ORIAN, IRM 1.5T Premium, complète la gamme de Canon Medical Systems

Avec la sortie de son nouvel IRM ORIAN 1.5T Premium, Canon Medical Systems a introduit sur le marché une modalité alliant productivité, confort optimal du patient et confiance clinique. La gamme IRM de ce constructeur est désormais complète.

Canon Medical Systems

Fidèle à sa politique de qualité, Canon Medical Systems Corporation vient compléter sa gamme de modalités d’IRM par le haut.

La première modalité Canon depuis le changement de nom

La société japonaise a en effet lancé, lors du dernier congrès européen de radiologie (ECR), ORIAN, IRM 1.5T Premium. ORIAN, suite logique du Galant 3T sorti en 2017, est le premier produit de Canon Medical Systems depuis le changement de nom de Toshiba Medical le 4 janvier 2018. Il complète ainsi avantageusement sa gamme actuelle, composée de l’ELAN et du TITAN sur le segment des IRM 1.5T.

Hautes performances et productivité

La qualité première de l’ORIAN est sa productivité. Ce nouvel IRM embarque un ensemble de technologies innovantes comme Easy Tech, Fast 3D, MultiBand Speeder et k-t Speeder qui favorisent l’efficience et le workflow. La qualité image profite de la nouvelle technologie de gradients Saturn, qui propose une amplitude maximale de 45 mT/m, combiné à une vitesse de montée de 200 T/m/s. ORIAN profite également des innovations issues de l’expérience de l’IRM Haut de Gamme Galan 3T en intégrant PureRF, une nouvelle chaîne d’acquisition RF qui améliore le rapport signal sur bruit (SNR) de +38% afin de raccourcir le temps d’acquisition et améliorer la résolution des images.

Des applications cliniques élargies

Orian propose Nova+, une technologie innovante qui bouscule les règles de l’acquisition en IRM. Nova+ propose toutes les pondérations utiles au diagnostic à partir d’une seule et unique séquence d’acquisition multi-contrastes. Nova+ utilise les outils Olea Medical dédiés aux process avancés de traitements, de post-traitement et également d’aide à la décision médicale.

Le confort du patient au cœur du dispositif

L’IRM ORIAN propose au patient une expérience de confort unique en IRM. Le nouveau design de son statif et sa large ouverture de 71cm rendent l’examen moins stressant pour tous les patients qui peuvent également compter sur MR Theater, le cinéma immersif de l’IRM pour leur offrir un environnement d’examen relaxant unique. ORIAN dispose de la technologie silencieuse Pianissimo et Pianissimo ZEN permettant de réduire le bruit jusqu’à 99%. Le confort concerne également les manipulateurs puisque ORIAN dispose de la nouvelle table détachable pour une manipulation efficace, facile et sécurisée du patient.

Des procédures d’examens sécurisées pour tous les patients

L’ensemble de ces innovations technologiques embarquées dans le nouvel IRM ORIAN Canon Medical Systems ont pour objectif de faciliter, garantir et sécuriser la réalisation des examens pour tous les patients, y compris les claustrophobes, les enfants, les obèses, et toutes les personnes souffrant d’hyperacousie ou d’insuffisance rénale sévère.

ORIAN sécurise également l’investissement avec des conditions d’implantation facilitées et économiques, comme par exemple une surface minimale d’installation de 25 m² et un temps d’installation réduit à 9 jours. Ce nouvel IRM intègre enfin les dernières technologies éco-responsables EcoMode et EcoMode+ permettant de réduire les coûts de fonctionnement et la consommation électrique de plus de 30%.

ORIAN se présente donc comme la modalité permettant de gagner en productivité, améliorer le confort des patients et sécuriser le diagnostic. ORIAN, IRM 1.5T Premium, est la réponse de Canon Medical Systems aux exigences cliniques des praticiens en IRM.

Visitez le site Web de Canon Medical Systems Corporation ici !

Bruno Benque

Source : ORIAN, IRM 1.5T Premium, complète la gamme de Canon Medical Systems

Verso suit les nouveautés de la gamme de Canon Medical Systems.

Open bar pour les prescripteurs et Happy hour pour les radiologues !

Les radiologues se doivent désormais de revendiquer la maîtrise de la pertinence des actes. C’est, en substance, ce que le Dr Laurent Verzaux recommande, dans un texte publié dans le numéro de mars du Journal de Radiologie Diagnostique et Interventionnelle.

Journal de Radiologie

La pertinence des examens d’imagerie médicale est un sujet fort discuté ces derniers temps. Le Ministère en a fait un cheval de bataille – pas seulement dans le champ de la radiologie d’ailleurs – et la communauté radiologique tente de la faire appliquer dans ses pratiques sans toutefois n’y parvenir que partiellement.

Un problème traité depuis longtemps par le G4

Dans un article publié dans le numéro de mars du Journal de Radiologie diagnostique et interventionnelle, le Dr Laurent Verzaux, Président du Conseil de surveillance de la Société Française de Radiologie (SFR), appelle de ses vœux la maîtrise de la pertinence de la demande d’examens par les radiologues. Cette thématique fait l’objet, depuis plus de dix ans, d’un traitement spécifique de la part du Conseil National de la Radiologie Française (G4 – CERF, FNMR, SFR, SRH) au travers du guide de bon usage des examens d’imagerie. Il s’agissait, au départ, de favoriser la réduction des doses collectives de rayonnements X reçus par les patients.

Des dérives inflationnistes difficiles à endiguer

Mais force est de constater que les dérives inflationnistes ne sont pas encore endiguées, les examens dits inutiles étant évalués à 20-25%, et que des pratiques nouvelles sont en passe de d’accentuer encore le phénomène. Le Dr Verzaux cible en effet les organisations de téléradiologie qui font fi des projets médicaux et qui laissent trop souvent les manipulateurs livrés à eux-mêmes dans des pratiques laissant de côté la qualité des protocoles d’acquisition, la coopération médico-soignante, voire la justification des prescriptions. Du côté des prescripteurs, il parle également de demandes d’examens qui constituent « une sorte de protection garantissant l’obligation de moyens, lorsque cette demande ne sert pas seulement à désengorger les urgences.  » Il ajoute ainsi avec un brin de malice et d’impertinence:  » Open-bar pour les demandeurs et happy hour pour les radiologues ! »

Des oiseaux de mauvaise augure prêchant la déshumanisation de la radiologie

On entend, de plus, ça et là, des commentateurs, oiseaux de mauvaise augure, qui annoncent avec insistance la fin du radiologue tel qu’on le connaît, remplacé par des processus d’intelligence artificielle dont les atouts seraient de réaliser des interprétations plus rapides, peut-être plus fines, mais qui permettraient surtout de faire économiser des sommes significatives à l’Assurance Maladie. À l’heure où le système sanitaire est accusé de déshumanisation, où les patients se plaignent de perdre le contact avec les médecins qui les prennent en charge, alors qu’un des critères de qualité des soins est justement la relation soignant-soigné, ces affirmations ne semblent pas très pertinentes. L’évaluation de l’état clinique du patient, les conseils relatifs aux éventuels effets secondaires liés examens d’imagerie ou l’annonce du médecin au patient en fin de procédure ne pouront pas se passer de radiologue de sitôt.

Contrôle des procédures, coopération, qualité des réalisations, comptes rendus structurés

C’est donc, pour le Dr Verzaux, à la communauté radiologique de revendiquer la maîtrise de la pertinence des demandes d’examen. Parmi les actions à mettre en œuvre pour donner de la valeur ajoutée à l’intervention du radiologue, il préconise la mise en place de demandes d’examen structurées, un contrôle de la réalisation des actes, en présentiel ou à distance, en coopération avec les manipulateurs, la formalisation de la qualité de réalisation des examens, dont l’interprétation doit être accompagnée d’un compte rendu structuré, diffusé, et dont la conclusion doit comporter une proposition d’orientation ou de conduite à tenir pour le patient.

L’imagerie médicale est, semble-t-il, à la croisée des chemins. Les acteurs de la spécialité le savent bien et devront maintenir leur mobilisation contre ceux qui prédisent une révolution des pratiques dont l’issue ne peut être qu’une baisse de la qualité des soins entraînant une perte de chances pour les patients.

Bruno Benque

Source : Open bar pour les prescripteurs et Happy hour pour les radiologues !

