SuperSonic Imagine présentera Aixplorer, l a seule plateforme d’imagerie échographique ayant reçu l’approbation de la FDA pour la prise en charge des pathologies hépatiques, à la Digestive Disease Week 2018

SuperSonic Imagine (Euronext : SSI, FR0010526814), société spécialisée dans l’imagerie médicale par ultrasons, annonce aujourd’hui qu’elle présenterait la plateforme Aixplorer® à la Digestive Disease Week (DDW) 2018 qui se tiendra du 2 au 5 juin à Washington, D.C, aux États Unis. La plateforme Aixplorer, qui inclut les échographes Aixplorer et Aixplorer Ultimate, est la seule plateforme d’imagerie échographique à avoir obtenu l’autorisation réglementaire 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA) en tant qu’outil d’aide à la prise en charge clinique des patients adultes atteints d’une pathologie hépatique. Cette technologie offre aux médecins de nouveaux indicateurs cliniques validés pour une évaluation non invasive de la fibrose et de la stéatose hépatiques.
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Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

Un accord novateur vient d’être signé entre la FNMR et l’UNCAM sur le thème de la valorisation des actes d’imagerie médicale qui favorisera la pertinence des actes. Le Dr J-P. Masson l’a annoncé ce 26 avril 2018 et nous l’avons rencontré à l’issue de sa conférence de presse pour recueillir ses impressions après cette avancée significative dans les relations entre les radiologues français et leurs tutelles.

FNMR

Les radiologues libéraux et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie ont enfin enterré la hache de guerre. Depuis deux ans, les baisses successives de la valorisation des activités radiologiques avaient attiré les foudres de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), mais aussi de l’ensemble de la communauté des radiologues français.

Une démarche partenariale en faveur de la pertinence des actes d’imagerie

Mais les deux parties ont eu la bonne idée de s’asseoir autour d’une table et d’essayer de sortir de la crise en trouvant un accord gagnant-gagnant. C’est ce qu’ils ont réussi à faire il y a une dizaine de jours, en signant un accord novateur répondant aux appels de l’UNCAM de maitrise des dépenses d’imagerie médicale.
 Cet accord est novateur, annoncé le 26 avril 2018 par le Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, car il ne prend pas uniquement en compte la maitrise comptable des activités radiologiques, mais installe au premier plan un item que les praticiens promeuvent depuis quelques temps: la pertinence des actes et des soins. Les deux parties se sont ainsi engagées dans une démarche partenariale visant à faire la chasse aux actes inutiles, coûteux et de surcroît irradiants.

Un travail de sensibilisation des prescripteurs et des patients

Pour ce faire, la FNMR continuera le travail qu’elle a déjà engagé auprès de ses adhérents consistant à réaliser les bons actes pour les bonnes pathologies. Elle interviendra également auprès des médecins prescripteurs, les praticiens généralistes en particulier, afin de les sensibiliser au problème et adapter leurs pratiques dans ce sens. Elle leur mettra, pour atteindre son objectif, à disposition sa plateforme de formation FORCOMED. L’UNCAM, quant à elle, intensifiera ses actions de sensibilisation des patients. Et comme toutes les pathologies ne peuvent pas être traitées d’un seul coup, ils ont choisi de démarrer ces actions sur un sujet précis, la prise en charge radiologique de la lombalgie.

Retour du modificateur Z et abrogation de l’article 99

En parallèle de cette décision commune, ont été actées deux évolutions majeures pour la valorisation de la discipline radiologique. Le modificateur Z, qui avait été supprimé il y a un an, sera rétabli au 1er janvier 2019. D’autre part, l’article 99 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2017 tant décrié, puisqu’il donnait carte blanche à l’UNCAM de fixer de façon unilatérale les prix des forfaits techniques de l’imagerie en coupe et du TEP, sera tout simplement abrogé le 1er janvier 2021, sous réserve de bons résultats issus des actions relatives à la pertinence des actes.

Pour la FNMR, « cet accord est novateur pour toute la médecine libérale car le « paradigme » pertinence pourrait être appliqué à de nombreuses autres spécialités médicales et changer considérablement les relations entre la médecine libérale et l’UNCAM ».


Nous avons rencontré le Dr J-Philippe Masson à l’issue de la conférence de presse qu’il a organisée le 15 avril 2018 pour annoncer l’accord. En voici les moments importants.

Thema-Radiologie: Dr Masson, quel revirement de situation, et quelle reconnaissance que cet accord pour l’action de la FNMR…

Dr J-Philippe Masson: C’est effectivement une satisfaction pour nous, même si cet accord n’est pas parfait. Nous avons signé l’accord il y a une dizaine de jours mais nous souhaitions, avec l’UNCAM, bien cadrer nos communications pour consolider notre partenariat naissant.

T.R.: Nous avons bien compris que la pertinence des actes est la base de cet accord. Mais comment allez-vous agir sur ce point concernant des actes, notamment d’échographie, qui ne sont pas pratiqués par les radiologues ?

Dr J-P.M.: Je vois ce que vous voulez dire, mais il ne faut pas aller trop vite. Nous avons convenu, ave l’UNCAM, d’aller pas à pas et de traiter en premier lieu l’imagerie lombaire. Chaque jour suffit sa peine. En pratique, notre action se fera auprès des radiologues et des prescripteurs, afin que le nombre de demandes inutile baisse significativement.

T.R.: La FNMR a une certaine autorité sur la pratique des radiologues, mais pas sur celle des généralistes. Comment allez-vous vous y prendre ?

Dr J-P. M.: Nous avons totalement la main sur le processus dans la mesure où le radiologue est compétent et est habilité à refuser un examen qu’il juge inopérant, voire à le remplacer par un autre si l’état clinique du patient le commande. Ça prendra du temps mais les mentalités chageront.

Thema Radiologie: Le modificateur Z reviendra en 2010. Cela veut-il dire qu’il faut attendre une évaluation de la pertinence, notamment de l’imagerie lombaire, pour obtenir le retour du Z ?

Dr J-P. M.: Non, cette évolution est totalement déconnectée de la pertinence. En revanche, la valeur du Z qui sera réintroduit pourra être augmenté en fonction des résultats issus de la pertinence. De la même façon, l’abrogation de l’article 99 suppose obligatoirement que les objectifs fixés sur le thème de la pertinence soient atteints. Elle sera liée également à un toilettage de la CCAM, la liste des actes de radiologie et de leur valorisation.

Thema Radiologie: Que est l’agenda désormais de toutes ces actions ?

Dr J-Ph. M.: Nous avons prévu des réunions communes régulières avec l’UNCAM pour assurer le suivi des protocoles de mise en œuvre de la pertinence des actes pour faire vivre cet accord. Sur la révision de la CCAM, qui devra passer par un avenant conventionnel, nous commençons les travaux, en collaboration avec les caisses, dès la semaine prochaine.

T.R.:Vous disiez, en préambule, que l’accord n’était pas parfait. Qu’auriez-vous souhaité en plus ?

Dr J-P. M.: J’aurais préféré, évidemment qu’il n’y ait pas du tout de baisse sur aucun examen, car le toilettage de la CCAM servira à cela. Mais ce travail servira tout de même à favoriser les bonnes pratiques en changeant notamment le nombre d’incidences pour une pathologie, et ce n’est finalement que mieux pour la qualité des examens et pour la radioprotection.

Bruno Benque

Source : Accord majeur entre la FNMR et l’UNCAM sur un air de pertinence des actes

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La CSMF retourne dans la convention médicale et dit oui à l’avenant télémédecine

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Après trois heures de débats, les cadres de la CSMF, réunis en assemblée générale extraordinaire, ont voté massivement ce samedi en faveur de la signature de l’avenant conventionnel sur la télémédecine avec l’assurance-maladie. Sur l’ensemble des syndicalistes départementaux votants, 95,2 % ont voté pour et 4,8 % contre. « Il y a eu beaucoup de discussions, déclare le Dr Jean-Paul Ortiz au « Quotidien », car les tarifs de la télé-expertise sont indignes de la profession. »

Ce feu vert des cadres est à marquer d’une pierre blanche. Il confirme le retour du premier syndicat représentatif des médecins libéraux, non-signataire de la convention médicale en 2016, dans la vie conventionnelle. Mais ce retour n’est pas sans conditions. Lors de l’assemblée générale, une motion a été proposée et adoptée à une large majorité pour poser les conditions de ce retour. « Nous souhaitons que le gouvernement s’engage à supprimer l’article 99, qui autorise l’assurance-maladie à revoir les tarifs de scanner et d’IRM de façon unilatérale », martèle le patron de la CSMF.

La décision du premier syndicat représentatif des médecins libéraux de revenir dans le jeu conventionnel n’est qu’une demi-surprise. Lors de sa 32e université d’été à Giens en septembre 2017, la question d’une adhésion à la convention a été déjà évoquée. Ce choix stratégique est alors essentiel pour certains cadres, qui souhaitent faire entendre la voix de leur syndicat à l’aube de chantiers majeurs : organisation territoriale des soins, télémédecine, prévention et nouveaux modes de rémunération.

À l’époque, les échanges ont opposé la branche généraliste (Les Généralistes) à celle des spécialistes (ex-UMESPE). Les premiers ont toujours plébiscité cette adhésion sans tarder alors que les seconds étaient plutôt réticents. Mais depuis, l’alternance politique oblige. Exit Marisol Touraine et nomination d’Agnès Buzyn. « Le dialogue, indiscutablement, est revenu » a reconnu le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF.

Reconstruire la convention

Élu pour un second mandat en avril 2018, le néphrologue de Cabestany n’a pas cédé pour autant aux sirènes conventionnistes. Il a de nouveau rappelé les conditions de ce retour : suppression du tiers payant généralisé, suppression de l’article 99 de la loi de financement de la Sécurité sociale 2 017 qui permet à la Sécu de baisser de façon unilatérale les tarifs de scanners et d’IRM, modification de certaines dispositions conventionnelles comme l’élargissement des consultations complexes et très complexes.

Toutes ces demandes ont été finalement satisfaites. En novembre 2017, Agnès Buzyn a transformé le tiers payant généralisé en tiers payant généralisable lors du vote du PLFSS 2 018. Lors des négociations sur l’avenant de télémédecine, la Sécu a accepté d’y introduire la modification de certaines dispositions conventionnelles comme l’élargissement des consultations complexes et très complexes à certaines spécialités. Enfin, l‘accord conclu en avril entre les radiologues et la CNAM sur la pertinence des actes d’imagerie a sans doute pesé dans ce vote, la Sécu ayant renoncé à utiliser l’article 99.

Autre signe annonciateur du retour de la CSMF : la décision la veille de l’assemblée générale de la branche spécialiste de la Conf’, réunis en comité directeur (35 membres), de donner à une large majorité (70 %) le feu vert au président de la CSMF pour signer l’avenant télémédecine. « C’est une décision politique forte. Il va falloir reconstruire une nouvelle convention qui tient compte de la médecine spécialisée », a déclaré au « Quotidien » le Dr Patrick Gasser, président des Spé-CSMF.

Source : La CSMF retourne dans la convention médicale et dit oui à l’avenant télémédecine

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Intelligence artificielle : les industriels doivent affirmer leur raison d’être

LE CERCLE DE L’IA/POINT DE VUE – A l’heure des disruptions engendrées par l’intelligence artificielle, redéfinir leur raison d’être permettrait aux industriels de redonner du sens à leur écosystème, mais aussi et surtout, aux employés.

Face aux impératifs de personnalisation et d’innovation rapide, face à la concurrence des prix et aux demandes de mise en conformité plus strictes et plus nombreuses, et enfin, face aux exigences de qualité plus élevées, la production industrielle doit s’adapter. Pour répondre à ces défis, les industries manufacturières peuvent avoir recours à l’ensemble des solutions technologiques de la quatrième révolution industrielle pour repenser l’ingénierie, la production, les technologies de l’information et leurs métiers en termes de système.

Au coeur de cette révolution industrielle, l’intelligence artificielle (IA) repousse les limites de l’automatisation et de l’efficacité, permettant d’utiliser et de valoriser les données de l’internet des objets de bout en bout de la chaîne industrielle.

Intelligence et quasi-autonomie

Anticiper les défaillances d’équipements, disposer d’une visibilité complète sur les stocks de pièces de rechange et les fournisseurs, surveiller l’ensemble de la logistique, comprendre le mode de fonctionnement et les règles de maintenance des équipements, vérifier la disponibilité des techniciens nécessaires pour une intervention en interne ou en externe – tout cela en temps réel et de manière autonome : autant de fonctionnalités que le système d’une entreprise intelligente permet.

En fonction du coût, des délais et de la satisfaction client, le système peut lui-même prendre la majorité des décisions opérationnelles. Du point de vue technique, ce système rendant l’entreprise plus intelligente et quasi autonome existe déjà.

Coopération homme-machine

Si la technologie existe, quels sont les freins à la transformation ? Ces processus intelligents et automatisés, s’appuyant sur la connectivité en temps réel des personnes, des processus métiers et des machines, pourront être mis en oeuvre au sein de l’entreprise uniquement si celle-ci réussit à dépasser les silos qui cloisonnent ses lignes de métier.

Par ailleurs, le principal frein concerne les préoccupations légitimes des employés s’agissant de la substitution potentielle de leurs emplois par des machines et des systèmes intelligents. Pour tempérer ces inquiétudes, les entreprises doivent tout particulièrement se concentrer à envisager une nouvelle coopération homme-machine, tant les tâches de production permises par l’IA nécessiteront de disposer de travailleurs hautement qualifiés.

C’est en démontrant clairement comment les nouveaux processus autonomes et les forces de travail humaines peuvent se compléter, que les entreprises pourront espérer diminuer l’anxiété et accroître l’engagement à l’égard de la technologie.

Penser plate-forme numérique

Plus que l’optimisation de l’existant entre les quatre murs d’une entreprise, l’apprentissage automatique (« machine learning », en anglais) permet l’émergence de plates-formes à l’échelle d’une industrie. Ces plates-formes industrielles, qui permettent d’optimiser de la valeur et des ressources à une échelle inimaginable auparavant, supérieure à la somme de toutes les optimisations internes de chaque composant de la chaîne de valeur, obligeront bientôt les entreprises manufacturières à redéfinir et réaffirmer leur raison d’être.

Les géants du numérique pénètrent déjà les industries manufacturières, afin de régner sur les écosystèmes de données. Peuvent-ils gagner la bataille des plates-formes au coeur de l’industrie manufacturière ? Qui est le mieux placé pour apporter et maintenir la confiance entre toutes les parties prenantes d’une plateforme industrielle ? Qui sera en mesure de tirer parti des données de base – trésor caché – actuellement détenues par les fabricants, pour exécuter des scénarios bénéficiant à l’ensemble des entreprises d’une industrie et plus largement à la société et pas uniquement aux intérêts des entreprises impliquées ?

La plate-forme Landlog, lancée par Komatsu au Japon, est une illustration intéressante. Spécialisé dans les équipements de construction et d’exploitation minière, Komatsu s’est associé avec SAP, NTT Docomo et Optim dans le cadre d’une « joint-venture » pour créer une nouvelle plate-forme fondée sur l’internet des objets et l’intelligence artificielle.

Dans un contexte de pénurie massive de main-d’oeuvre qualifiée, cette « plate-forme de construction intelligente » vise à collecter de manière centralisée les données des machines, des personnes, des drones et de terrain, afin d’optimiser les processus de construction.

Meilleur taux d’utilisation des matériels, moindre consommation des matériaux et d’énergie, meilleure sécurité sur les chantiers, délais de livraison raccourcis : Landlogréussit actuellement le tour de force de séduire de nombreuses parties prenantes dans l’industrie de la construction y compris parmi leurs concurrents, qui, désormais, souhaitent rejoindre la plateforme et y contribuer. Embrasser l’opportunité de la plateforme business au sein de son écosystème industriel est accessible à toute entreprise motivée.

Un engagement social et écologique à réinventer

Les dix-sept objectifs de développement durable publiés par les Nations unies et le récent rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard remis à plusieurs ministres français, illustrent l’importance que les entreprises doivent aujourd’hui accorder à leur engagement social. Le rapport demande même aux entreprises de définir leur « mission sociale » dans leur statut.

Alimentées par l’IA, les plates-formes industrielles sont non seulement plus efficaces et efficientes, mais elles créent une opportunité pour passer d’entreprises centrées sur elles-mêmes à des entreprises plus responsables. Pour l’entreprise manufacturière moderne, la responsabilité sociale prend encore plus de sens dans ce contexte d’entreprise intelligente et autonome.

Chaque entreprise doit approfondir sa réflexion s’agissant de la mise en place de plates-formes industrielles grâce à l’intelligence artificielle. Cette transformation les aidera à redéfinir leurs objectifs métiers, à se surpasser pour mener une transformation au profit de la société, mais aussi à redonner un nouveau sens à chaque employé s’agissant de sa nouvelle mission aux côtés de l’IA. Visée sociale et intelligence artificielle ne sont pas antinomiques ! Bien au contraire, elles sont complémentaires pour piloter la transformation économique et culturelle de toute entreprise.

David Marchesseau est vice-président de SAP pour la zone Asie Pacifique. Pierre Robinet est vice-président d’OgilvyRED pour la zone Asie Pacifique. Ils sont respectivement membre et fondateur de la fondation Live with AI.

Source : Intelligence artificielle : les industriels doivent affirmer leur raison d’être

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Les Français frileux face à la santé numérique

Les Français frileux face à la santé numérique

Les Français sont plutôt réticents à utiliser la télémédecine.

