La France achève la numérisation de son parc d’imagerie

Le passage au numérique avec, ici, l’appareil de Philips- apporte une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites mais aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace – Carl Fowler

Les CHU de Dijon et Nancy viennent de changer les derniers types d’appareils d’imagerie, qui n’étaient pas encore au numérique.

Qu’il s’agisse de scanner, d’IRM ou de mammographie, les centres français d’imagerie publics et privés ont basculé progressivement vers le numérique au cours des vingt dernières années, au gré du renouvellement des équipements. A une exception près, les TEP- Scan. Apparus au début des années 2000, ces appareils combinent deux types d’imagerie : le scanner qui donne des images précises des organes après reconstruction en trois dimensions et la Tomographie à émission de positons (TEP) qui apporte des informations sur le fonctionnement des organes au niveau moléculaire après injection d’un radiotraceur . « Le TEP Scan est devenu un outil de choix pour diagnostic de maladies comme les cancers ou les démences mais aussi pour suivre l’effet des traitements », explique Gilles Karcher, responsable du service de médecine nucléaire du CHU de Nancy.

Des équipements 2 à 4 millions d’euros l’unité

Mais depuis cet automne, la France amorce aussi le virage numérique pour ses TEP-Scan, maintenant que deux constructeurs, Philips et General Electric, en proposent à 2 à 4 millions d’euros l’unité. Le centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc et le CHU de Dijon ont choisi celui de GE tandis que le CHU de Nancy a opté pour Philips.

Troisième grand acteur de l’imagerie, Siemens n’a pas encore de TEP Scan numérique mais les performances de ses machines restent très bonnes car le constructeur se distingue par la qualité d’un autre des composants du TEP Scan : les cristaux chargés de capter le rayonnement émis par le radiotraceur (la substance radioactive injectée).

Qu’apporte ce passage au numérique ? « Une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites avant même l’apparition de symptômes, explique-t-on chez General Electric. Cela permet aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace en identifiant des changements dans le métabolisme des cellules avant même que la taille de la tumeur ne diminue ». A l’inverse, en l’absence de tels changements, on pourra plus rapidement opter pour un autre traitement.

La durée de l’examen diminue

Mais au-delà du bénéfice clinique , le patient y trouve son compte de deux autres manières. « Tout d’abord, la durée de l’examen diminue d’un facteur 10 avec notre équipement », explique-t-on chez Philips. D’où une moindre exposition du patient aux rayons X. En outre, la dose de radiotraceur peut elle aussi être divisée par 2 dans le cas de Philips. Enfin, dernière conséquence, « la possibilité d’observer en temps réel la fixation du radiotraceur et d’obtenir ainsi des informations dynamiques là où on n’avait jusque-là que des informations quantitatives [plus ou moins de produit radiotraceur fixé NDLR] » se réjouit Gilles Karcher.

Source : la France achève la numérisation de son parc d’imagerie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *