L’achat public est-il condamné à passer au coût à l’usage ?

Si le particulier a souvent penché vers l’acquisition, tant la France est un pays de « propriétaires », les personnes publiques et au premier plan d’entre elles, les collectivités territoriales et les établissements de santé, ont également toujours considéré l’investissement comme un dogme.

Une démarche quasi culturelle… amenée à évoluer ! En effet, l’investissement se voit de plus en plus ébranlé et ce pour des raisons réellement objectives : accélération des technologies, contexte budgétaire de plus en plus contraint ou encore nécessité d’intégrer et déployer des innovations parfois disruptives au sein du secteur public.

L’investissement, un dogme de plus en plus « ébranlé » dans la sphère publique ?

L’achat, au sens de l’investissement, est une pratique traditionnelle et quasi « culturelle » dans le secteur public. Il repose sur un certain nombre de fondamentaux : approche patrimoniale, récupération de la TVA pour les collectivités territoriales, budget d’investissement privilégié au risque de le voir remis en cause mais aussi des équipements jusqu’à présent encore fortement sujets à l’amortissement.

Pourtant, la pertinence de l’investissement est de plus en plus discutée dans un contexte où les équipements à obsolescence rapide (3 ou 4 ans) se multiplient, cachant de plus des coûts de maintenance ou de remise à niveau difficiles à évaluer et surtout à financer le moment venu. L’investissement, alors trop privilégié, risque alors d’enfermer le décideur public dans un fonctionnement rapidement obsolète et dans une dégradation du niveau de performance du service public. Cette politique alors de court termes peut être de nature à dégrader son efficience en coût complet et son attractivité notamment au regard de l’offre du secteur privé.

Il n’est donc pas surprenant qu’au sein de la fonction publique, les établissements de santé soient ceux qui s’orientent depuis plusieurs mois et de manière très significative vers le financement locatif voir à termes le paiement à l’usage.

Un contexte technologique et économique plus que favorable à changer son fusil d’épaule

L’avènement des nouvelles technologies portées par une digitalisation croissante touchent tous les secteurs d’activité et pas uniquement ceux traditionnellement liés à l’informatique.
Développement de la télémédecine, véhicules à termes autonomes, mobilier urbain connecté ou encore dispositifs d’accompagnement au bien vieillir à domicile sont autant d’exemples amenés à se multiplier.

De nouvelles technologies, voire parfois des innovations de rupture, dont le secteur public ne peut et ne pourra se passer car seules celles-ci lui permettront, dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, de répondre à des enjeux de transformation et modernisation du service public.

Les achats publics reposent en effet traditionnellement sur des fournitures, des services et des travaux. Seules les fournitures (y compris les logiciels) se prêtent au financement ; les consommables en étant au même titre que les travaux ou encore les services exclus sauf si ces derniers sont « accessoires » au projet de fourniture.

Les fournitures les plus couramment acquises au sein de la fonction publique et susceptibles d’entrer dans le champ du financement sont donc les suivantes : télécommunications (équipements), matériel informatique, équipements d’imprimerie/reprographie, mobilier à usage intérieur, mobilier urbain et équipements associés, équipements techniques à caractère industriel (restauration, blanchisserie…), équipements médicaux, véhicules de service ou encore véhicules de transport en commun.

Le financement locatif se prête ainsi tout particulièrement aux biens à obsolescence rapide (3 à 4 ans). Il semble également se prêter par expérience à tous les biens à caractère innovant induisant un retour sur investissement dans la durée.

À termes, d’autres familles de produits pourraient entrer rapidement dans ce champ d’intervention tels que le mobilier de bureau ou mobilier d’accueil, ces équipements commençant également à intégrer des éléments numériques ou digitaux et concourant aux enjeux de productivité et d’attractivité.

Le financement par crédit-bail, un succès croissant mais des possibilités limitées

Le crédit-bail est un dispositif équivalent à un marché de financement en raison de la faible valeur résiduelle levée lors de l’option d’achat. La valeur de rachat dépend en effet des loyers déjà payés et est connue dès la contractualisation.

D’un point de vue comptable, les loyers constituent des charges de fonctionnement et ne grèvent donc pas le budget d’investissement de la personne publique. Ces charges se répartissent sur plusieurs exercices comptables permettant ainsi d’étaler la charge financière de cet « achat différé ». Seule la levée de l’option d’achat se comptabilise en investissement.

Le crédit-bail, bien que de plus en plus couramment utilisé, présente certaines limites : exclusion de la maintenance, faible intégration de logiciels, part de service limité.

Enfin, l’évolutivité périodique des équipements et des installations rendue de plus en plus nécessaire par les évolutions technologiques est fortement contrainte dans le cas du crédit-bail puisque l’équipement est propriété du bailleur et toute modification nécessite donc son accord au préalable.

Le financement locatif, un pas de plus vers l’usage du bien

Le financement locatif semble, de plus en plus, être la solution la plus adaptée au contexte technologique déjà évoqué et ce pour plusieurs raisons : vision en coût complet, intégration de la maintenance et de nombreuses prestations de service, intégration des logiciels parfois jusqu’à 100 %, répartition de la charge d’usage sur plusieurs exercices.

En outre, les prestataires proposent souvent des services associés d’accompagnement stratégique et de pilotage financier et administratif.

D’un point de vue comptable, les loyers constituent des charges de fonctionnement, seul point de nature encore à en limiter quelque peu l’usage tant les budgets dans le secteur publics favorisent mais pour combien de temps encore, la partie investissement au détriment des charges de fonctionnement.

En conclusion

L’acheteur public est aujourd’hui confronté à une équation de plus en plus complexe :

  • Achat de produits voir de solutions de plus en plus technologiques et complexes ;
  • Passage progressif du modèle de l’investissement à celui du financement voir de l’usage ;
  • Approche en coût complet en lieu et place de la simple approche « prix » ;
  • Mise en œuvre de solutions plus innovantes voir disruptives nécessitant davantage d’échanges avec les prescripteurs en amont et avec les utilisateurs en aval (formation, conduite du changement, évolutions Technologiques en cours de contrat).

