L’UFSBD se lance dans le e-learning

Avec plus de 20 ans d’expérience en tant qu’organisme de formation, l’UFSBD se lance dans l’aventure du 100% digital avec la promesse de « former autrement » les équipes dentaires.

Améliorer sa pratique sans se déplacer, c’est désormais possible grâce à l’offre e-learning proposée par l’UFSBD.

100% accessible : c’est l’un des principaux atouts de l’outil qui permet aux apprenants de gérer en toute autonomie leur parcours sur la plateforme et leur rythme de formation en fonction de leur priorité du moment. Un ordinateur ou une tablette et une simple connexion internet suffisent pour travailler !

100 % ludique : les contenus pédagogiques répondent à la même qualité que ceux plébiscités lors des journées de formation présentielles, et restent ludiques et interactifs. Grâce à une alternance de vidéos pédagogiques truffées de conseils, recommandations et astuces pratiques suivies de différentes animations en relation avec le cours abordé. « Texte à trous », « Cherchez l’erreur », audits… après chaque cours, l’apprenant s’amuse en réalisant les activités mis à sa disposition. Grâce à cette formule dynamique, l’apprenant oubli qu’il est bel et bien en formation !

Premier thème de formation e-UFSBD :

Faire « redécouvrir la stérilisation autrement » aux praticiens et à leurs équipes dentaires, un pari osé mais indispensable !

Pour inaugurer son nouveau mode de formation, l’UFSBD revisite un fondamental pour tous les cabinets dentaires. Bien qu’incontournable, la stérilisation demeure néanmoins enseignée à la marge en formation continue. A la sortie de la faculté, un étudiant connaîtra les micro-organismes susceptibles de contaminer ses futurs patients, mais n’aura pas acquis les moyens et les bons réflexes pour s’en prémunir.

Sur ce sujet, les praticiens attendent donc une formation concrète, pour eux et leur équipe, applicable au cabinet pour compléter leurs enseignements théoriques.

Autour de sept modules correspondants aux facteurs susceptibles d’avoir une influence positive ou négative sur le processus et l’environnement de stérilisation, les sujets vont de la conception du cabinet (la façon dont il est organisé pour faciliter la stérilisation) à la chaîne de stérilisation avec à chaque fois, une immersion en conditions réelles, grâce – entre autre – à la présentation d’images de cabinets réels, sur lesquelles il faut identifier les erreurs.

Organisme de DPC, l’UFSBD permet de valider l’obligation de DPC des praticiens…et sous réserve d’un crédit suffisant, elle sera totalement prise en charge et indemnisée (selon conditions ANDPC).

A propos de l’UFSBD :

Organisme officiel de la profession dentaire depuis 1966 et Centre Collaborateur de l’OMS, l’Union Française pour la Santé Bucco-dentaire (UFSBD) représente les 38 000 chirurgiens-dentistes qui agissent au quotidien pour la santé bucco-dentaire de tous les français, au sein de leur cabinet. Grâce à la mobilisation de ses 15 000 membres, l’UFSBD se positionne également comme un véritable acteur de santé publique en dehors du cabinet dentaire. Son engagement sur le terrain, depuis plus de 50 ans, auprès des populations les plus sensibles (jeunes enfants, adolescents, femmes enceintes, personnes âgées dépendantes, personne en situation de handicap, personnes précaires…), en fait l’acteur principal de la promotion de la santé bucco-dentaire en France.

Parallèlement, l’UFSBD accompagne depuis plus de vingt ans l’évolution des pratiques professionnelles des équipes dentaires grâce à une offre de formation aussi étoffée que professionnelle.

Source : L’UFSBD se lance dans le e-learning | Dynamique Dentaire

Vidéo : Quel est l’état de la profession de dentiste ?

La France compte 41 200 chirurgiens-dentistes en activité au 1er janvier 2016 avec près de 36 000 libéraux. Que vaut la formation à ce métier ? Quid de la manière de travailler des jeunes par rapport à leurs aînés ? Les progrès technologiques sont-ils compensés par des honoraires plus attractifs ? Quels sont les intérêts des pratiques cliniques pendant la formation ? – Avec: Pierre Cahen, vice-président de l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire. Et Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédération nationale des syndicats dentaires. – Check-up Santé, du samedi 4 novembre 2017, présenté par Fabien Guez, sur BFM Business.

