Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Le 19 décembre 2017, heure locale, quatre implantations cliniques de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve ont été réalisées avec succès au Brésil par le Professeur Carlos Pedra de l’Institut de technologie cardiovasculaire Dante Pazzanese à Sao Paulo, au Brésil.

Après le Chili et l’Argentine, le Brésil devient le troisième pays d’Amérique latine à utiliser la valve de Venus Medtech (Hangzhou) Inc. C’est également la première fois dans l’histoire du Brésil que des valves cardiaques fabriquées en Chine sont utilisées.

À l’heure actuelle, il y a dans le monde 16 nouveau-nés sur 10 000 qui ont besoin d’une intervention chirurgicale en raison de malformations cardiaques congénitales. Ce type de chirurgie peut provoquer une régurgitation pulmonaire massive. Les valves pulmonaires interventionnelles actuellement disponibles sur le marché mondial ne peuvent traiter que des patients présentant une structure anatomique particulière et une atteinte légère. En conséquence, un grand nombre de patients ayant une structure anatomique complexe et une mauvaise fonction cardiaque droite nécessitent de toute urgence une valve pulmonaire interventionnelle permettant de traiter différentes structures anatomiques et pouvant être manipulée avec facilité, sécurité et stabilité.

Venus Medtech (Hangzhou) Inc. a développé et fabriqué la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve, la première valve pulmonaire interventionnelle auto-expansible au monde. Avec une forme unique en double trompette et une technologie de découpe laser pour l’endoprothèse de la valve, la VenusP-Valve présente une importante force de soutien radial, un ancrage stable et une mise en place facile. Aucun mouvement ou déplacement ne se produit pendant le processus de mise en place. Elle peut répondre aux besoins des artères pulmonaires présentant différentes structures anatomiques et constitue la seule valve pulmonaire interventionnelle au monde permettant de traiter les patients dont la chambre de chasse du ventricule droit est de grande taille.

Après la première implantation humaine effectuée avec succès par l’académicien Ge Junbo à l’hôpital Zhongshan de Shanghai le 25 mai 2013, la VenusP-Valve a été utilisée dans plus de 20 pays en Asie, en Europe et en Amérique. À l’heure actuelle, l’essai clinique de la Chinese Food and Drug Administration (CFDA) est terminé, l’essai clinique européen CE a entamé la deuxième moitié de son processus, la communication avec la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis est terminée et l’essai clinique préalable au lancement de la valve aux États-Unis a débuté. Il est à espérer que la VenusP-Valve, qui donne d’excellents résultats cliniques, soit approuvée le plus tôt possible afin de pouvoir fournir un traitement optimal à davantage de patients.

Source : Première implantation clinique réussie de la valve pulmonaire transcathéter VenusP-Valve au Brésil

Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

L’Association européenne d’imagerie cardiovasculaire (European Association of Cardiovascular Imaging, EACVI), une filiale agréée de la Société européenne de cardiologie, a annoncé les détails du lancement d’un nouveau congrès majeur qui vise à rapprocher l’ensemble des domaines de l’imagerie cardiovasculaire. L’événement, qui se déroulera pour la première fois en avril 2020, a été conçu pour être la première et principale référence en matière d’imagerie cardiovasculaire multimodalité (ICM), et mettra l’accent sur la pratique clinique par pathologie. 

Les organisateurs ont indiqué que la portée étendue du nouveau congrès en fera un événement pertinent pour les confrères de différentes spécialités qui ne sont pas forcément directement impliquées dans l’imagerie, comme les médecins d’urgence, les technologues et d’autres professionnels de santé.

Le professeur Bogdan A. Popescu, président de l’EACVI, a indiqué que la conférence « sera l’endroit où toutes les modalités d’imagerie se réuniront pour assurer une prise en charge optimale de chaque patient. Cette approche par multimodalité répond aux besoins sur le terrain où la nature évolutive du travail des imageurs qui résolvent des problèmes cliniques nécessite une plus grande diversification. »

Il est envisagé que le nouveau congrès se déroulera tous les quatre ans sous la forme d’un événement unique à partir de 2020. Les congrès actuels de l’EACVI, à savoir EuroEcho-Imaging, EuroCMR et ICNC, continueront de se dérouler.

Source : Annonce du premier congrès de l’imagerie cardiaque de l’ESC

Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ

Multiwave Innovation est la seule entreprise française qui conçoit et commercialise des antennes IRM. Elle a mené à bien un projet d’antennes à Ultra Haut Champ avec le concours de l’écosystème scientifique marseillais.

SATT Multiwave

 

C’est à Marseille qu’a été installée, en 2014, la seule modalité d’IRM à ultra-haut champ 7T du Sud de la France, au CEMEREM (Centre d’exploration métabolique par résonance magnétique) qui constitue l’implantation hospitalière du CRMBM (Centre de Résonance Magnétique Biologique et Médicale) à l’hôpital de la Timone.

Des antennes conçues pour les IRM à Ultra Haut Champ

Et c’est également à Marseille qu’est née, en 2016, la filiale française du groupe suisse Multiwave Technologies SA, spécialiste de technologies utilisant des métamatériaux, la société Multiwave Innovation. Cette start-up conçoit et fabrique des antennes IRM Ultra Haut Champ (UHC) grâce à la réussite d’un programme de maturation mené à l’Institut Fresnel, issu de la fusion de 3 laboratoires sur le campus de Marseille Nord, dans les domaines de la photonique, de l’électromagnétisme et de l’image, en collaboration avec la Société d’Accélération du Transfert Technologique du Sus-Est (ASTT Sud-Est).

Un projet de recherche devenu projet industriel

Cette dernière a pour mission de protéger, mâturer et licencier les résultats de recherche issus des laboratoires publics des Régions PACA et Corse. Elle a pour actionnaires les Universités d’Aix- Marseille, Nice Sophia Antipolis, de Toulon, d’Avignon et des Pays de Vaucluse, de Corse, l’Ecole Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm et la Caisse des Dépôts. Elle bénéficie d’autre part du soutien de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) du CHU de Nice. Elle a permis à Multiwave Innovation de faire éclore son projet et d’exploiter une licence exclusive du brevet d’utilisation, d’antennes de radiofréquence à base de métamatériaux pour l’IRM clinique à Ultra Haut Champ, copropriété du CNRS, d’Aix-Marseille Université, de l’Ecole Centrale Marseille et du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Ce projet a également été soutenu par l’Institut Carnot STAR et France Life Imaging (FLI).

Rappelons que l’IRM 7T améliore significativement les résolutions spatiales et temporelles des images et donne accès à un diagnostic in vivo plus précis. Les antennes conçues par Multiwave Innovation, les seules fabriquées sur le territoire français, augmenteront encore sa performance.

Source : Actu des start-up: Multiwave Innovation conçoit des antennes IRM à ultra haut champ

Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Le CHU de Rouen a conclu un partenariat avec Medtronic et Philips pour l’achat d’ue salle de rythmologie. Le mode de financement de cette salle est très original pour une installation rédiologique.

Partenariat CHU Rouen

 

Le CHU de Rouen a inauguré, le 12 décembre 2017, une nouvelle salle de cardiologie interventionnelle dédiée aux procédures rithmologie.

Rien de plus normal, me direz-vous. Sauf que cette modalité fait l’objet d’un contrat de cinq ans avec les sociétés Medtronic et Philips, l’une pour le matériel de cardiologie pure, l’autre pour la modalité de radiologie interventionnelle Philips Azurion, une plateforme de dernière génération. Ce partenariat a été conclu afin de développer les prises en charge des patients, améliorer l’efficience des organisations et encourager l’innovation thérapeutique.

Mais cette convention public/privé va plus loin. Le CHU de Rouen n’a en effet pas sorti un centime pour l’achat de cette installation et a institué un système de paiement « à la procédure », un pourcentage étant versé aux deux sociétés partenaires pour tout acte effectué. Il espère ainsi faire des économies directes sur ces achats – on parle de 700 000 à 800 000 € -, mais aussi augmenter les actes réalisés en ambulatoire, grâce notamment à une meilleure gestion du parcours des patients.

Source : Le CHU de Rouen innove pour financer sa nouvelle salle de rythmologie

Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope

#MedTech : Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope#MedTech : Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope#MedTech : Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope#MedTech : Oscult, l’échographie portable qui va remplacer le stéthoscope

80% des personnes qui vont aux urgences n’ont pas besoin d’y aller. Avec un diagnostique à distance, le parcours santé serait simplifié et les procédures plus efficaces, explique Olivier Sautron, le président d’Oscadi. Et c’est bien ce que son produit, Oscult, compte faire.

Olivier Sautron est installé à Bras-Panon, à l’est de l’Île de la Réunion. C’est de cette petite commune à l’autre bout du monde qu’il développe et produit son appareil en cours de certification en Europe, agréé par Apple aux États-Unis et en essai clinique en Malaisie.

La distance, c’est le fort d’Oscult, un appareil et logiciel d’échographie miniaturisé sur iPad. L’appareil prend la forme d’une coque pour tablette à laquelle est reliée une sonde. Il est deux fois moins cher que les outils utilisés pour réaliser des échographies et doté de la qualité d’image, des fonctionnalités et des performances de l’iPad. Bienvenue dans le futur de la télémédecine.

De la géolocalisation à la médecine

Il y a quatre ans, Olivier Sautron ne connaissait rien à la médecine. Son truc c’était les téléphones. En 2001, bien avant l’iPhone, Olivier crée une startup qui fait se rencontrer GPS et GSM. Après une startup dans le SaaS, il passe aux accessoires d’iPhone. Il développe notamment un cardiofréquencemètre pour iPhone qui lui permet de travailler directement avec Apple.

