Le Parlement européen se bat pour éliminer les inégalités en matière de santé

BRUXELLES, Belgique : Sans investissement dans le domaine de la santé , il n’y a pas de croissance économique . En accord avec cette idée, le Parlement européen a récemment voté en faveur du rapport sur le prochain budget à long terme de l’UE, le cadre financier pluriannuel (CFP). Le Parlement a demandé que le budget reflète la responsabilité de l’UE de mettre en œuvre les objectifs de développement durable dans des domaines tels que la santé publique, les systèmes de santé et les problèmes de santé liés à l’environnement.

Outre la mise en œuvre d’objectifs durables, le prochain CFP devrait aussi aider les états membres à éliminer les inégalités croissantes en matière de santé. Cette décision ainsi que le projet dans sa globalité ont été bien accueillis par le Conseil des dentistes européens (Council of European Dentists CDE), par le Comité permanent des médecins européens (Standing Committee of European Doctors – CPME) et par le groupe pharmaceutique de l’Union européenne.

Commentant le récent vote de l’UE, le Président du CPME, le Dr Jacques de Haller, a déclaré: « les défis tels que la résistance aux antimicrobiens et l’hésitation face à la vaccination, les conditions liées au mode de vie telles que l’obésité, la carie dentaire et les pénuries de main-d’œuvre en santé soulignent la nécessité de maintenir et d’appliquer la coopération de l’UE pour protéger la santé de la population européenne et celle extérieure à l’union. »

Le système de santé européen est confronté à un certain nombre de défis communs, selon Paula Franklin, ancienne analyste des politiques pour le Programme sociale et de bien-être de l’Europe  du Centre européen des politiques, un groupe de réflexion indépendant et sans but lucratif voué à la promotion de l’intégration européenne, qui a écrit l’étude «  Objectif du développement durable sur la santé (SDG3): la possibilité de faire de la santé de l’UE une priorité » (Sustainable Development Goal on Health (SDG3): The Opportunity to Make EU Health a Priority), publié en mai 2017. Parmi certains des plus importantes enjeux auxquels l’UE est confrontée, Paula Franklin souligne le coût croissant des soins de santé; les populations vieillissantes, qui peuvent également être associées à une augmentation des maladies chroniques; les pénuries et la répartition inégale des professionnels de santé et les inégalités dans l’accès aux soins.

Commentant également la récente décision de l’UE, le Président du CED, le Dr Marco Landi, a déclaré: «bien que nous reconnaissions que l’un des objectifs de l’Union est de renforcer le marché intérieur, nous soulignons que l’investissement dans la santé et dans une main-d’œuvre saine est une condition préalable à une croissance économique durable et inclusive ».

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Interview : À l’avenir, le travail de l’orthodontiste se fera devant l’ordinateur

Situé à Divonne-les-Bains, une jolie ville française à la frontière suisse près de Genève, le cabinet orthodontique du Dr Lionel Hui Bon Hoa peut s’enorgueillir d’utiliser les technologies numériques les plus récentes dans un aménagement de travail stimulant. Orthodontiste relativement jeune et conférencier international, le Dr Hui Bon Hoa a adopté les gouttières transparentes, une planification numérique des traitements et des unités orthodontiques de pointe afin d’offrir à ses patients les toutes dernières options de traitement. Lors d’une interview accordée à Dental Tribune Online, il parle de sa passion pour l’orthodontie, de l’avenir de la profession et de sa conception favorite pour un cabinet.

Pourriez-vous nous décrire une première consultation dans votre cabinet ?
À son arrivée, un membre de l’équipe accompagne le patient vers la salle de consultation où il pourra remplir un questionnaire médical, si cela n’a pas encore été fait en ligne. Je consacre ensuite suffisamment de temps à écouter mes patients afin de connaître les motifs de leur visite et leurs demandes. Grâce aux technologies numériques ultramodernes, je peux affirmer que notre travail est clairement ciblé sur le diagnostic. Après un examen complet, j’explique les différents traitements, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Je suis très ouvert et honnête avec mes patients. Si aucun traitement n’est nécessaire, je le leur dis clairement. Dans certains cas, il peut être encore trop tôt pour commencer un traitement orthodontique. Je propose alors au patient de revenir périodiquement au cabinet pour que je puisse surveiller la croissance des mâchoires et le développement dentaire. Lorsqu’il est temps de commencer le traitement, je veux être sûr d’appliquer uniquement les technologies les plus modernes à notre disposition.

