1er salon InnovʼinMed à Marseille : le monde médical face à la révolution numérique

Le premier salon InnovʼinMed a réuni plus de 500 acteurs du monde de la santé les 26 et 27 octobre au Parc Chanot. Résolument tourné vers lʼinternational, cet événement a mis lʼaccent sur le rapprochement du digital et du médical dans la région pour innover dans le secteur.

Pour le première fois, les acteurs publics et privés des sciences de la vie se sont réunis du 26 au 27 octobre au Parc Chanot à lʼoccasion du congrès InnovʼinMed. Ce nouveau salon organisé par MCO Congrès est particulièrement tourné vers lʼinnovation du secteur de la santé et son articulation avec le digital.

Kevin Polizzi, P-dg-fondateur de Jaguar Network à lʼorigine du projet On[e]Life, a participé à la présentation de ce nouvel événement insistant sur « lʼimportance du croisement des compétences entre les biotech et le numérique, notamment lʼintelligence artificielle qui ouvre de nouvelles voies pour la santé humaine ». Pour démontrer les apports potentiels du digital au secteur de la santé, InnovʼinMed a organisé un Hackaton qui sʼest déroulé en live sur le salon. Le concours a été remporté par la start-up aixoise Geosentinel, créatrice dʼune solution qui, grâce à des capteurs intelligents et un bouton SOS intégrés dans des objets connectés (bracelet, médaillon…), assurent la protection de personnes dépendantes, malades et/ou isolées. Le second choix du jury s’est porté sur l’équipe « Hackamine » composée de 4 étudiants de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne (Gardanne) dont le projet portait sur « comment réduire le trou de la sécu ? »Enfin sur la troisième marche du podium, est montée l’équipe JN Team Learning, composée de 4 salariés de Jaguar Network. Leur projet portait sur le développement d’une application destinée à lutter contre les nuisances sonores.

Geosentinel a remporté le Hackathon de Innov’inMed

Le positionnement avantageux de Marseille en tant que porte de lʼEurope vers lʼAfrique et le Moyen-Orient a été largement mis en avant comme un atout à exploiter pour les entreprises. « Nous avons su attirer de gros acteurs du numérique grâce à notre emplacement sur le chemin des câbles sous-marins dʼinternet, il va falloir faire de même sur la santé et nous avons toutes les compétences pour le faire », explique Patrick Ardizzoni, élu délégué à la santé à la chambre de commerce et dʼindustrie Marseille-Provence. Business France a dʼailleurs tenu un atelier sur les opportunités des marchés euro-méditerranéens de la santé qui a attiré de nombreux entrepreneurs. Pierre Dessein, président de Genepred, a présenté les actions de son entreprise en Afrique notamment sur la bilharioze et le tremplin que peut-être Marseille pour ce marché.

Académiques et entreprises à lʼorigine de lʼinnovation médicale

Si les entreprises étaient à lʼhonneur de cette première édition, les partenaires publics se sont également fortement impliquées comme Aix-Marseille Université (Amu). « Des plates-formes technologiques de très haut niveau sont en train de naître sur le territoire grâce aux collaborations des chercheurs et des start-up. Amu est notamment très performante dans le domaine de la pharmaceutique, nous sommes en train de créer de nouvelles cohortes de patients avec lʼAP-HM pour multiplier les essais cliniques des nouveaux traitements à Marseille », affirme Françoise Dignat-Georges, la doyenne de la faculté de pharmacie de la Timone lors de lʼinauguration d’InnovʼinMed. Lʼuniversité compte aussi sur la cité de lʼinnovation et des savoirs en cours de réalisation à la Joliette pour accélérer ses partenariats public-privé.

Le palmarès des 1ers InnovʼinMed Awards

Le salon a organisé un grand concours à destinations des entreprises du monde de la santé et des sciences de la vie. Trois prix ont été décernés dans les catégories suivantes :

Award Accelerate : 

1er prix : Boarding Ring, solution contre le mal des transports
2ème prix : Dyameo, sondes d’aide au diagnostic de cellules cancéreuses in-vivo.
3ème prix : SiamedʼXpress, plate-forme de production des glycoprotéines

Award Invest : 

1er prix : C4Diagnostic, solution de détection des maladies infectieuses
2ème prix : Biosqual, développement d’analogues de la squalamine à usage clinique
3ème prix : Gene&Green, développement dʼenzymes issues des sources d’eau chaude pour des applications dans les secteurs de l’environnement, la santé et la défense.