En 2010, suite à une mésentente entre associés, il crée une nouvelle startup avec Thierry Payet. Grâce aux prouesses techniques de l’iPad, il peut enfin réaliser leur rêve d’étudiant : développer une caméra astronomique pour regarder les planètes. Faute de financement, ils changent leur fusil d’épaule et mettent leur technologie d’imagerie au service de la santé début 2013.

« Je cherchais quels appareils attacher à un smartphone et, dans la médicine, l’échographie est le seul appareil que l’on peut miniaturiser. Impossible de miniaturiser un IRM, impossible de miniaturiser un scanner » Olivier Sautron.

Cela a pris une dimension bien plus importante que ce à quoi il s’attendait, explique-t-il. « Moi ce qui m’intéressait c’était le défi technologique. Aujourd’hui, on en est à changer la méthode de diagnostique médical. On s’est rendu compte que l’échographie va vraisemblablement à terme remplacer le stéthoscope. »

Le futur de la médecine

Quand ce bon vieux stéthoscope teste deux organes internes – le poumon et le cœur – l’échographie, elle, peut en tester 30.  En suivant le protocole UCI 30 de University of California (UC), on peut ainsi découvrir des pathologies de la tête aux pieds. L’échographie, complète, très simple et ne nécessitant pratiquement aucune formation, va devenir l’outil indispensable pour les premiers diagnostiques, estime Olivier Sautron.

oscult

L’interface d’Oscult est tellement intuitive qu’avec elle, le délai d’examen passe de 30 minutes en moyenne sur un appareil classique à 10 minutes. Mieux, elle ne nécessite qu’une journée de formation.  En devenant portable et facile d’utilisation, l’échographie devient alors parfaitement adaptée à la médecine d’urgence. On peut l’imaginer sur les plateformes pétrolières ou dans les avions de ligne au même titre qu’un défibrillateur.  N’importe quelle personne formée pourrait alors manipuler l’appareil et laisser un ou une spécialiste médicale faire l’analyse et le diagnostique à distance.

Dans une dizaine d’années, Olivier en est convaincu, l’échographie rentrera même dans les bureaux et les maisons, et permettra d’assurer un meilleur suivi médical et de désengorger les urgences.  Aujourd’hui, l’appareil d’Oscadi coûte 15 900 euros. Dans le futur, Oscadi veut se concentrer sur le service – avec un modèle d’abonnement d’une centaine d’euros par mois – et laisser le hardware aux autres. « On a créé un appareil d’échographie parce qu’il n’existait pas d’appareil d’échographie simple, mais ce qui nous intéresse, c’est d’avoir plateforme mainstream qui sera utilisée par General Electrics, Philips et les autres. »

L’heure de vérité

L’entreprise semble bien partie. Grâce à sa présence en finale de TechCrunch Disrupt Europe en  2014, Oscult a été agréé par Apple. « Aujourd’hui, quand on dit qu’on est finaliste TechCrunch, cela nous ouvre toutes les portes et facilite les négociations » explique Olivier Sautron. Une belle opération pour cette startup qui n’a jamais participé à d’autres concours. « Parce qu’on est à l’Île de la Réunion et qu’on est inexistant sur la carte, c’était le seul moyen d’avoir un peu de visibilité et de montrer à l’écosystème startup que ce qu’on avait créé était d’un niveau international » justifie le fondateur. Depuis l’entreprise se concentre sur son développement.

Oscadi n’a pas encore les certifications internationales pour un usage humain mais, il y a déjà un an, la startup a vendu ses premiers prototypes à des cliniques vétérinaires réunionnaises, et un hôpital malaysien, avec qui travaille son partenaire américain Resuscitation Group, s’occupe du test clinique.

Dès que la certification CE médicale sera obtenue, Oscadi pourra vendre son produit aux urgentistes, qui ont besoin de faire des diagnostics dans les ambulances, et aux sage-femmes qui se déplacent beaucoup à domicile, surtout aux États-Unis.  Puis ce sera le tour des médecins généralistes, des professionnels et professionnelles de la santé et progressivement de tous et toutes.

De La Réunion au Monde

Jusqu’à présente, l’entreprise était volontairement isolée. « On est ni dans un technopole, ni dans un incubateur. On voulait aller vite et être autonome » explique Olivier Sautron. C’est à distance que l’équipe – qui compte désormais 7 personnes et 7 consultants et consultants – a vendu, formé et déployé sa solution.

Être à La Réunion a sur de nombreux points était un avantage. Le Crédit Impôt Recherche y est de 50%, contre 30% dans l’Hexagone, et le niveau de formation y est le même. Mais l’entreprise est si gourmande en talent qu’elle va bientôt devoir faire venir des ingénieurs et ingénieures de l’Hexagone.

En revanche, la startup pâtit de la réputation de la Réunion. « Quand on dit Outre-Mer, les gens pensent à la plage et aux cocotiers plus qu’à une entreprise agréé par Apple pour faire du matériel médical » constate Olivier Sautron. Pour palier ces images négatives et gagner en visibilité, l’entreprise sera désormais basée entre la Réunion et Station F à Paris, au sein du programme Outre-Mer network. L’objectif : rassurer les fonds d’investissement et obtenir le financement pour le développement commercial de la société.

Pharmacien : Choisir la robotisation

Investissement onéreux, prévu pour durer, le choix d’un robot est une tâche délicate qui s’intègre, le plus souvent, dans un projet construit de développement de l’officine.

On n’achète pas une voi­ture à 70 000 eu­ros sans être monté de­dans. » Un prin­cipe que Phi­lippe Comte, ti­tu­laire à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Pro­vence), ap­plique aussi… à l’ac­qui­si­tion d’un ro­bot, après avoir œu­vré pen­dant plu­sieurs an­nées au sein de l’As­so­cia­tion des uti­li­sa­teurs de ro­bots et d’au­to­mates créée par son père, Yves Comte. Ber­trand Veau, qui a ins­tallé dans son of­fi­cine à Tour­nus (Saône-et-Loire) un ro­bot tout au­to­ma­tique équipé d’un bras double (voir « 3 ques­tions à », ci-des­sous), le confirme : « Il im­porte de li­bé­rer du temps pour rendre vi­site à des confrères qui se sont équi­pés. »

Dé­fi­nir ses be­soins

En­core faut-il trou­ver un voi­sin dont l’of­fi­cine a une confi­gu­ra­tion proche de la sienne et ne pas com­pa­rer, par exemple, une phar­ma­cie de quar­tier avec celle d’un centre com­mer­cial, ou une phar­ma­cie équi­pée d’un ro­bot der­rière les comp­toirs alors que vous avez de l’es­pace libre au sous-sol. En­suite, le fu­tur ac­qué­reur de­vra être at­ten­tif à la fa­çon dont range le ro­bot du confrère (voir en­ca­dré ci-des­sous), et à quel mo­ment (avant ou pen­dant les heures d’ou­ver­ture ?). Il pourra ob­ser­ver à quel rythme il dé­livre, en par­ti­cu­lier aux heures de pointe, et si la ma­chine est en­com­brée. Ou en­core s’in­ter­ro­ger sur le nombre de sor­ties en fonc­tion du nombre de comp­toirs, sur les pos­si­bi­li­tés d’in­ter­ven­tion ma­nuelle du phar­ma­cien en cas de panne et sur les dé­lais d’in­ter­ven­tion du fa­bri­cant.
Avant même la vi­site au confrère, le phar­ma­cien doit éva­luer fi­nan­ciè­re­ment, par exemple grâce à un mi­ni­pré­vi­sion­nel réa­lisé avec son ex­pert-comp­table, s’il a la ca­pa­cité de faire face à cet in­ves­tis­se­ment. Se­lon les fa­bri­cants, une phar­ma­cie peut s’au­to­ma­ti­ser à par­tir de 3 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires (CA). Tou­te­fois, « pour une phar­ma­cie plus pe­tite, avoi­si­nant 1,5 mil­lion de CA, mais sai­son­nière et dé­bor­dée pen­dant les va­cances, la ro­bo­ti­sa­tion peut aussi va­loir le coup », ana­lyse Pierre Jé­gou, agen­ceur en phar­ma­cie.
De fait, le chiffre d’af­faires n’est pas le seul cri­tère, in­dique Laurent Cas­sel, as­so­cié du ca­bi­net d’ex­per­tise-comp­table Ade­qua : « L’ac­qui­si­tion d’un ro­bot s’in­tègre sou­vent dans un pro­jet plus glo­bal : je vou­drais dé­ve­lop­per mon CA de 10 %, le ro­bot va- t-il me le per­mettre ? Est-ce que je sou­haite que le ro­bot, en me fai­sant ga­gner du temps en per­son­nel, m’ap­porte une meilleure qua­lité de dé­li­vrance ? Est-ce que je veux agran­dir ma sur­face de vente, au­quel cas je ré­or­ga­nise mon es­pace de sto­ckage avec un ro­bot ? » Les plus pré­voyants pour­ront éga­le­ment ré­flé­chir à la ca­pa­cité fu­ture de la ma­chine : « Si la phar­ma­cie évo­lue, pour­rais-je ajou­ter de nou­velles ré­fé­rences ou bien la ma­chine sera-t-elle sa­tu­rée dès son ins­tal­la­tion ? », sug­gère Phi­lippe Comte.