Objets connectés, télémédecine, données de santé… Les Français sont loin d’avoir intégré la santé connectée à leur quotidien. C’est ce qui ressort de l’étude « Les Français et la santé » publiée aujourd’hui par OpinionWay avec le cabinet Deloitte.

« Parmi les enjeux que doit relever le système de santé, les maladies chroniques, la formation des professionnels ou l’organisation des soins sont toutes citées à plus de 80% comme une orientation prioritaire du gouvernement« , explique Michel Sebbane, responsable de la santé publique chez Deloitte. Le virage numérique n’est important qu’aux yeux de 58% des sondés. « C’est le seul qui se détache dans l’opinion. »

La télémédecine, pourtant poussée par le gouvernement, n’a que peu de succès auprès de l’opinion publique. Seuls 29% des Français se disent prêts à l’utiliser. « C’est pourtant un moyen de désengorger les urgences et de pallier aux problèmes de l’accessibilité géographique aux soins. »

Les résultats montrent aussi une perte de confiance sur plusieurs plans, en particulier concernant les sites internet ou les forums dédiés à la santé. De 45% d’utilisation en 2016, ils ne sont plus qu’à 17% en 2017. « On constate qu’une défiance s’est installée. Ces sites doivent aujourd’hui se poser la question de la viabilité de leur modèle« , explique Michel Sebbane.

Les objets connectés, de simples gadgets

Les objets connectés accusent également un recul, passant de 19% à 12%. « Ils sont plutôt considérés comme des gadgets et ne servent globalement que pour les activités sportives. » Conséquence directe, les appareils électroniques, comme les tensiomètres ou les détecteurs de chute, n’apparaissent pas comme des outils pertinents en matière de prévention. 53% des Français ne cherchent pas à suivre cette mesure de prévention. En comparaison, ils ne sont que 13% à ne pas chercher à se faire vacciner, ce qui montre la faible adhésion pour ces objets.

Les sites de prise de rendez-vous en ligne sont les seuls outils en progression et sont maintenant utilisés par un tiers des Français (32%, contre 28% en 2016). « On constate que c’est une habitude qui s’est vraiment installée. »

Le médecin, un interlocuteur privilégié

Plusieurs freins expliquent cette frilosité, avec en première position, la diminution d’interactions humaines (43%). « Parler à son médecin sur Skype, c’est oui. Mais se faire examiner par un robot, c’est non« , résume Michel Sebbane. Ajouté à cela, les craintes quant à la confidentialité des données personnelles restent fortes (38%). « Et pourtant, cette étude a été réalisée avant la récente affaire Facebook. »

C’est pourquoi le médecin traitant reste imbattablement la personne à laquelle les Français consentent à communiquer leurs données personnelles. Il est plebiscité à 90%, loin devant le pharmacien (68%). « Les GAFAM, eux, restent loin derrière, à 11%. » Ces nouveaux acteurs, comme Google, Apple, ou IBM n’ont pas la cote. 3% des sondés disent leur faire totalement confiance. A l’inverse, les Français sont 24% à ne pas leur faire confiance du tout.

« Leur crainte majeure: que les données personnelles liées à la santé ne soient pas utilisées dans le cadre de la prévention mais à des fins mercantiles« , analyse Thomas Croisier, associé chez Deloitte. Une tendance qui pourrait évoluer au fil des mois, après l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai prochain, auquel toutes ces entreprises devront se plier.

Source : Les Français frileux face à la santé numérique

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Quelles sont les nouveautés prévues pour le Congrès ADF 2018 ?

Le thème du congrès ADF 2018 vient d’être dévoilé et des nouveautés sont prévues pour cette nouvelle édition. Dynamique Dentaire fait le point.

Les organisateurs du Congrès ADF 2018 donne rendez-vous à toute la profession dentaire du mardi 27 novembre au samedi 1er décembre, au Palais des Congrès de Paris, Porte Maillot.

Le nouveau thème : Soigner, l’engagement qui nous unit

Le congrès ADF reste le plus grand congrès dentaire scientifique en Europe. C’est aussi une exposition qui réunit tous les fabricants et distributeurs pour présenter les nouveautés et techniques de la dentisterie. Mais comment aborder cette nouvelle édition 2018 sans anticiper le risque que les chirurgiens-dentistes ne soient plus en mesure demain, de proposer au patient les évolutions technologiques que les industriels offrent sur le marché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conscients des bouleversements à venir (négociations conventionnelles en cours, reste à charge zéro…) qui vont impacter très prochainement les chirurgiens-dentistes dans leur pratique, les organisateurs du congrès ADF 2018 ont souhaité rassembler les praticiens. « Nous souhaitons que les praticiens se sentent investis d’une action (une vocation même) et témoignent d’un sentiment d’unité, tout en conservant leur indépendance et leur manière d’exercer leur métier […] Soigner, l’engagement qui nous unit – rappelle tout d’abord que nous sommes des praticiens qui soignons des patients avec les meilleures technologies disponibles aujourd’hui […] Il s’agit ensemble de proposer un nouveau pacte entre les chirurgiens-dentistes et leurs patients, pour une santé bucco-dentaire d’excellence. » » explique le Dr Michel Pompignoli, Président du Congrès 2018

Quelles sont les nouveautés du Congrès ADF 2018 ? 

Les membres du comité ont souhaité mieux rythmer le programme scientifique du congrès :

Il y aura donc 101 séances de durées et de formats différents, avec la possibilité pour les congressistes d’envoyer leurs questions, via leur smartphone, à un modérateur qui les posera en cours ou en fin de séance.

Un programme international de 27 séances va être proposé avec des conférenciers non francophones et francophones de renom, en traduction simultanée. Alors que le Congrès ADF est le congrès scientifique européen le plus important, l’objectif est de « l’internationaliser » en l’ouvrant à davantage de visiteurs étrangers et en élargissant sa réputation autour du monde.

Les Masterclasses vont être pérennisées et étendues. Trois séances de 6 heures seront proposées sur l’hygiène bucco-dentaire, la prothèse amovible et la restauration, avec des équipes de conférenciers très spécialisés.

L’offre de séances DPC va être renforcée : 12 séances seront au programme pour satisfaire l’obligation triennale des chirurgiens-dentistes.

Le programme dédié à l’équipe dentaire, qui a été suivi en 2017 par plus de 800 assistantes, sera redynamisé avec une majorité de conférenciers/assistantes dentaires, des ateliers pratiques pensés pour être suivis en binôme assistante dentaire praticien et une séance sur la gestion du stress, animée par un coach. Côté logistique, des salles de plus grande capacité sont prévues et un système de pré-réservation des séances va être disponible pour éviter les déceptions (tous ceux qui s’inscriront avant fin juillet pourront réserver leur place pour les séances qu’ils auront sélectionnées). Lorsqu’une salle sera complète, la séance sera retransmise en vidéo dans une salle annexe.

Au-delà de la formation purement scientifique, des problèmes de société vont être aussi abordés. Le thème retenu pour cette première édition est : « le chirurgien-dentiste face aux violences ».

Enfin, un concours Jeunes Talents est lancé pour la première fois. Il est ouvert aux jeunes cliniciens de moins de 30 ans. Le lauréat se verra offrir une invitation en tant que conférencier au congrès de ADF 2019.

Source : Quelles sont les nouveautés prévues pour le Congrès ADF 2018

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Transformation numérique de la santé: « il faut impérativement dépasser la technocratie » (Gilles Babinet)

PARIS (TICpharma) – Le représentant de la France auprès de la Commission européenne sur le numérique, Gilles Babinet, a insisté sur l’impératif de « dépasser la technocratie » et le « fractionnement » du système de santé pour réussir la transformation numérique du secteur, à l’occasion des premières Rencontres prévention santé organisées le 15 mai à Paris par la Fondation d’entreprise Ramsay-Générale de santé.

« Quand j’observe la transformation des institutions publiques dans le monde, ce qui est manifeste c’est que le plus difficile, ce sont les systèmes de santé », a-t-il souligné.

Le « digital champion » français auprès de la Commission a listé les problèmes rencontrés par ce secteur en France pour tirer profit d’une « révolution numérique » qui offre, selon lui, « des perspectives importantes d’augmentation de la qualité de soins, de la qualité de vie des patients » et d' »économies absolument considérables » pour les pouvoirs publics.

Il a d’abord mis en avant un « contexte réglementaire miné » lié au « fractionnement » des réglementations et des institutions régulatrices. La Haute autorité de santé (HAS), la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), le ministère de la santé, l’échelon européen… « Tout le monde édicte des réglementations et il est très difficile d’arriver à avoir une vision d’ensemble », a-t-il déploré.

Gilles Babinet a plusieurs fois épinglé le « manque de formation » des acteurs à l’égard des technologies numériques, qu’il s’agisse de la médecine de ville, des praticiens hospitaliers, des industriels ou du régulateur.

« On voit souvent beaucoup plus les risques et les menaces que les opportunités lorsqu’on ne connaît pas bien le sujet », a-t-il noté.

