Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

La France a-t-elle un message en matière d’intelligence artificielle (IA) ? Alors que ses chercheurs participent activement à la recherche fondamentale, elle serait distancée sur les applications industrielles. En attendant un éventuel rattrapage, l’Hexagone peut tracer la voie en matière d’encadrement éthique et juridique sur les ruptures technologiques en cours. C’est en tout cas l’objectif que s’est assigné Ethik-IA, une initiative qui marque le retour de David Gruson (photo) dans le secteur de la santé après son départ en septembre dernier de la Fédération hospitalière de France. Le créneau est en fait étroit, entre la dérégulation totale et le supra-précautionisme, attitude naturelle en France avec le risque de voir se développer l’IA ailleurs. Ethik-IA qui s’est entourée d’une équipe pluridisciplinaire (médecin, juriste, spécialistes en géopolitique…) souhaite introduire en réponse à ces deux dangers le principe de « garantie humaine » de l’IA. En cas de recours aux algorithmes pour le diagnostic médical, le patient par exemple doit être informé. Ce concept sera décliné dans les prochaines semaines en articulation avec la Société française de télémédecine via la présentation du dispositif de « télémédecine de garantie humaine ». La publication de notes de cadrages est également annoncée. Autant de thématiques qui seront également déployées dans la réflexion lors de la révision des lois de bioéthique.

Source : Intelligence artificielle et santé, les propositions d’Ethik-IA

Verso accompagne les enseignants, chercheurs en droit numérique, en technologies de l’information, experts en communication et en sciences humaines et sociales au service de la santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *