Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Les constructeurs proposent de plus en plus aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines.

Le secteur de l’imagerie médicale vit une lourde transformation. Hier, les constructeurs proposaient des machines capables de prouesses techniques toujours plus importantes. Aujourd’hui, si les constructeurs de scanners, IRM et autre échographe restent des industriels, ils font évoluer leur business model vers les services.

Les Siemens, Philips et autres GE continuent de renouveler leur offre de machines et de logiciels comme en témoignent les 38.000m2 de halls d’exposition qui leur étaient consacrés lors du grand rendez-vous annuel de la RSNA (Radiological Society of North America) à Chicago, fin novembre. Mais « nous sommes passés d’une industrie de prototypes à la maturité, explique Hassan Safer Tebbi, le patron de Siemens Healthineers en France. Les efforts sont davantage orientés vers la réduction de la variabilité de l’image produite et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ».

Le recours à l’intelligence artificielle y contribue. Siemens a par exemple installé sur ses scanners haut de gamme une caméra 3D qui permet un positionnement optimal du patient grâce à l’apprentissage de la machine, ce qui évite d’irradier inutilement le malade en dehors de la cible de l’examen. « Le bénéfice pour le patient est devenu un argument de vente central, confirme Catherine Estrampes, présidente de General Electric Healthcare Europe. Il y a aujourd’hui une focalisation de nos clients sur le résultat ».

Gestion de parcs de machines

Mais au-delà de cette évolution, les constructeurs développent de plus en plus une activité de service en proposant aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines. Siemens a par exemple passé un accord de ce type avec le Brampton Civic Hospital (900 lits) à côté de Toronto. Pour une période de 15 ans, le constructeur prend en charge, moyennant une rémunération annuelle fixe, la gestion, le financement, la maintenance, et le renouvellement des 190 machines du service d’imagerie. Dans le même esprit, Philips a signé l’année dernière un partenariat de 60 millions d’euros, sur 12 ans, avec les Hospices Civils de Lyon dans le cadre duquel il va gérer 76 appareils d’imagerie.

Un contrat de performance

Mais sur ce créneau, d’autres industriels, comme Medtronic, un fournisseur de matériel médical implantable, viennent les concurrencer. C’est ce dernier qui gère la nouvelle salle de rythmologie du CHU de Rouen dans le cadre d’un contrat de performance. Au-delà de la vente de ses produits, Medtronic est rémunéré à la procédure pour la fourniture des équipements de rythmologie et des prestations de conseil. Il s’engage en contrepartie à améliorer le plateau technique (des équipements Philips), à augmenter le nombre de procédures et à diminuer le temps de séjour à l’hôpital.

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L’imagerie médicale s’installe dans les blocs opératoires.

La chirurgie mini-invasive et la radiologie interventionelle permettent de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique. – Philips

La montée en puissance des équipements d’imagerie permet de multiplier les interventions chirurgicales sans « ouvrir » le patient.

L’imagerie vient de plus en plus au secours de la chirurgie. Ce mardi, le CHU de Rouen a inauguré une salle dédiée au traitement des troubles du rythme cardiaque d’un nouveau genre. Equipée de quatre outils de « cartographie » reconstituant une image 3D de la cavité cardiaque, cette salle permet de détruire les tissus cardiaques malades en s’appuyant sur les images du système combinées à celles d’IRM, de scanner et d’échographie. Elle a été conçue par Medtronic et Philips.

Dans le même hôpital, Siemens Healthineers a installé, il y a trois ans, une salle de chirurgie cardiaque dite « hybride », c’est-à-dire pouvant être utilisée à la fois pour la chirurgie classique et pour les interventions percutanée (sans « ouvrir » le patient), comme la dilatation des artères coronaires ou le remplacement de valves cardiaques. A la clinique Pasteur de Toulouse ou à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, un des leaders mondiaux dans le traitement des maladies cardiovasculaires et pulmonaires graves, c’est General Electric Healthcare qui a fourni le matériel.

Des avantages en termes de sécurité

Les grands de l’imagerie ont tous créé leur division spécialisée pour se positionner sur ce marché de 17 milliards de dollars en forte croissance, où il n’est pas tant question de vendre du matériel que «  d’apporter au client une solution complète répondant aux problématiques spécifiques de son site  », explique Olivier de Deuille, qui dirige l’activité « Advanced Therapies de Siemens Healthineers en France.