Verso accompagne la communauté radiologique vers une meilleure pertinence des examens d’imagerie médicale.

Des Journées IRM AFPPE 2018 très francophones !

Les Hôpitaux Universitaires de Genève ont été à l’honneur lors des 3éèmes Journées Francophones d’IRM. Ils ont en effet remporté deux des trois prix des meilleures communications mis en jeu. Les thèmes phares de cette session ont traité de la susceptibilité magnétique, du compressed sensing et des évolutions technologiques des dispositifs de stimulation cardiaque.

AFPPE

Ce sont plus de 1 200 manipulateurs, venus de France, mais aussi des pays limitrophes francophones, qui sont venus remplir l’amphithéâtre du Centre Acropolis de Nice pour assister aux 32èmes Journées Francophones d’IRM de l’AFPPE.

Les apports de la susceptibilité magnétique dans les explorations vasculaires cérébrales

Parmi les sujets phares de cet événement, la susceptibilité magnétique a fait l’objet de deux communications très remarquées. L’une, baptisée « La guerre des (T2) étoiles », se proposait de comparer les acquisitions utilisant les séquences T2* avec la nouvelle séquence de susceptibilité magnétique SWI utilisée principalement pour étudier les pathologies vasculaires et hémorragiques intracérébrales. Cette dernière a été présentée comme plus longue en termes de temps d’acquisition, mais plus sensible que les séquences T2*, dans les cas de micro-saignements ainsi que, par effet Bold, pour aider à différentier les vaisseaux artériels des structures veineuses.

La seconde intervention sur le sujet a quant à elle mis en lumière les avantages et l’intérêt de la séquence SWIP avec injection, dans le cadre d’un protocole pour bilan de métastases cérébrales.

Des stimulateurs amagnétiques miniatures bientôt implantés dans le ventricule

Le Prix de la meilleure communication a été attribuée, à cette occasion, à Priscillia Geiger et Véronique Haag (CHU de Strasbourg) pour leur topo sur les stimulateurs cardiaques dans un environnement magnétique. Car ce sont en effet 50% à 70% des porteurs de dispositifs de stimulation cardiaque qui sont susceptibles de recourir à l’IRM. Les manipulatrices alsaciennes ont présenté les nouveaux dispositifs de stimulation cardiaque, faits de matériaux magnéto-compatibles, aux géométries plus fines et auxquels sont reliées des sondes nouvelle génération. Ils peuvent désormais adopter un mode « sentinelle », capable d’arrêter les impulsions lorsque le patient est à proximité de l’IRM. Quant aux stimulateurs du futur ils comporteront un flash-code fournissant les informations nécessaires aux caractéristiques du matériel et seront implantés directement dans le ventricule car ils auront été miniaturisés.

Les Hôpitaux Universitaires de Genève à l’honneur

Le qualificatif de Francophone, pour ce type d’événement, n’est pas usurpé. Car en effet, l’Association belge de manipulateurs, l’ATIM, avait ouvert un stand dans l’espace partenaires et surtout, ce sont deux équipes suisses, venues des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui ont été récompensées des deux autres prix mis en jeu. Akanee Catillaz et Cédric Gracia ont reçu le Prix Gilles Bouley de la « communication la plus scientifique » pour leur présentation sur le « compressed sensing », une technologie sensée raccourcir les temps d’acquisition, en utilisant un système de compression de données et de reconstruction itérative. Sur une première modalité, ils ont observé une baisse de 30% à 50% du temps d’acquisition pour les séquences cérébrales en Flair 3D et T1 FFE 3D. Et sur une seconde machine testée, ils ont mis en évidence des séquences de ciné cardiaque significativement courtes mais suffisantes pour évaluer la fonction cardiaque, bien que l’image soit moins nette que pour une séquence classique. Enfin, le second Prix pour les HUG est revenu à Johan Sinard et Max Scheffler, pour leur poster intitulé « Oups ! J’ai oublié les séquences de mon protocole démence ».

Rendez-vous les 18 et 19 mai 2019 au Havre pour les 33èmes Journées Francophones d’IRM.

Bruno Benque

Source : Des Journées IRM AFPPE 2018 très francophones !

Verso accompagne les Journées IRM AFPPE 2018.

Les radiologues seniors jugent sévèrement leurs jeunes confrères

Les jeunes médecins sont autocentrés et manquent d’engagement et de disponibilité. C’est ce qui ressort d’une enquête d’Appel Medical Search auprès de 228 préticiens seniors, parmi lesquels des radiologues.

Appel médical

Appel Médical Search poursuit son exploration du marché du travail dans le domaine sanitaire.

L’agence de travail intérimaire vient de publier une étude dans laquelle elle a interrogé 228 médecins hospitaliers, cardiologues, radiologues, anesthésistes-réanimateurs et urgentistes, âgés de plus de 45 ans et exerçant tant dans le public que dans le privé, sur l’avenir du système de Santé et sur les médecins juniors. Les résultats de cette enquête montrent de façon marquée les différences intergénérationnelles existant entre praticiens.

Ainsi les séniors jugent-ils sévèrement leurs jeunes collègues, avec notamment 56% d’avis négatifs. Leur engagement (69%) et leur disponibilité (85%) sont mises en cause, eux qui ont consacré beaucoup de temps et d’énergie dans leur jeune pratique professionnelle. Les médecins juniors sont, en outre, vus comme seulement motivés par la rémunération ou la préservation de la vie privée. Les anciens pensent par contre, à 35%, que les jeunes sont mieux formés qu’eux en leur temps.

Sur le thème de l’avenir du système de Santé enfin, ils 60% à se montrer pessimistes ou inquiets par la faute d’un « durcissement des politiques de Santé avec une diminution su système de soins ».

Pour recevoir l’étude, écrire à direction@appelmedical.com

Bruno Benque

Source : Les radiologues seniors jugent sévèrement leurs jeunes confrères

 

Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?

Une première européenne pour l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) qui a réalisé l’ablation d’une tumeur située dans le rhinopharynx d’un patient à l’aide du robot chirurgien Da Vinci Xi. Ce dernier, développé par la société américaine Intuitive Surgical, permet de réaliser des opérations complexes en engendrant le moins de séquelles possibles.

Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?
Le robot chirurgien Da Vinci Xi est développé par la société américain Intuitive Surgical.

Grâce au robot Da Vinci Xi, l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif annonce mercredi 21 février avoir, pour la première fois en Europe, enlevé une tumeur située dans le rhinopharynx d’un homme de 28 ans. Grâce au robot, le chirurgien a pu intervenir par la bouche du patient tout en réalisant une endoscopie par le nez ce qui a permis l’ablation de la tumeur. L’opération a donc été peu invasive alors même que sans le robot l’opération n’aurait pas eu lieu ou aurait été traumatisante.

« En introduisant par la bouche les instruments du robot Da Vinci Xi qui possède des angles d’attaque différents des instruments d’endoscopie classique, nous avons pu retirer cette tumeur qui était située près du voile du palais sans que le patient n’ait de séquelles fonctionnelles importantes », explique le Dr Antoine Moya-Plana, chirurgien ORL à Gustave Roussy, dans un communiqué. Et « le robot permet également de mieux voir dans la zone opératoire avec la caméra 3D », ajoute-t-il

Le Da Vinci Xi, robot de quatrième génération

Le Da Vinci Xi est un robot chirurgical de quatrième génération développé par la société américaine Intuitive Surgica et commercialisé depuis l’été 2014. Déjà largement utilisé aux Etats-Unis, Da Vinci Xi se développe progressivement en Europe. L’hôpital Gustave Roussy a été le premier à s’en procurer un en France en 2016. Et d’autres hôpitaux ont rapidement suivis. Mais son coût élevé d’environ 2 millions d’euros auquel il faut ajouter 150 000 euros annuels de maintenance peut freiner un tel achat.

Les quatre bras du robot permettent d’avoir une vision 3D tout en faisant des interventions à l’aide des trois autres bras auxquels sont fixées des pinces articulées miniaturisées permettant de manipuler les différents instruments. Ces pinces reproduisent très précisément les mouvements du chirurgien qui est placé derrière une console de contrôle réglable et donne les instructions à l’aide d’un joystick et de pédales. Ces bras robotisés peuvent être tournée et pliés bien au-delà de ce que peut faire une main humaine, le robot dispose donc d’angles que ne pourrait pas avoir un humain et d’une précision accrue.

Le Da Vinci Xi est utilisé dans de nombreuses spécialités que ce soit la digestion, la gynécologie, l’urologie, l’ORL ou les chirurgies cardiaque et thoracique. Il permet de réduire les séquelles lors des chirurgies et de diminuer la durée de l’hospitalisation et des douleurs post-opératoires. Mais pas seulement, le Da Vinci Xi contribue aussi à faire baisser les risques d’infection, les probabilités de transfusion sanguine et d’avoir un temps de rétablissement beaucoup plus court, liste l’hôpital Gustave Roussy. En l’occurrence, le Da Vinci Xi leur a permis de réaliser l’ablation d’une tumeur placée dans un endroit quasi-inaccessible.

Source : Qui est Da Vinci Xi, le robot qui a réussi à opérer une tumeur presque inatteignable ?

Verso suit les nouvelles technologies en robotique chirurgicale permettant la réalisation d’opérations complexes.

 

 

Insuffisance cardiaque : que retenir de 2017 pour la pratique 2018 ?

JE SFC 2018 – Le Pr Richard Isnard, cardiologue à l’hôpital Pité-Salpêtrière, choisit de faire un point particulier sur l’étude EDIFY qui posait la question de l’intérêt de la réduction de la fréquence cardiaque dans l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée.

Source : Insuffisance cardiaque : que retenir de 2017 pour la pratique 2018 ?

Verso accompagne les experts en cardiologie sur l’étude de l’insuffisance cardiaque.

Protection des données de Santé : un rapport inquiétant

Le Data Breach Investigations Report (DBIR) dédié aux données de Santé fait froid dans le dos. On y découvre les tenants et aboutissants des pertes d’informations sensibles qui sont de plus en plus victimes de personnes mal attentionnées attirées par l’appât du gain.

Cyber attaque

Dans le cadre de la coordination des professionnels de Santé autour du parcours de soins du patient, la mutualisation des informations relatives à sa situation sanitaire est désormais reconnue comme primordiale.

Une cible attractive et lucrative pour des personnes mal attentionnées

Mais la nature sensible de ces données et la très grande volumétrie d’informations qui transitent sur ce champ nécessite de prendre en compte de manière exhaustive les droits et habilitations d’accès aux dossiers électroniques qui les contiennent et de sécuriser les canaux de communication par lesquels ils transitent. Car, outre les erreurs involontaires qui émanent de certains professionnels de Santé inattentifs ou ignorant ces contraintes, des données disparaissent car des personnes mal attentionnées en font une cible attractive et lucrative.

C’est pour explorer les dysfonctionnements de ce type que Verizon a réexploité son Data Breach Investigations Report (DBIR) 2016 et 2017 et l’a dédié aux données de Santé, à la protection de ces données et particulièrement des données médicales protégées ou PHI (protected health information). Le 2018 Protected Health Information Data Breach Report (PHIDBR) s’appuie sur 1 368 incidents couvrant 27 pays.

Des employés complices et des documents papier dérobés ou photocopiés

On y apprend que 58% des incidents recensés impliquaient des employés complices. La santé est le seul secteur d’industrie où les acteurs internes constituent la principale menace pour l’organisation. Ils utilisent ces informations pour de la fraude à 48% des cas ou par curiosité ou amusement dans 31% des cas. D’autre part, 70% des incidents informatiques impliquant du code malveillant sont des infections par ransomware, les cyber-attaques qui ont défrayé la chronique durant ces derniers mois en attestent. Enfin, 21% des incidents impliquaient des PC portables perdus ou volés contenant des données PHI non chiffrées

Mais, paradoxalement, 27% des incidents concernent des PHI imprimées sur papier. Il s’agit notamment de prescriptions transférées entre les établissements cliniques et les pharmacies, de relevés de facturation adressés par courrier, de documents de sortie ou de certificats médicaux, voire de photocopies des cartes d’identité et d’assurance. Il est à noter que, dans 15% des cas, il s’agit de documents jetés sans être détruits ou rendus illisibles.

Les résultats contenus dans ce rapport sont de nature à inquiéter l’ensemble des acteurs du système, les professionnels de Santé, les tutelles ainsi que les patients eux-mêmes.

Bruno Benque

Source : Protection des données de Santé : un rapport inquiétant

Verso accompagne les professionnels de la santé vers une meilleure protection des données de santé.

Les mardis de la Radiologie: Radiophobie, radioprotection ou radioprécaution

Le Pr Michel Bourguignon et le Pr Hubert Ducou Le Pointe ont fait le point, le 6 mars 2018 lors des « Mardis de la Radiologie », sur les déterminants de la radioprotection en milieu médical. Justification, optimisation et niveaux de références diagnostiques ont ainsi été présentés aux associations de patients et aux journalistes.

Ortus

L’agence de communication Ortus organisait, le 6 mars 2018, « Les mardis de l’imagerie » de la Société Française de Radiologie (SFR).

Faire connaître les risques radiologiques au plus grand nombre

Cette réunion animée par le Pr Hubert Ducoup Le Pointe, Responsable du Comité radioprotection de la SFR et le Pr Michel Bourguignon, de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) et intitulée est « Radiophobie, radioprotection ou radioprécaution », avait pour objectif de faire le point sur les déterminants actuels de la radioprotection auprès des associations de patients et des journalistes présents. C’est le Pr Jean-François Meder, Président de la SFR, qui a ouvert la session, rappelant qu’il était du devoir de la Société savante de faire connaître les risques inhérents à la pratique radiologique, tant pour les professionnels que pour le grand public.

Des sources médicales bien inférieures aux doses naturelles

Le Pr Bourguignon a ensuite réalisé une présentation générale de l’exposition de la population aux rayonnements ionisants de différentes origines, naturelles, médicales, industrielles ou militaires, annonçant en préambule que l’exposition aux rayonnements médicaux reste de niveau inférieur à l’exposition naturelle, autour de 1,6 millisievert. Il est revenu sur le problème des faibles et très faibles doses dont les effets ne sont pas encore connus avec assez de précision. Le Pr Bourguignon a souligné que la radiologie diagnostique et interventionnelle émettent des doses bien en deçà d’une imputabilité potentielle de cancer mais qu’elles ne sont pas anodines pour les patients et leur environnement, au même titre que les radiations naturelles, ou même que la pollution ou l’alimentation.

La justification et le rapport bénéfice/risque

Le Pr Bourguignon est ensuite revenu sur les deux principes essentiels à respecter pour atteindre une radioprotection satisfaisante: la justification et l’optimisation. Pour le premier, il a expliqué la pertinence du rapport bénéfice/risque que doit prendre en compte le prescripteur et a rappelé l’existence du « guide du bon usage des examens d’imagerie » élaboré par la Conseil National de la Radiologie Française (G4) et qui lui permet, en fonction de la pathologie suspectée de choisir l’examen le plus adapté. Il a également rappelé la possibilité, pour le radiologue, de modifier toute demande d’examen et d’y substituer un examen utilisant les rayons X par une échographie ou une IRM par exemple.

Ne pas passer à côté d’un bon diagnostic par défaut d’irradiation

Le Pr Ducou le Pointe a ainsi remarqué que, « si les courriers adressés au comité Radioprotection de la SFR montrent que la crainte des patients est centrée essentiellement autour du risque de cancer, il ne faut pas empêcher les traitements prodigués dans l’intérêt des patients, sans minimiser les risques. » Son propos rejoignait ainsi les recommandations des promoteurs du AHARA (As High As Reasonably Achievable) en opposition au ALARA (As Low As …). Certaines explorations irradiantes doivent en effet être réalisées pour donner le plus de chances de guérison aux patients.

Le benchmarking des centres de radiologie par les niveaux de référence diagnostiques

Le second principe de radioprotection est donc l’optimisation, qui correspond à l’engagement du radiologue à optimiser les paramètres de ses machines pour diminuer le plus possible les doses de rayonnements ionisants sans compromettre la qualité de l’image en vue d’un bon diagnostic. Le Pr Bourguignon a fait référence ici aux niveaux de référence diagnostiques, le processus de benchmarking national des doses émises par chaque modalité de radiologie qui permet de comparer, à machines égales, les pratiques de chaque service et les irradiations délivrées. Il a enfin évoqué un élément nouveau et très prometteur pour la radioprotection personnalisée des patients. Il s’agit d’une prise de sang permettant d’évaluer la radiosensibilité individuelle des patients liée à la mutation de certains gènes dont on peut être porteur sans en avoir connaissance, comme la mutation BRCA1/2.

Bruno Benque

Source : Les mardis de la Radiologie: Radiophobie, radioprotection ou radioprécaution

Verso accompagne les radiologues pour faire connaître les risques radiologiques au plus grand nombre.

Évaluation de l’IRM synthétique pour le diagnostic de la Sclérose En Plaques

La technologie permet désormais de réaliser des séquences d’IRM synthétiques en une seule acquisition. Une étude publiée dans l’Euopean Journal of Radiology a comparé cette dernière avec l’IRm classique pour l’exploration de la Sclérose En Plaques (SEP).

European Radiology

Les images synthétiques d’IRM sont calculées par des algorithmes afin d’obtenir des contrastes d’image analogues aux pondérations T1 et T2 classiques (T1W et T2W) et FLAIR. Elles sont obtenues à partir d’une seule acquisition par rapport à l’imagerie conventionnelle où les séries de contraste d’image sont obtenues une par une.

Comparer l’IRM synthétique et l’IRM classique dans l’exploration de la SEP

Une étude publiée en ligne dans l’European Journal of Radiology se propose de comparer ces images synthétiques à celles obtenues par des séquences IRM classique dans l’exploration de la Sclérose en Plaques (SEP). Des études précédentes d’IRM synthétique reproduisant les images conventionnelles T1W, T2W et FLAIR ont montré que les images de T1W et T2W sont comparables mais que les images FLAIR calculées synthétiquement ont une qualité inférieure à celle des images d’IRM conventionnelles.

Évaluer les séquences T1, T2 et FLAIR après contraste

L’IRM constitue la pierre angulaire du diagnostic de la SEP et de la surveillance du traitement. Les protocoles normalisés dans la SEP comprennent les images T1W, T2W et FLAIR. Le diagnostic comprend l’identification des lésions de SEP, leur nombre et leur localisation. Les objectifs de cette étude étaient de comparer les résultats diagnostiques de l’IRM synthétique et conventionnelle en termes de détection des lésions de SEP dans les images T1, T2 et FLAIR après l’administration de produit de contraste au Gadolinium, de consensus entre les relecteurs et de contraste de la lésion dans la substance blanche, ainsi que le rapport signal sur bruit dans les deux types d’imagerie.

Nombre et localisation des lésions documentées et catégorisées

Des images axiales synthétiques et conventionnelles ont été acquises prospectivement pour 52 patients atteints de SEP diagnostiquée. L’IRM quantitative (qMRI) a été utilisée pour mesurer la densité de protons et les temps de relaxation (T1, T2) puis, sur la base de ces paramètres, des images synthétiques T1W, T2W et FLAIR ont été calculées. Les séries d’images ont été examinées à l’aveugle, indépendamment et dans un ordre aléatoire par deux radiologues. Le nombre et l’emplacement de toutes les lésions ont été documentés et catégorisés. Un rapport combiné de la charge de la lésion et de la présence de lésions rehaussant le contraste a été compilé pour chaque patient.

Pas de différences significatives malgré une faiblesse ponctuelle de l’IRM synthétique

Dans cette population souffrant de SEP, 13 patients présentaient des lésions de la substance blanche. Au total, 260 piles d’images ont été examinées par les deux évaluateurs. Ces derniers n’ont pas identifié de différences significatives dans le nombre de lésions entre l’IRM conventionnelle et synthétique pour les trois types d’images (T1, T2, FLAIR). La détection des lésions a montré des résultats similaires pour les images conventionnelles et synthétiques.

En conclusion, les images IRM synthétiques ont le potentiel d’être utilisées dans l’évaluation de la dissémination de la SEP dans l’espace malgré d’infimes caractéristiques plus faibles par rapport aux images d’IRM conventionnelles. Des études évaluant l’impact de ces différences sur la prise en charge clinique et l’IRM synthétique dans l’évaluation de la dissémination des lésions de SEP au cours du temps restent à effectuer.

Krauss, W., Gunnarsson, M., Nilsson, M. et al. Eur Radiol (2018) 28: 1692. https://doi.org/10.1007/s00330-017-5100-9

Bruno Benque avec European Radiology

Source : Évaluation de l’IRM synthétique pour le diagnostic de la Sclérose En Plaques

Verso accompagne les experts en imagerie médicale dans l’évaluation de l’IRM synthétique.

Verso Healthcare dans la presse : Financement des actifs technologiques : Une nouvelle ère s’ouvre

Des procédures d’achat longues, du matériel rapidement dépassé, une gestion complexe et chronophage…. La question de l’équipement des actifs technologiques est bien souvent source de contraintes dans les établissements hospitaliers. Depuis janvier 2017, une réforme du code des marchés publics a cependant changé la donne. Désormais, il est possible de louer ce matériel. Et des sociétés existent pour faciliter cette démarche…

Christophe SICOT, président fondateur de Verso

Vers un changement de mentalités

Avant la réforme, pour changer son équipement médical, une seule solution : le crédit-bail, avec une option obligatoire d’achat à la clé. Les hôpitaux devaient donc passer par de longues procédures d’appels d’offres pour mise en concurrence ou par le biais de centrales d’achat publiques, sous condition de souscription.

Depuis 2017, les choses sont simplifiées. La location de ce matériel est autorisée. Finis donc les embarras liés à l’achat de ces actifs technologiques… Une petite révolution qui entérine un changement de mentalités. Comme dans les pays anglo-saxons ou en Europe du Nord, on paie maintenant « un droit d’usage et non un droit de propriété sur le matériel », comme le précise Christophe SICOT, président fondateur de Verso, une société qui accompagne les professionnels dans cette démarche.

Au plus près des avancées technologiques

L’intérêt de la location ? C’est l’assurance d’avoir le meilleur produit, au meilleur moment. Des structures comme Verso s’engagent en effet sur le montant de la reprise des équipements. Une mesure qui permet de renouveler le matériel par anticipation, sans avoir à patienter 10 ans pour qu’il soit amorti… Dans un domaine où les innovations sont légion, l’argument est de taille puisqu’il permet une performance accrue.

« L’objectif est de faire évoluer les établissements plus rapidement » détaille Christophe SICOT. La société propose donc un accompagnement dans la procédure de location mais aussi apporte un conseil dans le choix des équipements : « Nos équipes sont avant tout techniques afin de s’adapter au mieux aux spécificités de chaque hôpital ».

Un marché en pleine effervescence

Avec des références dans plus de 30 établissements hospitaliers (dont le CH de Montluçon et l’Institut Mutualiste Montsouris) et plus de 120 millions d’euros d’équipements médicaux attribués, Verso dispose d’un capital confiance certain en la matière. « Le but est de donner plus de liberté au professionnel de santé » affirme Christophe SICOT. Voilà pourquoi, en plus de l’accompagnement à la location, la société conseille les hôpitaux sur la durée d’amortissement optimale, sur le choix éventuel de technologies complémentaires et aborde également la question de la maintenance. En outre, « nous intégrons toute la partie gestion, avec un interlocuteur unique et indépendant. La redevance globale demandée au client prend en compte l’ensemble des coûts pour plus de visibilité ». A terme, Christophe SICOT souhaite étendre son offre au-delà de la mise à disposition de matériel et englober tout ce qui relève du service.

Et il y a de quoi être confiant en l’avenir. Ce nouveau mode de consultation est désormais favorisé par les centrales d’achat, signe que les perspectives s’annoncent favorables.

 

Source : Verso Healthcare dans la presse : Financement des actifs technologiques : Une nouvelle ère s’ouvre

 

Verso Healthcare participe aux financements des établissements de santé.

 

Big data : la course est lancée

La masse de données médicales et de santé bientôt disponibles va offrir d’innombrables perspectives d’exploitation pour améliorer la prise en charge des patients. Placés au coeur du système, ces derniers seront plus responsables et autonomes demain dans la gestion de leur parcours de soins. Comment sera acceptée cette vie interconnectée, en temps réel… C’est un des grands enjeux de la digitalisation de la santé.

Plusieurs assureurs offrent des montres Apple Watch ou des bracelets connectés Fitbit à leurs clients aux Etats-Unis. En échange, ces derniers acceptent de partager leurs données personnelles ou de faire du sport. L’objectif : les encourager à mener une vie saine pouvant limiter les problèmes de santé et donc réduire les dépenses des assureurs. Selon une étude publiée mercredi 7 février par la société Cardiogram et l’université de San Francisco, la montre d’Apple permettrait de détecter 85 % des cas de diabète. Ces exemples rapportés par le Journal Le Monde le 12 février montrent que la libre circulation des données médicales et de santé publique va accélérer de manière exponentielle. Le big data sera le support de la médecine de demain. L’ACL* et le CIP** ont organisé le 13 février un colloque sur « Professionnels des produits de santé, quel avenir à 10 ans ? » où plusieurs experts ont souligné que demain, la santé aura des « moyens » inégalés pour mettre en place de véritables politiques de santé pour faire face à la mondialisation effective des grands fléaux de santé publique.

Des algorithmes sophistiqués permettront d’analyser de gros volumes de données en temps réel : informations du dossier patient, données issues des objets connectés, de la conversation sur les réseaux sociaux, résultats du séquençage du génome et demain ou après-demain, les données issues du séquençage du microbiome. L’accès sera de plus en plus facile à des données de plus en plus infinies à des coûts toujours moins chers. Ainsi, dans les années 2000, le séquençage de l’ADN demandait plus de 8 h et coûtait 150 000 euros, en 2018, le temps nécessaire a été réduit à 15 min et le coût à 5 000 euros et en 2020, il ne sera que de quelques centaines d’euros.

Les opportunités offertes par les big data sont multiples :  accélération de la R&D, développement de la médecine prédictive, études épidémiologique et prévention des risques sanitaires, profiling et individualisation du parcours de soin.  Les nouveaux concepts placent le patient au coeur du système, plus responsable et autonome demain dans la « gestion » de son parcours de soins. Cette vie interconnectée, en temps réel, lui permettra d’être suivi par tous les professionnels de santé, son médecin, son pharmacien, son infirmière… C’est un des grands enjeux de la digitalisation de la santé, enjeu partagé aussi pour tous les acteurs et professionnels de santé.

Mais face à ces opportunités, il y a des risques majeurs : la résistance des individus liées à la perception négative du suivi (tracking), la menace sur le secret médical, les limites éthiques, la tromperie de la finalité d’une application, le manque de fiabilité des capteurs des objets connectés de santé, les failles de sécurité des logiciels et des systèmes informatiques. Ainsi, s’il existe des avantages indéniables pour le patient dans sa prise en charge et son suivi, pour l’individu acteur de sa santé préventive et prédictive, cette prédictilité engendre des problèmes citoyens (solidarités nationale), éthiques (information, confidentialité), philosophiques (le droit de savoir … ou de ne pas savoir)….

Un encadrement est nécessaire pour préciser les limites tout en conservant les bénéfices de la e.santé. « Aller vers plus d’efficience dans la prise en charge des patients est le pari audacieux que nous pouvons et devons faire, tout en prenant en compte les choix éthiques des moyens à mobiliser selon les risques et le profil du patient », soulignent les organisateurs de la conférence. Le débat est ouvert. Malgré son retard, la France doit se mobiliser de toute urgence pour garder son rang dans ce domaine. Il est de la responsabilité des nouvelles générations des politiques et des acteurs de la santé de prendre ce virage fondamental. D’autant que contre l’isolement et l’abandon des services médicaux de proximité, la stratégie de santé doit garantir un accès aux mêmes soins et services à tous les citoyens.

*association à but non lucratif qui fédère l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution des produits de santé ;

**Club Inter Pharmaceutique, une association à but non lucratif, qui regroupe l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament.

Source : Big data : la course est lancée

Verso suit le développement de la digitalisation de la santé.

Stimulateurs et défibrillateurs « anciens » : l’IRM ne devrait plus être refusée

Philadelphie, Baltimore, Etats-Unis – Depuis quelques années, tous les pacemakers et les défibrillateurs automatiques (DAI) implantés sont compatibles avec l’IRM. Toutefois, de nombreux patients sont encore porteurs de prothèses non compatibles et se voient souvent refuser l’examen d’imagerie. A tort ? C’est ce que montre une nouvelle étude prospective, portant sur plus de 1500 patients[1]. Ces nouveaux résultats confirment ceux de plus petites études, à savoir que l’IRM peut être envisagée si elle est nécessaire.

Dr Serge Boveda

« Cette étude est importante pour les patients qui ont été implantés avant l’arrivée des défibrillateurs et des pacemakeurs IRM compatibles ou pour ceux qui ont des dispositifs reliés à des sondes anciennes. Elle confirme qu’aujourd’hui, un patient qui a besoin d’une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquement. Avec des réglages et un suivi bien mené avant et après l’examen, l’IRM est généralement possible quand elle est indispensable », a commenté le Dr Serge Boveda (Clinique pasteur, Toulouse) pour Medscape édition française.

Cette étude confirme qu’aujourd’hui, un patient qui a besoin d’une IRM ne doit plus se la voir refuser systématiquementDr Serge Boveda

Un protocole pré-spécifié de réglages des appareils et de suivi des patients

Dans cette étude prospective, non randomisée, le Dr Saman Nazarian et coll. (Ecole de médecine Perelman, Université de Pennsylvanie, Université Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis) ont évalué la sécurité de la réalisation d’IRM 1,5 Tesla chez 1509 patients porteurs de pacemakers (58%) et de DAI (42%) considérés comme non-IRM compatibles. Globalement les patients ont réalisé 2013 IRM thoraciques et non-thoraciques jugées indispensables.

Avant de réaliser l’examen d’imagerie, les chercheurs ont changé les réglages des stimulateurs cardiaques en mode asynchrone « SOO » (stimulation obligatoire) pour ceux qui avaient une fréquence cardiaque de moins de 40 battements/minute car l’IRM peut entraîner une inhibition du stimulateur cardiaque, et donc des risques vitaux pour le patient et en mode synchrone (à la demande) pour les autres afin d’éviter les stimulations inappropriées possibles avec les interférences magnétiques. Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées. Les appareils ont été reprogrammés après l’examen.

Pendant l’IRM, les patients ont été suivis par une infirmière expérimentée sur le réglage des appareils et en réanimation cardiaque. Un spécialiste en électrophysiologie pouvait être appelé en cas de besoin et un défibrillateur externe était disponible. Les symptômes de type douleur, chaleur et palpitation ont été suivis grâce à un haut-parleur placé dans la pièce. La pression artérielle a été mesurée de façon non invasive toutes les 3 minutes. Un ECG a été réalisé en continu et l’oxymétrie de pouls était mesurée.

Pour les défibrillateurs, les fonctions ayant trait aux traitements des chocs électriques ont été déprogrammées
Verso accompagne les médecins vers l’accès à l’IRM pour tous.

Intelligence artificielle : prédire le risque cardiovasculaire à partir d’un fond d’œil

Mountain View, Etats-Unis — Montre-moi tes yeux, je te dirai ce que risque ton cœur. Ce nouvel adage pourrait bien devenir très vite réalité puisqu’en s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA), les chercheurs de Verily, filiale de Google, viennent de montrer que l’on peut prédire, avec la même précision que les meilleurs scores actuels – 70% de concordance –, le risque d’événements cardiovasculaires majeurs sur 5 ans d’un individu sur la seule base d’un examen simple et peu coûteux : son fond d’œil [1]. Mais plus intéressant encore, les chercheurs ont été capables d’entrouvrir la boîte de Pandore que constitue le « deep learning » et de définir les « zones d’intérêt » privilégiées par l’algorithme pour établir ses prédictions. L’étude est publiée dans Nature Biomedical Engineering [1] .

« Cette découverte est particulièrement enthousiasmante car elle suggère que l’on pourrait découvrir encore d’autres moyens de diagnostiquer des problèmes de santé à partir d’images rétiniennes » a commenté Lily Peng, médecin et chercheur dans la Google Brain Team et signataire de l’étude, dans un blog [2].

Cette découverte est particulièrement enthousiasmante Dr Lily Peng

Calculateurs de score versus IA

Aujourd’hui, évaluer le risque cardiovasculaire d’une personne requiert un ensemble de données incluant des caractéristiques médicales du patient, issues de l’examen clinique (âge, genre, statut tabagique, pression artérielle, IMC, antécédents) et de prélèvements urinaires et sanguins (cholestérol, glucose). Une méthode non optimale si l’on considère que les données peuvent manquer, et la nécessité d’examens invasifs, sans compter que « nous ne savons pas précisément comment ces facteurs s’additionnent chez un patient donné, ce qui nous conduit à réaliser parfois des investigations sophistiquées, comme demander un scanner pour voir les calcifications coronaires, afin de mieux stratifier le risque individuel de faire un événement cardiovasculaire comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral » explique le Dr Michael V. McConnell, chef du département des innovations en santé cardiovasculaire chez Verily [3].

Près des yeux, près du cœur

Comme pour d’autres exemples récents, en particulier dans la rétinopathie diabétique (par la même équipe), où les techniques faisant appel à l’intelligence artificielle ont été capables d’augmenter la précision du diagnostic à partir d’images médicales [4,5,6,7], les chercheurs de Verily se sont demandés s’il existait des éléments présents dans un fond d’œil – facile et peu cher à obtenir – permettant de définir le niveau de risque cardiovasculaire. Pour cela, ils ont fait appel au « machine learning » dernier cri – c’est-à-dire utilisant les réseaux de neurones artificiels –  où l’algorithme apprend par lui-même à établir le meilleur diagnostic possible à partir d’images médicales, avec une précision identique à celle d’un expert.

Pourquoi l’œil ?

« Parce que des marqueurs de maladies cardiovasculaires comme la rétinopathie hypertensive et des emboles de cristaux de cholestérol y sont présents, répondent les chercheurs. De plus, les vaisseaux sanguins et leurs particularités (calibre, tortuosité, bifurcation, modifications micro-vasculaires) susceptibles de refléter l’état du système vasculaire dans son ensemble sont visibles dans la rétine de façon non invasive ».

Algorithme de prédiction des facteurs de risque CV

Les chercheurs de Verily ont « entrainé » les algorithmes sur les photographies rétiniennes de 284 335 patients issus de deux banques de données. Dans l’une de ces banques, les patients diabétiques prédominaient, l’autre était plus représentative de la population générale, mais la moyenne d’âge était de 55 ans dans les deux. Avant d’établir un algorithme de détection des événements cardiaques, les chercheurs ont d’abord mis au point un algorithme de prédiction des facteurs de risque CV qui a notamment été capable de prédire l’âge des patients avec une marge d’erreur d’environ 3 ans mais aussi la pression artérielle systolique (PAS), l’indice de masse corporel (IMC) et l’HbA1c. « Par exemple, notre algorithme a été capable de distinguer avec une précision de 71% entre les photographies de rétine d’un fumeur ou d’un non-fumeur. En outre, alors que les médecins peuvent discriminer les patients avec une pression artérielle élevée de ceux ayant une pression artérielle normale, notre algorithme a été encore plus loin en prédisant la PAS des patients + 11 mmHg, qu’ils soient ou non hypertendus » rapporte le Dr Peng [2].

Source : Intelligence artificielle : prédire le risque cardiovasculaire à partir d’un fond d’œil

Verso accompagne les spécialistes en cardiologie pour anticiper les risques cardiovasculaires.

L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Plus de mille examens d’imagerie ont été pratiqués sur les 11 000 athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, dont 60% d’IRM. Ce sont, entre autres, les résultats d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology, qui permettra d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions.

RSNA
RSNA

Les Jeux Olympiques comportent, pour les athlètes, un risque de blessure important. Lorsque des blessures surviennent, il est essentiel qu’elles soient évaluées rapidement.

Des risques de blessure accrus pour les athlètes de haut niveau

Selon une nouvelle étude publiée en ligne dans la revue Radiology, les services d’imagerie sur place jouent un rôle important dans la gestion des athlètes olympiques souffrant de blessures et de troubles liés au sport. « Les Jeux Olympiques d’été sont considérés comme l’événement sportif le plus important au monde. Les athlètes en compétition sont au sommet de leur carrière et s’entraînent depuis des années pour pouvoir participer aux jeux à un haut niveau, remarque l’auteur principal le Pr Ali Guermazi, vice-président du département de radiologie à la Boston University School of Medicine, Massachusetts, et radiologue ostéo-articulaire au Boston Medical Center. Malheureusement, ces athlètes d’élite sont à risque de blessures et les équipes médicales sur place font tout pour assurer un retour rapide à la compétition ou amorcer les traitements appropriés pour les traumatismes plus graves. »

Identifier le taux d’utilisation de l’activité d’imagerie médicale lors des jeux olympiques

Les Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro 2016 ont attiré plus de 11 000 athlètes de 206 pays différents. Pendant les jeux, quelques 1 015 examens radiologiques ont été effectués sur les athlètes participants. « L’imagerie est primordiale pour déterminer si un athlète blessé est capable de revenir à la compétition, poursuit le Pr Guermazi. Les absences anticipées pour la compétition ou les entrainements sont souvent basées sur des résultats d’imagerie. En cas de blessure grave, l’imagerie aidera à déterminer la meilleure approche thérapeutique.  »

Le Dr Guermazi et ses collègues ont entrepris de décrire la survenue de microtraumatismes, de fractures et de troubles musculaires et tendineux liés à l’imagerie, et de documenter l’utilisation de l’imagerie aux rayons X, aux ultrasons et à l’IRM. « Nous voulions aller plus loin sur l’explication des types de blessures que subissent les athlètes, à partir des examens d’imagerie, et aussi mettre l’accent sur les taux d’utilisation des services d’imagerie pendant les Jeux Olympiques », déclare-t-il. Les chercheurs ont collecté et analysé les données relatives aux examens d’imagerie et les ont classées en fonction du sexe, de l’âge, du pays participant, du type de sport et de la partie du corps.

60% des examens réalisés lors des compétitions sont des IRM

Les résultats ont montré que 1 101 blessures sont survenues chez 718 des 11 274 athlètes. Sur les 1 015 examens d’imagerie effectués, 304 (30%) étaient des radiographies, 104 (10,2%) des échographies et 607 (59,8%) des IRM. « La pertinence de l’imagerie est renforcée par le fait qu’un grand nombre d’examens d’imagerie avancés ont été demandés, l’IRM représentant près de 60% de toutes les images réalisées pour le diagnostic de blessures liées au sport», précise le Pr Guermazi.

Les athlètes d’Europe ont subi le plus d’examens avec 103 radiographies, 39 échographies et 254 IRM, mais les athlètes africains ont eu le taux d’utilisation le plus élevé (14,8%). Parmi les sports, la gymnastique (artistique) avait le pourcentage le plus élevé d’athlètes qui utilisaient l’imagerie (15,5%), suivi par le Taekwondo (14,2%) et le beach-volley (13,5%). L’athlétisme a quant à lui motivé le plus d’examens (293, dont 53 radiographies, 50 échographies et 190 IRM). « Dans certains sports, comme le beach-volley ou le Taekwondo, le taux d’utilisation élevé était quelque peu inattendu, a poursuit-il. Ces chiffres peuvent aider à anticiper l’organisation médicale des événements futurs et aidera également à analyser pourquoi certains sports sont à risque plus élevé de blessures et comment ces blessures peuvent éventuellement être évitées. »

Des résultats qui permettront d’anticiper l’organisation médicale des prochaines éditions

Le membre inférieur a été le plus exploré par l’imagerie dans ce cadre, suivi du membre supérieur. Parmi les lésions musculaires, 83,9% ont affecté les muscles des membres inférieurs. Les sports les plus sujets aux blessures musculaires étaient l’athlétisme, le football et l’haltérophilie. L’athlétisme représentait également 34,6% de toutes les blessures aux tendons. 84% des micro-traumatismes ont été observés dans les membres inférieurs, le plus souvent observées en athlétisme, volleyball, gymnastique artistique et escrime. Les fractures étaient plus fréquentes en athlétisme, en hockey et en cyclisme. Près de la moitié étaient des fractures des membres supérieurs.

« Deux pics d’utilisation de l’imagerie ont été observés, les cinquième et douzième jours des jeux, conclut le Pr Guermazi. Cela correspond probablement au calendrier des épreuves de judo et d’athlétisme, les deux sports montrant des taux d’utilisation proportionnellement élevés. Ces résultats aideront à planifier une disponibilité accrue des services d’imagerie pendant les pics attendus. L’imagerie continue d’être cruciale pour établir des diagnostics rapides et pertinents qui aident à la prise de décision médicale lors de ces événements ».

Source : L’importance de l’imagerie médicale lors des jeux olympiques de Rio

Verso Healthcare accompagne les professionnels de la radiologie dans leurs projets d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)

Le Texas Cardiac Arrhythmia Institute au St. David’s Medical Center devient le premier au Texas à utiliser un nouveau moniteur cardiaque implantable compatible avec téléphone intelligent

Le nouveau moniteur cardiaque implantable Confirm RX™ permet aux médecins de suivre les patients à distance

AUSTIN, Texas, 18 janvier 2018 /PRNewswire/ — Le 14 novembre 2017, le Texas Cardiac Arrhythmia Institute (TCAI) au St. David’s Medical Center est devenu le premier hôpital au Texas —et l’un des tout premiers dans le pays— à utiliser le nouveau moniteur cardiaque implantable Confirm Rx™ (ICM, Insertable Cardiac Monitor), également premier et unique ICM compatible avec téléphone intelligent. Il a été conçu pour aider les médecins à identifier les arythmies cardiaques même les plus difficiles à détecter, notamment la fibrillation auriculaire (FA), et à suivre ces arythmies cardiaques à distance.

Le Confirm Rx ICM est conçu pour suivre de façon continue le rythme cardiaque d’un patient et transmettre de façon proactive des informations par technologie sans fil Bluetooth vers une app mobile. Les médecins peuvent ainsi suivre leurs patients à distance et diagnostiquer avec précision des arythmies pouvant nécessiter d’autres traitements.

« Ce qui distingue le Confirm Rx ICM des autres moniteurs implantables est le fait qu’il ne nécessite pas de station de base de rattachement pour transmettre des informations, » a souligné Robert Canby, docteur en médecine spécialisé en électrophysiologie cardiaque au TCAI. « Il utilise à la place une connexion Bluetooth sécurisée sans fil afin de transmettre ces données sur le smartphone ou la tablette du patient. Les données peuvent ainsi être immédiatement envoyées à un poste de surveillance et il ne faut plus attendre que le patient soit de retour à domicile pour se connecter à la station de base. »

Le Confirm RX ICM est juste inséré sous la peau de la poitrine au cours d’une procédure rapide, à peine invasive, en soins externes. Une fois implanté, il surveille de façon continue le rythme du cœur afin de déceler une gamme d’arythmies cardiaques, entre autres des pulsations irrégulières liées à une FA.

Une arythmie est un rythme cardiaque anormal se développant lorsqu’une maladie ou une blessure perturbe les signaux électriques cardiaques et fait en conséquence battre le cœur de façon irrégulière. Le cœur se mettant à battre trop vite ou trop lentement, des modifications du débit sanguin peuvent faire subir aux patients des symptômes comme des palpitations, des étourdissements, des essoufflements ou des évanouissements. Si elle n’est pas traitée, la FA peut entraîner des accidents cérébraux vasculaires.

Comme le Confirm Rx ICM surveille de façon continue les rythmes cardiaques anormaux et transmet les données au médecin du patient, l’app compatible permet également au patient un suivi proactif de ses symptômes, une synchronisation de ses données avec la clinique à n’importe quel moment et une visualisation de son historique de transmission sans qu’il soit nécessaire de contacter la clinique pour vérifier si ces données ont bien été transférées.

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Source : Le Texas Cardiac Arrhythmia Institute au St. David’s Medical Center devient le premier au Texas à utiliser un nouveau moniteur cardiaque implantable compatible avec téléphone intelligent

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IRM : lire l’illisible

Une méthode de transmission radio-fréquence, brevetée à l’Institut Frédéric-Joliot, permet aujourd’hui de supprimer des artefacts encore présents sur les images de gros organes à 3 Tesla.

La puissance d’un imageur IRM est souvent évoquée par l’importance du champ magnétique statique. Dans le monde hospitalier, ce champ est de 1.5 Tesla, parfois de 3T. Dans le monde de la recherche, il atteint pour l’humain jusqu’à 7T, voire bientôt 11.7T. Plus ce champ est élevé, plus la résolution spatiale des images peut augmenter. Or, les appareils IRM font également appel à un autre champ électromagnétique, un champ radiofréquence (RF), qui devient inhomogène lorsque le champ statique est amplifié. Ces inhomogénéités provoquent des zones d’ombre et des pertes de contraste qui apparaissent sur les  images de cuisses ou d’abdomen à 3T, et qui s’observent également sur celles de cerveaux à 7T.
Des chercheurs de NeuroSpin, à l’Institut Frédéric-Joliot du CEA, ont développé une méthode dite des « points kT » pour diminuer ces défauts. Elle consiste à introduire de petites impulsions de gradients de champ principal intercalées entre de courtes impulsions RF. Ceci permet d’homogénéiser le signal et le contraste dans tout l’organe observé.
Une étude sur 50 sujets avec diverses pathologies du foie imagées à 3T montre l’intérêt de cette méthode en milieu clinique. En effet, avec l’IRM classique, le rapport des images après/avant injection de l’agent de contraste ne donne pas l’amplification de signal escomptée (Figure 1, en haut à droite). En revanche, la méthode de transmission par points kT conduit à la cartographie attendue de cette amplification  (en bas à droite). Dans une évaluation à l’aveugle, les radiologues jugent la qualité des images bonne ou très bonne dans 85 % des 20 cas cliniques rencontrés avec la méthode des points kT, contre seulement 55 % avec la méthode de transmission parallèle classique du constructeur.
Ainsi, l’équipe de NeuroSpin a démontré que les points kpermettront, en routine clinique, de lisser les différences interindividuelles de qualité d’examen, voire de rendre interprétables des acquisitions autrement illisibles.
Verso suit l’évolution des IRM vers une meilleure qualité de l’image.

Confiance et responsabilité, facteurs essentiels d’une bonne coopération interprofessionnelle

La session dédiée aux coopérations interprofessionnelles organisée lors du MDCT 2018 a permis de faire le point sur leurs évolutions dans le champ de l’imagerie médicale. Responsabilité, confiance, compétences, formation et innovation ont été les maitres mots de cette table ronde. Mais certains radiologues ne sont pas encore convaincus.

MDCT 2018
MDCT 2018

La coopération interprofessionnelle en imagerie médicale semble une des voies à suivre pour améliorer la prise en charge radiologique des patients. Mais comment faire pour la rendre pertinente et réussir son développement ?

Des protocoles basés sur le volontariat

Pour répondre à cette question, le Dr Laurent Verzaux (Le Havre) a pris la parole le 30 janvier 2018 à l’occasion du VIIème Symposium Scanner volumique (MDCT) 2018. Après un bref rappel de l’évolution législative sur le sujet, il a souhaité poser les bases d’une bonne collaboration entre radiologues et manipulateurs. Il a notamment affirmé qu’elle reposait avant tout sur un projet médical et que les acteurs impliqués dans les protocoles de coopération devaient y participer de manière volontaire. Pour réussir ces processus, il a mis en avant la nécessité d’assurer des actualisations de compétences pour les nouvelles activités des manipulateurs, tant en formation initiale que continue.

De nouvelles activités bientôt dévolues aux manipulateurs ?

Mais les critères de réussite d’une bonne coopération sont à chercher également du côté de la confiance. Confiance du radiologue envers les compétences du personnel paramédical, qui doit exercer avec autonomie, et respect mutuel pour assurer les conditions d’une bonne entente. Les protocoles de coopération devraient, selon le Dr Verzaux, faire l’objet de nouveaux actes techniques dans un futur proche sous l’effet de nouvelles situations cliniques, notamment en radiologie interventionnelle, mais aussi dans le cadre d’une prochaine tarification au parcours. Il a ainsi donné l’exemple d’une possible participation du manipulateur pour expliquer les comptes rendus des radiologues, selon un schéma s’inspirant de l’exercice de l’infirmière d’annonce.