Pré­ve­nir les idées re­çues

Parmi les points de vi­gi­lance, pour les phar­ma­cies dé­li­vrant fré­quem­ment de longues or­don­nances, sa­chez qu’« un ro­bot dé­livre moins vite à la ligne puisque son bras va cher­cher boîte après boîte », sou­ligne Phi­lippe Comte. Dans ce cas de fi­gure, pré­voir un se­cond bras peut s’avé­rer né­ces­saire.
Autre écueil pos­sible, se dire : « j’au­to­ma­tise pour ga­gner la place des ti­roirs co­lonnes », re­lève Oli­vier Ré­sano, di­rec­teur com­mer­cial chez Mé­ka­pharm, fa­bri­cant. À moins d’une dé­lo­ca­li­sa­tion en étage, il faut pré­voir qu’un ro­bot est vo­lu­mi­neux, « entre 6 et 8 mètres de long, 1,5 mètre de large et 2,5 mètres de haut », note Pierre Jé­gou. L’idéal, se­lon lui, est de pla­cer la ma­chine au dos des meubles d’OTC, ce qui évite les in­con­vé­nients de la « tran­si­tique » : un coût d’ins­tal­la­tion qui aug­mente de 10 % (lon­gueur du ta­pis, in­so­no­ri­sa­tion…) et des dé­lais d’ache­mi­ne­ment des boîtes plus longs.
Der­nier point à prendre en compte, loin d’être un dé­tail : la main­te­nance. En ef­fet, « si les prix des ro­bots ont baissé de 20 à 50 % ces dix der­nières an­nées, le coût de la main­te­nance, à l’in­verse, a for­te­ment aug­menté », pré­cise Phi­lippe Comte. Elle s’élève en moyenne entre 3 et 8 % du prix de l’ap­pa­reil ; aussi ne faut-il pas hé­si­ter à la né­go­cier. Rien n’est ja­mais com­plè­te­ment au­to­ma­tique.

 

Source : Choisir la robotisation

L’enjeu des données personnelles

Sensibles parmi les plus sensibles, les données de santé sont à la fois les mieux protégées mais aussi les plus convoitées. Au fur et à mesure que les différents mondes médicaux s’informatisent – du médecin de ville à l’hôpital –, que le génome est séquencé et que se développent les plateformes de e-santé, les sources de données de santé se multiplient. Et avec elles, les espoirs de nouvelles recherches médicales, d’une médecine plus préventive et efficace, de nouveaux services aux patients. Qui sont les acteurs qui produisent et exploitent ces données ? Jusqu’où ces données doivent-elles être ouvertes et à qui ?

Des données sous haute protection

Les données de santé sont certainement parmi les plus sensibles. Parce qu’elles parlent de nos souffrances, physiques et psychiques, qu’elles racontent nos états de faiblesse, nos malheurs petits ou grands, les données de santé exposent ce que nous avons de plus intime, ce qu’on ne confie qu’à son médecin ou à des proches de grande confiance, bref des informations que personne ne souhaite voir circuler.

Ceci explique que la loi Informatique et Libertés, qui a pour vocation de protéger les données personnelles, leur réserve depuis sa création en 1978 un régime de protection renforcé. Elle pose en principe général l’interdiction de collecter ou de traiter des données dites sensibles, dont les données de santé. Un principe qui est assorti d’exceptions : lorsque le patient y a consenti expressément, ou lorsqu’il est dans l’impossibilité de donner son consentement et qu’il en va de la sauvegarde de sa vie ; lorsque ce sont des professionnels de la santé, soumis au secret médical, qui en ont besoin, pour de la médecine préventive, des diagnostics médicaux, de la gestion de service de santé ; lorsque le traitement est justifié par l’intérêt public ; enfin pour la recherche et les études médicales. Qui plus est, dans de nombreux cas, l’autorisation de la CNIL est un préalable à ces traitements de données, ce qui permet à cette dernière de vérifier que les données sont collectées à bon escient et utilisées dans des conditions de sécurité satisfaisante. Le règlement européen qui entre en vigueur en mai 2018 définit les données de santé – toute information relative à la santé physique ou mentale d’une personne, ou à la prestation de services de santé à cette personne – et leur conserve un régime d’exception.

Le SNIIRAM, une mine de données de santé unique

Dans un même temps, et certains y ont vu un paradoxe, la France est le pays qui dispose de l’une des plus grandes bases de données de santé au monde. En effet, dès 1999 a été mis en place le SNIIRAM (Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie), une base qui rassemble l’ensemble des informations de remboursements de frais de santé des salariés, des agriculteurs et des indépendants, mais aussi les données de l’administration hospitalière. Soit des informations qui concernent aujourd’hui 63 millions de français et qui portent aussi bien sur les soins reçus en ville qu’à l’hôpital, dans des établissements publics que privés. Historiquement, l’accès à cette base a été limité selon un système complexe : la base de données globale n’était jusqu’en 2016 accessible qu’à une poignée d’organismes publics triés sur le volet.

2016 : le tournant de la loi de modernisation de notre système de santé

Que ce soit à l’intérieur du monde médical, ou chez les acteurs du numérique et des big data, les critiques n’ont cessé d’enfler contre le caractère fermé de cette base sous-utilisée. Au terme de débats agités, la loi de modernisation de notre système de santé adoptée en janvier 2016 a tenté de changer la donne, via un nouveau régime d’équilibre. Le SNIIRAM rejoint en effet d’autres bases de données pour former une base encore plus imposante intitulée le SNDS – Système national de données de santé – et la faculté de réutilisation des données est élargie à de nombreux acteurs privés et publics. Mais avec un système de contrôle et de validation des demandes relativement complexe, de manière à interdire des usages incompatibles avec la loi et à maintenir une protection vigilante des données personnelles de santé. Ainsi, seules des données parfaitement anonymisées ou agrégées sont placées en régime stricte d’open data, l’accès à des données identifiées ou identifiables restant contrôlé. De plus, la loi prévoit expressément l’interdiction de certains usages, comme d’exclure une personne d’une assurance ou de modifier le montant de sa cotisation d’assurance suite à la consultation de données de santé. De la même manière, ces grandes sources d’information ne doivent pas servir à du démarchage commercial des professionnels de santé. Comment expliquer ce virage vers une plus grande ouverture ?

Plus de données, plus accessible : une clé pour la recherche médicale

Les raisons de cette évolution légale sont nombreuses. En tout premier lieu, elle doit bénéficier à la recherche médicale, en permettant à de nombreux acteurs publics ou privés d’exploiter ces informations, en facilitant l’identification de patients susceptibles de participer à une cohorte, en croisant les données de différentes sources, y compris non médicales. Par exemple, un médecin qui en observant ses patients, suspecte un effet secondaire à un médicament jusqu’ici non identifié, pourra confirmer ou infirmer son hypothèse en élargissant sa recherche à d’autres malades, hors de son établissement. Des chercheurs qui s’intéressent aux effets secondaires des pesticides sur les agriculteurs, peuvent croiser des informations sur leurs pathologies avec des informations sur la géolocalisation des ventes du produit. L’analyse de la qualité de l’eau peut être croisée avec la propagation de gastroentérites. Dans les pays victimes d’épidémie, on envisage de croiser les informations sur les malades avec des données de téléphonie pour comprendre comment la maladie se propage et mieux construire les politiques publiques d’endiguement. Pharmacovigilance, épidémiologie, prévention des crises sanitaires : autant de champs de la recherche qui peuvent bénéficier de l’analyse de données de santé.

Permettre aux patients d’être mieux informés et plus autonomes

Autres objectifs : encourager l’émergence de nouveaux services d’information sur l’offre et les parcours de soins ; permettre aux patients de prendre des décisions plus informées ; faciliter la démultiplication des canaux d’informations ; contribuer à une démocratisation de la santé. Si certains sites généralistes existent déjà, comme Doctissimo ou PasseportSanté, d’autres applications peuvent se développer, répondant par exemple à des pathologies spécifiques.

Les patients citoyens ont à gagner de cette accessibilité, mais c’est aussi l’action publique dans son ensemble qui peut en bénéficier. Le suivi des patients dans le temps doit ainsi participer à ce qu’on appelle de la médecine de parcours, qui s’appuie sur une coordination des soins entre les différents acteurs du système de santé. Les données doivent également permettre aux pouvoirs publics de s’affranchir en partie des informations fournies par les industriels. Il s’agit aussi de mettre en place de nouvelles interactions entre les patients et les administrations médicales, à double sens, comme le propose le site de pharmacovigilance en Ile de France, sur lequel les patients peuvent déclarer des effets indésirables.

Enfin, bien entendu, derrière l’ouverture des données, il s’agit pour les pouvoirs publics de dynamiser l’innovation et le développement industriel en matière de e-santé, que ce soit avec de nouveaux outils, de nouveaux services ou de nouveaux médicaments.

Mais les données collectées dans le cadre du nouveau SNDS ne sont pas les seules concernées par cette double question de leur accès et de leur protection. Au fur et à mesure que l’informatisation touche tous les acteurs du secteur médical et para médical, de nouvelles sources de données de santé, publiques ou privées, se multiplient.

De la ville à l’hôpital : la multiplication des sources de données médicales

La mise en données de la santé ne date pas d’hier. C’est l’aboutissement d’un long processus qui a notamment commencé avec la mise en réseau progressive entre généralistes et spécialistes. Un médecin de campagne peut depuis longtemps envoyer un électro cardiogramme à un cardiologue afin qu’il le lise et donne son avis sans que le patient ait à prendre un autre rendez-vous et perde ainsi un temps précieux.

Ce mouvement est encouragé par la Caisse d’assurance maladie, qui incite financièrement les médecins à s’équiper en informatique. Ceux-ci utilisent désormais massivement des logiciels dédiés pour la tenue du dossier de leur patient, pour rédiger les prescriptions, ou se faire communiquer des résultats d’analyse. Par ailleurs, ils peuvent nourrir le DMP, dossier médical partagé, en cours de déploiement en 2017. Un dossier destiné au partage d’informations entre praticiens, dans une logique de médecine en réseau, mais aussi entre le médecin et le patient. Les pharmaciens utilisent également des logiciels dédiés, pour la gestion de leur stock et la facturation, qui ont la particularité de collecter des informations sur les médicaments vendus avec ou sans ordonnance. De plus, depuis 2011, les officines peuvent sur simple présentation de la carte vitale du patient, lui ouvrir un dossier pharmaceutique, dans lequel sera consignée la trace des médicaments sur ordonnance qu’il a pu acheter.

L’hôpital, quant à lui, s’informatise doucement, même si le « Programme de médicalisation des systèmes d’information » a démarré dès les années 1980. L’ensemble du personnel y sera bientôt équipé, de l’aide-soignant qui renseigne des informations sur les patients le long de sa tournée au médecin qui saisit lui-même les comptes rendus médicaux, renvoyant le dictaphone aux oubliettes. Au fur à mesure de son parcours de soin dans l’établissement – radios, scanner, analyses sanguines… – le dossier médical du patient s’enrichit, et permet aux médecins d’avoir une vision complète et dans le temps de la pathologie, des traitements reçus, des éventuelles allergies.

Comme le note Hubert Guillaud dans sa réflexion sur l’e-santé : « Quand on arrive dans un établissement de soins, on nous remet des étiquettes de codes-barres. Le système de soin est une usine qui se robotise, s’optimise, s’analyse ».

Enfin, les hôpitaux relevant d’un même secteur harmonisent leurs systèmes d’information et partagent le dossier de leurs patients au sein d’une seule base de données, permettant leur suivi de service en service ou d’établissement en établissement, ainsi qu’une gestion bien plus opérationnelle des urgences, ou encore de la recherche sur des cohortes plus grandes. Ainsi en France, l’AP-HP, l’assistance publique des hôpitaux de Paris, déploie depuis 2015 dans ses différents établissements un portail web sécurisé, I2B2, d’ores et déjà utilisé par les médecins chercheurs pour faire des recherches à partir des données des patients dont ils ont eu la charge et qui ont donné leur accord.

Au cœur de notre système de santé, hôpitaux, médecins de ville, pharmaciens, laboratoires d’analyses médicales ou centres de radiologie sont de gros producteurs – et utilisateurs – de données. Mais la multiplication des services de e-santé et de m-santé participe tout autant à cette effervescence informationnelle…

E-santé, m-santé, Internet des objets : encore et toujours plus de données

Les services de santé dématérialisés, accessibles via un ordinateur ou un téléphone mobile se multiplient. Ainsi les plateformes d’information ou de prise de rendez-vous telle Doctolib ou Mondocteur, les sites de vente en ligne de médicaments (1001pharmacies) et d’optique, les annuaires spécialisés (pagesmed) ou encore les communautés de patients souffrant de pathologies chroniques (Carenity, Patientsworld, Thyroide.com) qui partagent des informations sur leurs maladies, les médicaments pris, les effets secondaires rencontrés, etc.

Tous ces services collectent des informations sur les patients comme sur les professionnels. Qu’en font-ils ? Les communautés de patients affichent explicitement une commercialisation des données agrégées sous forme d’études médico-marketing, avec rétribution du patient dans le cas de PatientsWorld. La plupart des autres plateformes semblent quant à elles valoriser les données sur le marché publicitaire, suivant le modèle classique du Web. Difficile d’avoir une vision claire de l’avenir de ces données, dans la mesure où de nouveaux services, construits autour de modèles de revenus différents, ne cessent d’émerger. Fin 2016, on dénombre à l’échelle de la planète 168 000 applications mobiles de médecine, bien-être, forme, coaching sportif, dont 40 000 spécifiquement dédiées à la santé et à la médecine. À l’échelle de la France, ce ne sont pas moins de 11 000 applications de santé sur mobile qui sont déjà proposées. A cela s’ajoutent ces nouveaux objets connectés – balance, thermomètre, podomètre – qui produisent des données de bien-être, difficiles à distinguer des données de santé stricto sensu.

À quel point tous ces services seront-ils sécurisés et respectueux du droit ? Sauront-ils protéger les données de leurs utilisateurs ? Choisiront-ils de monétiser directement ou indirectement les informations collectées sur leurs utilisateurs ? Autant de questions qui restent ouvertes.

De nouveaux intermédiaires à l’heure des big data en santé

Tout comme leurs homologues du marché de la publicité en ligne, il existe des data brokers, ou courtiers de données, qui se sont spécialisés dans la valorisation des données de santé. Ainsi OpenHealth est une entreprise française, qui depuis une dizaine d’années collecte des données auprès de différentes sources, comme les officines pharmaceutiques, pour produire en temps réel des études destinées « au domaine marketing pour les industries de santé mais aussi épidémiologiques, de santé publique et médico-économiques pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème santé ».

Certains ne se contentent pas d’agréger et d’analyser, mais lancent leurs propres cohortes, afin de disposer d’un gisement de données autonomes, à l’image de Verily, filiale d’Alphabet (Google) qui a annoncé en avril 2017 recruter 10 000 volontaires qui seront équipés d’une série d’objets connectés, afin de suivre l’évolution de leur santé, à distance et sur plusieurs années.

Les deux mondes des données génétiques

Sans rentrer dans les multiples débats éthiques soulevés par la biogénétique en général et la médecine prédictive que les industriels du secteur lui associent, il est de multiples questions attachées aux données issues du séquençage du génome.

Relevons d’abord qu’il existe aujourd’hui plusieurs univers d’analyse des données génétiques… Le premier est porté par le monde de l’hôpital, en partenariat avec des grandes entreprises comme Sophia Genetics, qui travaille avec 250 institutions dans 45 pays, dont de nombreux CHU en France. L’autre est un univers d’entreprises comme 23andMe aux États-Unis : il s’adresse directement aux individus, en leur vendant des tests génétiques élémentaires pour détecter un certain nombre de maladies. 23andMe commercialise, outre les kits de test génétiques, les données agrégées de ses clients à des chercheurs, des laboratoires pharmaceutiques ou des entreprises de biotechnologies. Une commercialisation qui se justifie selon cette société américaine « au nom de la science »…

La légitimité de cette commercialisation de données génétiques n’est pas seule en cause.
Dans quelle mesure un individu a-t-il le droit de céder les droits d’usage sur ces données alors que par nature elles sont porteuses d’informations sur lui mais aussi sur sa famille qui dispose en partie du même code génétique ? Cette focalisation sur les données génétiques ne tend-elle pas à faire oublier tous les autres facteurs environnementaux, culturels, sociaux, qui jouent un rôle essentiel dans le déclenchement d’une maladie ? Les données génétiques, restituées aux individus en dehors d’un encadrement médical, loin de participer à une autonomie de ces derniers, ne vont-elles pas contribuer à son anxiété, et ce faisant au déclenchement de sa pathologie, comme une sorte d’effet rebond ?

S’il est un domaine où l’usage des données de santé appelle un surcroit de précautions et de protections, c’est bien celui des données génétiques.

Restituer les données aux patients, organiser un contrôle collectif

Comme les autres données numériques, et peut-être plus encore, les données de santé attisent les appétits d’une multiplicité d’acteurs, oubliant parfois au passage l’usage que pourrait en faire le patient lui-même. Certains plaident pour que ce dernier puisse bénéficier d’un accès permanent et d’un droit de réutilisation sur ses propres données de santé. En principe, le dossier médical partagé devrait aller dans cette direction puisque le patient pourra non seulement le consulter, mais aussi y ajouter des informations (par exemple en provenance de ses objets connectés) ou les en sortir. Reste à savoir si l’interface et ce qu’on appelle « l’expérience utilisateur » (la manière dont ces données sont exposées, la simplicité des outils pour les explorer, etc.) seront à la hauteur. Aux États-Unis, le gouvernement a mis en place un blue botton, une interface Web qui permet à tout citoyen de télécharger ses données de santé, et de s’en servir directement, par exemple en cas de changement de médecin, pour retrouver des médications anciennes…

En attendant, certains n’hésitent pas à hacker les données de dispositifs fermés, à l’instar du collectif de patients diabétiques #wearenotwaiting qui récupère les données des lecteurs de glycémie pour développer des systèmes d’alerte distants sur mobile. D’autres imaginent des alternatives collectives : plateforme en open source portée par une coopérative à but non lucratif, « midata.coop » propose aux patients de stocker de façon sécurisée et de partager sur une base volontaire les données de santé ou toute autre donnée personnelle, et de décider au cas par cas à qui elles seront ouvertes : famille, médecins, ou chercheurs.

On peut espérer que le règlement européen de protection des données (RGPD), qui instaure le droit à la portabilité des données, permettra d’avancer sur le chemin d’un partage de l’usage entre corps médical, industriels et patients.

Sujet a priori abstrait, difficile à cerner, les données deviennent pourtant le cœur d’un monde de la santé en devenir. Au-delà des stratégies des acteurs, nouveaux ou anciens, cet enjeu interroge la société que nous voulons ou non construire : une jungle où les données de santé seraient l’enjeu d’accaparements pour des finalités plus ou moins légitimes, et où les pouvoirs publics laisseraient à l’individu la responsabilité de leur protection au prétexte d’un consentement plus ou moins conscient ? Ou une civilisation sachant protéger ces données, en réguler et orienter les usages au bénéfice du plus grand nombre, et organiser l’équité de traitement entre tous ?

