Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

Ils ont choisi une voie royale, mais ils ressentent le besoin d’aller plus loin ou de se former aussi dans un autre domaine, parfois par eux-mêmes. Témoignages.

Pour compléter leurs connaissances, certains étudiants ont recours à l’autoformation en ligne.

A un an de terminer son cursus en radiologie, Paul Hérent, interne des hôpitaux de Paris spécialisé en imagerie médicale, décide de rompre avec le stress et le « travail à la chaîne » des gardes à l’hôpital. Il a envie de prendre du recul, d’avoir « plus de temps pour lire des articles, se former à la méthodologie des sciences… »

Il se lance donc dans une première année de césure consacrée à l’étude des sciences cognitives, à l’Ecole normale supérieure (ENS) Ulm. Au programme, philosophie, psychologie, neurosciences et… initiation aux technologies d’intelligence artificielle (IA), dont il pressent qu’elles auront beaucoup d’applications pour son futur métier. Vient alors l’envie d’approfondir par une deuxième année de césure, en cursus prédoctoral à l’université Paris sciences et lettres (PSL). Paul Hérent la termine actuellement par un stage chez Owkin, une start-up fondée par un médecin et un chercheur en mathématiques appliquées, spécialisée dans le traitement numérique des images de radiologie. « Le deep learning [apprentissage profond] marche très bien pour l’imagerie médicale et pourrait permettre de rendre plus robuste et plus fiable le diagnostic humain », explique le radiologue.

Convaincu que la radiologie est en train d’évoluer, il veut faire partie des pionniers. « Je vais terminer médecine, avec la volonté d’appliquer cette technologie [l’IA] dans le futur. Pour l’instant, il n’existe pas encore de cadre et il y a plein de choses à inventer. Mais je suis optimiste, il y a des promesses », explique le jeune homme pour qui sa profession doit s’emparer de ces évolutions afin de mettre en place « ce qui est souhaitable sur le plan éthique et médical ».

A son image, certains étudiants prennent des chemins de traverse pour s’adapter aux mutations qu’ils perçoivent, et qui les interpellent, ainsi que le montrent des témoignages d’internautes ayant répondu à l’appel du Monde.fr intitulé « Bientôt diplômé·e, vous vous formez aussi par vous-même. Témoignez-en ». Années de césure, deuxième cursus suivi à distance, autoformation par le biais de cours en ligne, reprise d’études une fois diplômés… Ils piochent un peu partout pour compléter leur savoir et leurs compétences, et aller plus loin.

De nouvelles armes contre la douleur

Les motivations des intéressés sont nombreuses et diverses. Titulaire d’un diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute, Iris Marolleau combine son exercice professionnel dans un cabinet avec la poursuite d’un master 2 sur la neuromotricité à l’université de Créteil Paris-Est. Pour ne pas passer à côté de progrès permettant de réduire la douleur, il lui semble « essentiel de participer à cette grande quête de la compréhension du cerveau humain afin de mieux soigner les patients souffrant de maladie de maladies neurologiques ». Elle prévoit donc de continuer par un doctorat et de concilier à l’avenir une activité clinique, de recherche et d’enseignement. Pour « toujours aimer mon métier des années après », dit-elle, mais aussi pour « faire avancer la profession ».

IA : « connaître “le monstre” de notre siècle »

Ce sont aussi les bouleversements produits par l’intelligence artificielle qui ont interpellé Constantin*, élève de l’école Polytechnique, lorsqu’il se préparait à mener une thèse en physique théorique. Une thèse interrompue au bout de cinq mois, car jugée « bien loin des besoins économiques et des enjeux sociétaux actuels » à l’heure – entre autres – des applications militaires de l’IA qui se profilent. « Je me sentais la responsabilité à la fois morale et scientifique de connaître “le monstre” de notre siècle de l’intérieur », témoigne le jeune homme.

