique, un champ radiofréquence (RF), qui devient inhomogène lorsque le champ statique est amplifié. Ces inhomogénéités provoquent des zones d’ombre et des pertes de contraste qui apparaissent sur les  images de cuisses ou d’abdomen à 3T, et qui s’observent également sur celles de cerveaux à 7T.
Des chercheurs de NeuroSpin, à l’Institut Frédéric-Joliot du CEA, ont développé une méthode dite des « points kT » pour diminuer ces défauts. Elle consiste à introduire de petites impulsions de gradients de champ principal intercalées entre de courtes impulsions RF. Ceci permet d’homogénéiser le signal et le contraste dans tout l’organe observé.
Une étude sur 50 sujets avec diverses pathologies du foie imagées à 3T montre l’intérêt de cette méthode en milieu clinique. En effet, avec l’IRM classique, le rapport des images après/avant injection de l’agent de contraste ne donne pas l’amplification de signal escomptée (Figure 1, en haut à droite). En revanche, la méthode de transmission par points kT conduit à la cartographie attendue de cette amplification  (en bas à droite). Dans une évaluation à l’aveugle, les radiologues jugent la qualité des images bonne ou très bonne dans 85 % des 20 cas cliniques rencontrés avec la méthode des points kT, contre seulement 55 % avec la méthode de transmission parallèle classique du constructeur.
Ainsi, l’équipe de NeuroSpin a démontré que les points kpermettront, en routine clinique, de lisser les différences interindividuelles de qualité d’examen, voire de rendre interprétables des acquisitions autrement illisibles.
Verso suit l’évolution des IRM vers une meilleure qualité de l’image.

Confiance et responsabilité, facteurs essentiels d’une bonne coopération interprofessionnelle

La session dédiée aux coopérations interprofessionnelles organisée lors du MDCT 2018 a permis de faire le point sur leurs évolutions dans le champ de l’imagerie médicale. Responsabilité, confiance, compétences, formation et innovation ont été les maitres mots de cette table ronde. Mais certains radiologues ne sont pas encore convaincus.

MDCT 2018
MDCT 2018

La coopération interprofessionnelle en imagerie médicale semble une des voies à suivre pour améliorer la prise en charge radiologique des patients. Mais comment faire pour la rendre pertinente et réussir son développement ?

Des protocoles basés sur le volontariat

Pour répondre à cette question, le Dr Laurent Verzaux (Le Havre) a pris la parole le 30 janvier 2018 à l’occasion du VIIème Symposium Scanner volumique (MDCT) 2018. Après un bref rappel de l’évolution législative sur le sujet, il a souhaité poser les bases d’une bonne collaboration entre radiologues et manipulateurs. Il a notamment affirmé qu’elle reposait avant tout sur un projet médical et que les acteurs impliqués dans les protocoles de coopération devaient y participer de manière volontaire. Pour réussir ces processus, il a mis en avant la nécessité d’assurer des actualisations de compétences pour les nouvelles activités des manipulateurs, tant en formation initiale que continue.

De nouvelles activités bientôt dévolues aux manipulateurs ?

Mais les critères de réussite d’une bonne coopération sont à chercher également du côté de la confiance. Confiance du radiologue envers les compétences du personnel paramédical, qui doit exercer avec autonomie, et respect mutuel pour assurer les conditions d’une bonne entente. Les protocoles de coopération devraient, selon le Dr Verzaux, faire l’objet de nouveaux actes techniques dans un futur proche sous l’effet de nouvelles situations cliniques, notamment en radiologie interventionnelle, mais aussi dans le cadre d’une prochaine tarification au parcours. Il a ainsi donné l’exemple d’une possible participation du manipulateur pour expliquer les comptes rendus des radiologues, selon un schéma s’inspirant de l’exercice de l’infirmière d’annonce.

L’activité du manipulateur ne doit pas se cacher derrière la responsabilité médicale

Une table ronde a suivi la présentation du Dr Verzaux, faisant intervenir, sur le même sujet, Brigitte Lammault, secrétaire générale du Comité d’harmonisation des centres de formation de manipulateurs et le Dr Bruno Boyer, représentant de l’Ordre National des Médecins. Pour la première, les coopérations interprofessionnelles renforcent la notion de responsabilité du manipulateur sur ses pratiques. Si c’est le radiologue qui est encore responsable de l’acte d’imagerie, le paramédical ne doit pas se cacher derrière la responsabilité médicale concernant les actes qu’il aura à réaliser. Le manipulateur se doit d’adopter une vision interprofessionnelle des situations de prise en charge afin de donner du sens aux protocoles et d’alimenter la recherche de nouvelles coopérations innovantes. Elle a ainsi donné quelques exemples de possibles activités nouvelles comme le suivi des patients après les actes interventionnels ou es traitements de radiothérapie ou, pour rejoindre le discours du Dr Verzaux, de l’explication des comptes rendus.

Où l’on reparle des pratiques avancées pour les manipulateurs

Le Dr Boyer est revenu quant à lui sur l’éventuelle création de pratiques avancées pour les manipulateurs. Ces dernières doivent être considérées de manière interprofessionnelle afin de garantir une qualité optimale de la prise en charge radiologique, sur la base de pratiques expérimentées et validées. Il sera, pour lui, nécessaire d’informer le patient sur ces évolutions, le médecin restant responsable devant ce dernier. Reste que certains radiologues, dans l’assistance, exprimaient leurs craintes quant au transfert de certaines tâches, notamment en échographie.

La question n’est pas tranchée mais des évolutions sont à attendre sur le champ des coopérations interprofessionnelles en imagerie médicale.

Bruno Benque

Source : Confiance et responsabilité, facteurs essentiels d’une bonne coopération interprofessionnelle

Verso accompagne les professionnels de l’imagerie vers une bonne coopération interprofessionnelle.

Save the date: 16ème Journée IVUS

Le prochain congrès dédié à l’exploration ultrasonore vasculaire IVUS se tiendra le 16 juin 2018 à Marseille. Des ateliers pratiques sur patients seront notamment proposés lors de cet événement.

Golden Tulip

L’Hôtel Golden Tulip Villa Massalia à Marseille accueillera les 16èmes Journées vasculaires IVUS (Intra Vascular Ultra Sound), la 16 juin 2018.

Cet événement dédié à l’imagerie ultrasonore des structures vasculaires et organisé par le Dr Serge Cohen, fraîchement élu Président du Collège National des Cardiologues Français, réunira le gratin de la spécialité dans un environnement ludique adossé à l’Hippodrome Borely.

Il y sera question notamment des sténoses carotidiennes asymptomatiques, des maladies veineuses  thrombo-emboliques, et seront proposés des flashs d’actualités sur des sujets qui préoccupent tous les spécialistes. Cette année et en exclusivité, des ateliers pratiques sur patients pour la pratique du doppler transcrânien et l’échographie des artères rénales seront organisés, ainsi qu’une session axée sur le doppler et la gestion des erreurs en pratique.

Les inscriptions au congrès sont accessibles sur ce lien.

Source : Save the date: 16ème Journée IVUS

Verso accompagne les spécialistes en imagerie ultrasonore des structures vasculaires.

IntelliSpace Portal obtient le Prix Best in Klas 2018

La solution IntelliSpace Portal, qui combine les données cliniques de différentes modalités d’imagerie à l’aide notamment du Machine Learning, a obtenu le Prix Best in Klas 2018.

La solution IntelliSpace Portal développée par Philips est arrivée en tête au classement Best in KLAS 2018 dans la catégorie Software & Services.

Le dispositif KLAS désigne les fournisseurs de logiciels les plus performants au monde 
dans l’industrie de la santé. Le titre de Category Leader est réservé aux solutions qui répondent aux normes de KLAS Konfidence, à partir des observations anonymes des professionnels de santé, pour le service rendu et une meilleure prise en soin de leurs patients en parallèle à une réduction des coûts.