Il a mis en lumière la « force » du système estonien, régulièrement cité comme exemple en matière de numérisation de la santé grâce, selon lui, à « une administration et un corps politique extrêmement jeune, et très souvent formé à l’étranger ».

Ces ressources aguerries aux enjeux et aux usages du numérique constituent un atout pour porter une « volonté politique forte » et une « vraie modernité » que Gilles Babinet a jugé « essentielles » pour réussir la transformation du système de santé.

Le troisième obstacle à cette transformation identifié par le « digital champion » réside dans l’efficacité actuelle du système de santé français. Avec des dépenses de santé de l’ordre de 11% du PIB et une durée de vie de la population parmi les plus élevées du monde, « vous avez un système qui ne fonctionne pas si mal, et le modifier, c’est prendre le risque de l’altérer », a-t-il relevé.

Il a également pointé l’inertie de « certains acteurs qui ont des intérêts particuliers dans ce système qu’ils préservent ».

Interfaces de programmation ouvertes

Pour dépasser ces obstacles, Gilles Babinet a formulé trois recommandations en conclusion de son intervention aux Rencontres prévention santé.

« Il faut former de façon quasi impérative l’ensemble des acteurs », parmi lesquels l’Etat, les collectivités territoriales, les structures sociales et de santé. « Les a priori sont trop importants pour ne pas passer par une formation approfondie en matière de potentialité du numérique », a-t-il insisté.

Il a ensuite préconisé d' »évoluer vers un système intégré », en rentrant dans une « logique d’API [interface de programmation] » qui permette l’échange de données entre les différents outils utilisés par les professionnels de santé.

Citant les exemples des équipements d’imagerie médicale et des pacemakers et défibrillateurs connectés, il a préconisé un refus du remboursement des dispositifs qui ne sont pas dotés d’API ouvertes, et qui enferment donc l’utilisateur dans des systèmes propriétaires.

Gilles Babinet a expliqué que les acteurs du système de santé devaient se réunir pour penser « collectivement » la mutation numérique des soins, mais aussi de la prévention, car la technologie permet de favoriser le basculement d’une vision curative à un système plus préventif.

« L’ennemi commun de cette mutation a un nom: il s’appelle le silo. Et la grande caractéristique de la data et de la révolution digitale est de mettre fin aux silos en ayant une logique transversale, très au-delà du système médical tel qu’on le connaît aujourd’hui », a-t-il conclu.

Raphael Moreaux
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Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

Des chercheurs de l’Université médicale de Vienne ont développé une méthode pour améliorer l’IRM fonctionnelle avec la nouvelle génération d’IRM 7T. Cette méthode peut créer des cartes précises du cerveau, en atténuant les distorsions du champ magnétique.

Université médicale Vienne

Afin de produire une carte précise des zones cérébrales responsables pour la fonction motrice, le langage et la mémoire, les cerveaux des patients sont scannés en utilisant l’IRM fonctionnelle (IRMf), selon des séquences réalisées pendant qu’ils effectuent diverses tâches et l’activité cérébrale est ainsi cartographiée en trois dimensions.

Des images plus rapides à des résolutions plus élevées

L’interaction homme-machine entraîne toutefois des distorsions dans les images, qui doivent être corrigées afin d’obtenir une correspondance parfaite entre l’anatomie du cerveau et la fonction cérébrale, notamment en pré-opératoire pour aider les chirurgiens éviter d’endommager les zones vitales. Les modalités à très haut champ de 7 Tesla (7T) font l’objet de recherches poussées aujourd’hui. Un projet de recherche à l’Université médicale de Vienne (MUW), financé par le Fonds scientifique autrichien FWF, travaille actuellement sur le sujet. Le seul scanner 7T d’Autriche, l’un des 50 dans le monde entier, a été installé au centre MR de High Field en 2008. « Les IRM 7T sont capables d’une résolution encore plus élevée et donnent plus de contraste, explique Simon Robinson, chercheur principal de l’étude. » Un champ magnétique plus important fournit des images plus rapides des fonctions cérébrales, avec une résolution plus élevée.

Les distorsions du champ magnétique plus fortes avec le 7T

« De cette façon, nous sommes en mesure de voir, par exemple, si le centre du langage a été déplacé par une tumeur. Malheureusement, les distorsions du champ magnétique causées par les os, les tissus et l’air sont également plus fortes avec le 7T, ce qui a des implications sur la précision de la cartographie, poursuit Simon Robinson. Sans correction d’image, les zones fonctionnelles ne seraient pas localisées dans le cerveau au niveau de précision requis. » Pour le développement d’une méthode de correction d’image 7T, Simon Robinson et son équipe ont travaillé avec des personnes souffrant d’épilepsie ou de tumeurs cérébrales. L’IRMf dépend du fait que certaines molécules du corps comme l’hémoglobine dans le sang modifient le champ magnétique du cerveau. D’innombrables balayages enregistrent de petits changements, identifiant ainsi les zones dans le cerveau du patient qui traitent des tâches cognitives ou motrices.

Des travaux ayant abouti à une norme internationale

Ces travaux ont permis à l’équipe de développer un processus de correction d’image dynamique, qui est devenue une norme internationale pour les examens d’IRMf, pour la planification pré-chirurgicale, mais aussi pour la recherche fondamentale en neurosciences. Avant les mesures fonctionnelles, la contribution de l’IRM aux signaux mesurés est déterminée avec précision. Ce facteur de correction est ensuite déduit des images fonctionnelles lors du calcul de l’image. Le 7T aide ainsi à créer une carte 3D précise du cerveau, où les zones cérébrales fonctionnelles sont localisées avec précision. Les neurologues peuvent alors décider si la chirurgie est utile ou même possible et quelles parties du cerveau doivent être épargnées à tout prix.

Dans un projet de suivi, l’équipe souhaite développer davantage la méthode afin d’aider à identifier le meilleur emplacement possible pour les sondes de stimulation cérébrale profonde chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Bruno Benque.

Source : Une méthode européenne pour atténuer la distorsion du champ magnétique en IRM

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La santé en zones d’urgences se dote des dernières technologies innovantes

santé et réalité virtuelle
Les hôpitaux de campagne européens, postes de soins provisoires et mobiles, sont prêts à être déployés dans le monde entier en cas de catastrophe de grande ampleur. Le projet HOPICAMP travaille à l’amélioration de la logistique de ces centres de soins éphémères ainsi qu’au développement d’outils de télémédecine et de formation pour les personnels soignants. Objectif : assurer une médecine d’urgence la plus efficace possible.
Séisme, incendie, épidémie, crise sanitaire, … Que les catastrophes soient de causes naturelles ou anthropiques, les états européens sont prêts à projeter des moyens en Afrique, en Asie ou en Océanie pour aider les populations touchées. Les hôpitaux de campagne, postes de soins provisoires et mobiles où les blessés peuvent être pris en charge, sont un élément clé pour faire face aux urgences.
Le projet HOPICAMP a été bâti sur la base d’un savoir-faire français en matière de médecine d’urgence, de catastrophe, humanitaire, militaire, d’hôpitaux de campagne (fabricants, intégrateurs mais aussi utilisateurs ESCRIM, MSF, armée…). Il vise à proposer une solution intégrée et innovante d’Hôpital de Campagne Nouvelle Génération, mobile, rapidement projetable à l’étranger, permettant d’apporter à des populations sinistrées une réponse médico-chirurgicale à la gestion de crises humanitaires dans des conditions complexes nécessitant l’intervention rapide d’une médecine de catastrophe.
« Après une analyse fine, nous nous sommes rendu compte que les hôpitaux de campagne étaient améliorables, notamment en termes de recherche et développement. » Gilles Dusserre, chercheur à IMT Mines Alès, travaille sur la science des risques et la logistique de l’urgence. Ce domaine pluridisciplinaire au carrefour des technologies de l’information et de la communication, de la santé et de l’informatique, a pour but d’améliorer les connaissances sur les conséquences des catastrophes naturelles ou anthropiques sur l’homme et l’environnement. « Dans le cadre du projet HOPICAMP, financé par le Fonds unique interministériel (FUI) et réalisé en partenariat avec l’Université de Nîmes, le SDIS30 et les entreprises CRISEBEWEISH4D et UTILIS, nous travaillons à l’amélioration des hôpitaux de campagne, notamment sur le plan logistique » explique le chercheur.