Il se met donc à chercher une thèse en IA, et un laboratoire lui fait confiance pour qu’il se forme rapidement. Il suit des cours en ligne (MOOCS) de l’université de Stanford et de Toronto : le MOOC de machine learning de Stanford, enseigné par Andrew Ng, est d’ailleurs celui qui a été le plus visionné depuis la France l’an dernier, sur la plate-forme américaine Coursera, un des principaux acteurs mondiaux des cours en ligne. Constantin complète en assistant à des cours de MVA (mathématiques, vision et apprentissage) à l’ENS Cachan. Puis se forme « sur le tas » en lisant des articles de recherche académique ou en participant à des écoles d’été organisées par la communauté scientifique comme la BioComp Summer School du CNRS.

« Un phénomène assez élitiste »

Ce type de parcours n’est, cependant, pas très fréquent. « L’autoformation est plutôt marginale chez les étudiants, cela reste un phénomène assez élitiste, parmi des étudiants déjà très engagés », analyse Matthieu Cisel, normalien et chercheur à l’université Paris Descartes, spécialisé sur les MOOCS. Ces stakhanovistes du savoir ont pour but « d’accumuler, d’enrichir et de diversifier » leurs connaissances et leurs compétences, explique-t-il.

S’il n’existe pas de statistiques établies permettant de véritablement quantifier le phénomène, le nombre de certificats attribués à des personnes ayant suivi des MOOCS est évalué entre 50 000 et 100 000 par an en France. Et la moitié des apprenants suivant un MOOC auraient déjà un diplôme de master, et un sur dix un doctorat.

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L’autoformation en ligne est, cependant, plus répandue pour l’apprentissage des langues – dont les applications touchent un large public – et l’informatique, où sa pratique s’est développée très tôt, d’abord pour les professionnels, avant de s’enrichir et de s’adresser largement aux débutants. « Les cours gratuits attirent de très nombreux étudiants, dont ce n’est pas le cursus principal, mais qui souhaitent compléter leurs connaissances », fait savoir la plate-forme française Openclassrooms, pionnière dans la formation informatique. Elle ajoute que certains étudiants « suivent un parcours payant et diplômant en plus de leur formation, en particulier des étudiants en école de commerce qui suivent le parcours de développeur Web ou de data scientist : ce n’est pas massif, mais nous en voyons de plus en plus. »

L’américaine Coursera, qui revendique 31 millions d’utilisateurs dans le monde et diffuse les cours de 150 universités, souligne, de son côté, que les demandes des internautes sont elles-mêmes pluridisciplinaires : près de huit inscrits sur dix suivant deux cours ne le choisissent pas dans le même domaine, naviguant entre intelligence artificielle, gestion de données, management ou développement personnel… « Alors que les métiers sont impactés par des transformations qui n’en sont qu’à leurs débuts, cela leur donne l’opportunité de se former à ces évolutions. Et cela explique que des grandes entreprises, comme L’Oréal ou Axa en France, aient abonné leurs salariés à notre plate-forme », explique Jeff Maggioncalda, directeur général de Coursera.

Un véritable « gap » technique, informatique et numérique

Diplômé d’un Institut d’études politiques en région en 2015, puis d’un master innovation et management des technologies, Ben* est aujourd’hui chef de projet en innovation technologique dans une ESN (entreprise de service numérique). Il s’est inscrit « à un certain nombre de MOOCS en autoformation portant sur les notions de base de l’informatique (développement, architecture réseau, algorithmique…) ». Car sa formation initiale ne lui a pas donné toutes les compétences nécessaires, et il se sent « parfois un peu désarmé face à la montagne de savoir » qu’il doit rattraper vis-à-vis de ses collègues « issus de formations plus scientifiques ». Devant combler par lui-même ce « véritable “gap” de culture technique, informatique et numérique », il est d’ailleurs soutenu par son employeur qui subventionne certaines de ses formations payantes en ligne.