IntelliSpace Portal est la plateforme globale et avancée de Philips pour l’intégration, la visualisation et l’interprétation des données d’imagerie. Elle combine des données cliniques de diverses modalités d’imagerie et exploite l’intelligence artificielle pour améliorer les flux d’activités cliniques. IntelliSpace Portal 10, la dernière version du logiciel, est dotée de fonctionnalités de Machine Learning.

Source : IntelliSpace Portal obtient le Prix Best in Klas 2018

Verso accompagne les spécialistes de l’imagerie les plus performants.

Au plus profond des déterminants physiques de l’image scanographique

C’est une session d’un haut niveau scientifique qui nous a été proposée pour évoquer les nouvelles formes de reconstruction itérative nécessaires à une amélioration sensible des images scanographiques, à l’occasion du MDCT 2018. Le Pr Régent, le Pr Bricault et le Dr Pasquier ont exploré pour nous les déterminants physiques d’obtention d’une image de qualité.

MDCT 2018
MDCT 2018

Le symposium Scanner volumique (MDCT) 2018 a fait l’objet, le 30 janvier 2018 à Nancy, d’une session très pertinente sur les fondamentaux pour une meilleure pratique en scanographie.

Un niveau de dose minimum nécessaire pour une bonne appréciation des lésions de petite taille

Le Pr Denis Régent a tout d’abord fait un retour sur les constituants d’un bon rapport signal sur bruit. Il a rappelé en préambule que le contraste apparent perçu par l’œil humain était dépendant de la tonalité du fond de l’image, ce qui rend si important l’utilisation d’un fenêtrage dynamique. Il s’est ensuite attardé sur les deux composantes, propre et apparent, du bruit polluant les images radiologiques. Le bruit propre est quantique et ne peut pas être modifié alors que le bruit apparent est issu des différents effets de bords et pouvait faire l’objet d’un maquillage par changement de fenêtre ou intégration d’un algorithme. Il a toutefois souligné que la qualité diagnostique pour les structures de petite taille ne pouvait pas se satisfaire d’une dose d’acquisition trop basse.

Les différents facteurs de déformation du faisceau incident

Puis ce fut au tour du Pr Yvan Bricault d’aborder la crédibilité des valeurs de densité proposées par les constructeurs sur leurs machines. Il a tout d’abord rétabli une erreur communément faite dans la pratique: le scanner ne mesure pas une densité mais une atténuation du faisceau incident. Il a également confirmé les dires du Pr Régent sur les limites des reconstructions itératives pour la réduction du bruit. Ces reconstructions, a-t-il déclaré, traitent l’information reçue par chaque voxel, mais des facteurs géométriques liés à l’obliquité des rayons ainsi qu’au diffusé durcissent le faisceau. À cet égard, il a présenté comme pertinente l’utilisation d’un algorithme de type Model-based, qui prend en compte l’ensemble de ces contraintes.

Des paramètres très complexes pour améliorer sensiblement la qualité image

Enfin, le Dr Hugo Pasquier nous a orientés sur l’utilisation de ces nouveaux algorithmes de reconstruction des images scanographiqiues. Les technologies conventionnelles ne sont, selon lui, plus adaptées pour obtenir une qualité d’image pertinente. Il objective ainsi une répartition du bruit selon un spectre de fréquence (Noise Power Spectrum – NPS), qu’il a présenté en une équation mettant en jeu la région d’intérêt à étudier (ROI), leur nombre et la Transformée de Fourier. La qualité de l’image et la résolution spatiale sont ensuite déterminées par le niveau de dose et le niveau de contraste propre à chaque situation clinique. Pour optimiser les protocoles à partir de ces données, il est nécessaire d’utiliser la méthode « Model observer » pour obtenir un indice de détectabilité dépendant des données d’acquisition, de l’œil du radiologue et de l’adaptation clinique relative à la région à explorer.

Nous espérons identifier, à moyen terme, les applications pratiques de ces données hautement scientifiques pour les rendre concrètes et les voir utilisées au quotidien…

Bruno Benque

Source : Au plus profond des déterminants physiques de l’image scanographique

Verso accompagne les experts de l’imagerie vers une amélioration de l’imagerie scanographique.