Capteurs de traçabilité, réalité virtuelle et télémédecine au secours des hôpitaux de campagne

Lorsqu’un hôpital de campagne n’est pas déployé, toutes les tentes et le matériel médical sont stockés dans des caisses, ce qui pose problème pour assurer la traçabilité d’équipements cruciaux. Un bistouri électrique, par exemple, ne doit jamais être séparé de son câble d’alimentation spécifique sous crainte de ne pas pouvoir mener à bien les opérations chirurgicales sur le terrain. « Tous les opérationnels qui travaillent en logistique cherchent à améliorer l’adressage, l’identification et la mise à jour des items, que l’hôpital soit en phase de dormance ou en déploiement » précise Gilles Dusserre. Le consortium a ainsi travaillé en collaboration avec la société BEWEIS sur la mise en place d’un outil informatique d’identification et de mise à jour, ainsi que l’appariement de tags RFID, capteurs permettant d’assurer la traçabilité du matériel.
Par ailleurs, une fois l’hôpital déployé, pharmaciens, médecins, ingénieurs et logisticiens doivent travailler en parfaite coordination dans des situations d’urgence.  Mais comment les entraîner à ces conditions particulières alors même que leur lieu de travail n’est pas déployé ? « À IMT Mines Alès, nous avons fait le pari de travailler sur la conception d’un serious game et sur la réalité virtuelle pour former à la médecine d’urgence ces personnes aux métiers très différents » explique Gilles Dusserre.
Grâce à la réalité virtuelle, le personnel peut ainsi s’acculturer à ce lieu de travail particulier, où blocs opératoires et salles de soins côtoient lieux de vie et de repos sous des tentes de plusieurs centaines de mètres carrés. Le serious game, en cours de développement, s’inscrit en complémentarité de la réalité virtuelle. Il permettra à chacun d’identifier les différents processus de tous les corps de métiers, pour que leur coordination soit optimale en situation de crise.
Enfin, comment assurer le suivi des patients alors que les hôpitaux de campagne ne sont présents dans les pays affectés que pour une durée déterminée ? « Lors de l’épidémie Ebola, quelques laboratoires au monde seulement étaient capables d’identifier la maladie et de proposer certains soins. La télémédecine s’avère donc ici indispensable » constate Gilles Dusserre. En plus de proposer des soins propres à certains laboratoires, la télémédecine permet d’assurer le suivi à distance des populations par un médecin, même lorsque celui-ci a quitté le territoire touché. « Grâce à la société H4D, nous avons mis au point une sorte de cabine autonome portative permettant d’observer une quinzaine de constantes biologiques, à l’aide de capteurs et de caméras. » Laissé sur place, ce dispositif permet ainsi aux populations de disposer d’examens dermatologiques, ophtalmologiques ou cardiologiques, en appui des dispensaires locaux.

Des solutions testées sur le terrain

« Nous sommes en lien avec les Sapeurs-Pompiers du Gard, l’Armée française, Médecins sans Frontières. Nous pensons que tous les travaux que l’on a conduits, sur les retours d’expériences, la logistique, la télémédecine ou la formation, sont très appréciés. » affirme Gilles Dusserre.
En plus de remporter l’adhésion des utilisateurs finaux, certains outils ont pu être déployés avec succès lors de simulations. « Nos solutions de traçabilité des équipements développées dans le cadre du projet HOPICAMP ont été testées lors du déploiement de l’exercice EU AL SEISMEEX, Europe-Algérie Séisme Exercices, dans la salle de réanimation », explique le chercheur. L’exercice, qui a eu lieu du 14 au 18 avril dans le cadre d’un projet européen financé par la DG ECHO, la direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne, simulait la prise en charge des victimes d’un séisme fictif à Bouira, en Algérie. 1000 personnes ont été déployées, pour 7 pays participants : l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la Pologne et la France. Les hôpitaux de campagne des pays participants étaient réunis pour travailler ensemble et vérifier l’interopérabilité des systèmes mis en place, qui ne peut être testée que lors d’un déploiement réel.
L’équipe de EU-AL SEISMEEX réunie devant les lieux de l’exercice en Algérie
Pour Gilles Dusserre, avoir porté un projet qui a contribué à la réussite de cet exercice de simulation européen est une véritable fierté.  « C’est agréable, pour le chercheur que je suis, d’imaginer, de concevoir un projet, de voir un premier prototype, jusqu’à sa phase test puis à son déploiement dans une phase d’exercice à l’étranger. Je suis très fier de voir que ce que l’on a conçu prend vie et se concrétise. »

Quels sont les secteurs qui bénéficient le plus de l’impression 3D ?

Le travail numérique sur textile, l’électronique et la décoration d’espaces professionnels sont les domaines d’application de l’impression 3D qui connaîtront une forte croissance les 5 prochaines années. Pour décorer vos espaces de travail ou votre maison, il est recommandé de collaborer avec des spécialistes.

Grâce aux nouvelles technologies, le quotidien des professionnels de nombreux secteurs d’activité peut considérablement être simplifié. Les domaines d’application de l’impression fonctionnelle et industrielle qui seront à forte croissance d’ici 2022 sont la décoration d’espaces intérieurs et extérieurs, l’électronique et le travail numérique sur textile.

Les nouvelles technologies et le secteur médical

Selon les statistiques récentes, le marché mondial de l’impression 3D dans le domaine médical a connu une croissance impressionnante ces dernières années en allant de 30 milliards de dollars environ en 2012 à plus de 50 milliards de dollars à la fin de l’année 2017. Les spécialistes de la filière estiment que le marché devrait atteindre d’ici 2022 approximativement 80 milliards de dollars. Le secteur médical n’est pas toutefois le seul à connaître une forte croissance de l’impression fonctionnelle. L’électronique et le marché de la décoration connaîtront la plus grande croissance du chiffre d’affaires les 5 prochaines années.

Concevoir des objets uniques et en série

De nos jours, l’impression 3D est fréquemment utilisée pour décorer des revêtements muraux, des revêtements de sol et des meubles. Les experts de la fabrication de meubles et de revêtements utilisent régulièrement l’héliogravure pour imprimer du papier laminé sur diverses surfaces en bois, en plastique ou en métal. De leur côté, l’offset et la flexographie ne représentent à présent qu’une petite part du marché de la décoration.

Pour concevoir des produits sur mesure qui résistent bien au passage du temps, les professionnels qualifiés utilisent d’habitude des équipements modernes et performants. En ce qui concerne le secteur de l’électronique, un grand nombre de fabricants font appel aux nouvelles technologies et à l’impression 3D pour créer une gamme très large de produits à des coûts maîtrisés. Il s’agit notamment d’interrupteurs à membranes, d’équipements photovoltaïques, de systèmes d’affichage et de technologies RFID.

Les experts de L’Imprimeur 3D vous accompagnent dans la réalisation de vos projets de décoration pour que vous réussissiez à obtenir les meilleurs résultats à des coûts modérés. Les spécialistes de l’Imprimeur 3D possèdent une vaste expertise dans ce domaine et peuvent vous aider à créer des maquettes d’architecte, des panneaux signalétique, des prothèses médicales et d’autres types d’objets uniques ou en série.

Source : Quels sont les secteurs qui bénéficient le plus de l’impression 3D ?

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La DGOS encadre l’imagerie médicale dans les GHT

L’imagerie médicale dans les GHT vient de faire l’objet de deux documents élaborés par la DGOS, l’un sur l’organisation en commun des services d’imagerie, l’autre sur la pratique de la télé-imagerie.

GHT

La Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) a publié, le 4 mai 2018, deux documents d’aide pour l’organisation de l’imagerie médicale au sein des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).

Co-utilisation des équipements et prise en charge partagée des patients

Le premier de ces outils est un Guide sur l’organisation en commun de l’imagerie dans les GHT. Il recommande notamment de penser l’offre d’imagerie dans une approche de gradation des prises en charges et de profiter de l’organisation en commun de l’imagerie au sein des GHT pour rétablir l’attractivité des postes et la fidélisation des professionnels au sein de ces services. Il s’agit également de répondre aux exigences de sécurité et de pertinence spécifiques aux activités d’imagerie. Pour ce faire, ce document élabore des recommandations relatives à la co-utilisation d’équipement afin de rationnaliser l’implantation et les coûts de gestion des infrastructures, ainsi qu’à la prise en charge partagée des patients permettant de faire intervenir un professionnel sur une patientèle qui n’est pas la sienne, en mettant en commun les organisations ou les ressources humaines, dans le cadre des projets médicaux partagés.

Une distinction entre les actes de télé-imagerie en simple et double lecture

Le second document se veut un Référentiel pour l’organisation de la télémédecine en imagerie au sein des GHT. Important vecteur d’amélioration de l’accès aux soins, la télémédecine contribue à rompre l’isolement que peuvent connaître certains professionnels de la spécialité et constitue un facteur d’amélioration de l’efficience de l’organisation et de la prise en charge des soins par l’assurance maladie. Ce cahier des charges prend en compte l’ensemble des activités d’imagerie médicale, à l’exception de l’échographie et de l’imagerie interventionnelle. Il aborde notamment la problématique du financement de la réalisation à distance des examens, une activité dite de mono-lecture, ainsi que l’interprétation à distance par un radiologue expert d’examens déjà investigués par un autre radiologue, on parle alors de double-lecture.

La société française de radiologie (SFR), avec l’aide du G4, est fortement impliquée dans le processus de suivi de ce cahier des charges et devra publier annuellement un rapport sur l’activité de télémédecine en imagerie, en particulier pour les GHT. Il est demandé à la SFR d’apporter des précisions quantitatives des actes de double-lecture par spécialité d’organe.