Source : L’enjeu des données personnelles

Quebec : Un dentiste veut être en mesure de faire des radiographies chez ses patients

Un dentiste de Rimouski veut pouvoir faire des radiographies chez ses patients. Le docteur Alexandre Cossette propose son service à domicile chez des gens âgés ou à mobilité réduite. Une offre de soins qui est appelée à s’étendre au cours des prochaines années. Il offre ce service à ses clients depuis plus de trois ans. Depuis l’incendie de sa clinique dans le secteur du Bic, il fait de plus en plus de consultations à domicile avec son assistante. Un marché en expansion avec le vieillissement de la population.  Vidéo 
 
«À domicile, on peut faire des plombages si on a une bonne vue directe sur le problème sur une carie ou sur le bris d’une dent. On peut faire des nettoyages. On a du diagnostic aussi. On peut faire des prescriptions, mais on est assez limité sur certains traitements qu’on pourrait faire en clinique avec une vue radiologique», a expliqué le docteur Cossette, dentiste à la clinique dentaire du Bic.

La réglementation actuelle ne lui permet pas d’utiliser un appareil radiologique portatif à domicile. Selon la loi sur les laboratoires médicaux, dans un laboratoire où il existe déjà un appareil à rayons X mobile, ce dernier doit être fixé et la salle où il est utilisé blindée.

«Malgré que la radiologie dentaire est très sécuritaire et expose très peu, cette technologie-là est encore confinée à un laboratoire ici. Il y a d’autres endroits dans le monde qui permettent d’utiliser les appareils portables ou mobiles», a souligné le dentiste.

Cela limite donc le nombre de services qu’il peut offrir à domicile. Il déplore que certains de ses patients à mobilité réduite doivent se déplacer pour les radiographies.

Le dentiste rencontra sous peu les différents élus de la région. «C’est ce que l’on veut démontrer aux gens qui changent et qui font bouger les choses. On peut adapter cette loi-là à la technologie actuelle, puis faire mieux pour la population», a-t-il souligné.

La radiographie portable fait partie du plan stratégique 2014-2019 de l’Ordre des dentistes du Québec. L’organisme indique que ce type d’appareil peut être utilisé à l’heure actuelle à l’intérieur de certains établissements, dont les CHLSD.

Source : Un dentiste veut être en mesure de faire des radiographies chez ses patients

Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Les constructeurs proposent de plus en plus aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines.

Le secteur de l’imagerie médicale vit une lourde transformation. Hier, les constructeurs proposaient des machines capables de prouesses techniques toujours plus importantes. Aujourd’hui, si les constructeurs de scanners, IRM et autre échographe restent des industriels, ils font évoluer leur business model vers les services.

Les Siemens, Philips et autres GE continuent de renouveler leur offre de machines et de logiciels comme en témoignent les 38.000m2 de halls d’exposition qui leur étaient consacrés lors du grand rendez-vous annuel de la RSNA (Radiological Society of North America) à Chicago, fin novembre. Mais « nous sommes passés d’une industrie de prototypes à la maturité, explique Hassan Safer Tebbi, le patron de Siemens Healthineers en France. Les efforts sont davantage orientés vers la réduction de la variabilité de l’image produite et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle ».

Le recours à l’intelligence artificielle y contribue. Siemens a par exemple installé sur ses scanners haut de gamme une caméra 3D qui permet un positionnement optimal du patient grâce à l’apprentissage de la machine, ce qui évite d’irradier inutilement le malade en dehors de la cible de l’examen. « Le bénéfice pour le patient est devenu un argument de vente central, confirme Catherine Estrampes, présidente de General Electric Healthcare Europe. Il y a aujourd’hui une focalisation de nos clients sur le résultat ».

Gestion de parcs de machines

Mais au-delà de cette évolution, les constructeurs développent de plus en plus une activité de service en proposant aux hôpitaux des contrats pluriannuels de gestion de leurs parcs de machines. Siemens a par exemple passé un accord de ce type avec le Brampton Civic Hospital (900 lits) à côté de Toronto. Pour une période de 15 ans, le constructeur prend en charge, moyennant une rémunération annuelle fixe, la gestion, le financement, la maintenance, et le renouvellement des 190 machines du service d’imagerie. Dans le même esprit, Philips a signé l’année dernière un partenariat de 60 millions d’euros, sur 12 ans, avec les Hospices Civils de Lyon dans le cadre duquel il va gérer 76 appareils d’imagerie.

Un contrat de performance

Mais sur ce créneau, d’autres industriels, comme Medtronic, un fournisseur de matériel médical implantable, viennent les concurrencer. C’est ce dernier qui gère la nouvelle salle de rythmologie du CHU de Rouen dans le cadre d’un contrat de performance. Au-delà de la vente de ses produits, Medtronic est rémunéré à la procédure pour la fourniture des équipements de rythmologie et des prestations de conseil. Il s’engage en contrepartie à améliorer le plateau technique (des équipements Philips), à augmenter le nombre de procédures et à diminuer le temps de séjour à l’hôpital.

Source : Imagerie médicale : les fabricants prennent le virage des services

Radiothérapie pulmonaire guidée par GPS

Le service de radio-oncologie des HUG a effectué cet été son premier traitement de radiothérapie pulmonaire en utilisant un navigateur GPS du corps humain.

Utilisée jusqu’ici pour le cancer de la prostate, cette technologie localise la tumeur en temps réel et en continu malgré les mouvements respiratoires. Elle réduit ainsi le volume de tissus sains irradiés et augmente la précision du traitement.

Les émetteurs implantés dans la tumeur à traiter ou à proximité transmettent de manière extrêmement précise ses coordonnées spatiales. L’irradiation est interrompue automatiquement si la tumeur sort de la zone. Elle est réenclenchée dès qu’elle y revient.

Cette avancée, menée par la Dre Francesca Caparrotti, est le fruit d’une collaboration entre le service de radio-oncologie(link is external), dirigé par le Pr Raymond Miralbell, et celui de pneumologie(link is external), dirigé par la Pre Paola Gasche.

Source : Radiothérapie pulmonaire guidée par GPS

 

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Selon la Fédération hospitalière de France, les établissements devraient enregistrer un déficit d’environ 1,5 milliard d’euros en 2017 sous les effets conjugués des plans d’économies demandés par l’État et d’une activité moins dynamique. Une situation qui, prévient-elle, risque d’avoir des conséquences graves sur le fonctionnement des hôpitaux.

Rien ne va plus dans les hôpitaux français. Selon la Fédération hospitalière de France, ils sont étranglés financièrement: leur déficit devrait atteindre 1,5 milliard d’euros cette année, selon les premières estimations qui parviennent aux Agences régionales de santé. Ce montant est «dramatique et totalement inédit», s’alarme la FHF dans un communiqué publié ce lundi. Il témoigne selon elle d’une forte dégradation financière sur un an puisqu’en 2016, le déficit atteignait 470 millions d’euros.

Si les hôpitaux vont si mal, c’est d’abord parce qu’ils sont sous pression, assure la fédération. Soucieux de réduire le trou de la Sécu, les gouvernements imposent chaque année aux hôpitaux des plans d’économies. Sur les trois dernières années, ces économies ont représenté 3 milliards d’euros selon la FHF. Et le dernier projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, porté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ne déroge pas à la règle puisqu’il leur réclame 1,6 milliard d’économies sur un an. «C’est du jamais vu», confie au Figaro Frédéric Valletoux, président de la FHF. «Le budget 2018 table sur une hausse de 2,3% de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à près de 200 milliards d’euros, mais la hausse tendancielle des charges des hôpitaux publics est de 3% environ. La différence entre l’Ondam et cette hausse des charges représente 1,6 milliard d’euros, soit le montant qu’on demande aux hôpitaux d’économiser!», s’insurge ce dernier. «Et parallèlement, on ne rend pas ces économies supportables avec des réformes structurelles. Il y a des contraintes administratives fortes et pas de capacité d’adaptation», dénonce-t-il.

 

Cette année, les hôpitaux ont aussi subi les effets négatifs de la tarification à l’acte (T2A). Mise en place en 2004, la T2A prévoit que la majorité du financement des hôpitaux dépende du nombre et de la nature des actes réalisés. «Pour 2017, le gouvernement avait anticipé une hausse de l’activité. Mais pour tenir l’Ondam, il avait décidé de baisser le prix de l’acte. Or en 2017, l’activité des hôpitaux n’a pas été dynamique. Moins d’actes avec des financements en baisse, cela entraîne moins de ressources», résume le président de la FHF. «C’est bien la preuve que ce système de financement n’est plus adapté. On marche sur la tête», ajoute-t-il.

«L’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé»   Frédéric Valletoux, président de la FHF

Cette dégradation financière et ce nouvel objectif d’économies de 1,6 milliard en 2018 auront des conséquences graves pour les hôpitaux «qui vont se trouver pris en otage entre la qualité des soins qu’ils doivent à leurs patients, la préservation des conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières et l’obligation du retour à l’équilibre des comptes», explique la FHF dans son communiqué. «Aujourd’hui, l’hôpital est la variable d’ajustement des dysfonctionnements du système de santé. C’est une fragilisation sans précédent et le personnel le vit très mal. Pour rappel, 1,5 milliard de déficit, cela représente 30.000 emplois. Si le but du gouvernement est de mettre en place un plan de suppression de postes, il faut le dire!», s’agace Frédéric Valletoux.

