L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Plus de mille examens d’imagerie ont été pratiqués sur les 11 000 athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, dont 60% d’IRM. Ce sont, entre autres, les résultats d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology, qui permettra d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions.

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Les Jeux Olympiques comportent, pour les athlètes, un risque de blessure important. Lorsque des blessures surviennent, il est essentiel qu’elles soient évaluées rapidement.

Des risques de blessure accrus pour les athlètes de haut niveau

Selon une nouvelle étude publiée en ligne dans la revue Radiology, les services d’imagerie sur place jouent un rôle important dans la gestion des athlètes olympiques souffrant de blessures et de troubles liés au sport. « Les Jeux Olympiques d’été sont considérés comme l’événement sportif le plus important au monde. Les athlètes en compétition sont au sommet de leur carrière et s’entraînent depuis des années pour pouvoir participer aux jeux à un haut niveau, remarque l’auteur principal le Pr Ali Guermazi, vice-président du département de radiologie à la Boston University School of Medicine, Massachusetts, et radiologue ostéo-articulaire au Boston Medical Center. Malheureusement, ces athlètes d’élite sont à risque de blessures et les équipes médicales sur place font tout pour assurer un retour rapide à la compétition ou amorcer les traitements appropriés pour les traumatismes plus graves. »

Identifier le taux d’utilisation de l’activité d’imagerie médicale lors des jeux olympiques

Les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro 2016 ont attiré plus de 11 000 athlètes de 206 pays différents. Pendant les jeux, quelques 1 015 examens radiologiques ont été effectués sur les athlètes participants. « L’imagerie est primordiale pour déterminer si un athlète blessé est capable de revenir à la compétition, poursuit le Pr Guermazi. Les absences anticipées pour la compétition ou les entrainements sont souvent basées sur des résultats d’imagerie. En cas de blessure grave, l’imagerie aidera à déterminer la meilleure approche thérapeutique.  »

Le Dr Guermazi et ses collègues ont entrepris de décrire la survenue de microtraumatismes, de fractures et de troubles musculaires et tendineux liés à l’imagerie, et de documenter l’utilisation de l’imagerie aux rayons X, aux ultrasons et à l’IRM. « Nous voulions aller plus loin sur l’explication des types de blessures que subissent les athlètes, à partir des examens d’imagerie, et aussi mettre l’accent sur les taux d’utilisation des services d’imagerie pendant les Jeux Olympiques », déclare-t-il. Les chercheurs ont collecté et analysé les données relatives aux examens d’imagerie et les ont classées en fonction du sexe, de l’âge, du pays participant, du type de sport et de la partie du corps.

60% des examens réalisés lors des compétitions sont des IRM

Les résultats ont montré que 1 101 blessures sont survenues chez 718 des 11 274 athlètes. Sur les 1 015 examens d’imagerie effectués, 304 (30%) étaient des radiographies, 104 (10,2%) des échographies et 607 (59,8%) des IRM. « La pertinence de l’imagerie est renforcée par le fait qu’un grand nombre d’examens d’imagerie avancés ont été demandés, l’IRM représentant près de 60% de toutes les images réalisées pour le diagnostic de blessures liées au sport», précise le Pr Guermazi.

Les athlètes d’Europe ont subi le plus d’examens avec 103 radiographies, 39 échographies et 254 IRM, mais les athlètes africains ont eu le taux d’utilisation le plus élevé (14,8%). Parmi les sports, la gymnastique (artistique) avait le pourcentage le plus élevé d’athlètes qui utilisaient l’imagerie (15,5%), suivi par le Taekwondo (14,2%) et le beach-volley (13,5%). L’athlétisme a quant à lui motivé le plus d’examens (293, dont 53 radiographies, 50 échographies et 190 IRM). « Dans certains sports, comme le beach-volley ou le Taekwondo, le taux d’utilisation élevé était quelque peu inattendu, a poursuit-il. Ces chiffres peuvent aider à anticiper l’organisation médicale des événements futurs et aidera également à analyser pourquoi certains sports sont à risque plus élevé de blessures et comment ces blessures peuvent éventuellement être évitées. »

Des résultats qui permettront d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions

Le membre inférieur a été le plus exploré par l’imagerie dans ce cadre, suivi du membre supérieur. Parmi les lésions musculaires, 83,9% ont affecté les muscles des membres inférieurs. Les sports les plus sujets aux blessures musculaires étaient l’athlétisme, le football et l’haltérophilie. L’athlétisme représentait également 34,6% de toutes les blessures aux tendons. 84% des micro-traumatismes ont été observés dans les membres inférieurs, le plus souvent observées en athlétisme, volleyball, gymnastique artistique et escrime. Les fractures étaient plus fréquentes en athlétisme, en hockey et en cyclisme. Près de la moitié étaient des fractures des membres supérieurs.

« Deux pics d’utilisation de l’imagerie ont été observés, les cinquième et douzième jours des jeux, conclut le Pr Guermazi. Cela correspond probablement au calendrier des épreuves de judo et d’athlétisme, les deux sports montrant des taux d’utilisation proportionnellement élevés. Ces résultats aideront à planifier une disponibilité accrue des services d’imagerie pendant les pics attendus. L’imagerie continue d’être cruciale pour établir des diagnostics rapides et pertinents qui aident à la prise de décision médicale lors de ces événements ».

Source : L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

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