 

Source : Le dossier de la semaine: Quel est l’état de la profession de dentiste ? – 04/11

D’Ivry à Stanford, l’entreprise Sonoscanner s’«américanise»

Dr Christophe Chevassus manipule l’échographe miniature Sonoscanner.

Fabricante d’échographes médicaux depuis 2003, l’entreprise familiale aux 17 salariés peut désormais commercialiser le modèle de poche U-Lite outre-Atlantique. Elle compte s’imposer rapidement sur le marché.

C’est une « nouvelle étape clé » de son « développement à l’international ». Sonoscanner, fabricant d’échographes médicaux à Ivry-sur-Seine, vient d’obtenir l’autorisation de commercialiser son modèle U-Lite aux Etats-Unis. De quoi booster l’activité de l’entreprise familiale aux 17 salariés.

U-Lite, c’est un échographe aux dimensions d’une tablette tactile. Ce concentré de technologies, dans moins de 600 g, permet d’apporter l’imagerie médicale au chevet du patient. Une petite révolution pour SOS Médecins. Les cent praticiens équipés l’allument en moyenne lors d’une intervention à domicile sur quatre. Principalement pour « écarter des hypothèses diagnostiques ». Mais il révèle parfois la nécessité d’une hospitalisation d’urgence.

« Les USA, premiers sur le marché des échographes »

Bien décidé à imposer son appareil de poche sur un « segment encore peu concurrencé », Sonoscanner veut désormais séduire outre-Atlantique. « Les USA, premiers sur le marché des échographes, donnent la direction au reste du monde », justifie Étienne Richard, le directeur des opérations.

Le dossier d’homologation avait donc été monté en début d’année. Mais le feu vert a été donné le mois dernier par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). « C’est le début de notre américanisation », se félicitait alors Étienne Richard, évoquant déjà « plusieurs expéditions en préparation ».

« Les médecins là-bas ont plus de libertés qu’en France dans leurs facturations », reprend-il. Un plus pour rentabiliser l’achat de la machine, vendue 15 à 20 000 € en fonction des options. « Mais avant cela, nous devons être référencés, prévient Étienne Richard. Dans les revues scientifiques par exemple. » Bonne nouvelle : le service pédiatrie de Stanford intègre justement U-Lite dans l’une de ses dernières études.

Créateur d’appareils à ultrasons haute définition depuis 2003, Sonoscanner a réalisé 3,5 M€ de chiffre d’affaires l’an dernier. L’entreprise familiale, qui a veillé sur la santé de Thomas Pesquet dans l’espace, évalue sa croissance à « près de 35 % » pour 2017.

Source : D’Ivry à Stanford, l’entreprise Sonoscanner s’«américanise» – Le Parisien

La French Health Tech pourrait améliorer le quotidien de 11 millions de patients en France et créer 130 000 emplois

Thérapies innovantes, médecine personnalisée, amélioration de la qualité de vie et optimisation du pilotage du système de santé… les innovations de rupture portées par les start-ups de la Health Tech promettent une véritable révolution. Dans ce contexte, quels sont les atouts et les opportunités pour la French Health Tech ? Pour mieux comprendre ces enjeux, France Biotech présente aujourd’hui une étude prospective réalisée par le BCG et intitulée « La French Health Tech : faire de la France un leader mondial de la santé ».

L’écosystème français compte plus de 600 entreprises, dont de nombreuses basées sur des innovations de rupture. D’ici 2030, le secteur de la Health Tech en France pourrait créer 130 000 emplois en France et les entreprises qui existent d’ores-et-déjà pourraient apporter des solutions à 11 millions de patients français, 250 millions dans le monde. Ce secteur pèserait alors plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Si la France bénéficie de réels atouts pour devenir leader dans ce domaine, de nombreuses contraintes administratives et financières freinent encore l’essor du secteur. L’étude du BCG pour France Biotech met en avant 15 propositions concrètes pour que la France devienne un leader mondial de la Health Tech.