Agnès Buzyn veut en finir avec la course à l’acte

Autre motif de colère: la décision prise fin novembre par Agnès Buzyn de ne dégeler que 150 millions d’euros sur les quelque 400 millions mis en réserve pour garantir les objectifs budgétaires. Chaque début d’année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux sont mis en réserve par le gouvernement qui peut décider de les annuler si les objectifs de dépenses ne sont pas tenus, ou au contraire de les dégeler. Dans un communiqué commun, la FHF, la FHP (privés), la Fehap (privés non lucratifs) et Unicancer lui avaient réclamé le dégel en fin d’année de l’intégralité des crédits mis en réserve. «Après n’avoir restitué aux établissements que 150 millions, [le gouvernement] envisage maintenant de prélever le solde des crédits 2017 votés et destinés à financer les missions d’intérêt général pour éponger les effets de la convention médicale. Cette convention a été passée avec les professionnels de santé libéraux, et son coût a été initialement sous-estimé», dénonce par ailleurs la FHF.

Pour son président, plusieurs mesures d’urgence s’imposent. «Il faut alléger la bureaucratie qui étouffe l’organisation. Il faut faire confiance aux équipes. Il faut ensuite vraiment s’attaquer aux actes inutiles. Il faut les traquer partout et pas seulement dans les hôpitaux. Des milliards d’euros d’économies sont à la clé. Il faut ensuite corriger la T2A pour casser la course à l’acte», énumère Frédéric Valletoux. Dans un entretien à Libération le 12 décembre dernier, la ministre Agnès Buzyn s’était dite favorable à ce dernier point. «Nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A: ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise (…) Cette logique est arrivée à son terme», expliquait la ministre. «Le constat est partagé, mais après?», s’interroge le président de la fédération hospitalière de France. «Il faut des actes volontaristes. Depuis 2012, la situation des hôpitaux n’a fait que se dégrader. Or si l’hôpital, maillon central de notre système de santé, craque, c’est tout le système de santé qui recule de plusieurs cases», prévient-il.

Source : Le déficit des hôpitaux publics va exploser cette année

Redon : une nouvelle table de radiologie à l’hôpital

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d'imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Cécile Leray, chef du pôle support clinique ; Cécile Descloquemant, chef du service d’imagerie ; Hervé Bouche, manipulateur radiologie ; Éric Arnaud, médecin urgentiste et Caroline Quelard, cadre.

Le centre hospitalier Redon – Carentoir vient d’investir  300 000 € dans une nouvelle table de radiologie. Motorisée, pré-programmée et télécommandée, elle va simplifier les choses pour les soignants et les patients.

Ce vendredi 15 décembre, le centre intercommunal hospitalier Redon – Carentoir a inauguré une nouvelle table de radiologie. C’est un projet dans les tuyaux depuis 2016 : les deux tables de radiologie tombaient régulièrement en panne et l’hôpital souhaitait avoir du matériel plus performant. Pour cela, il a investi 300 000 €. Les travaux d’installation ont débuté en septembre et se sont achevés mi-octobre.

L’hôpital a choisi le système DRX – Evolution de Carestream, une référence dans ce domaine. Le principal atout de cette technologie de pointe est sa rapidité : « Puisque 75 % de son activité est dédiée aux urgences, le service d’imagerie pourra ainsi assurer un débit-patient plus important », se réjouit le service dans un communiqué de presse.

Une machine plus confortable et de pointe

« On est plus proche de nos patients, on les déplace moins. On a aussi une radioprotection plus importante car on baisse la dose presque deux à trois fois par cliché, ce qui est très important », vante Hervé Bouche, manipulateur radiologie.

Sur la technique, les soignants auront moins de manipulations à faire : la machine est entièrement motorisée, pré-programmée, télécommandée ; la table est réglable en hauteur pour faciliter l’installation des personnes âgées ou handicapées ; et la qualité d’image est remarquable.

Des projets jusqu’à 2020

Dès 2018, les patients pourront consulter leurs résultats d’examens d’imagerie directement en ligne, à partir d’un code confidentiel. « Le partage des données sera également accessible de manière sécurisée au corps médical pour assurer un meilleur suivi des patients entre les différents services », précise le communiqué.

Puisque cette nouvelle machine est essentiellement dédiée à la prise en charge des patients du service des urgences, un projet d’ouverture de la salle de radiologie est donc à l’étude.

 Enfin, le plateau technique du service d’imagerie sera complété en fin d’année 2019 par l’arrivée d’un appareil IRM.

Les chiffres clés du service d’imagerie de l’hôpital

VIDÉO – Une première chirurgicale au CHU de Grenoble pour opérer le bas de la colonne vertébrale

L’imagerie médicale s’installe dans les blocs opératoires.

La chirurgie mini-invasive et la radiologie interventionelle permettent de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique. – Philips

La montée en puissance des équipements d’imagerie permet de multiplier les interventions chirurgicales sans « ouvrir » le patient.

L’imagerie vient de plus en plus au secours de la chirurgie. Ce mardi, le CHU de Rouen a inauguré une salle dédiée au traitement des troubles du rythme cardiaque d’un nouveau genre. Equipée de quatre outils de « cartographie » reconstituant une image 3D de la cavité cardiaque, cette salle permet de détruire les tissus cardiaques malades en s’appuyant sur les images du système combinées à celles d’IRM, de scanner et d’échographie. Elle a été conçue par Medtronic et Philips.

Dans le même hôpital, Siemens Healthineers a installé, il y a trois ans, une salle de chirurgie cardiaque dite « hybride », c’est-à-dire pouvant être utilisée à la fois pour la chirurgie classique et pour les interventions percutanée (sans « ouvrir » le patient), comme la dilatation des artères coronaires ou le remplacement de valves cardiaques. A la clinique Pasteur de Toulouse ou à l’hôpital Marie Lannelongue du Plessis-Robinson, un des leaders mondiaux dans le traitement des maladies cardiovasculaires et pulmonaires graves, c’est General Electric Healthcare qui a fourni le matériel.

Des avantages en termes de sécurité

Les grands de l’imagerie ont tous créé leur division spécialisée pour se positionner sur ce marché de 17 milliards de dollars en forte croissance, où il n’est pas tant question de vendre du matériel que «  d’apporter au client une solution complète répondant aux problématiques spécifiques de son site  », explique Olivier de Deuille, qui dirige l’activité « Advanced Therapies de Siemens Healthineers en France.

Or, « le recours à la chirurgie mini-invasive – réalisée par les chirurgiens – ou à la radiologie interventionnelle – exercée par les radiologues – est une tendance de fond promise à un fort développement », explique-t-on chez GE Healthcare. A Marie Lannelongue, on observe une progression de 30 % par an des procédures mini-invasives. Elles présentent des avantages en termes de sécurité (moins de risques d’infection) et de confort, qui autorisent à traiter des patients jusque-là inopérables avec la chirurgie conventionnelle.

Mais ces approches permettent aussi de réduire la durée d’hospitalisation : 5 jours en interventionnel contre 15 jours pour une opération chirurgicale classique, estime-t-on à Marie Lannelongue

Les yeux du chirurgien

Ce changement n’est possible que grâce à l’imagerie. « Lors des procédures percutanées, les équipements d’imagerie interventionnelle sont les yeux du chirurgien », explique-t-on chez GE Healthcare. Ce sont eux qui permettent au praticien de visualiser l’impact de leurs gestes sur la lésion.

S’agissant de cardiologie, domaine le plus en pointe en radiologie interventionnelle, ces équipements comprennent généralement un appareil de visualisation des vaisseaux, qui fournit des images dynamiques, un scanner qui fournit des images 3D plus précises et, un échographe, voire une IRM, pour une meilleure exploration des tissus mous. Toutes les images qui en résultent peuvent être visualisées en parallèle et enrichies grâce à d’autres images préalablement acquises, voire fusionnées entre elles.

Ultime amélioration présentée par GE et Siemens lors de la conférence 2017 du secteur à Chicago : un matelas conçu pour pouvoir passer d’un type d’imagerie à l’autre sans qu’il soit nécessaire de déplacer le patient. La sécurité du malade, dont on ne change pas la position, se trouve encore améliorée par ce dispositif adapté aux salles qui disposent des différents types d’imagerie (exceptée l’IRM). Une configuration qui se développe de plus en plus.

Source : L’imagerie médicale s’installe dans les blocs opératoires.

Médecine connectée : les données c’est la santé

Le premier médicament connecté est en passe de commercialisation aux Etats Unis. Cette nouvelle nous fait-elle entrer dans médecine connectée ? Qu’est ce que la médecine connectée ou télémédecine ? Et l’e-santé ? De quelles technologies parle-t-on, dans quels domaines et pour quelles maladies ?

La santé connectée

Il y a un mois, le 14 novembre dernier, la FDA, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a autorisé la vente du premier médicament connecté : une pilule neuroleptique qui agit sur plusieurs troubles psychotiques, l’objectif étant de recueillir des données pour s’assurer de sa prise par les patients. Et c’est là tout le paradoxe que pose aujourd’hui la e-médecine, ou médecine connectée. Entre d’une part le spectre d’une surveillance médicale incompatible avec la liberté d’observance individuelle et de l’autre l’utopie d’une médecine pour tous, totalement individualisée et enfin libérée du dictat du monde médical.