Bruno Benque

Source : La DGOS encadre l’imagerie médicale dans les GHT

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Medtech : rapprochement entre Intrasense et DMS

Les deux medtechs montpelliéraines, qui officient dans le secteur de l’imagerie médicale, sont entrées en négociation exclusive en vue de l’apport des activités d’imagerie médicale de DMS Group à Intrasense.

-À ma droite, le montpelliérain DMS Group, pour Diagnostic Medical Systems, spécialiste européen de l’imagerie médicale et de l’ostéodensitométrie (27,4 M€ de Ca en 2017, 80 personnes). D’abord concentré sur l’industrie de l’imagerie médicale, le groupe a étoffé son offre avec notamment la création de DMS Biotech qui accompagne la stratégie de développement du groupe dans les biotechnologies (traitement de l’arthrose et de médecine régénératrice basée sur l’injection de cellules souches adipeuses).

-À ma gauche, un autre montpelliérain, Intrasense (45 personnes), spécialiste de l’imagerie médicale qui a développé la solution Myrian®. Cette plateforme logicielle facilitant et sécurisant le diagnostic, la prise de décision et le suivi thérapeutique équipe aujourd’hui 800 établissements dans plus de 40 pays.

 Associer deux expertises

« Cette opération stratégique vise à aboutir au regroupement des activités d’imagerie des deux sociétés au sein d’Intrasense pour constituer une offre unique et complète dans le secteur de l’imagerie médicale, 
annonce Jean-Paul Ansel, PDG de DMS, la société qui produit les tables de radiologie Platinum, Nous allons associer notre savoir-faire technologique, c’est à dire nos tables Platinum, la salle de radiologie Ariane à l’expertise logicielle d’Intrasense pour développer une offredifférençiante et à forte valeur ajoutée ».

Selon le dirigeant, les conseils d’administration des deux entreprises se sont prononcés positivement sur le projet d’apport des activités de DMS Imaging à Intrasense.

Développer une offre innovante

« Nos deux medtechs s’adressent au même marché sur le plan mondial », enchaîne le dirigeant d’Intrasense, Nicolas Reymond, qui a pris ses fonctions en février dernier : « Nous avons fait le choix stratégique d’unir nos expertises particulièrement complémentaires. Notre objectif : enrichir nos capacités de développement dans l’imagerie médicale de pointe et bénéficier des synergies qui vont naître de ce rapprochement ».

Pour les deux Biotechs montpelliéraines, il s’agir d’un rapprochement gagnant-gagnant : « A l’heure de l’intelligence artificielle, l’industrie de l’imagerie médicale entre dans une nouvelle ère notamment dans les domaines de l’imagerie interventionnelle, de l’oncologie et de l’aide au diagnostic », enfonce le patron d’Intrasense.

profiter des synergies

Dans un premier temps, ce rapprochement permettra à Intrasense d’offrir aux clients de DMS l’ensemble de ses solutions d’imagerie médicale et de bénéficier de ses canaux d’accès au marché en France comme à l’international. « Cette opération s’inscrit parfaitement dans notre stratégie consistant à nous concentrer sur les industriels, et se voit aujourd’hui renforcée par un accès facilité à la même catégorie de cibles B-to-B et OEM adressées par DMS Group », précise Nicolas Reymond. DMS Group va ainsi devenir actionnaire majoritaire d’Intrasense et poursuivra sa stratégie de diversification engagée depuis 2014 à travers le développement de ses divisions DMS Wellness et DMS Biotech : « Le rapprochement entre les activités des deux sociétés va créer des synergies particulièrement favorables à la mise au point de nouvelles solutions innovantes qui soutiendront la croissance des prochaines années », conclut Jean-Paul Ansel.

Source : Medtech : rapprochement entre Intrasense et DMS

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Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

L’étude internationale PRECISION a comparé deux stratégies pour le diagnostic du cancer de la prostate chez 500 hommes à risque : celle standard reposant sur des biopsies systématiques transrectales sous écho et une approche guidée par l’IRM avec biopsies ciblées ou pas.

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Alors que le dépistage du cancer de la prostate par les PSA reste très controversé en raison du risque de surtraitement, l’IRM multiparamétrique (IRM-mp) pour affiner le diagnostic fait son chemin ces dernières années.

Dans « The New England Journal of Medicine », l’étude PRECISION menée dans 11 pays montre, chez 500 hommes à risque de cancer de la prostate, l’intérêt de réaliser une IRM-mp avec ou sans biopsies par rapport au standard actuel reposant sur 10 à 12 biopsies systématiques.

Conçue comme de non-infériorité, l’étude randomisée a pu conclure à la supériorité de la stratégie basée sur l’IRM-mp, avec un cancer cliniquement significatif (Gleason ≥7) détecté dans 38 % des cas (n = 95/252) par rapport à 26 % (n = 64/248) dans le groupe standard. Dans le même temps, il y a eu significativement moins de cancers cliniquement non significatifs dans le groupe IRM-mp que dans le groupe standard. Comme précédemment dans l’étude PROMIS, plus d’un quart des participants du groupe ont échappé aux biopsies du fait d’une imagerie négative.

L’IRM en première intention

Pour le Pr Olivier Rouvière, radiologue aux Hospices Civils de Lyon, l’étude PRECISION enfonce le clou sur la montée en puissance de l’IRM-mp. « On va vers la réalisation d’une IRM-mp à tout le monde, explique-t-il. L’IRM sensibilise les biopsies, c’est une certitude qui ébranle même les urologues les plus conservateurs ». En France, si l’IRM-mp est de plus en plus réalisée, l’Association française d’Urologie (AFU) ne la place pas en 1re intention dans ses dernières recommandations de 2016.

Étaient inclus dans l’étude les patients ayant un taux de PSA élevés (mais <20 ng/ml), un toucher rectal (TR) anormal ou les deux, et n’ayant jamais eu de biopsies prostatiques auparavant. Les participants étaient âgés en moyenne de 65 ans dans les deux groupes. Le taux de PSA médian était de 6,75 ng/ml dans le groupe IRM-mp et de 6,50 ng/ml dans le groupe biopsies standard, un TR anormal retrouvé respectivement dans 14 % et 15 % des cas, un antécédent familial dans 19 % et 16 % des cas.

Sur les 25 centres de radiologie participants, seuls certains étaient des centres experts et chacun était libre d’appliquer son propre protocole. « C’est un point très intéressant, souligne Olivier Rouvière. Il est souvent avancé que les études sur l’IRM-mp, le plus souvent menées en centres experts, donnent une vision biaisée des choses, partant du principe que les centres de ville feraient moins bien. L’étude PRECISION livre ici une photographie de la vraie vie ».

La réalisation de la biopsie pendant l’IRM est la technique la plus directe, mais n’a pas été choisie dans l’étude. Dans l’étude, les résultats de l’IRM-mp étaient utilisés pour guider les biopsies réalisées sous écho, soit par une méthode dite d’enregistrement visuel, soit par une technique de fusion d’images IRM/écho en temps réel.

Un quart des participants du groupe IRM-mp n’ont pas eu de biopsies au vu d’une imagerie négative. Faut-il utiliser l’IRM-mp comme outil de tri ? Les auteurs défendent l’approche ciblée mettant en avant leurs résultats de sensibilité et de biopsies évitées, mais les points de vue sont partagés.

Débat sur la meilleure stratégie

« L’étude PRECISION soulève deux débats sur l’IRM-mp, développe Olivier Rouvière. L’IRM-mp comme outil pour sensibiliser le diagnostic mais aussi comme outil de tri. Mais l’étude PRECISION n’a pas évalué ce que donnait l’option IRM-mp avec biopsies guidées + systématiques. Est-ce que cette approche ne détecterait pas davantage de cancers ? ». Les éditorialistes, qui d’un côté invitent à la prudence et considèrent les résultats de PRECISION comme intermédiaires, mettent en garde contre « le leurre d’une sensibilité plus grande », écrivent-ils. Selon eux, cela aurait pour conséquence « d’augmenter le ratio bénéfices/risque du dépistage » et de rendre celui-ci « encore moins coût-efficace ».

Pour le Pr Rouvière, il est important de faire la distinction entre deux notions différentes, celle de sensibilité et de valeur prédictive négative (VPN). « Il y a souvent une confusion, développe-t-il. Il faut prendre en compte la prévalence pour la VPN ! Même avec une bonne sensibilité, la VPN est mauvaise dans le groupe des patients très à risque. Il faut intégrer d’autres paramètres que l’IRM seule pour décider de faire ou pas des biopsies, par exemple le taux de PSA ou l’âge. Ma conviction est que l’IRM seule n’est pas suffisante pour éliminer un cancer cliniquement significatif ».

Depuis PROMIS, d’autres résultats sont attendus pour conditionner la place de l’IRM-mp dans la prise en charge du cancer de la prostate. L’étude MRI-first, assez proche de PRECISION et coordonnée par le Pr Rouvière doit ainsi être publiée sous peu.