Paris, le 14 novembre 2017 – France Biotech, l’association des entrepreneurs de l’innovation santé dévoile une étude réalisée par le Boston Consulting Group « La French Health Tech : faire de la France un leader mondial de la santé ».

« La connaissance de l’environnement, du potentiel et des enjeux associés aux biotechs et aux medtechs (dispositifs médicaux) est au cœur de notre mission. France Biotech a pour ambition de favoriser l’innovation et la croissance dans le domaine des technologies innovantes de la santé (biotechs,medtechs et e-santé) en France. Cette étude prospective, réalisée par le Boston Consulting Group, permet d’éclairer l’opinion publique et les décideurs sur les évolutions possibles de notre filière », souligne Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech.

La Health Tech : une révolution majeure pour la prochaine décennie

À la croisée de la Digital Tech, de la Biotech et de la Medtech, la Health Tech se nourrit de multiples innovations en cours dans ces domaines pour répondre aux grands enjeux mondiaux de santé publique : traiter des maladies incurables, mieux vivre avec les maladies, améliorer l’ensemble des parcours de soin, donner de nouveaux moyens à la prévention ou encore piloter la qualité et les coûts du système de santé. D’ici 2030, on estime notamment plus de 200 millions de nouveaux cas de cancers. En 2016, dans le monde, un tiers des start-ups utilisant des technologies dites de rupture(nanotechnologies, intelligence artificielle, big data etc.) concerne la santé des personnes ; elles constituent la Health Tech.

La Health Tech : un environnement spécifique à construire

Ces start-ups issues de la Health Tech rencontrent des défis spécifiques et pour certains distincts de ceux rencontrés par les start-ups digitales : des besoins en capital importants liés à un temps de développement très long et associés à de lourds enjeux techniques et industriels, des questions spécifiques de transfert de technologie entre le public et le privé et des besoins d’expertise plus importants que pour le digital. La Health Tech est également encadrée par l’imposante mais légitime règlementation qui encadre le secteur.

Des opportunités à saisir pour la « French Health Tech »

Face à une compétition mondiale grandissante, seule une politique volontariste permettra à la France de se transformer en l’un des hubs mondiaux de la Health Tech et ainsi bénéficier de ses avancées médicales et des impacts économiques et sociaux. Plus précisément, si la France réussissait à impulser une dynamique similaire à celle de Boston et l’état du Massachusetts, principal hub mondial des biotechs/medtechs, l’essor de la French Health Tech pourrait d’ici 2030 :

  • Apporter de nouvelles réponses thérapeutiques et améliorer le quotidien de près de 250 millions de patients dans le monde dont 11 millions en France tout en contribuant à l’amélioration du système de santé à l’échelle nationale et en se basant sur les seules start-ups françaises déjà crées en 2017.
  • Tirer la croissance et l’emploi français. D’après cette étude, l’essor de la French Health Tech pourrait créer 130 000 emplois en France et générer 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Une politique volontariste pour favoriser l’essor de la Heath Tech participerait également à renforcer l’image d’une France moderne, tournée vers l’économie de la connaissance, mais aussi attentive aux sujets éthiques complexes liés à l’avancée de la science et de la technologie.

La France, des atouts lui permettant de prétendre devenir un hub mondial

Dans cette course à l’excellence scientifique, la France possède de solides atouts :

  • Une expertise dans les sciences de la vie mondialement reconnue (62 Prix Nobel, 11 médaillés Fields), des instituts et des laboratoires de recherche de pointe et des établissements d’enseignement supérieur de haut niveau.
  • Les différents dispositifs de financement public (BPI France, Crédit d’Impôt Recherche, Jeune Entreprise Innovante, Programme d’Investissements d’Avenir), font de la France le deuxième pays au monde, derrière le Canada où les dépenses privées de R&D des entreprises sont les plus soutenues par des financements publics / incitations fiscales.
  • Une place financière de premier plan : Paris Euronext est la première source de financement pour les entreprises européennes des sciences de la vie lors de leurs IPOs, devant le Nasdaq.
  • Un système de soin de haute qualité. La France est 6ème, devant l’Allemagne et les Etats-Unis, dans le classement de l’indice HAQ (Healthcare Access and Quality) qui mesure la qualité des soins et le système hospitalo-universitaire est très ouvert à l’innovation et à la recherche
  • Une forte empreinte entrepreneuriale. Cela s’illustre par un ratio nombre de start-ups dans la Biotech/Medtech / millions d’habitants très satisfaisant (18) supérieur aux Etats-Unis (13) mais derrière l’Allemagne (26).