La pression budgétaire croissante, la nécessité d’atteindre rapidement une performance achat significative sans que les gains dégagés soit annihilés par un coût prohibitif de l’organisation achat, l’obligation de suivre un marché toujours plus innovant, et la pression de l’usager sont autant d’éléments devant conduire toute organisation à arbitrer clairement la notion de « faire » ou « faire faire ».

Si pendant longtemps par exemple le recours aux centrales d’achat a été justifié par des retards dans la réalisation d’un plan d’équipements ou encore par opportunité, celui-ci tend à se faire désormais dans un cadre beaucoup plus défini, conduisant d’ailleurs de nombreux acheteurs publics à nouer des partenariats avec celles-ci à des fins de collaboration mais également à des fins économiques (optimisation des conditions de recours).

Ainsi, la tendance qui se dessine semble être d’externaliser les achats à caractère nationaux, qui plus est lorsque ceux-ci nécessitent une forte expertise et un financement locatif, et à internaliser les achats à caractère territoriaux notamment lorsque l’acheteur public dispose en propre de l’expertise et de leviers de performance achat autres que les volumes. Par exemple, la proximité d’un site de production ou de distribution, une capacité logistique en propre ou encore une capacité à conduire et animer un groupement de commandes à l’échelle du territoire.

Dans ce contexte, il n’est ainsi pas surprenant de voir l’UGAP, centrale d’achat public, proposer depuis un mois, un accès à des solutions de financement locatif sur l’ensemble de son catalogue à des conditions uniques. Une offre qui a déjà engendré sur cette période plus de 25 M€ de cotation pour les seuls établissements de santé et plus de 2 M€ de biens financés.

Une approche qui devrait au final nous conduire au coût à l’usage.

Sébastien Taupiac,
Directeur Santé à l’UGAP

Source : L’achat public est-il condamné à passer au coût à l’usage ?

Verso accompagne l’acheteur public ver une solution de financement locatif.

Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Le Rapport de l’INCA relatif au Plan Cancer 2014-2019 fait état de réelles avancées quant à l’organisation de la prise en charge des patients. Mais sur les thèmes relatifs à l’imagerie médicale, des retards sur les objectifs fixés sont encore à déplorer.

INCa
INCa

L’Institut National du Cancer (INCa) a adressé au Président de la république son 4ème Rapport d’étape relatif au pilotage du Plan Cancer 2014-2019. Parmi les 208 actions prévues, plusieurs concernent, de près ou de loin, aux activités de l’imagerie diagnostique et thérapeutique.

Des progrès significatifs sur la dématérialisation et le partage des données de Santé

L’Institut a lancé notamment une dynamique d’expérimentation de dématérialisation des mammographies de dépistage dès 2016, afin de poursuivre l’amélioration de la qualité et de l’efficience du programme. Dans ce contexte, deux projets, en Alsace et en Île-de-France (départements 94-93-78), ont été retenus, auxquels s’ajouteront la Normandie et La Réunion. Sur le champ du numérique également, le Dossier Communicant de Cancérologie
(DCC), qui
permet l’échange, notamment entre la
ville et l’hôpital, des documents supports
de la coordination des soins et devient le socle des Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP), fait de plus en plus d’adeptes. Et le Dossier
Médical partagé (DMP), quant à lui, se déploie de façon significative puisque près de 1 000 000 de dossiers ont pu être créés fin 2017. Il permet aux praticiens d’échanger les données médicales du DCC de façon dématérialisée et sécuritaire.

Un nouveau mode de financement de la radiothérapie en cours d’évaluation

Concernant les parcs de modalités d’imagerie, le rapport stipule que le maillage territorial en appareils d’IRM/TEP est globalement satisfaisant, alors que les acteurs eux-mêmes, FNMR en tête, appellent à une augmentation des autorisations pour l’acquisition de ces modalités. Il reconnaît toutefois des disparités régionales et interrégionales et déclare que des mesures ont été prises pour le déploiement de nouveaux appareils d’IRM et de TEP, avec une augmentation prévue de 35% pour l’IRM et de 11% pour le scanner en Ile-de-France.

D’autres mesures sont prévues afin d’adapter le
modèle de financement de la radiothérapie, pour une meilleure prise en
compte de l’approche globale du parcours
des patients, adaptée à l’enjeu de maîtrise
des coûts. En 2016, une proposition de nouveau
modèle de financement, indexé sur la technique de radiothérapie utilisée, a été imaginée. Des centres volontaires, en hôpital public et privé ainsi qu’en cabinet de radiothérapie, ont participé à une phase de pré-test en 2017, préalable au lancement à plus grande échelle, en 2018, où sera évalué l’impact de la forfaitisation avant le déploiement effectif du nouveau modèle. D’autre part, l’INCa a lancé, en 2017, un autre appel à candidatures pour soutenir la formation d’un réseau national de recherche préclinique en radiothérapie pour créer une synergie pluridisciplinaire susceptible de renforcer l’innovation dans la conduite de projets précliniques.

De nouvelles professions pour la gestion du risque ionisant

L’INCa rappelle également, dans son nouveau rapport, l’intégration, par ordonnance du Gouvernement, de la profession de physicien médical aux professions de santé. Il rappelle que celui-ci apporte son expertise pour toute question relative à la physique des rayonnement, qu’il est chargé de la qualité d’image, de la dosimétrie et de l’exposition aux autres agents physiques qu’il s’assure que les équipements, les données et procédés de calcul utilisés pour déterminer et délivrer les doses et les activités des substances radioactives administrées au patient sont appropriés et concourent à une optimisation de l’exposition aux rayonnements ionisants. Sur le champ des ressources humaines également, l’Institut revient sur le nouveau décret d’actes du manipulateur (MERM), qui a la possibilité désormais d’exercer sans la présence d’un médecin ou de préparer, au sein d’une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), les substances destinées à la pratique de la médecine nucléaire.