Médecine connectée : les données c’est la santé. C’est le problème qui va occuper La Méthode scientifique dans l’heure qui vient

Et pour évoquer ces questions et la promesse d’une médecine numérique accessible à tous, nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui Cécile Monteil, médecin aux urgences pédiatriques de l’hôpital Robert Debré, directrice médicale d’AdScientiam, start-up qui allie recherche médicale, santé mobile et objets connectés, rattachée à la Pitié Salpêtrière et Nicolas Postel-Vinay, médecin dans l’unité hypertension artérielle de l’hôpital Georges Pompidou en charge de télémédecine et d’éducation thérapeutique et fondateur du site automesure.com.

Le reportage du jour

En quoi la télécardiologie facilite-t-elle le le suivi du médecin et la vie du patient à risque de troubles cardiaques ? Reportage à l’Institut de Cardiologie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière avec le Dt Caroline Himbert. Par Céline Loozen :

Écouter le reportage :

La France achève la numérisation de son parc d’imagerie

Le passage au numérique avec, ici, l’appareil de Philips- apporte une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites mais aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace – Carl Fowler

Les CHU de Dijon et Nancy viennent de changer les derniers types d’appareils d’imagerie, qui n’étaient pas encore au numérique.

Qu’il s’agisse de scanner, d’IRM ou de mammographie, les centres français d’imagerie publics et privés ont basculé progressivement vers le numérique au cours des vingt dernières années, au gré du renouvellement des équipements. A une exception près, les TEP- Scan. Apparus au début des années 2000, ces appareils combinent deux types d’imagerie : le scanner qui donne des images précises des organes après reconstruction en trois dimensions et la Tomographie à émission de positons (TEP) qui apporte des informations sur le fonctionnement des organes au niveau moléculaire après injection d’un radiotraceur . « Le TEP Scan est devenu un outil de choix pour diagnostic de maladies comme les cancers ou les démences mais aussi pour suivre l’effet des traitements », explique Gilles Karcher, responsable du service de médecine nucléaire du CHU de Nancy.

Des équipements 2 à 4 millions d’euros l’unité

Mais depuis cet automne, la France amorce aussi le virage numérique pour ses TEP-Scan, maintenant que deux constructeurs, Philips et General Electric, en proposent à 2 à 4 millions d’euros l’unité. Le centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc et le CHU de Dijon ont choisi celui de GE tandis que le CHU de Nancy a opté pour Philips.

Troisième grand acteur de l’imagerie, Siemens n’a pas encore de TEP Scan numérique mais les performances de ses machines restent très bonnes car le constructeur se distingue par la qualité d’un autre des composants du TEP Scan : les cristaux chargés de capter le rayonnement émis par le radiotraceur (la substance radioactive injectée).

Qu’apporte ce passage au numérique ? « Une sensibilité accrue qui permet de détecter des lésions actives encore plus petites avant même l’apparition de symptômes, explique-t-on chez General Electric. Cela permet aussi de déterminer plus tôt si un traitement est efficace en identifiant des changements dans le métabolisme des cellules avant même que la taille de la tumeur ne diminue ». A l’inverse, en l’absence de tels changements, on pourra plus rapidement opter pour un autre traitement.

La durée de l’examen diminue

Mais au-delà du bénéfice clinique , le patient y trouve son compte de deux autres manières. « Tout d’abord, la durée de l’examen diminue d’un facteur 10 avec notre équipement », explique-t-on chez Philips. D’où une moindre exposition du patient aux rayons X. En outre, la dose de radiotraceur peut elle aussi être divisée par 2 dans le cas de Philips. Enfin, dernière conséquence, « la possibilité d’observer en temps réel la fixation du radiotraceur et d’obtenir ainsi des informations dynamiques là où on n’avait jusque-là que des informations quantitatives [plus ou moins de produit radiotraceur fixé NDLR] » se réjouit Gilles Karcher.

Source : la France achève la numérisation de son parc d’imagerie

Le Prix Galien sur les dispositifs médicaux revient à EOS® en 2017

La Prix Galien a récompensé, en 2017 pour la catégorie « Dispositif médical », la société EOS® pour son apport dans les pratiques de la chirurgie orthopédique et pour promouvoir cette success story à la française.

Le Prix Galien récompense, chaque année, des innovations thérapeutiques récentes mises à la disposition du public, des travaux de recherche pharmaceutique, ainsi que des innovations d’exception dans tous les domaines de la santé : médicament, dispositif médical, dermatologie esthétique, e-santé ou accompagnement du patient.

La catégorie « Dispositif médical » a promu, le 6 décembre 2017, la société EOS®, pour son système d’acquisition d’images stéréo-radiographiques du corps entier d’un patient, en position fonctionnelle qui permet notamment de réduire la dose patient de 50 à 85 % par rapport à la radiologie standard, avec un système de reconstruction en 2D et 3D du squelette. La firme a également développé les EOSapps, une suite logicielle en ligne pour la simulation, la planification chirurgicale et le contrôle, en 3D, de la chirurgie de la hanche, du genou et du rachis.

Le Prix Galien a voulu récompenser à la fois son apport dans les pratiques de la chirurgie orthopédique, où il est devenu un standard de référence, et la success story française, qui illustre la réussite d’une coopération entre recherche fondamentale, recherche clinique et expertise industrielle, ainsi que la réussite du déploiement clinique et commercial d’une innovation.

Bruno Benque

Source : Le Prix Galien sur les dispositifs médicaux revient à EOS® en 2017

CELLNOVO ANNONCE LE MARQUAGE CE DU PREMIER SYSTÈME DE DÉLIVRANCE D’INSULINE BLUETOOTH™ ET ANDROID®

Cellnovo Group (Paris:CLNV) (« Cellnovo » ou la « Société » – CLNV : EN Paris), société de technologie médicale qui distribue la première micro-pompe connectée pour mieux gérer son diabète, annonce aujourd’hui une innovation majeure dans son secteur avec le marquage CE d’une nouvelle génération de son système mobile de gestion du diabète : la première micro-pompe connectée utilisant Bluetooth® Low Energy associée à une tablette tactile fonctionnant sous Android™ pour la délivrance d’insuline aux patients diabétiques. L’utilisation d’une technologie de communication sans fil de pointe et du système d’exploitation mobile standard du marché assurera l’interopérabilité avec d’autres dispositifs mobiles pour gérer sa santé, notamment pour les projets de pancréas artificiel auxquels la société prend part.

Cette innovation majeure renforce la supériorité du système Cellnovo, seule micro-pompe connectée capable de fournir aux patients et aux médecins des données en temps réel.

Cette nouvelle génération du système Cellnovo renforce ses performances dans trois domaines :

L’adoption de standards technologiques facilitera l’interopérabilité du système Cellnovo avec d’autres objets connectés pour la santé et le bien-être des patients. Le nouveau système pourra ainsi être couplé aux lecteurs de glycémie, aux traqueurs d’activité et aux montres connectées, pour une gestion intégrée de la santé du patient. Grâce à ces innovations, Cellnovo dispose d’une plateforme de choix pour développer ses offres de pancréas artificiel et de délivrance automatisée d’insuline.

La micro-pompe Cellnovo communiquera désormais avec la tablette tactile via Bluetooth® Low Energy, un standard de communication dédié aux objets connectés. Cette technologie garantit la qualité des communications tout en réduisant considérablement la consommation d’énergie.

Enfin, l’intégration du système d’exploitation Android™ améliore la performance de la tablette tactile propriétaire de Cellnovo.

Sophie Baratte, Directrice Générale de Cellnovo, commente :  « Nous avons le plaisir d’annoncer que notre système mobile de gestion du diabète nouvelle génération est désormais marqué CE. Avec cette nouvelle génération, Cellnovo anticipe les besoins de la médecine de demain. Les technologies connectées ouvrent la voie à une prise en charge des patients plus personnalisée et permettent à Cellnovo de se doter d’une plateforme adaptée aux futurs systèmes de pancréas artificiel. Cette avancée constitue une étape importante dans la réalisation de notre mission, qui consiste à rendre les patients plus autonomes dans la gestion de maladies chroniques, comme le diabète.»

Javaid Masoud, Directeur Technique de Cellnovo, ajoute :  « Nous sommes fiers d’avoir franchi cette étape importante de notre feuille de route de recherche et développement. Nous assistons à une convergence accélérée des dispositifs médicaux avec les produits grand public pour la santé et le bien-être, comme les montres connectées et les traqueurs d’activité. En étant la première à adopter la technologie Bluetooth® Low Energy dans une micro-pompe à insuline connectée et le système d’exploitation Android™ pour la tablette tactile qui lui est associée, Cellnovo se positionne comme un acteur majeur dans ce domaine. »

À propos de Cellnovo (Euronext : CLNV)

Société indépendante de dispositifs médicaux spécialisée dans le diabète, Cellnovo a conçu et distribue le premier système connecté tout-en-un de gestion du diabète, qui contribue à simplifier la vie des patients. Compacte, intuitive et entièrement connectée, la pompe d’insuline de Cellnovo comprend un écran tactile avec un lecteur de glycémie intégré. Ce système unique permet une gestion optimale des injections d’insuline tout en assurant aux patients une grande liberté de mouvement et une tranquillité d’esprit. Grâce à la transmission automatique des données, il permet également un monitoring constant et en temps réel de l’état du patient par les membres de sa famille et ses professionnels de santé. Cellnovo participe actuellement à plusieurs projets majeurs de Pancréas Artificiel pour le développement de systèmes de délivrance automatisé d’insuline avec Diabeloop, TypeZero et Horizon 2020.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.cellnovo.com

À propos du système de gestion du diabète Cellnovo

Compacte, intuitive et entièrement connectée, la pompe à insuline de Cellnovo comprend un écran tactile avec un lecteur de glycémie. Ce système unique permet une gestion optimale des injections d’insuline tout en assurant aux patients une grande liberté de mouvement et une tranquillité d’esprit. Grâce à la transmission automatique des données, il permet également un monitoring constant et en temps réel de l’état du patient par les membres de sa famille et ses professionnels de santé.