Or, « le recours à la chirurgie mini-invasive – réalisée par les chirurgiens – ou à la radiologie interventionnelle – exercée par les radiologues – est une tendance de fond promise à un fort développement », explique-t-on chez GE Healthcare. A Marie Lannelongue, on observe une progression de 30 % par an des procédures mini-invasives. Elles présentent des avantages en termes de sécurité (moins de risques d’infection) et de confort, qui autorisent à traiter des patients jusque-là inopérables avec la chirurgie conventionnelle.

Mais ces approches permettent aussi de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique, estime-t-on à Marie Lannelongue

Les yeux du chirurgien

Ce changement n’est possible que grâce à l’imagerie. « Lors des procédures percutanées, les équipements d’imagerie interventionnelle sont les yeux du chirurgien », explique-t-on chez GE Healthcare. Ce sont eux qui permettent au praticien de visualiser l’impact de leurs gestes sur la lésion.

S’agissant de cardiologie, domaine le plus en pointe en radiologie interventionnelle, ces équipements comprennent généralement un appareil de visualisation des vaisseaux, qui fournit des images dynamiques, un scanner qui fournit des images 3D plus précises et, un échographe, voire une IRM, pour une meilleure exploration des tissus mous. Toutes les images qui en résultent peuvent être visualisées en parallèle et enrichies grâce à d’autres images préalablement acquises, voire fusionnées entre elles.

Ultime amélioration présentée par GE et Siemens lors de la conférence 2017 du secteur à Chicago : un matelas conçu pour pouvoir passer d’un type d’imagerie à l’autre sans qu’il soit nécessaire de déplacer le patient. La sécurité du malade, dont on ne change pas la position, se trouve encore améliorée par ce dispositif adapté aux salles qui disposent des différents types d’imagerie (exceptée l’IRM). Une configuration qui se développe de plus en plus.

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La France achève la numérisation de son parc d’imagerie

Le passage au numérique avec, ici, l’appareil de Philips- apporte une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites mais aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace – Carl Fowler

Les CHU de Dijon et Nancy viennent de changer les derniers types d’appareils d’imagerie, qui n’étaient pas encore au numérique.

Qu’il s’agisse de scanner, d’IRM ou de mammographie, les centres français d’imagerie publics et privés ont basculé progressivement vers le numérique au cours des vingt dernières années, au gré du renouvellement des équipements. A une exception près, les TEP- Scan. Apparus au début des années 2000, ces appareils combinent deux types d’imagerie : le scanner qui donne des images précises des organes après reconstruction en trois dimensions et la Tomographie à émission de positons (TEP) qui apporte des informations sur le fonctionnement des organes au niveau moléculaire après injection d’un radiotraceur . « Le TEP Scan est devenu un outil de choix pour diagnostic de maladies comme les cancers ou les démences mais aussi pour suivre l’effet des traitements », explique Gilles Karcher, responsable du service de médecine nucléaire du CHU de Nancy.

Des équipements 2 à 4 millions d’euros l’unité

Mais depuis cet automne, la France amorce aussi le virage numérique pour ses TEP-Scan, maintenant que deux constructeurs, Philips et General Electric, en proposent à 2 à 4 millions d’euros l’unité. Le centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc et le CHU de Dijon ont choisi celui de GE tandis que le CHU de Nancy a opté pour Philips.

Troisième grand acteur de l’imagerie, Siemens n’a pas encore de TEP Scan numérique mais les performances de ses machines restent très bonnes car le constructeur se distingue par la qualité d’un autre des composants du TEP Scan : les cristaux chargés de capter le rayonnement émis par le radiotraceur (la substance radioactive injectée).

Qu’apporte ce passage au numérique ? « Une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites avant même l’apparition de symptômes, explique-t-on chez General Electric. Cela permet aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace en identifiant des changements dans le métabolisme des cellules avant même que la taille de la tumeur ne diminue ». A l’inverse, en l’absence de tels changements, on pourra plus rapidement opter pour un autre traitement.

La durée de l’examen diminue

Mais au-delà du bénéfice clinique , le patient y trouve son compte de deux autres manières. « Tout d’abord, la durée de l’examen diminue d’un facteur 10 avec notre équipement », explique-t-on chez Philips. D’où une moindre exposition du patient aux rayons X. En outre, la dose de radiotraceur peut elle aussi être divisée par 2 dans le cas de Philips. Enfin, dernière conséquence, « la possibilité d’observer en temps réel la fixation du radiotraceur et d’obtenir ainsi des informations dynamiques là où on n’avait jusque-là que des informations quantitatives [plus ou moins de produit radiotraceur fixé NDLR] » se réjouit Gilles Karcher.