Dr Irène Drogou

 

Source : Une IRM pré-biopsie(s) améliore le diagnostic du cancer de la prostate

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E-santé, IA et sécurité des données au programme de la Paris Healthcare Week 2018

PARIS (TICpharma) – Le salon Heath-IT (HIT), qui se tiendra du 29 au 31 mai dans le cadre de la Paris Healthcare Week, s’articulera autour de deux villages thématiques « start-up » et « e-santé » ainsi que deux espaces de conférences et de retours d’expérience, et accueillera pour la première fois un « HIT Summit » sur le sujet de l’intelligence artificielle (IA).

Comme pour l’édition 2017, la Paris Healthcare Week regroupera à la Porte de Versailles les trois salons de la Fédération hospitalière de France (FHF) que sont Hôpital Expo, GerontHandicap Expo et HIT, ainsi que le salon infirmier.

Le salon HIT comprendra un parcours pour les professionnels de la santé connectée qui leur permettra de découvrir les entreprises et start-up proposant des solutions aux établissements de santé et à la médecine de ville, ou des outils pour le partage d’informations ville-hôpital.

Pour son cru 2018, le salon accueillera 350 exposants -contre 270 en 2017- qui viendront présenter leurs innovations. Parmi les entreprises présentes, « 42,8% sont des nouveaux exposants », a précisé l’organisateur, PG Promotion, tout en mettant en avant le succès grandissant du salon HIT et la forte dynamique des sujets technologiques dans le secteur de la santé.

Dans le domaine de la santé numérique, on note la présence des fabricants d’objets connectés iHealth et BewellConnect et d’Aqsitania, spécialisé dans la télésurveillance des maladies chroniques respiratoires et cardiaques. Tilak Healthcare, qui développe un serious game pour le suivi des maladies chroniques ophtalmiques (voir dépêche du 18 octobre 2017), et SRETT, qui connecte et gère les données issues d’appareils d’assistance respiratoire (voir dépêche du 8 mars 2018), seront aussi présents.

Un nouveau village pour l’industrie pharmaceutique

Deux villages spécifiques au salon HIT seront mis en place cette année. Le village start-up, réservé aux entreprises qui ont moins de trois ans, comptera 27 exposants. Une nouveauté viendra compléter les étals du salon: un espace de « pitchs« , où les jeunes pousses pourront se succéder pendant trois jours et présenter leur activité en 15 minutes chacune.

Le village e-santé, organisé en partenariat avec le Club des acteurs de la télésanté (Catel), sera encore au rendez-vous pour cette édition. Il accueillera 17 exposants et un nouvel espace « showroom« , qui hébergera aussi des présentations sur les innovations en matière de télésanté.

Pour la première fois, le Leem (Les entreprises du médicament) sera présent avec un village thématique au sein duquel auront lieu plusieurs débats sur l’attractivité de la recherche clinique et les expérimentations innovantes menées avec les territoires. Les laboratoires Pfizer, Roche, Novartis, Amgen, AstraZeneca, Sanofi ou MSD (groupe Merck & Co) présenteront leurs projets.

Dans la matinée du mercredi 30 mai, l’alliance eHealth France animera un débat sur « l’évaluation des solutions e-santé de demain », avec des interventions d’Isabelle Adenot, présidente de la commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) au sein de la Haute autorité de santé (HAS), d’Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence de Sanofi France, de Pierre Leurent, président cofondateur de Voluntis, et de la pneumologue Marie-Pia d’Ortho.

Des agoras au cœur de l’actualité

Axé sur la construction du système de santé de demain, le salon HIT présente les technologies qui peuvent améliorer la qualité de la prise en charge des patients et le quotidien des professionnels de santé. Pour cela, ses organisateurs mettent en avant les retours d’expérience d’acteurs de santé dans des agoras.

Cette année, les deux agoras porteront sur des thèmes qui font l’actualité de la santé: l’IA, l’imagerie médicale, les systèmes d’information (SI) des groupements hospitaliers de territoire (GHT), l’établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) numérique ou encore la sécurité des données médicales et la blockchain en santé. Ces « miniconférences » de 45 minutes seront divisées en deux sous-thématiques: IT-SI et e-santé.

L’agora IT-SI proposera un échange sur la valorisation des données hospitalières à l’aide de l’IA, animé par l’éditeur Alicante. Egalement débattu, le thème de la sécurité informatique, animé par Vade Secure, portera plus spécifiquement sur la cybermenace et la sécurité des SI de santé.

Comme pour les éditions précédentes, l’agora e-santé se concentrera sur les solutions de télémédecine, les objets connectés ou les parcours patients.

L’entreprise Ilumens y exposera par exemple les apports de la simulation et de l’IA pour une meilleure gestion des risques médicaux, tandis que Philips présentera les modalités de mise en place du télésuivi dans la prise en charge des patients atteints du syndrome d’apnées du sommeil.

Sept parcours experts

Les « parcours experts » font aussi leur retour au salon HIT. Avec sept parcours au total, ces visites guidées permettent à un petit groupe de visiteurs, pendant une vingtaine de minutes, de découvrir une sélection d’exposants, d’assister à une démonstration et de bénéficier d’un temps d’échange avec des spécialistes d’une thématique choisie.

Cette année, les thèmes de ces parcours experts sont:

  • le big data, piloté par le Syntec numérique
  • la formation en réalité virtuelle, piloté par Ilumens
  • la sécurité informatique, piloté par l’Association pour la sécurité des SI de santé (Apssis)
  • la dématérialisation de la facturation, piloté par le Lessis (Les entreprises des SI sanitaires et sociaux)
  • l’interopérabilité, piloté par Interop’Santé
  • le règlement général européen sur la protection des données (RGPD), piloté par l’Agence des SI partagés de santé (Asip santé)
  • l’hébergement des données de santé, piloté par l’Association française des hébergeurs agréés données de santé (AFHADS).

Nouveauté du salon, le HIT va accueillir pour la première fois un « HIT Summit ». Cette conférence, qui se tiendra jeudi 31 mai à partir de 14h45, aura pour thème « Comment l’IA transformera le système de santé? ».

Pour échanger sur ce sujet, les organisateurs recevront David Corcos, président de Philips France, Sébastien Verger, directeur de la technologie (CTO) de Dell EMC France, Christophe Lala, président de General Electric Healthcare Europe de l’Ouest, Stéphane Negre, président d’Intel Corporation France, et Frederik Brabant, vice-président des opérations internationales de la division santé de Nuance Communications.

Programme et inscription

Wassinia Zirar
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Déclaration des caractéristiques des dispositifs médicaux: le SNITEM obtient gain de cause

Le SNITEM a obtenu l’annulation, par le Conseil d’État, d’un décret les obligeant à fournir un résumé des caractéristiques des dispositifs médicaux à l’ANSM. UN règlement européen rendait ce décret obsolète.

Conseil d

Les industriels des technologies médicales avaient accueilli froidement le décret du 13 décembre 2016 selon lequel ils devaient fournir, à compter du 1er juillet 2017, à l’Agence Nationale du Médicament et des produits de Santé (ANSM) un document spécifique pour chaque modalité acquise par les établissements de Santé.

Une contrainte supplémentaire pour les industriels des technologies de Santé

Ce résumé devait contenir les caractéristiques du dispositif, notamment relatives à sa performance et à son évaluation clinique, des éléments issus du dossier de marquage CE constitué dans le cadre de la demande de certification de conformité. Il devait en outre être adressé par voie électronique au directeur général de l’ANSM lors de la mise en service du dispositif médical en France. Devant cette nouvelle contrainte et, au vu du nouveau règlement (UE) 2017/745 du Parlement européen et du Conseil du 5 avril 2017 relatif aux dispositifs médicaux, le syndicat national de l’industrie des technologies médicales (SNITEM) a saisi le Conseil d’État afin que ledit décret soit annulé.

Un décret devenu obsolète depuis la publication d’un règlement européen

Ce règlement européen stipule en effet que les États membres ne doivent pas « faire obstacle à la mise sur le marché ni à la mise en service, sur leur territoire, des dispositifs portant le marquage CE » qui ont, de fait, fait l’objet d’une évaluation de leur conformité, conformément à ces directives. Il stipule, de plus, qu’un Etat membre ne peut instituer « une obligation supplémentaire relative à la mise sur le marché ou à la mise en service de ces dispositifs assortie de sanctions, notamment pénales, en cas de méconnaissance de cette obligation ».

Le Décret du 13 décembre 2016 ne rentrant dès lors plus dans le cadre de la législation européenne, le Conseil d’État a donné raison au SNITEM et a décidé de l’annuler.

Paolo Royan

Source : Déclaration des caractéristiques des dispositifs médicaux: le SNITEM obtient gain de cause

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L’angioscanner post-mortem comme alternative pertinente à l’autopsie

L’angioscanner s’avère être un complément utile à l’autopsie pour un meilleur diagnostic post-mortem, selon une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. Les chercheurs pensent que ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les enquêtes criminelles et les efforts de contrôle de qualité hospitaliers.