L’activité du manipulateur ne doit pas se cacher derrière la responsabilité médicale

Une table ronde a suivi la présentation du Dr Verzaux, faisant intervenir, sur le même sujet, Brigitte Lammault, secrétaire générale du Comité d’harmonisation des centres de formation de manipulateurs et le Dr Bruno Boyer, représentant de l’Ordre National des Médecins. Pour la première, les coopérations interprofessionnelles renforcent la notion de responsabilité du manipulateur sur ses pratiques. Si c’est le radiologue qui est encore responsable de l’acte d’imagerie, le paramédical ne doit pas se cacher derrière la responsabilité médicale concernant les actes qu’il aura à réaliser. Le manipulateur se doit d’adopter une vision interprofessionnelle des situations de prise en charge afin de donner du sens aux protocoles et d’alimenter la recherche de nouvelles coopérations innovantes. Elle a ainsi donné quelques exemples de possibles activités nouvelles comme le suivi des patients après les actes interventionnels ou es traitements de radiothérapie ou, pour rejoindre le discours du Dr Verzaux, de l’explication des comptes rendus.

Où l’on reparle des pratiques avancées pour les manipulateurs

Le Dr Boyer est revenu quant à lui sur l’éventuelle création de pratiques avancées pour les manipulateurs. Ces dernières doivent être considérées de manière interprofessionnelle afin de garantir une qualité optimale de la prise en charge radiologique, sur la base de pratiques expérimentées et validées. Il sera, pour lui, nécessaire d’informer le patient sur ces évolutions, le médecin restant responsable devant ce dernier. Reste que certains radiologues, dans l’assistance, exprimaient leurs craintes quant au transfert de certaines tâches, notamment en échographie.

La question n’est pas tranchée mais des évolutions sont à attendre sur le champ des coopérations interprofessionnelles en imagerie médicale.

Bruno Benque

Source : Confiance et responsabilité, facteurs essentiels d’une bonne coopération interprofessionnelle

Verso accompagne les professionnels de l’imagerie vers une bonne coopération interprofessionnelle.

Save the date: 16ème Journée IVUS

Le prochain congrès dédié à l’exploration ultrasonore vasculaire IVUS se tiendra le 16 juin 2018 à Marseille. Des ateliers pratiques sur patients seront notamment proposés lors de cet événement.

Golden Tulip

L’Hôtel Golden Tulip Villa Massalia à Marseille accueillera les 16èmes Journées vasculaires IVUS (Intra Vascular Ultra Sound), la 16 juin 2018.

Cet événement dédié à l’imagerie ultrasonore des structures vasculaires et organisé par le Dr Serge Cohen, fraîchement élu Président du Collège National des Cardiologues Français, réunira le gratin de la spécialité dans un environnement ludique adossé à l’Hippodrome Borely.

Il y sera question notamment des sténoses carotidiennes asymptomatiques, des maladies veineuses  thrombo-emboliques, et seront proposés des flashs d’actualités sur des sujets qui préoccupent tous les spécialistes. Cette année et en exclusivité, des ateliers pratiques sur patients pour la pratique du doppler transcrânien et l’échographie des artères rénales seront organisés, ainsi qu’une session axée sur le doppler et la gestion des erreurs en pratique.

Les inscriptions au congrès sont accessibles sur ce lien.

Source : Save the date: 16ème Journée IVUS

Verso accompagne les spécialistes en imagerie ultrasonore des structures vasculaires.

IRM et radiomique pour éviter les biopsies mammaires BI-RADS 4

Une technique d’IRM mammaire sans produit de contraste, combinée à de la radiomique, pourrait réduire le nombre de biopsies mammaires inutiles, selon une nouvelle étude allemande publiée en ligne dans la revue Radiology.

RSNA

L’IRM mammaire avec injection de produit de contraste au gadolinium est actuellement utilisée pour dépister les femmes à haut risque de cancer du sein et comme complément diagnostique de la mammographie.

La diffusion de kurtosis pour une vision microscopique du tissu mammaire

Des chercheurs allemands ont récemment étudié une approche alternative sans produit de contraste, dans certains cas, en utilisant la diffusion de kurtosis qui fournit une image du tissu mammaire à un niveau microstructural dans l’IRM de diffusion (IRMd). Elle fait l’objet d’une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. « L’imagerie par diffusion de kurtosis a été introduite dans l’IRMd pour fournir des informations importantes sur les structures tissulaires à un niveau microscopique, a déclaré l’auteur principal de l’étude le Dr Sebastian Bickelhaupt, du Centre allemand de recherche sur le cancer à Heidelberg en Allemagne. Puisque les lésions malignes perturbent les structures tissulaires à ce niveau, le kurtosis de diffusion pourrait servir de marqueur pertinent des changements tissulaires mammaires. »

Éviter les biopsies mammaires pour les lésions BI-RADS 4

Le Dr Bickelhaupt et ses collègues ont évalué une analyse rétrospective des données recueillies auprès de 222 femmes dans deux sites d’étude indépendants. Les femmes ont fait l’objet de résultats suspects sur la mammographie, classés dans le système BI-RADS en tant que lésions mammaires BI-RADS 4 et 5. Une lésion BI-RADS 4 est considérée comme une anomalie suspecte, tandis qu’une 5 est considérée comme hautement suspecte de malignité. Les femmes ont subi une IRMd suivie d’une biopsie. Pour l’analyse, un algorithme logiciel a été développé pour la caractérisation des lésions, et les données d’imagerie ont été extraites en utilisant un modèle radiomique à base de kurtosis.

Une analyse radiomique d’une sensibilité équivalente à la biopsie

Dans un ensemble d’examens de mammographie incluant 127 femmes, l’analyse radiomique a réduit les résultats de faux positifs de 70%, tout en détectant 60 des 61 lésions malignes, soit 98%. « Le modèle pourrait aider à réduire le nombre de lésions BI-RADS 4 suspectées d’être cancéreuses, sur la base d’une mammographie de dépistage, tout en conservant une sensibilité élevée similaire à la sensibilité apportée par les biopsies elles-mêmes », a ajouté le Dr Paul Jaeger, co-auteur de l’étude. Si les résultats sont vérifiés dans des essais de plus grande envergure, le modèle présente des avantages potentiels pour la clinique au-delà de sa capacité à réduire les biopsies inutiles chez les femmes présentant des lésions BI-RADS 4. L’algorithme du logiciel rend l’évaluation indépendante de l’œil du lecteur, dans la mesure où sa précision est constante selon les différentes installations d’imagerie.

La nouvelle approche ne vise pas à remplacer les protocoles actuels d’IRM mammaire de contraste, conclut le Dr Bickelhaupt, mais à élargir le spectre des options disponibles pour répondre à des questions cliniques précises. « Cela pourrait également améliorer l’efficacité des comptes rendus », a-t-il conclu.

Bruno Benque avec RSNA

Source : IRM et radiomique pour éviter les biopsies mammaires BI-RADS 4

Verso accompagne les chercheurs en imagerie pour réduire des biopsies mammaires inutiles.

IntelliSpace Portal obtient le Prix Best in Klas 2018

La solution IntelliSpace Portal, qui combine les données cliniques de différentes modalités d’imagerie à l’aide notamment du Machine Learning, a obtenu le Prix Best in Klas 2018.

La solution IntelliSpace Portal développée par Philips est arrivée en tête au classement Best in KLAS 2018 dans la catégorie Software & Services.

Le dispositif KLAS désigne les fournisseurs de logiciels les plus performants au monde 
dans l’industrie de la santé. Le titre de Category Leader est réservé aux solutions qui répondent aux normes de KLAS Konfidence, à partir des observations anonymes des professionnels de santé, pour le service rendu et une meilleure prise en soin de leurs patients en parallèle à une réduction des coûts.

IntelliSpace Portal est la plateforme globale et avancée de Philips pour l’intégration, la visualisation et l’interprétation des données d’imagerie. Elle combine des données cliniques de diverses modalités d’imagerie et exploite l’intelligence artificielle pour améliorer les flux d’activités cliniques. IntelliSpace Portal 10, la dernière version du logiciel, est dotée de fonctionnalités de Machine Learning.

Source : IntelliSpace Portal obtient le Prix Best in Klas 2018

Verso accompagne les spécialistes de l’imagerie les plus performants.