« Aujourd’hui, on a moins besoin d’un spécialiste »

Le MOOC n’est pas le seul outil. « Tous les apprenants en autoformation ont un panel de ressources : des blogs, des cours sur les plates-formes », explique Matthieu Cisel. Les ressources en ligne des universités « font partie de cet écosystème », dit-il. Mohamed Chérif Haidara, étudiant en master de techniques d’information et de décision dans l’entreprise (TIDE) de l’université Paris-I, peut en témoigner : « Durant tout mon parcours universitaire, j’ai téléchargé des cours et des livres sur les sites du Collège de France ou des facultés elles-mêmes, et j’ai suivi les blogs et les articles des profs qui m’intéressaient, détaille-t-il. Je fais beaucoup d’autoformation sur l’intelligence artificielle notamment, je passe l’essentiel de mes vacances à cela. » Il souhaite aller plus loin et poursuivre un deuxième master en gestion d’actifs ou en IA. « Ce que je remarque sur le marché du travail aujourd’hui, c’est qu’on a moins besoin d’un spécialiste dans un domaine que d’une personne polyvalente, ayant des connaissances en science, en statistiques, en macroéconomie et microéconomie, en comptabilité… », ajoute le jeune homme, qui travaille en même temps en contrat alternance dans le secteur bancaire.

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« Chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses »

D’autres, cependant, ressentent surtout le besoin de « s’ouvrir d’un point de vue intellectuel » plutôt que d’acquérir de nouvelles compétences techniques. Tel Maxence*, étudiant en management et en stratégie à l’université Paris-Dauphine – une formation « très technique et professionnalisante » –, qui termine, en parallèle, une licence de philosophie à distance de l’université Paris-Nanterre. « Bien que je sois persuadé qu’elle apporte beaucoup intellectuellement, je n’en attends aucune retombée d’un point de vue professionnel », affirme Maxence, qui ne compte d’ailleurs pas mentionner ces études sur son futur CV.

L’étudiant loue pourtant la « hauteur de vue » apportée par la formation philosophique, qui « consiste à chercher les bonnes questions plutôt que les bonnes réponses, à éviter les a priori, les clichés. C’est toujours utile dans les métiers très analytiques de l’entreprise comme le conseil, la stratégie. » L’innovation et les mutations technologiques ne sont pas les seules à faire ressentir aux étudiants le besoin d’élargir leur formation.

* Certains étudiants ont souhaité que leur témoignage reste anonyme.

Source : Les « stakhanovistes du savoir » en veulent toujours plus

L’intelligence artificielle au chevet de la médecine

La start-up française Therapixel est à la pointe en matière d’intelligence artificielle appliquée au diagnostic médical.

LE PARISIEN WEEK-END. Rapidité, précision, fiabilité… Les algorithmes, notamment ceux mis au point par une start-up française, ouvrent la porte à une révolution du diagnostic médical. De quoi changer la vie des patients, mais aussi celle des soignants.

Des algorithmes remplaceront-ils, demain, les médecins pour reconnaître un cancer du sein, une leucémie ou un risque de mort subite lié à un problème cardiaque ? Depuis deux ans, les progrès du diagnostic médical assisté par intelligence artificielle sont importants. A la manoeuvre, des géants des technologies comme IBM, Google, Microsoft, et les constructeurs Philips et Siemens.

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Face à eux, des start-up françaises tentent elles aussi d’occuper ce terrain prometteur. C’est le cas d’Implicity, spécialisée dans l’écoute à distance des pacemakers, de DreamUp Vision, experte de la détection de la rétinopathie diabétique (une lésion de la rétine qui peut causer la cécité des malades du diabète, NDLR) ou de Cardiologs, qui interprète les électrocardiogrammes.

Le principe ? Des algorithmes apprennent à reconnaître une anomalie sur un examen – une radio, par exemple – en se basant sur des millions d’images similaires présentes dans des bases de données. Cette technique qui remonte aux années 1950, dite d’apprentissage automatique, est devenue très efficace.

« L’explosion des capacités de calcul et des bases de données a permis de rendre les algorithmes plus vite et savent mieux reconnaître leurs erreurs », souligne Maxime Sermesant, spécialiste de l’analyse d’images médicales à Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).

Diminuer le nombre d’erreurs

Therapixel, une start-up issue de l’Inria à la pointe en matière de technologie appliquée au diagnostic médical, met au point un outil pour améliorer le dépistage du cancer du sein. « Deux médecins regardent aujourd’hui une mammographie. Le premier détecte et caractérise, en environ cinq minutes, les éventuelles anomalies. Le second confirme ou infirme, en une trentaine de secondes, ce que le premier a rédigé », rappelle Olivier Clatz, cofondateur de Therapixel.

« Le premier niveau d’analyse peut être automatisé », estime-t-il. L’enjeu ? Gagner en rapidité, diminuer le nombre de fois où un cancer n’est pas détecté (environ 10 % à l’issue de la première étape), mais aussi éviter d’inquiéter les patientes avec des résultats alarmants qui se révéleront erronés.

Dans la première phase de développement de l’outil, l’algorithme de Therapixel a fait passer le taux de ces fausses mauvaises nouvelles (les « faux positifs ») de 25 % à 4 %. « Lorsque l’algorithme fait une erreur, on va voir les radiologues qui collaborent avec nous et on leur demande de nous expliquer comment ils auraient procédé. Puis on ajoute une branche à notre programme », explique Olivier Clatz.

L’intelligence artificielle pourrait être précieuse quand les examens sont toujours plus nombreux et approfondis, et les données de santé plus détaillées pour chaque patient. « Il y a quelques années, un scanner captait de 100 à 150 images. Avec la technique de l’imagerie spectrale, nous avons aujourd’hui jusqu’à 3 000 clichés à analyser par examen », note Marc Zins, chef du service de radiologie de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris (14e). Mais les praticiens manquent. Près de 40 % des postes de la spécialité sont vacants dans le secteur hospitalier public, selon un rapport de la Cour des comptes de mai 2016.

« La radiologie a toujours innové. Elle est habituée aux technologies de rupture, comme l’ont été le scanner et l’IRM (mis au point dans les années 1970, NDLR), rappelle Marc Zins. En automatisant les analyses de base, l’intelligence artificielle va nous permettre de nous concentrer sur les cas complexes, et surtout sur le patient. »

Outre la radiologie, la détection d’anomalies sur des biopsies, le choix de la meilleure combinaison d’examens à réaliser pour un patient et l’étude de l’ADN seront aussi bientôt possibles grâce à l’intelligence artificielle. Les acteurs historiques de l’analyse biologique, tels Cerba ou Biomnis, font entrer cette dernière dans leurs laboratoires.

De son côté, le groupe néerlandais Philips vient d’annoncer la création d’un centre d’expertise mondial appliqué à l’intelligence artificielle dans son siège de Suresnes (Hauts-de-Seine). Il accueillera 50 chercheurs et ingénieurs qui exploreront la cardiologie, l’oncologie et les maladies rares.

Détecter certaines mutations de l’ADN

Enfin, la start-up suisse Sophia Genetics fournit déjà à plusieurs centaines d’hôpitaux dans le monde une analyse exhaustive de l’ADN de leurs patients. Ce service rapide (deux heures de travail facturées 150 euros) permet de détecter les mutations responsables des cancers dits héréditaires, tels ceux du sein, de l’ovaire ou du colon, et de personnaliser les soins. Avec, en ligne de mire, des traitements plus efficaces et des vies sauvées.