Des examens radiologiques post-mortem de haute qualité sont très importants, notamment pour la recherche de preuves dans les enquêtes criminelles. Dans ces cas là, le cadavre représente la principale preuve d’un crime.

Simuler une circulation vasculaire en post-mortem

Les techniques d’imagerie modernes telles que la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique sont souvent utilisées en médecine légale. Cependant, la TDM post-mortem est limitée par un contraste relativement faible des tissus mous et une mauvaise visualisation du système vasculaire. Pour cette raison, la technique d’angioscanner post-mortem, (PMCTA) a été développée en introduisant un produit de contraste dans le système vasculaire. « L’idée de la PMCTA est de simuler une circulation post-mortem en établissant une perfusion dans le système vasculaire, révèle l’auteur principal de l’étude le Dr Silke Grabherr, du Centre universitaire de médecine légale de Lausanne/Genève à Lausanne (Suisse). Par cette technique, le cœur est » remplacé « par un dispositif de perfusion, semblable au dispositif de circulation extracorporelle (CEC) qui remplace le cœur pendant la chirurgie cardiaque. »

Une réelle alternative à l’autopsie invasive

Pour évaluer la performance du PMCTA, le Dr Grabherr et ses collègues de neuf centres en Europe ont effectué des autopsies conventionnelles sur 500 corps humains qui avaient subi un PMCTA. Pour cette étude, publiée en ligne dans la revue Radiology, toutes les images scanographiques ont été lues par une équipe expérimentée, dont un médecin légiste et un radiologue qui n’avaient pas accès aux résultats de l’autopsie. L’autopsie a été pratiquée le jour du PMCTA, ou le jour suivant, dans tous les cas. Après l’examen de 500 corps, un total de 18 654 lésions ont été enregistrés. Le PMCTA en a trouvé 90%, contre 61% pour les autopsies. PMCTA a raté seulement 10 pour cent des résultats légaux essentiels, tandis que l’autopsie a raté 23 pour cent. « Cette méthode pourrait, dans de nombreux cas, être une alternative à l’autopsie invasive si la dissection du cadavre n’est pas possible, poursuit le Dr Grabherr. Cela offre de nouvelles possibilités d’investigation, par exemple, dans les pays où une autopsie conventionnelle n’est pas acceptée ou dans les cas où les membres de la famille peuvent refuser. »

De nouvelles recherches en préparation incluant l’IRM

Le PMCTA s’est montré significativement supérieur à l’autopsie pour l’identification des lésions squelettiques et vasculaires, ou des zones de dommages autour des os et des vaisseaux sanguins. Il a identifié 96% des lésions squelettiques et 94% des lésions vasculaires, contre 65% pour l’autopsie. « Ces lésions peuvent fournir des informations importantes dans les examens post-mortem, conclut le Dr Grabherr. La combinaison de lésions osseuses et vasculaires est particulièrement visible dans les cas de décès traumatiques, tels que chutes de hauteur, accidents de la circulation, traumatismes balistiques et traumatismes aigus dans les cas d’homicides ou de suicides. Cela signifie que le PMCTA est un excellent choix, et peut être utilisé en combinaison avec ou même indépendamment de l’autopsie conventionnelle pour enquêter dans ces cas. »

À l’avenir, le groupe de recherche prévoit d’étudier la combinaison de l’angiographie post-mortem avec l’IRM afin d’accroître la sensibilité des résultats liés à des organes comme le cerveau et le foie.

Bruno Benque avec RSNA

Source : L’angioscanner post-mortem comme alternative pertinente à l’autopsie

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Téléconsultation, assistance robotique, partage de données… Des Français prêts à sauter le pas

Pour une majorité de Français, les évolutions en big data, santé connectée, robotique ou intelligence artificielle vont constituer des éléments majeurs de l’innovation en santé des prochaines décennies, indique une enquête CSA Research menée pour le laboratoire Roche. Si les patients s’imaginent déjà téléconsulter demain leur médecin en routine ou participer activement à leur diagnostic par le biais d’applications, beaucoup craignent aussi une inégalité d’accès à ces innovations.

Près de six Français sur dix en sont convaincus : dans moins de trente ans, la santé connectée fera pleinement partie du quotidien des patients.

Réalisée fin 2017 auprès d’un échantillon national de 1 004 individus, l’enquête de l’observatoire Roche/CSA Research sur « la recherche en santé de demain » témoigne des attentes des Français en matière d’innovation numérique. À l’horizon 2045, 81 % des personnes interrogées estiment ainsi qu’il sera tout à fait possible de se connecter via son ordinateur pour une visite médicale virtuelle avec le premier praticien disponible. Afin de rester en bonne santé, plus de quatre Français sur dix seraient déjà prêts à vivre avec un robot assistant à leur domicile. Pour 78 % des personnes interrogées, le patient participera également au diagnostic de son propre état de santé par le biais d’applications ou de logiciels, 70 % considérant par ailleurs qu’il sera davantage acteur de la recherche en rejoignant des études et essais cliniques menés sous l’égide de communautés de patients.

Données de santé

Les Français sont par ailleurs tout à fait conscients du potentiel de la e-santé pour faire avancer la recherche. « Une grande majorité d’entre eux pensent que les évolutions en big data (81 %), santé connectée (74 %), robotique (74 %) ou intelligence artificielle (71 %) vont être des éléments majeurs de la recherche en santé des trente prochaines années », souligne Christelle Fumey, directrice du pôle society de l’Institut CSA Research. En matière de données de santé, leur partage à des fins de recherche relèvera alors pleinement en 2045 de l’acte citoyen aux yeux de 78 % des Français, 82 % estimant que leurs données s’avèrent d’ores et déjà utilisées à leur insu. Si 69 % des sondés jugent les décennies à venir comme une période « révolutionnaire » pour l’innovation en santé, 85 % doutent que ces progrès parviennent à réduire in fine les inégalités d’accès aux soins en France.

Source : Téléconsultation, assistance robotique, partage de données… Des Français prêts à sauter le pas

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Imagerie, télémédecine, dossier partagé Cartographie de la e-santé francilienne

Bras armé depuis dix ans de l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France sur les projets en e-santé, le groupement de coopération sanitaire (GCS) Sesan (pour services numériques de santé) a présenté un bilan de son action.

80 salariés, 188 établissements ou groupements de professionnels de santé adhérents, 51 projets dans le domaine de la santé numérique.

Le GCS-Sesan assure la maîtrise d’ouvrage des projets de e-santé pour l’agence régionale de santé Île-de-France. Pourtant, cette organisation reste méconnue de la majorité des soignants.

C’est sans doute ce déficit de notoriété qui l’a poussé à célébrer son dixième anniversaire à grand renfort de communication, le 29 mars dernier.

« Notre mission centrale, c’est d’apporter des solutions et des services qui améliorent la santé des Franciliens », explique Pierre Boiron, directeur de Sesan. Exemple avec les services régionaux partagés en imagerie médicale (S-PRIM) : 40 hôpitaux et cabinets de radiologie y ont stocké, archivé ou partagé un million d’examens d’imagerie en 2017. L’objectif est de doubler ce chiffre en 2018. « Grâce à ce service, les patients ont un avis d’expert immédiatement, ce qui permet de les prendre en charge plus rapidement », estime le Dr François Dolveck, conseiller médical du GCS et directeur des urgences de l’hôpital de Melun.

Autre réalisation : l’outil régional de télémédecine d’Île-de-France (Ortif) dédié à la téléconsultation, la télé-expertise ou la télésurveillance, notamment en neurologie, en ophtalmologie, en oncologie, et en dermatologie. 6 000 soignants dans 320 établissements de la région utilisent Ortif pour 60 000 patients pris en charge.

Services à gogo

Le GCS-Sesan mène également des projets de recensement des acteurs de santé (répertoire opérationnel des ressources, ou ROR, qui liste 99 % de l’offre sanitaire francilienne), d’identitovigilance (serveur de rapprochement des identités) ou d’amélioration du parcours de soins. Ainsi, depuis 2012, 80% des séjours hospitaliers impliquant une prise en charge à domicile (HAD) ou dans une unité de soins de suite et de réadaptation se font par l’application ViaTrajectoire, plateforme qui aide les établissements et les médecins généralistes et spécialistes à mieux orienter les patients dans les diverses structures sanitaires et médico-sociales.

Terr-eSanté est le dernier projet phare du GCS. Cette plateforme multi-usage permet aux professionnels de partager entre eux les informations sur le patient : dossier médical, résultats d’examens, prescriptions, gestion de rendez-vous, etc. Expérimenté par 200 professionnels de santé (et concernant 900 patients) depuis fin 2015, l’outil doit être prochainement étendu à l’ensemble de la région.

Source : Imagerie, télémédecine, dossier partagé Cartographie de la e-santé francilienne

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