« Malgré ces forces, la « French Health Tech » a du mal à faire face à la puissance capitalistique américaine et rencontre des difficultés à faire émerger des leaders internationaux. En France, seules deux entreprises sont valorisées à plus de 1 milliard d’euros là où les Etats-Unis en comptent 70 », préciseElsy Boglioli, Directrice Associée au BCG et co-auteure de l’étude.

Des freins administratifs et financiers à lever

Cette étude identifie plusieurs freins qui limitent l’essor du secteur, notamment le financement. « L’écosystème financier français est principalement tourné pour soutenir les initiatives entrepreneuriales, facilitant la création de nombreuses sociétés mais pas forcément leur croissance. Ce manque de capitaux incite de nombreuses start-ups à entrer en bourse à un stade de développement peu adapté, ce qui les pénalise. Notre vrai défi collectif aujourd’hui, c’est d’aider à ce que quelques start-ups deviennent vite des Licornes françaises de la Health Tech » indique Agnès Audier, Directrice Associée au BCG et également co-auteure de l’étude. Le montant moyen levé par IPO est de 35 millions d’euros contre 90 millions de dollars aux Etats-Unis.

D’autre part, si la France réunit l’expertise scientifique requise pour créer des start-ups de pointe, elle souffre d’une pénurie de talents sur des thématiques transverses (santé/finance/droit/business développement). De plus, le transfert de technologie entre organismes de recherche publics et entreprises reste encore difficile, compte tenu des délais de traitement et des conditions peu adaptées aux start-ups. Enfin, 68% des essais cliniques des Health Tech françaises sont réalisés à l’étranger. Les délais entre la mise sur le marché et le remboursement sont 4 fois plus élevés en France en comparaison avec l’Allemagne.

Pour enclencher un cercle vertueux, il est nécessaire d’accepter un changement de paradigme en levant les freins mentionnés préalablement. L’étude propose 15 mesures phares pour développer la Heath Tech autour des problématiques suivantes :

  • Financement : faciliter la mobilisation d’investisseurs favorisant le développement (tickets de 5 à 100 M€)
  • Expertise : développer l’expertise « Health Tech » à tous les niveaux de l’écosystème
  • Collaboration public/privé : adapter le système sur la base des meilleures pratiques internationales pour concilier développement des start-ups et protection de la propriété intellectuelle des structures publiques
  • Réglementation dans le domaine sanitaire : revisiter les processus pour s’aligner sur les meilleures pratiques internationales et concilier protection des personnes/malades, innovation en santé et gestion des liens d’intérêt

« Je suis convaincue qu’en prenant à bras le corps les difficultés rencontrées aujourd’hui et en s’inspirant des meilleures pratiques internationales, nous pouvons développer un secteur d’activité exceptionnellement important qui contribue à sauver des millions de vies, améliore le quotidien des malades et rend plus performant les systèmes de santé. Pour cela, il faut agir maintenant, nous, acteurs privés (aide à la professionnalisation des entrepreneurs dans leur conquête des investisseurs internationaux, incitation des grands industriels à investir dans le développement des Health Tech) mais aussi côtéautorités publiques (réorganisation des SATT, simplification administrative des essais cliniques…). Cette nécessité est d’autant plus vraie que la puissance de la compétition internationale ne nous laisse plus le temps d’agir », précise Maryvonne Hiance, Présidente de France Biotech.