Des retards conséquents sur certains objectifs fixés

La fin du rapport recense enfin les objectifs ayant plus de 9 mois de retard sur la feuille de route. Sans surprise, et nous l’avons évoqué plus haut, la réduction des inégalités territoriales et l’harmonisation les délais d’accès à l’IRM et à la TEP en font partie. La lisibilité de l’offre de radiologie interventionnelle n’a également pas évolué significativement, de même que la réflexion sur les évolutions nécessaires du dispositif réglementaire et tarifaire spécifique à cette discipline. L’équilibrage de l’offre en équipements de radiothérapie sur le territoire pour en réduire les délais d’accès fait également l’objet d’un retard, de même que. La régulation, au niveau national, de l’offre en équipement lourd. Enfin, la reconnaissance de la profession de dosimétriste en tant que profession de santé et l’intégration du radiophysicien dans le code de la santé publique se font également attendre.

Bruno Benque

Source : Parc de modalités d’imagerie: l’INCa confirme les retards sur objectifs

Verso accompagne les acteurs de la lutte contre le cancer pour atteindre leurs objectifs sur les modalités de l’imagerie médicale.

Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

Zebra Technologies a publié le 29 janvier 2018 une étude sur l’adoption des technologies mobiles dans le milieu hospitalier d’ici à 2022. Selon le document, l’utilisation des terminaux mobiles pourrait devenir une norme pour le personnel hospitalier. Des nouvelles méthodes de travail qui promettent peut-être des progrès en termes de qualité de soin mais qui soulèvent encore des interrogations sur la protection des données. Voici ce qu’il faut retenir.

Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?
Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

L’entreprise américaine Zebra Technologies, spécialisée dans les solutions de gestion de flux et de stocks par codes-barres ou RFID, a publié lei 29 janvier 2018 une étude* prospective sur le milieu hospitalier à l’horizon 2022. Le document s’intéresse à l’adoption des technologies mobiles dans les hôpitaux du monde entier et défend leurs avantages : de l’amélioration de la qualité des soins à la réduction des coûts.

LA « MOBILITÉ CLINIQUE », UNE PRATIQUE BIENTÔT INCONTOURNABLE ?

A ce jour, seuls 36 % des hôpitaux utilisent des périphériques mobiles : terminaux portables, tablettes, lecteurs de codes-barres sans fil ou encore imprimantes mobiles. L’étude révèle que ce taux devrait doubler d’ici 2022.

De la même manière, l’utilisation de périphériques portables augmenterait de 40 % pour l’ensemble du personnel hospitalier d’ici à 2020. Les médecins et les infirmiers ne sont pas les seuls concernés. D’parès l’étude, le taux d’adoption bondira chez les pharmaciens, les techniciens de laboratoire, les radiologues et les sociétés de transport de patients, dépassant le plus souvent les 90 %.

LES TECHNOLOGIES MOBILES, UN LEVIER POUR AMÉLIORER LA QUALITÉ DES SOINS ?

Alors qu’un infirmier parcourt en moyenne entre 6,5 et 8 km à pied lors d’un service de 12 heures, l’adoption des technologies mobiles peut représenter de multiples avantages pour la qualité des soins. En accédant aux dossiers médicaux électroniques via des terminaux mobiles, le personnel hospitalier pourrait notamment passer davantage de temps au chevet des patients.

« Des systèmes de localisation en temps réel seront utilisés pour localiser les équipements, les fournitures et les produits pharmaceutiques, ainsi que le personnel soignant. Cette visibilité permettra aux administrateurs d’optimiser la disponibilité des lits et d’améliorer le workflow des équipes, ainsi que la sécurité globale« , ajoute l’étude.

L’adoption des technologies mobiles pourrait également développer l’utilisation de l’analyse prédictive à partir des flux de données intégrés pour détecter des situations potentiellement dangereuses comme des septicémies ou des infections nosocomiales. Selon Zebra, « les applications sophistiquées, la surveillance des patients à distance et l’intelligence artificielle animeront le travail quotidien et armeront les cliniciens d’informations plus pertinentes pour mieux traiter les patients. »

UN ENJEU DE CYBERSÉCURITÉ

Ces nouvelles méthodes de travail soulèvent également des enjeux de cybersécurité. Par terminaux mobiles, le rapport réalisé par Zebra définit à la fois les périphériques fournis par l’hôpital que ceux appartenant aux employés. Des membres du personnel hospitalier pourraient donc potentiellement rentrer chez eux avec un portable contenant des données médicales sur des patients… A ce jour, seulement 53 % des hôpitaux imposent des obligations précises quant aux données et mettent en oeuvre des processus d’authentification et d’autorisation. “D’ici à 2020, 42 % des hôpitaux ajouteront [à leur politique] la gestion/maintenance des actifs, la gestion des terminaux portables, l’encryptage des données et l’effacement à distance des données de ces équipements”, note néanmoins l’étude.

*Méthodologie : L’étude a été réalisée en 2017 par Zebra avec ses partenaires spécialisés, Research Now et Lucid. 1500 personnes ont été interrogées en Arabie saoudite, au Brésil, en Chine, aux Emirats arabes unis, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Koweït et au Qatar. Les personnes interrogées regroupent des cadres de la santé, des responsables informatiques d’établissement hospitaliers ainsi que des patients.

Source : Les technologies mobiles bientôt incontournables dans les hôpitaux ?

Verso accompagne les hôpitaux vers les outils d’évolution.

Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

 CHAPITRE I- La place du patient

Beaucoup de points très positifs s’agissant de la place actuelle du patient dans la santé : Plus de 9 patients sur 10 sont satisfaits de leur dernière visite en établissement de santé et on enregistre un très haut niveau de satisfaction détaillée des patients quant à leur relation avec les divers interlocuteurs hospitaliers, surtout s’ils sont soignants (77% à 92%). Surtout l’hôpital est « HUMAIN » : plus de 8 patients sur 10 estiment qu’ils ont été bien traités, écoutés, compris, or l’HUMAIN est justement le facteur clé n°1 de recommandation d’un établissement de santé.

Mais, des points de vigilance émergent s’agissant du dialogue, de la communication et des informations transmises aux patients : Pour les médecins, les informations données lors de l’hospitalisation ne sont ni bien comprises (77%), ni bien retenues et assimilées (80%) par les patients et souvent, le compte-rendu d’hospitalisation n’est pas remis au patient à sa sortie. De même, l’information donnée sur les médicaments administrés est très perfectible : seulement 31% des médecins pensent que leurs patients sont correctement informés. « Trop » de transparence en revanche concernant les discussions sur l’état de santé du patient devant ses proches (parfois sans même le consulter préalablement) : cette pratique est encore trop fréquente. Enfin, la consultation constitue un autre axe d’amélioration : les médecins surestiment la diversité des sujets qui y sont abordés, et nombre de patients et une majorité de médecins critiquent le temps laissé au dialogue et à l’écoute.

CHAPITRE II-La place du médecin

Relation patients-médecins : Plus de 9 Français sur 10 sont satisfaits de leur médecin, une satisfaction stable quel que soit le profil du médecin. Etre soigné par un médecin-homme ou un médecin-femme indiffère totalement les Français : 71% refusent de choisir, et lorsqu’ils ont une préférence, celle-ci s’explique le plus souvent pour des raisons d’intimité de l’examen en question. Cela ne signifie pas que nul problème de laïcité n’existe, 45% des médecins dit avoir déjà vu un patient refuser un soignant en raison de son genre pour des motifs religieux, mais ces problèmes reposent en fait sur un nombre extrêmement limité de patients.

Climat social : 78% des médecins sont satisfaits de leur travail, 68% à 95% sont satisfaits de leurs relations avec leurs collègues, patients ou supérieurs éventuels, et ils sont même plus satisfaits que les Français du contenu de leur travail : leur niveau de satisfaction est exceptionnel sur l’intérêt (94%) et l’utilité (96%) de leur travail. Inversement, ils sont plus critiques que les Français sur la reconnaissance de leur travail (60% de mécontentement) et leurs perspectives d’évolution (61%). Enfin, ils se singularisent par un flagrant manque de temps pour accomplir leur travail (72%) et de pauses (60%) et donc, par un niveau de stress professionnel supérieur à celui des Français.

CHAPITRE III-Avenir de l’humain dans la santé

Le développement des nouvelles technologies est le premier levier permettant de laisser une plus grande place à l’humain dans la santé et au dialogue soignants/patients : à l’exception des robots avec lesquels 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir, la quasi-totalité des outils connectés de santé testés dans l’étude sont perçus par les Français et les patients comme permettant « d’apporter plus d’humanité ». Il reste à en convaincre les médecins qui sont une majorité (55%) à estimer au contraire que les nouvelles technologies détérioreront les relations en limitant encore les contacts humains.

Le second levier pour l’avenir est l’accentuation de la démarche de démocratie sanitaire et le développement des relations avec les associations de patients : La démocratie sanitaire est méconnue par les Français, mais une fois qu’on leur explique de quoi il retourne, 8 Français sur 10 pensent que c’est une démarche qui peut améliorer la qualité de notre système de santé. Réciproquement, les associations de patients gagneraient à se faire davantage connaître du grand public car elles jouissent d’une bonne image tant auprès des Français, que des patients et de leurs proches.

Pour accéder à l’étude intégrale cliquez ici 

Source : Baromètre santé 360° : L’humain dans la santé

Verso  permet aux professionnels de santé de faire évoluer les parcs d’équipements médicaux (Finance, Conseils d’expert…)

C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

L’intégration de Toshiba Medical Systems au sein de Canon Inc. a été entérinée le 4 janvier 2018. Canon Medical Systems Corporation fera désormais profiter du réseau mondial de la maison mère aux acteurs de l’imagerie diagnostique et thérapeutique, ainsi que de sa philosophie: « Made for life ».

Une intégration de deux géants approuvée réglementairement au Japon

Depuis son arrivée au sein du groupe Canon en décembre 2016, Canon Medical Systems a entrepris les procédures d’approbation réglementaire pour l’intégration de l’acteur historique de la radiologie

Toshiba Medical Systems et son changement de nom, en vertu des lois nationales ou locales en vigueur concernant les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Canon a annoncé que ces procédures ont été finalisées et que le changement de nom de la société entre en vigueur le 4 janvier 2018.

Une société présente dans 140 pays et régions

Depuis sa création en 1930, Canon Medical Systems a introduit sur le marché, en coopération avec ses clients, de nombreux dispositifs médicaux, qui étaient des premières mondiales ou des premières japonaises. Grâce à son important réseau de vente et de services, elle mène des activités dans le monde entier, fournissant des systèmes d’imagerie diagnostique dans environ 140 pays et régions. Canon Inc. a débuté son activité dans le secteur des équipements médicaux en 1940 avec le développement de la première caméra à rayons X produite au Japon. Elle utilise actuellement ses technologies d’imagerie avancées pour produire des équipements tels que des systèmes d’imagerie numérique à rayons X et des équipements d’optique OCT.

Contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde

Depuis sa création, la société s’est fortement engagée dans le secteur des équipements médicaux et renforcera à l’avenir son activité, dans le but de contribuer à une société sûre et sécurisée. Grâce à son intégration dans le Groupe Canon, Canon Medical Systems – dans l’esprit de la philosophie d’entreprise du groupe Canon « kyosei » et de son propre slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) – continuera à se développer afin d’accélérer la croissance de l’activité du groupe Canon dans le secteur de la Santé et de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans le monde entier.

À propos de Canon Medical Systems Corporation

Canon Medical Systems Corporation développe et fabrique des systèmes d’imagerie diagnostique comprenant des scanners, des IRM, des échographes, des systèmes de radiographie et des automates pour les laboratoires d’analyse. Ces dispositifs sont commercialisés dans environ 140 pays et régions à travers le monde, offrant une technologie toujours à la pointe de l’innovation pour un diagnostic plus rapide et un traitement précoce. Son slogan « Made for Life » (Made for Partnerships, Made for Patients, Made for You.) illustre la volonté de Canon Medical Systems d’apporter une contribution positive à la gestion hospitalière et offrir une gamme de produits et de services de santé à l’écoute des patients.

Nom de la société: Canon Medical Systems Corporation

President et PDG : Toshio Takiguchi

Siège social : 1385 Shimoishigami, Otawara-shi, Tochigi, Japan

 

Source : C’est officiel : Toshiba Medical devient Canon Medical Systems Corporation

Verso est leader en accompagnement technique des radiologues (financement, ingénierie, veille technologique, veille financière)

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

 

Les projets de transformation numérique appliquée à la chirurgie se multiplient. Un consortium français annonce aujourd’hui FollowKnee, un projet sur 5 ans au budget de 24,5 millions d’euros qui veut révolutionner chaque étape d’une opération du genou, de la conception des prothèses jusqu’au suivi post-opératoire, en passant par la fabrication et la pose.

FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou © Immersion – anaelb.com

Un consortium français regroupant 7 partenaires annonce ce 23 janvier 2018 le programme de recherche FollowKnee. Il ambitionne de révolutionner la chirurgie du genou par une approche multidisciplinaire qui combinera scan de la morphologie du patient, impression 3D d’une prothèse conçue sur mesure, opération en réalité augmentée, et suivi post-opératoire par des capteurs intégrés. Le projet est motivé par les évolutions démographiques (population vieillissante, prévalence de l’obésité…) qui décuplent le besoin en prothèses de genou. Le nombre de poses devrait croître de 600% d’ici à 2030, d’après le consortium.

UN BUDGET DE 24,5 MILLIONS D’EUROS

FollowKnee, qui débute aujourd’hui, va courir sur 5 ans. Il fait partie des dix projets de recherche hospitalo-universitaire (RHU) récemment sélectionnés par le gouvernement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Il bénéficie d’un budget de 24,5 millions d’euros qui lui a été alloué par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Le projet sera coordonné par le professeur Eric Stindel, qui dirige le Latim, laboratoire à l’interface entre l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), l’Institut Mines-Telecom Atlantique (IMTA), l’Inserm et le CHRU de Brest. Six partenaires techniques s’occuperont quant à eux de mettre au point les différentes solutions du programme : Immersion, Imascap, la société SLS, b<>com, ID2Santé, et le CEA Grenoble. Chacun y va de sa spécialité. Imascap créera le modèle 3D et la base de données associée. L’entreprise bordelaise Immersion développera l’interface en réalité augmentée qu’utilisera le chirurgien lors de l’opération. SLS gérera l’impression 3D de la prothèse, et le CEA Grenoble fournira les capteurs intégrés à la prothèse.

UN OBJECTIF DE COMMERCIALISATION D’ICI 5 ANS

Deux échéances ont été posées pour la réalisation du projet. « D’ici 3 ans, nous allons d’abord réaliser des prothèses de genoux imprimées en 3D qui seront implantées sur 220 patients, précise le Pr Eric Stindel dans un communiqué. Ensuite, nous y implanterons les capteurs que nous testerons avec 30 patients. Nous proposerons cette nouvelle prothèse à des patients plutôt jeunes pour superviser son fonctionnement sur un temps long. » L’objectif est d’obtenir un produit commercialisable avec une évaluation clinique des résultats au bout des cinq ans du programme.

 

Un timing ambitieux étant donné le travail qu’il va falloir effectuer. « Nous allons d’abord commencer par relever les besoins, par apprendre à nous connaître », explique Julien Castet, directeur de recherche chez Immersion. Mais l’entreprise est confiante, malgré le nombre important de partenaires sur le projet. Le secret ? Bien structurer les tâches en amont en définissant très précisément le périmètre de chacun.

LA CHIRURGIE, CAS D’USAGE AUX NOMBREUSES CONTRAINTES

Sur la partie réalité augmentée, les chirurgiens souhaitent pouvoir mesurer les caractéristiques physiques du genou, à la fois pour vérifier la position des structures osseuses par rapport au planning et déterminer la laxité en flexion et en extension, le tout sans marqueurs. « Nous avons une contrainte importante sur la finesse du positionnement, car il va être utilisé pour faire du contrôle qualité, reprend Julien Castet. Il nous faudra de plus composer avec la lumière, qui est très forte au bloc, ce qui pose problème pour la réalité augmentée. »

Le choix de l’équipement portera a priori sur des casques HoloLens de Microsoft, mais une étude plus large sera réalisée sur le sujet. Dernier point et non des moindres : la collaboration. Le chirurgien ne travaille pas seul au bloc, et les informations doivent aussi être accessibles aux autres membres de l’équipe. Par ailleurs le dossier médical se compose d’autres données que le seul modèle 3D. Pour tous ces aspects, Immersion compte s’appuyer sur sa plateforme Shariiing, qu’il développe depuis plusieurs années. L’entreprise dédiera une dizaine de personnes à plein temps sur le projet.

Source : FollowKnee combine réalité augmentée, impression 3D et prothèse connectée pour révolutionner la chirurgie du genou

Verso propose des solutions de financements pour les chirurgiens et plus généralement pour les salles d’opérations

Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

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Crédit Photo : PHANIE

85 % des Français se déclarent satisfaits des spécialistes libéraux en ce qui concerne le diagnostic de leurs maladies et 75 % sont contents de leur « suivi » (seuls 3 % se déclarent « pas du tout » satisfaits). Tels sont les enseignements d’une étude Viavoice* réalisée pour l’Union des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF), présentée ce mercredi.

Si les patients expriment leur satisfaction générale, ils trouvent sans suprise que les délais d’attente sont assez longs (46 %) et même « très longs » (46 % également) pour un rendez-vous auprès d’un ophtalmologiste, dermatologue, cardiologue ou pédiatre et que le lieu de ce rendez-vous est éloigné de leur domicile (51 %).

« L’expertise » des spécialistes de second recours est plébiscitée puisque 61 % placent en première priorité le besoin de bonne compétence en cas de maladie sérieuse (avant la bonne accessibilité aux soins à 47 %). Un tiers réclament en priorité du temps médical « pour bien comprendre leur pathologie ». L’accueil dans des conditions agréables n’est cité en priorité que dans 14 % des cas…

L’imaginaire associé aux médecins spécialistes est plutôt flatteur. Les Français estiment à 86 % que les spécialistes libéraux qu’ils connaissent respectent totalement le secret professionnel, qu’ils soignent bien (85 %), que ce sont des personnes de confiance (79 %) et avec lesquelles on se sent bien (72 %). Les indices diminuent toutefois pour le temps d’écoute (63 %) ou l’accompagnement dans la vie.

Soutien à la délégation de tâches 

Interrogés sur la délégation de tâches, 73 % des Français pensent que ce serait plutôt « une bonne chose » si une infirmière leur posait au préalable des questions que les spécialistes « n’auraient pas à poser ensuite ». Un Français sur cinq pense que ce serait au contraire une mauvaise idée. Mais le refus catégorique est rare (4 %).

Pour 73 %, cette délégation spécialiste/infirmière permettrait une bonne prise en compte du patient et une juste répartition des rôles, le médecin se concentrant sur son cœur de métier et la valeur ajoutée médicale. Et 71 % pensent que cela permettrait un bon suivi du traitement.

* Étude réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 2000 personnes (méthode des quotas) du 3 au 11 octobre 2017.

Source : Satisfaits de leurs spécialistes, les Français placent la compétence en priorité absolue

Verso accompagne les professionnels de santé, en leurs mettant à disposition des solutions de financement de leurs équipements médicaux.

 

INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

En rhumatologie comme dans de multiples spécialités, l’échographie s’impose comme un examen indispensable en routine, notamment pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies inflammatoires.

DES SONDES PLUS SENSIBLES ET PLUS PUISSANTES

L’évolution des appareils d’échographie ces dernières années donne accès à des diagnostics jusque-là inaccessibles, les sondes offrant désormais des images de haute résolution et ainsi la possibilité d’obtenir une visualisation détaillée des articulations et des structures avoisinantes. « Les différents types de tailles et de fréquences permettent de s’adapter aux différentes régions anatomiques, explique le Dr Christophe Bologna, rhumatologue à Bayonne. Les sondes de très haute fréquence nous servent à étudier les structures superficielles et les sondes basse fréquence, les tissus plus profonds ».

Parallèlement, le Doppler fournit aujourd’hui des informations précises sur l’inflammation par l’étude de la microvascularisation. « La mise en évidence d’une hyperhémie au niveau de la synoviale nous permettra d’objectiver une synovite et de différencier maladie active et non active ».

UN INTÉRÊT MAJEUR DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

L’échographie est une technique qui s’avère plus fiable et sensible que l’examen clinique pour le diagnostic des synovites, enthésites et ténosynovites. De nombreuses études ont prouvé son intérêt majeur dans la polyarthrite rhumatoïde. « Elle nous permet de détecter des synovites, y compris sur des articulations totalement asymptomatiques, ainsi que la présence d’érosions osseuses non visibles en radiographies standard ». Un intérêt donc pour déceler plus rapidement les polyarthrites débutantes, bénéfice non négligeable dans une pathologie où les recommandations insistent sur la nécessité d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces.

D’autre part, les résultats de l’examen initial présentent un intérêt pronostic. Ils aident à identifier les patients qui nécessiteront un suivi étroit : « On sait, en effet, que la présence d’érosions osseuses et/ou de synovites actives au stade précoce est un marqueur de sévérité et prédit la progression structurale radiologique ». La technique va aussi contribuer à évaluer la réponse aux traitements. « Nous réalisons, par exemple, systématiquement une échographie chez les patients en rémission avant d’arrêter le traitement, car nous savons qu’une non rémission échographique par la mise en évidence de synovites infracliniques est prédictive de rechute ».

MEILLEUR DIAGNOSTIC, MEILLEURE PRISE EN CHARGE

L’échographie se révèle aussi utile pour le diagnostic des pathologies microcristallines. Dans la goutte, des signes évocateurs peuvent être mis en évidence : le signe du double contour, défini comme un liseré hyperéchogène épais sur la surface cartilagineuse, le signe de la tempête de neige caractérisé par des points hyperéchogènes au sein d’un épanchement anéchogène, ou encore des tophus, apparaissant sous forme de masses ovoïdes intra-articulaires ou sous-cutanées, inhomogènes entourées d’un halo anéchogène. Une chondrocalcinose pourra être objectivée devant la présence de dépôts de pyrophosphate de calcium. Ces dépôts forment une ligne hyperéchogène parallèle à la surface cartilagineuse et à la corticale osseuse, ou peuvent être individualisés sous forme de spots hyperéchogènes au sein du liquide synovial.

Enfin, l’échographie apporte une aide au diagnostic de spondylarthropathie par la mise en évidence d’enthésites, notamment au niveau du tendon d’Achille ou du fascia plantaire. La technique a d’ailleurs montré dans cette pathologie une meilleure approche que l’examen clinique pour déterminer le nombre d’enthèses atteintes. Autre apport majeur de la technique, souligne le Dr Bologna, le guidage des ponctions, actes infiltratifs et biopsies améliorant ainsi la prise en charge des patients. « Les infiltrations échoguidées nous permettent de cibler de façon plus précise le site de l’articulation atteinte et de soulager des articulations rebelles au traitement ».

Dr Patricia Martel

Source : INTÉRÊT DE L’ÉCHOGRAPHIE POUR LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES RHUMATOLOGIQUES

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Selon la Fédération hospitalière de France, les établissements devraient enregistrer un déficit d’environ 1,5 milliard d’euros en 2017 sous les effets conjugués des plans d’économies demandés par l’État et d’une activité moins dynamique. Une situation qui, prévient-elle, risque d’avoir des conséquences graves sur le fonctionnement des hôpitaux.

Rien ne va plus dans les hôpitaux français. Selon la Fédération hospitalière de France, ils sont étranglés financièrement: leur déficit devrait atteindre 1,5 milliard d’euros cette année, selon les premières estimations qui parviennent aux Agences régionales de santé. Ce montant est «dramatique et totalement inédit», s’alarme la FHF dans un communiqué publié ce lundi. Il témoigne selon elle d’une forte dégradation financière sur un an puisqu’en 2016, le déficit atteignait 470 millions d’euros.

Si les hôpitaux vont si mal, c’est d’abord parce qu’ils sont sous pression, assure la fédération. Soucieux de réduire le trou de la Sécu, les gouvernements imposent chaque année aux hôpitaux des plans d’économies. Sur les trois dernières années, ces économies ont représenté 3 milliards d’euros selon la FHF. Et le dernier projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ne déroge pas à la règle puisqu’il leur réclame 1,6 milliard d’économies sur un an. «C’est du jamais vu», confie au Figaro Frédéric Valletoux, président de la FHF. «Le budget 2018 table sur une hausse de 2,3% de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à près de 200 milliards d’euros, mais la hausse tendancielle des charges des hôpitaux publics est de 3% environ. La différence entre l’Ondam et cette hausse des charges représente 1,6 milliard d’euros, soit le montant qu’on demande aux hôpitaux d’économiser!», s’insurge ce dernier. «Et parallèlement, on ne rend pas ces économies supportables avec des réformes structurelles. Il y a des contraintes administratives fortes et pas de capacité d’adaptation», dénonce-t-il.

 

Cette année, les hôpitaux ont aussi subi les effets négatifs de la tarification à l’acte (T2A). Mise en place en 2004, la T2A prévoit que la majorité du financement des hôpitaux dépende du nombre et de la nature des actes réalisés. «Pour 2017, le gouvernement avait anticipé une hausse de l’activité. Mais pour tenir l’Ondam, il avait décidé de baisser le prix de l’acte. Or en 2017, l’activité des hôpitaux n’a pas été dynamique. Moins d’actes avec des financements en baisse, cela entraîne moins de ressources», résume le président de la FHF. «C’est bien la preuve que ce système de financement n’est plus adapté. On marche sur la tête», ajoute-t-il.

«L’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé»   Frédéric Valletoux, président de la FHF

Cette dégradation financière et ce nouvel objectif d’économies de 1,6 milliard en 2018 auront des conséquences graves pour les hôpitaux «qui vont se trouver pris en otage entre la qualité des soins qu’ils doivent à leurs patients, la préservation des conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières et l’obligation du retour à l’équilibre des comptes», explique la FHF dans son communiqué. «Aujourd’hui, l’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé. C’est une fragilisation sans précédent et le personnel le vit très mal. Pour rappel, 1,5 milliard de déficit, cela représente 30.000 emplois. Si le but du gouvernement est de mettre en place un plan de suppression de postes, il faut le dire!», s’agace Frédéric Valletoux.

Agnès Buzyn veut en finir avec la course à l’acte

Autre motif de colère: la décision prise fin novembre par Agnès Buzyn de ne dégeler que 150 millions d’euros sur les quelque 400 millions mis en réserve pour garantir les objectifs budgétaires. Chaque début d’année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux sont mis en réserve par le gouvernement qui peut décider de les annuler si les objectifs de dépenses ne sont pas tenus, ou au contraire de les dégeler. Dans un communiqué commun, la FHF, la FHP (privés), la Fehap (privés non lucratifs) et Unicancer lui avaient réclamé le dégel en fin d’année de l’intégralité des crédits mis en réserve. «Après n’avoir restitué aux établissements que 150 millions, [le gouvernement] envisage maintenant de prélever le solde des crédits 2017 votés et destinés à financer les missions d’intérêt général pour éponger les effets de la convention médicale. Cette convention a été passée avec les professionnels de santé libéraux, et son coût a été initialement sous-estimé», dénonce par ailleurs la FHF.

Pour son président, plusieurs mesures d’urgence s’imposent. «Il faut alléger la bureaucratie qui étouffe l’organisation. Il faut faire confiance aux équipes. Il faut ensuite vraiment s’attaquer aux actes inutiles. Il faut les traquer partout et pas seulement dans les hôpitaux. Des milliards d’euros d’économies sont à la clé. Il faut ensuite corriger la T2A pour casser la course à l’acte», énumère Frédéric Valletoux. Dans un entretien à Libération le 12 décembre dernier, la ministre Agnès Buzyn s’était dite favorable à ce dernier point. «Nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A: ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise (…) Cette logique est arrivée à son terme», expliquait la ministre. «Le constat est partagé, mais après?», s’interroge le président de la fédération hospitalière de France. «Il faut des actes volontaristes. Depuis 2012, la situation des hôpitaux n’a fait que se dégrader. Or si l’hôpital, maillon central de notre système de santé, craque, c’est tout le système de santé qui recule de plusieurs cases», prévient-il.