Après vos études dentaires, vous avez vite opté pour une spécialisation en orthodontie.
J’aime l’orthodontie parce qu’il faut réfléchir au cas du patient à moyen et long terme. Le diagnostic et la planification du traitement prennent un certain temps, ou, du moins, devraient prendre beaucoup de temps en orthodontie. Une fois la planification du traitement établie, il est facile de le mettre en œuvre. On peut comparer le traitement orthodontique à un pilote automatique, dans la mesure où il a été planifié correctement. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai choisi de me spécialiser en orthodontie. Toutefois, les restaurations esthétiques me manquent parce que j’ai toujours aimé les travaux de bonding et, comme pour l’orthodontie, il y a une approche esthétique. D’ailleurs, ces deux disciplines sont complémentaires.

De plus, même si je soigne beaucoup d’adultes, je me sens aussi tout à fait à l’aise dans le traitement des enfants et des adolescents, le courant passe bien avec eux. Pour moi, la communication avec les jeunes est très facile parce que je dois avouer que je préfère parler avec mes patients de Star Wars que de sujets plus sérieux. Je suis aussi père de deux enfants, alors ça aide.

À votre avis, dans quelle direction va l’orthodontie ?
Avec les nouvelles technologies telles que la tomographie volumique à faisceau conique, le scannage intra-oral et l’imagerie 3D, je pense que, à l’avenir, le travail d’un orthodontiste se fera devant l’ordinateur. Nous déplacerons certainement les dents dans l’os à l’ancienne, soit avec des appareils orthodontiques conventionnels, soit avec des gouttières transparentes. Les principes de l’orthodontie resteront les mêmes. Toutefois, il est très important de poser un diagnostic clair dès le départ et les technologies numériques nous y aident incontestablement.

Pourquoi avez-vous décidé d’avoir dans votre cabinet quatre unités de traitement dans seulement trois pièces ?
J’ai quatre unités ORTHORA de MIKRONA dans mon cabinet, deux dans des salles différentes, et deux autres dans la même pièce. Les adultes aiment être soignés séparément alors que je traite les enfants dans la grande salle. J’ai acheté ces unités il y a juste un an et j’en suis toujours très satisfait.

Pourquoi avez-vous choisi ORTHORA parmi toutes les autres unités dentaires ?
Dans mon cabinet, je voulais vraiment avoir une solution esthétique. En voyant les unités ORTHORA, il est clair pour les patients qu’il ne s’agit pas d’unités bon marché mais d’unités d’excellente qualité. J’aime aussi leur forme et leurs lignes épurées. Mais la principale raison était la construction compacte de l’unité. Mes pièces ne sont pas très grandes, mais je voulais des unités qui s’intègrent bien dans l’espace. Un an après, elles ont encore l’air d’être neuves. La forme générale et la qualité de l’ORTHORA continuent de m’impressionner.

ORTHORA offre une palette de couleurs plutôt large. Comment avez-vous choisi les couleurs de vos unités ?
Je ne voulais pas de couleurs criardes, mais des couleurs plus neutres qui s’harmonisent avec le sol en marbre. J’aime les équipements médicaux qui restent clairement ce qu’ils sont. Je préfère avoir des couleurs sur les murs ou intégrées dans le mobilier pour égayer l’espace.

Source : Interview : À l’avenir, le travail de l’orthodontiste se fera devant l’ordinateur.

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Un nouveau dispositif fixé sur les dents piste les aliments ingérés

Un nouveau micro-capteur développé par des ingénieurs aux États-Unis permet d’envoyer, à un appareil mobile des informations en temps réel sur l’apport alimentaire des personnes. (Photo : fio Omenetto/Tufts University).

Massachusetts, États-Unis : Le monde numérique permet de collecter un large éventail de données dans de nombreux domaines. Des ingénieurs aux États-Unis ont maintenant développé un mini-capteur qui, lorsqu’il est fixé directement sur une dent, transmet aisément et sans encombrement les informations sur la consommation de glucose, de sel et d’alcool.

Avoir la capacité de surveiller en temps réel ce qui se passe dans notre corps lorsque nous consommons certains produits peut être une valeur inestimable dans le contexte des soins de santé et des études cliniques. Jusqu’á présent, ce type de surveillance dépendait de l’utilisation de dispositifs portables qui souffraient de limitations telles que la nécessité d’un protège-bouche, le câblage encombrant ou le remplacement fréquent de capteurs dégradés.

