Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

De grands noms de l’imagerie interventionnelle vont se pencher sur la stratégie thérapeutique à mettre en place pour l’utilisation des matériels de cathétérisme artériel robotisée. Ils feront partie du comité d’expert formé par la société Robocath.

Robocath, qui conçoit et développe des matériels de cathétérisme artériel robotisés, a annoncé le 30 janvier 2018 la formation d’un Comité Médical d’experts reconnus dans le domaine de la cardiologie interventionnelle. Le but de ce comité est de définir une stratégie clinique pour ce type de dispositif et de contribuer au développement des futures générations de matériels pour cette spécialité.

De grands noms de l’imagerie interventionnelle seront impliqués dans ce comité, comme le Dr Jean Fajadet,Co-Directeur de l’Unité de Cardiologie Interventionnelle de la Clinique Pasteur à Toulouse et Co-Directeur de l’EuroPCR, le Pr Alain Cribier, ancien Chef du Service de Cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen et inventeur du TAVI, ou le Pr Gregg W. Stone, Directeur de la Recherche et de la Formation pour le centre de thérapie interventionnelle du centre médical de l’Université de Columbia (New-York) et Directeur du TCT.

Paco Carmine

Source : Cathétérisme robotisé: Robocath forme un comité d’experts

Verso accompagne les experts en matériels robotisés.

R-One par Robocath, le robot qui sécurise les interventions chirurgicales -France

La société française Robocath a récemment développé R-One, une plateforme de robotique médicale qui vise à réduire l’exposition des médecins aux rayons X et à améliorer les conditions des interventions chirurgicales.

L’entreprise a déposé une soixantaine de brevets et a levé en mai 4,7 millions d’euros pour accélérer l’homologation de sa solution.

R-One permet aux chirurgiens d’opérer avec une grande précision et en sécurité

Fondé en 2009 à Rouen par le neuroradiologue Philippe Bencteux, Robocath a mis au point R-One pour assister les chirurgiens et leur permettre ainsi d’intervenir en finesse et en toute sécurité.

L’expert travaille depuis 2003 « sur la robotisation de la manipulation des cathéters pour traiter un infarctus ou un AVC » (source : Les Échos).

« Le chirurgien opère à distance et évite ainsi une exposition aux rayons X »

Grâce à R-One, les médecins ont la possibilité de manipuler à distance leurs instruments depuis une station de contrôle située à proximité de la table d’intervention.

M. Bencteux a élaboré deux technologies pour assurer le fonctionnement de son robot :

  • – R-grasp, qui reproduit avec une grande précision les mouvements de la main ;
  • – SecurAccess, qui sécurise le geste des praticiens.

Le principal intérêt du dispositif est de protéger les chirurgiens contre les rayons X. Actuellement, les professionnels réalisant des angioplasties, par exemple, doivent être équipés d’un tablier de plomb de 10 kilos pour assurer leur protection. L’exposition aux radiations est si importante dans le métier que de nombreux cardiologues auraient développés des cancers liés à leur activité. Certains seraient également atteints de cataracte mais aussi de troubles musculo-squelettiques dus au port prolongé du tablier.

R-One apparaît alors comme une solution particulièrement intéressante puisqu’elle permet d’effectuer l’opération suffisamment loin du patient pour ne pas être exposé aux rayons X.

Une solution validée par les cardiologues

« J’étais sceptique mais j’ai fait de nombreux tests sur des cochons. Les résultats sont au rendez-vous, la manipulation est très intuitive.Les conditions d’intervention seront moins fatigantes et la concentration, meilleure, permettra des gestes plus sûrs », commente le Pr. Alain Cribier, un cardiologue français exerçant au Centre hospitalier universitaire de Rouen, devenu célèbre pour avoir été le premier chirurgien au monde à poser des valves aortiques artificielles de manière non invasive, sauvant ainsi des centaines de milliers de patients (source : Ouest-France).

La plateforme de robotique médicale a également reçu un très bon accueil de la part des cardiologues à l’occasion du congrès EuroPCR, qui s’est tenu en mai 2017 à Paris. C’était la première fois que Philippe Bencteux présentait publiquement son robot.

« Une révolution »

Le Pr. Cribier est aujourd’hui convaincu de l’intérêt du dispositif et semble très enthousiaste à l’idée de le voir se développer en région rouennaise. « Ce n’est pas une évolution, c’est une révolution. Si ce robot est installé à Rouen, on verra défiler ici le monde entier. C’est fondamental pour le rayonnement de la Normandie. »

Lancement prévu en 2018 en France et au Moyen-Orient

Depuis 2013, la société a déjà levé 1,8 million d’euros et obtenu 1,6 million d’euros d’aide publique de la part de Bpifrance.

Go Capital et NCI sont les actionnaires historiques de la société. M Capital Partners, Normandie Participations, NFactory et plusieurs business angels se sont ajoutés à la liste des investisseurs lors de la seconde levée de fonds réalisée au mois de mai.

L’entreprise rouennaise a par ailleurs présenté un dossier dans le cadre d’un appel d’offres lancé par le Medical Training Center de Rouen pour que le premier R-One opérationnel y soit mis en place.

« Robocath vise aussi le marché américain »

Philippe Bencteux vise une commercialisation de son produit fin 2018 en Europe mais aussi au Moyen-Orient, où la société n’a pas identifié de concurrent pour le moment.

Un lancement est également prévu en 2019 aux États-Unis, où il existe cependant déjà une solution similaire, Corindus Vascular Robotics.