Source : Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Redon : une nouvelle table de radiologie à l’hôpital

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d'imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d’imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Le centre hospitalier Redon – Carentoir vient d’investir  300 000 € dans une nouvelle table de radiologie. Motorisée, pré-programmée et télécommandée, elle va simplifier les choses pour les soignants et les patients.

Ce vendredi 15 décembre, le centre intercommunal hospitalier Redon – Carentoir a inauguré une nouvelle table de radiologie. C’est un projet dans les tuyaux depuis 2016 : les deux tables de radiologie tombaient régulièrement en panne et l’hôpital souhaitait avoir du matériel plus performant. Pour cela, il a investi 300 000 €. Les travaux d’installation ont débuté en septembre et se sont achevés mi-octobre.

L’hôpital a choisi le système DRX – Evolution de Carestream, une référence dans ce domaine. Le principal atout de cette technologie de pointe est sa rapidité : « Puisque 75 % de son activité est dédiée aux urgences, le service d’imagerie pourra ainsi assurer un débit-patient plus important », se réjouit le service dans un communiqué de presse.

Une machine plus confortable et de pointe

« On est plus proche de nos patients, on les déplace moins. On a aussi une radioprotection plus importante car on baisse la dose presque deux à trois fois par cliché, ce qui est très important », vante Hervé Bouche, manipulateur radiologie.

Sur la technique, les soignants auront moins de manipulations à faire : la machine est entièrement motorisée, pré-programmée, télécommandée ; la table est réglable en hauteur pour faciliter l’installation des personnes âgées ou handicapées ; et la qualité d’image est remarquable.

Des projets jusqu’à 2020

Dès 2018, les patients pourront consulter leurs résultats d’examens d’imagerie directement en ligne, à partir d’un code confidentiel. « Le partage des données sera également accessible de manière sécurisée au corps médical pour assurer un meilleur suivi des patients entre les différents services », précise le communiqué.

Puisque cette nouvelle machine est essentiellement dédiée à la prise en charge des patients du service des urgences, un projet d’ouverture de la salle de radiologie est donc à l’étude.

 Enfin, le plateau technique du service d’imagerie sera complété en fin d’année 2019 par l’arrivée d’un appareil IRM.

Les chiffres clés du service d’imagerie de l’hôpital

New Cardiology Center Steps Up The Beat

How doctors and caregivers designed a top-notch cardiology center entirely around the patient journey.

Image credit: Arnaud Späni

Clinique Pasteur in Toulouse, France, a top-ranked European cardiology facility located in the heart of the city, just opened a brand new 11,000 m² extension dedicated to cardiology. The building, designed by the doctors and the other caregivers, aims to optimize the care of cardiology patients – many in fragile health and in need of emergency care – by bringing together all necessary services under one roof.

“Our intent was to place the patients at the center of the system and to facilitate patient access to care.” says Dr. Jean Fajadet, Interventional Cardiologist at Clinique Pasteur* “This meant designing the entire department based on the patient pathway from admission to discharge with the best possible flow.”

All patient services are concentrated within seven floors, from emergency reception for chest pain and intensive care, to hospitalization for short or medium stays and a dedicated pharmacy. Vertical circulation directly serves the surgical and interventional cardiology operating theaters as well as the medical imaging department. Patients are thus treated quickly, with optimized travel times and proximity to all dedicated caregivers and technical platforms.

Image credit: Arnaud Späni

“This new department is quite unique. We have now 8 interventional rooms working every day, treating patients for coronary interventions, but also structural heart, peripheral, endovascular and electrophysiology.” says Prof. Fajadet. The concept was to have total autonomy from the rest of the hospital, from the cath labs, pharmacy and the management of the devices, stents, catheters and balloons.

Quality imaging was also a key criterion as there has been a shift in recent years with increasingly complex interventional procedures. “We have seen an increase in indications of patients for coronary angioplasty, with patients having much more complex lesions: calcified, diffused disease, multi-vessel disease or poor left ventricular function.” says Prof. Fajadet. The same trend has followed into endovascular, structural and valvular, vascular and electrophysiology procedures. “When we consider the efficiency and the safety of our procedures for the patients, the quality of imaging is certainly the most important point in the cardiology department.” he adds.

“Clinical excellence and innovation are the two core values of this institution. This project is the culmination of a remarkable partnership with GE, which has been closely aligned with these essential values.” concludes Dr. Bernard Assoun, Cardiologist and CEO of Clinique Pasteur.

Having the possibility to fuse images from different modalities in a single screen has helped improve the accuracy of cardiology procedures and the quality of treatment offered to patients. Overlaying CT scan images with fluoroscopy, rotational angiography and 3D mapping brings tremendous value to the surgeons’ work.

Image credit: Arnaud Späni

Patients are the firsts to benefit from this new imaging set-up. “First is the planning of the procedure based on the CT scan. We are now more confident planning what we are going to do.” says Dr. Didier Tchetche, Interventional cardiologist, co-leader with Dr. Dumonteil of structural heart disease Program. This enables shorter and more reproducible procedures, and at the end better outcomes for the patients. “Second is the radiation dose reduction”.

“Our goal is to be able to treat with traditional procedures while also being part in new innovations” he concludes. “When a new device is available, we try to be the first teams to use it. It is about confirming the acquired knowledge but also contributing to the development of tomorrow’s healthcare innovation.”

* Dr. Fajadet is also co-leader with Dr. Bruno Farah of Percutaneous Coronary Intervention (PCI) program at Clinique Pasteur, EuroPCR co-director, and past president of the European Association for Percutaneous Cardiovascular Intervention (EAPCI) executive committee

Source : New Cardiology Center Steps Up The Beat