Cellnovo is listed on Euronext, Compartment C
ISIN: FR0012633360 – Ticker: CLNV

Source : CELLNOVO ANNONCE LE MARQUAGE CE DU PREMIER SYSTÈME DE DÉLIVRANCE D’INSULINE BLUETOOTH™ ET ANDROID®

SuperSonic Imagine installe six échographes Aixplorer® Ultimate sur les sites du Groupe d’Imagerie Médicale « Occitanie-Garonne »

SuperSonic Imagine , société spécialisée dans l’imagerie médicale par ultrasons (échographie), annonce aujourd’hui l’installation de 6 échographes, Aixplorer® Ultimate, sur les 5 sitesde radiologie du Groupe « Occitanie-Garonne » implantés dans la région toulousaine et à Saint Gaudens.

Avec ses 14 médecins radiologues qui réalisent l’ensemble des examens à visée diagnostique et thérapeutique, les 5 centres sont spécialisés, entre autres, dans la détection, caractérisation de lésions musculo-tendineuses et mammaires ou encore dans le diagnostic des maladies abdominales.

Il s’agit des Services de Radiologie de la Clinique Médipôle Garonne, spécialisée en médecine sportive, et de la Clinique d’Occitanie (Muret), des Centres de Radiologie de Rieux-Volvestre, de Muret et du Centre Hospitalier Comminges Pyrénées (Saint-Gaudens).

Seulement trois mois après avoir annoncé la sortie de son nouveau produit Aixplorer Ultimate, SuperSonic Imagine confirme le vif intérêt du marché pour son dernier né. Aixplorer® Ultimate, un échographe polyvalent, complet et ultra-rapide.

L’échographe Aixplorer® et son mode d’imagerie exclusif l’Élastographie ShearWave™ (SWE™) ont démontré, leurs bénéfices cliniques tout au long du parcours radiologique des patients dans de nombreuses indications (musculo-squelettique, foie, sein, prostate, etc…) : aide au dépistage, meilleure caractérisation des lésions, aide à la biopsie, suivi thérapeutique, évaluation des maladies chroniques du foie.

Avec Aixplorer® Ultimate, qui intègre également une puissance de calcul plus de quatre fois supérieure à celle des modèles précédents, SuperSonic Imagine répond à un large éventail de besoins cliniques pour les radiologues et médecins au profit de leurs patients et se positionne ainsi comme un acteur majeur de l’imagerie échographique multiparamétrique.

« Pour nous, groupe d’experts en imagerie médicale, il est important de maintenir en permanence un matériel à la pointe de la technologie. Notre choix s’est tourné naturellement vers la solution haut de gamme de SuperSonic Imagine qui intègre l’Élastographie ShearWave, mais aussi des innovations telles que Angio PL.U.S. et Needle PL.U.S » explique François Blain, médecin radiologue au sein du groupe d’imagerie médicale « Occitanie-Garonne ».

« Ces nouveaux outils proposés par SuperSonic Imagine nous apportent une aide considérable pour identifier, localiser et caractériser les lésions avant et après traitement et se révèlent être des outils d’échoguidage très performants dont nous avons besoin notamment pour les tendinopathies pour le suivi des injections de Plasma Riche en Plaquettes ou de corticoïdes » continue Philippe Adam, médecin radiologue au sein du groupe d’imagerie médicale « Occitanie-Garonne ».

« En plus des modes innovants, nous utilisons aussi les modes plus conventionnels d’Aixplorer comme l’imagerie de contraste par micro-bulles. Cela nous permet de rehausser le signal ultrasonore dans les vaisseaux sanguins après injection de produit de contraste, cette technique en temps réel permet d’étudier les différentes phases vasculaires artérielles, portales et tardives lors de la perfusion d’un organe en vue de la caractérisation des tumeurs » ajoute Julien Auriol médecin radiologue du groupe « Occitanie-Garonne ».

« Nous sommes très fiers d’avoir livré ces 6 Aixplorer® Ultimate au groupe Occitanie-Garonne. Ils viennent s’ajouter à un premier appareil utilisé pour l’imagerie du sein depuis 2013. Cette acquisition démontre la performance d’Aixplorer® et de sa technologie ShearWave dans des indications variées.

Le module de fusion et navigation permettant de combiner des images échographiques en temps réel avec l’IRM, le scanner et le PET a aussi été un critère de choix décisif. Pour le sein, l’élastographie ShearWave™ accroit les performances diagnostiques de l’échographie en améliorant la caractérisation des lésions mammaires. Elle permet également de diminuer le nombre de biopsies négatives. Pour le foie, elle permet d’évaluer le degré de fibrose hépatique en mesurant la dureté du foie et, avec l’index hépato-rénal, elle permet de quantifier la stéatose hépatique d’origine alcoolique ou non-alcoolique (NASH)» précise Yves Tenaglia, Vice-Président Europe, Moyen-Orient et Afrique de SuperSonic Imagine.

JFR 2017: un bilan enthousiasmant !

L’heure est au bilan pour les JFR 2017. Un bilan enthousiasmant, selon le Président du congrès, le Pr Jean-Michel Bartoli. Retour sur les temps forts de ce carrefour où convergent toutes les composantes interprofessionnelles de la spécialité.

Société Française de Radiologie
Société Française de Radiologie

Quelques semaines après la clôture des Journées Francophones de Radiologie (JFR) 2017, l’heure est au bilan. Un bilan largement positif, si ‘on en croit le ressenti du Président du congrès, le Pr Jean-Michel Bartoli. « C’est un bilan enthousiasmant« , déclare-t-il.

80 interviews réalisées sur le plateau TV des JFR 2017 !

Les JFR 2017 ont mobilisé 17 600 visiteurs, qui sont venus suivre les 1 330 interventions des 1 105 orateurs et experts, échanger entre professionnels de santé et découvrir les nouveautés en matière de matériel. Cette session a été couverte par plus de 40 médias nationaux et internationaux dépêchant plus de 90 journalistes télés, radios, presse écrite et internet qui ont rendu compte de l‘actualité de la radiologie et des JFR 2017, sans oublier les 80 interviews qui ont été réalisées sur le plateau TV des JFR.

Une édition articulée autour de trois thèmes phares

Le patient et son radiologue était le thème principal qui avait retenu cette année par le Comité scientifique, en partenariat avec les associations de patients, ce qui a permis de mettre en place des réunions de dialogue, une série de parcours-patients et motivé l’engagement pour la Société Française de Radiologie (SFR) de poursuivre cette expérience indispensable, pour encore mieux placer le patient au cœur de la radiologie. En parallèle, la radiologie en 2030, via la conférence FUTURIM, et l’imagerie médico-légale ont constitué les deux autres points d’intérêt majeurs de ces 4 jours de congrès. FUTURIM, premier rendez-vous de rencontres et d’échanges sur la vision de la radiologie et l’expérience humaine, a renforcé la prise de conscience de l’ensemble des actions et des services qu’offre et qu’offrira la radiologie dans les années à venir. Quant à l’imagerie médico-légale, elle a fait connaître l’impact grandissant de la radiologie dans les expertises juridiques ou les enquêtes policières notamment, suscitant un vif intérêt tant des médias que des participants aux différentes conférences.

Un bilan très positif pour le Président Jean-Michel Bartoli

Pour le Pr Bartoli, le congrès s’est avéré « très positif et motivant pour les radiologues qui y ont participé. Au-delà des thèmes médicaux qui sont au centre des programmes de formation, nous avons pu aborder des questions diverses qui intéressent tous les professionnels. Les champs économiques et organisationnels ont été traités au travers de plusieurs grandes conférences, car ils interpellent les professionnels dans l’exercice de leurs activités médicales. Cette année, un temps fort a été consacré à la réforme du 3e cycle des études médicales et en particulier du DES de la radiologie. Je retiens en outre l’implication de patients qui nous ont assuré de belles rencontres en répondant présents à notre invitation. »

Un carrefour où convergent toutes les composantes interprofessionnelles de la spécialité

Comme il nous l’a déclaré récemment dans ces colonnes, la présence des jeunes professionnels de la spécialité aux JFR est importante. « Nous devons les attirer et les former, poursuit-il. Les JFR sont le carrefour des jeunes radiologues, mais aussi le carrefour de la radiologie, englobant les radiologues, mais aussi les manipulateurs, les industriels les chercheurs, les physiciens, car nous sommes engagés dans un large mouvement d’interprofessionnalité. » La conférence « Ce qu’un radiologue ne devrait jamais dire à son patient » a également retenu son attention. « Cette réflexion est concrète, souligne-t-il. On est dans la vraie vie. Nous devons apporter des réponses simples aux patients pour faciliter leurs parcours radiologiques dans le système de soins. Leur demande est là et nous devons y répondre. » Le Pr Bartoli s’attarde enfin sur l’intelligence artificielle, « qu’il nous faut étudier et enseigner. Nous devrons profiter des bénéfices procurés par ces nouveaux concepts. Elle s’immiscera dans tous nos exercices et améliorera nos pratiques. Elle nous permettra de dégager du temps pour l’expertise et la relation personnelle avec notre patient.  »

Ce thème reviendra forcément au cœur des débats lors des JFR 2018, qui se tiendront du 12 au 15 octobre 2018. Le rendez-vous est pris.

Source : JFR 2017: un bilan enthousiasmant !