Source : la France achève la numérisation de son parc d’imagerie

AI tech from self-driving cars is now coming to healthcare

The company that made its name in gaming and driverless cars is expanding its footprint in healthcare, with a partnership announced today

The average hospital creates 50 petabytes of data per year. For context, that’s equivalent to 20 million four-drawer filing cabinets filled with text or 13.3 years of HD-TV video.[1]  It’s a lot of information, and more than 97 percent of it goes unanalyzed or unused.

But healthcare’s big data challenge may soon meet its match. Artificial Intelligence – the technology that mimics the human brain – has proven that it has the potential to see the unseen, answer questions that had never even been asked, and consume information previously impossible for clinicians to digest.

That’s why GE Healthcare and NVIDIA say they are deepening their 10-year partnership to bring the most sophisticated AI to GE Healthcare’s 500,000 imaging devices globally and accelerate the speed at which healthcare data can be processed.

NVIDIA, which has helped pioneer the spread of AI across a growing range of fields, including self-driving cars, robotics and video analytics, is working with GE Healthcare to spread its application in healthcare. GPU-accelerated deep learning solutions can be used to design more sophisticated neural networks for healthcare and medical applications—from real-time medical condition assessment to point-of-care interventions to predictive analytics for clinical decision-making. For patients, the partnership aims to drive lower radiation doses, faster exam times and higher quality medical imaging.

“Our partnership with GE Healthcare brings together great expertise in medical instruments and AI to create a new generation of intelligent instruments that can dramatically improve patient care,” said Jensen Huang, founder and CEO of NVIDIA.

Among the devices to first be embedded with the latest AI technology is GE Healthcare’s new CT system in the Revolution Family. The Revolution Frontier CT is two times faster in imaging processing than its predecessor, due to its use of NVIDIA’s AI computing platform. It also is expected to deliver better clinical outcomes in liver lesion detection and kidney lesion characterization because of its speed – potentially reducing the need for unnecessary follow-ups, benefitting patients with compromised renal function, and reducing non-interpretable scans with Gemstone Spectral Imaging Metal Artefact Reduction (GSI MAR).

An image from a Revolution CT

GE Healthcare’s Vivid E95 4D Ultrasound System also uses NVIDIA GPUs to provide fast, accurate visualization and quantification while streamlining workflows across the cSound™ imaging platform. NVIDIA GPUs accelerate reconstruction and visualization of blood flow and improve 2D and 4D imaging for Echo Lab and Interventional deployments.

Finally, modules of GE Healthcare’s new analytics platform will use NVIDIA GPUs, the NVIDIA CUDA parallel computing platform and the NVIDIA GPU Cloud container registry to accelerate the creation, deployment and consumption of deep learning algorithms in new healthcare analytic applications that will be seamlessly integrated into clinical and operational workflows and equipment.

“Healthcare is changing at remarkable speed, and the technologies that will transform the industry should reflect that pace,” said Kieran Murphy, President and CEO of GE Healthcare. “By partnering with NVIDIA, GE Healthcare will be able to deliver devices of the future – intelligent machines capable of empowering providers to improve the speed and accuracy of diagnoses for patients around the world.”

 

Source : AI tech from self-driving cars is now coming to healthcare

Secrets of the MRI that images the human brain like never before

A new tool helping clinicians and researchers defeat disease and understand Traumatic Brain Injury seen for the first time live.

It’s not just an image of the brain.

It’s the image of the brain for which many clinicians and researchers have been waiting.

Made up of 100 billion neurons, the human brain’s complexity has made it difficult for clinicians and neurology researchers to see the crossing pathways and white matter needed to help understand and treat disease and Traumatic Brain Injury (TBI).

Until now. The first images from a new MRI that engineers says images the brain (and body) like never before – tiny crossing pathways, white matter and all – were shown for the first time on Lab Invaders Episode 3, when the engineers took a camera live inside the lab at GE Healthcare.  They also shared an inside look at the new MRI, called the SIGNA Premier, a behind the scenes look at how they made this invention reality, and a scans from one of their own brains.

Source : Secrets of the MRI that images the human brain like never before | GE Healthcare The Pulse