 

À propos de France Biotech

Créée en 1997, France Biotech est l’association française qui regroupe les principales entreprises innovantes de la santé et leurs partenaires experts. France Biotech a pour mission première d’accompagner le développement de cette industrie en France en améliorant l’environnement fiscal, juridique, réglementaire et managérial de ces entreprises afin qu’elle soit reconnue comme industrie de pointe prioritaire. France Biotech a également la vocation de contribuer à hisser l’industrie française des technologies innovantes de la santé au rang de leader mondial. A l’origine du statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), mis en place lors de la Loi de Finances de 2004, France Biotech milite pour que le secteur innovant de la santé représente une industrie performante a?? part entière. France Biotech est présidée par Maryvonne Hiance et compte plus de 160 membres. www.france-biotech.org

À propos du Boston Consulting Group (BCG)

Le BCG est un cabinet international de conseil en management et le leader mondial du conseil en stratégie d’entreprise. Nous travaillons avec des clients de tous les secteurs partout dans le monde pour identifier ensemble les meilleures opportunités, les aider à affronter leurs défis et faire évoluer leurs activités. A travers une approche personnalisée, nous leur apportons notre vision de la dynamique des entreprises et des marchés ainsi que notre expertise à chaque niveau de leur organisation. Nous leur garantissons ainsi un avantage concurrentiel durable, des organisations plus performantes et des résultats pérennes. Fondé en 1963, le BCG est une entreprise privée présente dans 48 pays avec 85 bureaux. Plus d’informations sur www.bcg.fr

Source : La French Health Tech pourrait améliorer le quotidien de 11 millions de patients en France et créer 130 000 emplois

Une prothèse d’épaule créée grâce aux technologies 3D

C’est une première en France: une patiente a été guérie d’une blessure par balle à l’épaule grâce à une prothèse inversée imprimée en 3D. Les résultats de l’opération sont pour le moment satisfaisants et pourraient ouvrir la voie vers d’autres interventions chirurgicales intégrant les technologies 3D.

Nathalie Dufaut Danjon habite à Paris ; il y a deux ans, elle a été victime d’un accident quasi mortel. Elle a reçu une balle de fusil de chasse dans l’épaule qui est alors ressortie au niveau de son omoplate. Après quelques jours de coma et de nombreuses visites chez différents chirurgiens – 12 en 6 mois très exactement – Nathalie a trouvé une solution au sein du CHU de Dijon : le docteur Brice Viard, chirurgien d’épaule, lui explique qu’elle pourrait recevoir une prothèse imprimée en 3D.

La prothèse créée par Materialise (crédits photo: Materialise)

Les prothèses classiques ne convenaient pas à la patiente française. Elles ne permettaient pas une reconstruction de qualité : l’accident avait tellement endommagé l’épaule qu’il n’y avait pas suffisamment d’os pour fixer l’implant. C’est pourquoi Nathalie s’est tournée vers l’impression 3D et a pu recevoir une prothèse d’épaule totalement adaptée à sa situation complexe. Les applications passées montrent en effet que les technologies 3D peuvent être utiles pour soulager certains handicaps physiques : on se souvient par exemple de ce petit garçon de 4 ans qui a reçu une prothèse de main pour Noël.

Le docteur Viard a travaillé en collaboration avec Materialise pour créer la reconstruction de l’épaule de la patiente. Il a été accompagné par une équipe d’ingénieurs et de designers 3D afin de mettre au point une prothèse d’épaule inversée en titane. Celle-ci est composée d’implants “positionnés sur le versant huméral et le glénoïdien avec une plaque qui correspond à une ostéotomie de l’épine de relèvement pour corriger le cal vicieux” comme l’explique le chirurgien. Bien que nous n’ayons pas plus de détails concernant l’impression même de la prothèse d’épaule, il apparaît clairement que celle-ci n’aurait pas pu être créée avec des méthodes de fabrication traditionnelles.

4 mois après l’opération, les médecins sont très satisfaits des résultats puisque Nathalie a progressivement retrouvé une mobilité articulaire. Son corps a bien réagi aux implants, montrant ainsi le potentiel des technologies 3D dans le secteur chirurgical. Un potentiel bien perçu par la startup toulousaine AnatomikModeling qui s’est également tournée vers les technologies 3D pour créer la première prothèse trachéo-bronchique. On espère voir ces initiatives se multiplier en France!