 

 

PETRUS : une nouvelle technique hybride d’imagerie médicale non invasive ultra performante

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Actuellement en pleine ébullition, l’imagerie médicale pourrait bien avoir trouvé une technique inédite permettant d’observer de multiples facettes du vivant en temps réel et de manière non invasive.

Des équipes de l’Institut Langevin (ESPCI Paris – Université PSL / CNRS), de l’Accélérateur de Recherche Technologique (A.R.T. Inserm) en Ultrasons biomédicaux et du centre de recherche cardiovasculaire de Paris (Inserm / Université Paris Descartes) ont mis au point un nouvel instrument d’imagerie médicale associant la tomographie par émission de positons – « Pet-scan* » – avec l’imagerie ultrasonore ultrarapide, baptisé PETRUS pour Positron Emission Tomography Registered Ultrafast Sonography. Elles ont obtenu des images en trois dimensions où l’anatomie, le métabolisme, la fonctionnalité et même l’élasticité des organes sont parfaitement superposés.

Les chercheurs ont pu tester leur méthode à partir d’instruments commercialisés et assemblés sans modification majeure. Ils ont notamment imagé des tumeurs cancéreuses chez la souris, ou encore l’activité cardiaque chez le rat afin de tester la synchronisation des deux méthodes et la complémentarité des paramètres observés. Parce qu’elle permet de visualiser simultanément plusieurs paramètres biologiques fondamentaux sous forme de cartes paramétriques quantitatives, cette nouvelle imagerie reflète encore plus finement la complexité de la topologie du vivant.

Cette technique totalement a-traumatique d’observation du vivant en temps réel offre de nombreuses perspectives : explorer le lien entre le métabolisme et la vascularisation d’organes comme le cœur, le rein ou encore le foie, suivre de manière plus précise l’effet des nouveaux traitements sur le cancer, caractériser les suites d’un infarctus, etc. Développée dans un contexte préclinique, PETRUS est une technologie performante aisément traduisible cliniquement pour la recherche biomédicale.

Source : PETRUS : une nouvelle technique hybride d’imagerie médicale non invasive ultra performante

Verso est le spécialiste du financement des équipements médicaux pour l’imagerie médicale

MyLab™9 : Des capacités étendues en imagerie diagnostique et interventionnelle

Le nouvel échographe Esaote MyLab9, déploie une approche multimodale performante. Il permet la fusion d’images échographiques avec d’autres modalités. Sa technologie microV détecte les flux sanguins lents et la microvascularisation. Son interface tactile unique « easyMode » facilite l’optimisation des images en temps réel.

Esaote

Aujourd’hui, l’imagerie joue un rôle incontournable dans la médecine moderne et parmi les nombreuses modalités qui la composent, l’échographie occupe une place importante dans les pratiques médicales.

En tenant compte des nouvelles évolutions et exigences du radiologue et de son patient, ESAOTE a intégré dans sa nouvelle plateforme MyLab9 – de nouvelles normes en termes de clarté d’images, de flux de travail et de performances.

Une nouvelle approche multimodale !

MyLab™9 intègre des technologies qui présentent un impact clinique réel. Elles améliorent l’acquisition des images, la fiabilité des diagnostics et la prise en charge des patients.

Son approche multimodale permet un accès rapide à d’autres modalités d’imagerie et systèmes PACS, pour un suivi clinique et une fusion d’images immédiats.

Une interface utilisateur simplifiée !

« Dans la pratique clinique quotidienne, il est essentiel d’être à la fois précis et sûr de son diagnostic. La technologie‘’easyMode’’permet aux opérateurs de pratiquer les examens en se concentrant sur le patient, sans distractions ou paramétrages complexes du système. » Carlo Biagini, Docteur en Médecine, Radiologue, Florence, Italie.