 

Un coach numérique

L’intelligence artificielle fait des miracles dans des domaines inattendus. La start-up française PIQ a mis au point un dispositif connecté pour aider les sportifs du dimanche à améliorer leurs gestes en les comparant à ceux de millions d’athlètes de bon niveau. Celui-ci est composé de capteurs de mouvements qui s’adaptent à des accessoires, comme un gant de boxe, complétés par un « assistant » doté d’une intelligence artificielle embarquée. Déjà disponible pour la boxe, le ski, le golf, le tennis, le kitesurf et l’équitation, le robot PIQ capte en finesse les mouvements et analyse vitesse, accélérations et puissance. L’outil met en valeur les points forts du sportif amateur et lui donne, en ligne, des conseils pour s’améliorer.

Source : L’intelligence artificielle au chevet de la médecine

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la santé dans le financement des équipements médicaux et l’optimisation de la gestion du plateau technique.

Verso Healthcare, Le « Made in France » s’exporte

Après les succès de la « French Tech » qui propulse les starts-up françaises sur la scène mondiale, le label « French Healthcare » monte lui aussi en puissance…

L’esprit reste le même : faire rayonner la France à l’international, mais cette fois, dans le domaine de la santé. Et pour cause, avec près de 29 milliards d’euros à l’étranger, cette filière est le troisième secteur exportateur du pays et la tendance est encourageante.

Le rayonnement du système de santé à la française

Créée en mars 2017 par les ministères des Affaires Etrangères et de l’Economie, la marque regroupe aujourd’hui près de 60 membres et en espère plus de 200. Leurs points communs ? L’excellence dans leur domaine, l’aspect novateur et l’envie de travailler en réseau. Le président du label, Jean-François Gendron, explique qu’ «  il faut être plus offensifs à l’export et proposer une offre de service coordonnée. Nos adhérents peuvent ainsi chasser en meute sur les appels d’offres ». Le label assure leur représentation sur des salons (dernièrement : Medica à Düsseldorf, Arab Health à Dubaï…), durant la venue de délégations en France (le Vietnam au mois de mars) ou encore lors de visites officielles à l’étranger.

Le tissu d’entreprises liées à la santé rassemble tous les profils : multinationales, TPE ou PME (90% de PME par exemple dans la filière des dispositifs médicaux et du diagnostic). Pour les adhérents, la vitrine de « French Healthcare » est une opportunité : « Notre appartenance au label est un gage de reconnaissance. Et la force de ce réseau va grandement nous aider, notamment pour nous implanter à l’étranger », note Christophe Sicot, président de Verso Healthcare, dont l’adhésion est effective depuis avril dernier. C’est le premier adhérent dans le domaine de la gestion d’actifs médicaux et la société espère bien franchir un cap grâce à ce nouveau réseau. Avec un taux de croissance à deux chiffres depuis sa création en 2010 (chiffre d’affaires de 38 M€ en 2017), Verso Healthcare souhaite assoir son positionnement.

Un accompagnement pour l’implantation à l’étranger

Déjà présente au Benelux, la société ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Et c’est là tout l’enjeu du label. « Nous nous réjouissons de l’adhésion de Verso Healthcare qui sera un ambassadeur de notre marque, insiste Jean-François Gendron. A l’étranger, nos membres valorisent le savoir-faire français et amènent aussi des solutions aux autres adhérents installés sur place ». Forte de cet appui, l’entreprise a choisi de créer une nouvelle entité à partir du 30 juin prochain en Italie. « C’est notre nouvel axe pour porter la cocarde tricolore en Europe » résume Christophe Sicot. La direction s’est appuyée sur l’étude de marché produite par « Junior Consulting » (Junior entreprise de Sciences Po). «  Ce document met en évidence que le marché de la santé est très régionalisé en Italie, et particulièrement porté par la Lombardie, d’où notre choix de nous installer à Milan », détaille Pascal Jung, le directeur marketing.

Si ce nouveau challenge suit celui du Benelux, il pourrait bien être gagnant. L’entité de Belgique a en effet généré 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en un an et a permis de nouer de nombreux partenariats.

http://www.verso.healthcare

Source : Verso Healthcare, Le « Made in France » s’exporte