Source : Une prothèse d’épaule créée grâce aux technologies 3D – 3Dnatives

Pourquoi fait-on une IRM ?

L’imagerie par résonance médicale ou IRM est un examen courant qui permet d’explorer avec précision l’intérieur du corps. Dans quels cas y a-t-on recours ? Quelles différences avec le scanner ? Quand et pourquoi injecte-t-on un produit de contraste ? Réponses d’une radiologue.

"Pourquoi fait-on une IRM ?"
Pourquoi fait-on une IRM ?

L’imagerie par résonnance magnétique (IRM) constitue un outil diagnostique incontournable. Objectif : mettre une image sur les maux.

« Examen d’une grande précision, l’IRM permet une analyse fine de tissus variés, notamment les muscles, le cœur, le cerveau, la moelle épinière, les tendons, les tumeurs, etc. Les champs d’application de l’IRM sont très larges puisqu’elle est utilisée dans l’exploration de maladies vasculaires, gynécologiques (endométriose…), cérébrales, articulaires, gastriques… », explique le Dr Mina Petkova, neuroradiologue à l’Institut de radiologie de Paris.

L’IRM n’utilise pas de rayons X

Sur un plan technique, l’IRM utilise le fait que le corps est composé à 70% d’eau. Soumis à un champ magnétique, les protons d’hydrogène, qui composent les molécules d’eau, émettent des signaux et sont excités par des ondes de radiofréquence. Ces signaux sont ensuite captés puis convertis en images grâce à un système informatique.

Contrairement au scanner, l’IRM n’utilise pas de rayons X. Examen non irradiant et indolore, l’IRM ne présente aucun risque pour la santé du patient. L’équipe médicale se trouve à l’extérieur de la salle d’examen derrière une vitre, voit le patient pendant tout l’examen et peut communiquer avec lui à l’aide d’un micro. Le patient peut à tout moment appeler grâce à une sonnette placée dans sa main.

Dans certains cas, privilégier le scanner à l’IRM

Pour certains patients présentant une contre-indication à l’IRM, le scanner est une alternative. Il utilise des rayons X émis à faibles doses. En effet, le scanner dure moins longtemps, quelques secondes contre 10 à 20 minutes pour l’IRM, le confinement est nettement moindre car l’anneau dans lequel se déplace la table d’examen est beaucoup plus fin, ce qui peut rassurer les patients claustrophobes.

Pour les mêmes raisons, il peut être utile chez les personnes âgées ou pouvant difficilement rester longtemps immobiles en position allongée.

Parmi les contre-indications à l’IRM : la présence de corps étrangers dans l’œil, le port d’un pacemaker, le port de certains modèles de valves cardiaques.

L’IRM peut nécessiter l’injection d’un produit de contraste

Dans certains cas, les informations fournies par l’IRM peuvent être suffisantes sans injection de produit de contraste.

Dans d’autres, l’injection d’un produit de contraste à base de gadolinium est nécessaire. Elle peut être motivée par les symptômes ou la pathologie connue du patient ou bien par la nécessité d’obtenir plus de précisions sur une anomalie. Ainsi, en fin d’examen, le radiologue peut avoir besoin de réaliser l’injection d’un produit de contraste gadoliné.

Ces produits de contraste gadolinés sont généralement bien tolérés. Cependant, des réactions de toxicité peuvent survenir, les plus fréquentes étant les réactions allergiques (comme des boutons d’urticaire) et les réactions sur le rein. Cette injection est contre-indiquée en cas d’allergie lors d’une injection précédente, en cas d’insuffisance rénale et au cours de la grossesse. En période d’allaitement, il est recommandé de suspendre l’allaitement durant les 24h suivant l’injection.

Les résultats d’une IRM sont immédiats

Les résultats d’une IRM, comme d’un scanner, sont immédiats. Le spécialiste analyse les images, puis livre son résultat au patient qui repart avec les images imprimées sur papier et gravées sur un CD.

Source : Pourquoi fait-on une IRM ? | Santé Magazine