« En pratique clinique, un échographe doit répondre à 2 objectifs : la qualité d’image et la simplicité d’utilisation…La simplicité d’utilisation, la qualité d’image, le workflow et d’autres technologies avancées ont été essentielles lors d’une ablation délicate à laquelle notre équipe a été confronté récemment. » déclare Alberto Martegani, Chef du département Ultrasons – Hôpital Valduce de Como, Italie.

La Fusion d’images – « Virtual Navigator »

L’une des technologies majeures du MyLab™9 est la fusion d’images multimodalités. Spécifiquement développée pour l’imagerie interventionnelle, la technologie de fusion d’images « Virtual Navigator » fournit une clarté et une précision additionnelles, notamment lors de procédures échoguidées. L’urologie est d’ailleurs une des applications qui s’appuient sur cette technologie.

À propos d’Esaote

Avec un chiffre d’affaires consolidé de 270 millions d’euros en 2016, le groupe Esaote est leader dans le secteur des équipements biomédicaux, notamment dans les domaines de l’échographie, de l’IRM dédiée et des logiciels de gestion des processus de diagnostic. Le groupe emploie actuellement 1 250 salariés. Grâce à ses propres unités de recherche et de production, situées en Italie et aux Pays-Bas, Esaote est reconnu comme l’une des dix plus importantes sociétés d’imagerie diagnostique dans le monde. Les informations sur Esaote et ses produits sont disponibles à l’adresse http://www.esaote.com.

© Copyright Esaote 2017

La technologie et les caractéristiques dépendent du système/de la configuration. Les spécifications peuvent changer sans préavis. Les informations peuvent porter sur des produits ou modalités qui ne sont pas encore approuvés dans tous les pays. Pour plus de détails, veuillez contacter votre représentant commercial chez Esaote. MyLab™9 est un dispositif médical de classe IIa à destination des professionnels de santé. Il intervient dans la pratique diagnostique. L’examen médical doit être réalisé par un médecin ayant compétence pour la pratique et la réalisation de ces actes. Celui-ci doit au préalable prendre connaissance et respecter les conditions et recommandations d’utilisation figurant dans la notice fournie avec le DM. Ce dispositif est un produit de santé réglementé qui porte au titre de cette réglementation le marquage CE0123.

Thema Radiologie avec Esaote

Source : MyLab™9 : Des capacités étendues en imagerie diagnostique et interventionnelle

Verso accompagne

 

Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Le Rapport de l’INCA relatif au Plan Cancer 2014-2019 fait état de réelles avancées quant à l’organisation de la prise en charge des patients. Mais sur les thèmes relatifs à l’imagerie médicale, des retards sur les objectifs fixés sont encore à déplorer.

INCa
INCa

L’Institut National du Cancer (INCa) a adressé au Président de la république son 4ème Rapport d’étape relatif au pilotage du Plan Cancer 2014-2019. Parmi les 208 actions prévues, plusieurs concernent, de près ou de loin, aux activités de l’imagerie diagnostique et thérapeutique.

Des progrès significatifs sur la dématérialisation et le partage des données de Santé

L’Institut a lancé notamment une dynamique d’expérimentation de dématérialisation des mammographies de dépistage dès 2016, afin de poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’efficience du programme. Dans ce contexte, deux projets, en Alsace et en Île-de-France (départements 94-93-78), ont été retenus, auxquels s’ajouteront la Normandie et La Réunion. Sur le champ du numérique également, le Dossier Communicant de Cancérologie
(DCC), qui
permet l’échange, notamment entre la
ville et l’hôpital, des documents supports
de la coordination des soins et devient le socle des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP), fait de plus en plus d’adeptes. Et le Dossier
Médical partagé (DMP), quant à lui, se déploie de façon significative puisque près de 1 000 000 de dossiers ont pu être créés fin 2017. Il permet aux praticiens d’échanger les données médicales du DCC de façon dématérialisée et sécuritaire.