Dans cette optique, les chercheurs de l’école d’ingénierie de Tufts University ont cherché à adopter une approche technologique plus avancée, développant un capteur avec une empreinte de 2mm x 2mm. Ce capteur se fixe à la surface irrégulière d’une dent et, à la manière d’un péage sur autoroute, le capteur transmet sans fil les données en réponse aux signaux radiofréquences entrants.

Le capteur est composé de trois couches successives, une couche bioréactive centrale qui absorbe les nutriments ou d’autres produits chimiques détectés, et deux couches externes composées d’anneaux en or en forme de carré. Ensemble, les trois couches agissent comme une antenne minuscule, recueillant et transmettant des ondes dans le spectre de radiofréquences. Lorsqu’ une onde entrante rencontre le capteur, une partie de celle-ci est annulée et le reste est transmis en arrière. Par exemple, si la couche centrale détermine du sel ou de l’éthanol, ses propriétés électriques se décalent, entraînant le capteur à absorber et à transmettre un spectre différent d’ondes radiofréquences, avec une intensité variable. De cette façon, les nutriments et autres substances sont détectés et mesurés.

Commentant ce nouveau développement, le professeur Fiorenzo Omenetto, professeur d’ingénierie à l’Université de Tufts et co-auteur de la recherche, a déclaré : «en théorie, nous pouvons modifier la couche bioréactive dans ces capteurs pour cibler d’autres produits chimiques, nous sommes uniquement limités par notre créativité. »

L’étude, intitulée « Capteurs fonctionnels et RF ‐ tricouches pour la surveillance sans fil de la cavité buccale et de la consommation alimentaire»  (Functional, RF‐Trilayer Sensors for Tooth‐Mounted, Wireless Monitoring of the Oral Cavity and Food Consumption), a été publiée le 23 mars 2018 dans la revue Advanced MaterialsJournal.

Source : Un nouveau dispositif fixé sur les dents piste les aliments ingérés

Verso suit les nouvelles technologies médicales pour suivre et améliorer notre consommation de glucose, sel et alcool.

Bpifrance s’allie à l’assurance maladie pour soutenir les start-up de la santé connectée

PARIS (TICpharma) – La banque publique d’investissement Bpifrance et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) vont s’associer pour « identifier et développer les start-up les plus prometteuses » de la santé connectée, et orienter les investissements du fonds Patient autonome de Bpifrance, ont-elles annoncé le 12 avril dans un communiqué commun.

Bpifrance a créé fin 2017 le fond Patient autonome, doté de 50 millions d’euros, afin d’investir en phase d’amorçage dans les start-up du domaine de la santé numérique.

Il cible en particulier les innovations permettant une optimisation des coûts de santé, un renforcement des liens entre le professionnel de santé et son patient, une amélioration de la qualité et de l’efficience des soins, et un meilleur suivi des maladies chroniques, notamment grâce aux technologies d’intelligence artificielle (IA).

Il doit permettre aux start-up de « finaliser un prototype », « valider sa pertinence et sa portée sur un marché » et « stabiliser une stratégie de développement notamment à l’international », rappelle Bpifrance dans le communiqué.

Le partenariat noué avec la Cnam doit permettre à la banque publique de bénéficier de l’expertise de l’assurance maladie « en termes de besoins des patients et de pratiques des professionnels de santé ».

Il s’agit d’évaluer « plus finement » le potentiel des innovations développées par les start-up, « en prenant notamment en compte les contraintes réglementaires françaises et européenne et leurs évolutions en cours ».

L’objectif affiché est de « diversifier les sources d’identification d’acteurs prometteurs à soutenir financièrement », est-il précisé.

Cela doit permettre au fonds Patient autonome de Bpifrance de « maximiser ses opportunités d’investissement tout en sélectionnant des innovations riches en valeur médicale et financièrement pérennes ».

« Les innovations numériques vont amener des changements majeurs pour les patients et les professionnels de santé dans les années à venir. Identifier les projets les plus porteurs et, grâce à l’appui de Bpifrance, contribuer à leur aboutissement rentre dans notre mission d’améliorer la santé de nos concitoyens et de soutenir la modernisation des pratiques », déclare Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam, citée dans le communiqué.

Les premiers investissements du fonds Patient autonome seront annoncés « prochainement ».

Raphael Moreaux.
Verso accompagne les star-up de la santé connectée.