Un nouveau mode de financement de la radiothérapie en cours d’évaluation

Concernant les parcs de modalités d’imagerie, le rapport stipule que le maillage territorial en appareils d’IRM/TEP est globalement satisfaisant, alors que les acteurs eux-mêmes, FNMR en tête, appellent à une augmentation des autorisations pour l’acquisition de ces modalités. Il reconnaît toutefois des disparités régionales et interrégionales et déclare que des mesures ont été prises pour le déploiement de nouveaux appareils d’IRM et de TEP, avec une augmentation prévue de 35% pour l’IRM et de 11% pour le scanner en Ile-de-France.

D’autres mesures sont prévues afin d’adapter le
modèle de financement de la radiothérapie, pour une meilleure prise en
compte de l’approche globale du parcours
des patients, adaptée à l’enjeu de maîtrise
des coûts. En 2016, une proposition de nouveau
modèle de financement, indexé sur la technique de radiothérapie utilisée, a été imaginée. Des centres volontaires, en hôpital public et privé ainsi qu’en cabinet de radiothérapie, ont participé à une phase de pré-test en 2017, préalable au lancement à plus grande échelle, en 2018, où sera évalué l’impact de la forfaitisation avant le déploiement effectif du nouveau modèle. D’autre part, l’INCa a lancé, en 2017, un autre appel à candidatures pour soutenir la formation d’un réseau national de recherche préclinique en radiothérapie pour créer une synergie pluridisciplinaire susceptible de renforcer l’innovation dans la conduite de projets précliniques.

De nouvelles professions pour la gestion du risque ionisant

L’INCa rappelle également, dans son nouveau rapport, l’intégration, par ordonnance du Gouvernement, de la profession de physicien médical aux professions de santé. Il rappelle que celui-ci apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnement, qu’il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques qu’il s’assure que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et concourent à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Sur le champ des ressources humaines également, l’Institut revient sur le nouveau décret d’actes du manipulateur (MERM), qui a la possibilité désormais d’exercer sans la présence d’un médecin ou de préparer, au sein d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), les substances destinées à la pratique de la médecine nucléaire.

Des retards conséquents sur certains objectifs fixés

La fin du rapport recense enfin les objectifs ayant plus de 9 mois de retard sur la feuille de route. Sans surprise, et nous l’avons évoqué plus haut, la réduction des inégalités territoriales et l’harmonisation les délais d’accès à l’IRM et à la TEP en font partie. La lisibilité de l’offre de radiologie interventionnelle n’a également pas évolué significativement, de même que la réflexion sur les évolutions nécessaires du dispositif réglementaire et tarifaire spécifique à cette discipline. L’équilibrage de l’offre en équipements de radiothérapie sur le territoire pour en réduire les délais d’accès fait également l’objet d’un retard, de même que. La régulation, au niveau national, de l’offre en équipement lourd. Enfin, la reconnaissance de la profession de dosimétriste en tant que profession de santé et l’intégration du radiophysicien dans le code de la santé publique se font également attendre.

Bruno Benque

Source : Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Verso accompagne les acteurs de la lutte contre le cancer pour atteindre leurs objectifs sur les modalités de l’imagerie médicale.

Quelques réflexions acides sur la pratique radiologique

Dans un article expliquant pourquoi l’imagerie médicale est impliquée fortement par l’avènement de l’Intelligence Artificielle, le Pr Marius Fieschi assène quelques réflexions sur la compréhension des radiologues sur les pathologies de leurs patients ou sur leur passivité devant l’identification d’une anomalie par un outil d’aide à la décision. Les radiologues apprécieront…

Intelligence Artificielle
Intelligence Artificielle

Dans une tribune publiée dans www.dsih.fr, le Pr Marius Fieschi, professeur honoraire de santé publique à la faculté de médecine de Marseille, créateur du laboratoire d’enseignement et de recherche sur le traitement de l’information médicale (LERTIM), explique pourquoi l’imagerie médicale est en première ligne pour les usages de l’aide à la décision faisant intervenir l’Intelligence Artificielle (IA).

Des outils matures et une culture numérique acquise au fil des années

Il pointe tout d’abord la place importante prise par l’outil informatique dans la pratique des radiologues et de la culture numérique qu’ils ont acquise au fil des années. Cela se vérifie depuis l’acquisition des images, notamment pour l’imagerie en coupe, jusqu’à la gestion des comptes rendus en passant par le post-traitement des examens. Il objective également la maturité des processus de stockage et de partage des données, qui sont ainsi disponibles et standardisées en DICOM depuis longtemps.

Le Pr Fieschi revient enfin sur les raisons qui font que les autres spécialités médicales ne sont pas aussi impliquées dans les processus d’aide à la décision. La télémedecine est susceptible, selon lui, de les engager à intégrer plus souvent dans leur pratique les outils numériques, si les infrastructures évoluent pour notamment rendre les outils interopérables et les données facilement accessibles.

La compréhension d’une pathologie ne serait pas nécessaire pour interpréter une image

Mais une partie de son propos risque de faire grincer quelques dents dans la communauté radiologique. Il y annonce en effet que « l’activité courante de radiologie, la compréhension profonde du phénomène n’est pas nécessaire pour interpréter une image, identifier une anomalie ou une structure radiologique particulière » ou que lorsqu’un outil d’aide à la décision radiologique identifie une anomalie, « on est plus dans le constat, dans l’observation, qui sera immédiatement perçue par le professionnel sans besoin d’explication ».

Le Pr Fieschi a sans doute oublié que les radiologues sont susceptibles, de temps en temps, de faire des annonces à leurs patients et qu’ils ne le font pas à la légère, sans avoir au préalable étudié leur dossier et l’historique de leur maladie. Il a également mis sous silence leur participation de plus en plus active aux RCP, toutes spécialités confondues notamment. Les radiologues apprécieront…

Bruno Benque

Source : Quelques réflexions acides sur la pratique radiologique

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Une nouvelle technique d’imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

Une nouvelle technique d'imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

Depuis octobre, le Limousin est équipé d’un système de radiographie innovant, qui limite la dose de radiation. Un équipement particulièrement intéressant pour le suivi des enfants atteints de scoliose.

C’est la société d’imagerie de radiothérapie et d’oncologie médicale (IMRO), qui a fait l’acquisition de ce nouveau dispositif au sein de la Polyclinique de Limoges (site Chénieux).

Les avantages de ce système, baptisé Eos® ? La réduction de l’exposition aux rayons X. « On diminue de 50 à 85 % la dose de radiations par rapport à un examen de radiologie classique et de 95 % comparé à un scanner, explique Éric Chardac, radiologue. Chez un enfant, pour un examen de la colonne vertébrale, la dose délivrée équivaut à une semaine de rayonnement naturel : c’est donc quasi neutre. » Ce qui permet une surveillance plus rapprochée du jeune patient.

Mais les adultes souffrant d’affections ostéo-articulaires au niveau du rachis ou des membres inférieurs peuvent aussi en bénéficier. La particularité du dispositif médical est en effet de fournir des images du squelette du patient debout, en 2D et 3D, sans surcoût par rapport à un examen standard.

« Les mesures sont extrêmement précises », indique Céline Tricard, directrice d’IMRO. Ces données anatomiques très complètes sont « un plus dans le diagnostic et en vue d’une opération ». L’outil est ainsi très utile aux chirurgiens pour modéliser les prothèses de hanche ou de genou qu’ils vont poser, et en assurer ensuite le contrôle.

D’après les travaux de Georges Charpak

La machine Eos est inspirée des travaux menés par Georges Charpak, prix Nobel de physique en 1992. Créée par la société Eos Imaging, elle a été primée par la Fondation Galien en décembre dernier.

Une bonne cinquantaine d’établissements en France en sont équipés. Les plus proches de Limoges étaient situés jusqu’à présent à Périgueux, Poitiers, Bordeaux et Clermont-Ferrand.

Hélène Pommier
helene.pommier@centrefrance.com

Source : Une nouvelle technique d’imagerie médicale limite la dose de rayons X à la Polyclinique de Limoges

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