Télémédecine : quelques timides avancées

Un premier projet d’avenant à la convention des médecins libéraux dédié à la télémédecine a été dévoilé il y a quelques semaines et n’avait guère soulevé d’enthousiasme.

Hier, se tenait une nouvelle réunion entre l’UNCAM et les syndicats de médecins libéraux sur ce sujet, mais rien n’est venu révolutionner les annonces précédentes. Ainsi retrouve-t-on dans la dernière version du projet une rémunération des téléconsultations à hauteur des autres consultations et l’établissement de différents niveaux de télé-expertises.

Les nouveautés concernent l’annonce de sa date d’entrée en vigueur, le 1er janvier 2020, et la mise en place d’une rémunération forfaitaire pour le requérant d’une télé-expertise au-delà de 10 demandes par an.

Entre 10 et 30 demandes par an, le médecin bénéficiera d’un forfait de 75 euros ; entre 31 et 60 de 170 euros et entre 61 et 100 télé-expertises le forfait s’élèvera à 300 euros. Enfin, au-delà de 100 télé-expertises demandées, le forfait atteindra 375 euros.

Face à ces nouvelles propositions, les syndicats représentatifs, à l’unisson, ont d’ores et déjà dénoncé des tarifs de télé-expertise au rabais.

X.B.

Source : Télémédecine : quelques timides avancées

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Échographe MyLab9: ergonomie et qualité d’image pour une activité polyvalente

Le Dr Pascal Humbert a choisi, pour son activité rurale de radiologue, l’échographe MyLab9 d’Esaote. Il évoque, dans un entretien, les apports de cette nouvelle modalité en termes de qualité d’image et d’ergonomie.

Esaote

Thema Radiologie:Pouvez-vous tracer les contours de votre activité ?

Dr Pascal Humbert : J’assure, au sein de mon cabinet situé à Cazères en Haute-Garonne, une activité variée en radiologie conventionnelle, avec des demandes importantes en échographie mammaire, thyroïdienne, abdominale, ostéo-articulaire, ainsi qu’en doppler vasculaire. Dans cette région rurale, la patientèle est en majorité âgée avec des pathologies thyroïdiennes et articulaires fréquentes.

T.R.: Vous avez acquis en janvier 2018 un échographe MyLab9. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Dr P.H.: Je devais renouveler mon ancien échographe, qui était déjà une modalité Esaote, le MyLab ClassC, car il était en fonction depuis cinq ans et les sondes avaient fait leur temps. Lorsque le MyLab9 m’a été présenté, j’ai tout de suite identifié le potentiel fort de cette modalité. La nouvelle technologie qu’elle embarque améliore significativement la résolution de l’image, tant pour les structures profondes que superficielles. De plus, les sondes ont été totalement modifiées, elles sont plus ergonomiques et semblent plus robustes.

T.R.: Justement, en termes d’ergonomie, quelles sont les qualités de cet appareil ?

Dr P.H.: La nouveauté est l’écran tactile par lequel on passe d’un mode à l’autre, d’une sonde à l’autre. Cela simplifie la pratique et nous fait gagner du temps pendant l’examen. De plus, le MyLab9 comporte des fonctionnalités qui optimisent le gain de façon rapide et pertinente. De plus, la fonction Easymode permet de jouer sur plusieurs paramètres en même temps. Elle est très intuitive, ce qui permet une prise en mains facile et rapide.

T.R.: Quels sont les points sur lesquels vous avez identifié une qualité d’image améliorée ?

Dr P.H.: L’image apparaît globalement plus précise et plus fine. Ainsi, ce gain en résolution nous permet de déceler de tout petits nodules thyroïdiens ou de mieux apprécier les pathologies tendineuses par exemple. D’autre part, le mode doppler couleur a été amélioré sensiblement, notamment pour l’étude des carotides, avec une visualisation optimisée des flux sanguins.

T.R.: Pourquoi recommanderiez-vous, au final, cet appareil ?

Dr P.H.: Tout d’abord, et comme évoqué précédemment, pour la qualité de l’image et l’ergonomie. Mais cette modalité est tout à fait adaptée à un cabinet de radiologie, avec son design agréable, ses dimensions réduites qui permettent d’optimiser la place dans la salle d’échographie, et la pratique polyvalente qu’il permet d’assurer.

Propos recueillis par Bruno Benque

Source : Échographe MyLab9: ergonomie et qualité d’image pour une activité polyvalente

Verso suit l’actualité d’Esaote : un nouvel échographe MyLab9 plus performant en qualité d’image et d’ergonomie.