Award e-Health : 

1er prix : Lucine, application de reconnaissance faciale de la douleur
2ème prix : Whoog, application de gestion de remplacement des professionnels de santé
3ème prix : Volta Medical, création de logiciels intelligents pour la rythmologie interventionnelle

Source : [Santé] 1er salon InnovʼinMed à Marseille : le monde médical face à la révolution numérique – GoMet’

Epilepsie : Quand le Big Data aide la recherche à la combattre

Des chercheurs de l’école médicale de l’université de Swansea au Royaume-Uni se sont associés avec 5 centres universitaires dans le monde pour agréger la plus grosse collection de données concernant des familles atteintes d’une forme d’ épilepsie où la génétique est un facteur récurrent de contraction de la maladie.

L’objectif était de déterminer si des caractéristiques cliniques spécifiques de l’ épilepsie sont communes au sein des familles et si cela peut constituer des syndromes familiaux distincts. Cela pourrait aider à améliorer la recherche génétique sur l’épilepsie.

Les données utilisées lors de cette recherche clinique proviennent de plus de 300 familles dont au moins trois membres souffrent de crises sans cause immédiate. Cette recherche de l’institut britannique a révélé que les familles présentaient des formes identiques épilepsies, mais aussi des formes mixtes.

Ce lac de données de santé a également permis d’établir que certaines formes d’épilepsies considérées rarissimes ne l’étaient pas tant que ça.

Le Big Data aide à faire des découvertes sur l’ épilepsie

En assemblant les données, les chercheurs ont ainsi fait de nouvelles découvertes concernant les formes génétiques de l’épilepsie. Cette maladie qui affecte 50 millions de personnes dans le monde selon l’OMS et un donc un mal connu touchant principalement les pays en voie de développement. Les traitements existent, mais il est plus difficile de déterminer les causes génétiques de cette infection.

Un des responsables de cette recherche a déclaré : “l’ épilepsie a un effet considérable sur la vie des patients et ce projet a permis d’améliorer notre connaissance de certaines formes d’épilepsies génétiques. Nous attendons avec intérêt d’autres résultats de l’étude qui pourraient nous aider à développer de nouveaux moyens de traitement de l’ épilepsie. »

Pas encore de traitements intelligents, mais…

bioserenity epilepsie

Dans cette optique d’adapter les traitements aux types de crises, un outil de machine learning pourrait utiliser de tel résultat afin de détecter des modèles dans ces données ou d’établir des traitements personnalisés. Watson, l’assistant des oncologues d’IBM pourrait être adapté à la détection de symptômes des épilepsies génétiques et proposer le traitement adéquat.

Pour l’instant le Big data aide la recherche à identifier les formes de cette infection et à en détecter les causes. Par exemple, l’entreprise française Bioserenity développe des vêtements connectés capables de repérer les effets d’une crise et de prévenir les secours en temps réel. Ce même dispositif peut diagnostiquer l’ épilepsie chez des personnes dont on n’avait pas découvert l’infection.

Le machine learning permettrait également de prédire les crises avant qu’elles ne se produisent. Il faut pour cela analyser les données en provenance des électroencéphalogrammes (EEG) afin de déterminer à quelle fréquence une crise peut avoir lieu. Le Docteur britannique Gareth Jones a évoqué dans un article l’expérience menée par des chercheurs sur la plateforme Kaggle. Si cette “maintenance prédictive du cerveau” reste encore au stade de l’expérimentation, les possibilités d’amélioration du quotidien des malades sont importantes.

Source : Epilepsie : Quand le Big Data aide la recherche à la combattre

Accès à l’IRM: les délais s’allongent encore en 2017 !

FNMR

Alors que les délais d’accès à l’IRM s’allongent une nouvelle fois en 2017, la FNMR a publié un communiqué pour rappeler les organismes de tutelle à leur devoir de favoriser de l’égalité des chances pour les patients.

La problématique de l’accès des patients aux modalités d’IRM est très présente dans la conscience collective. Nous avons pu le vérifier lors des différentes sessions des JFR 2017 dédiées au « Radiologue et son patient ».

Les délais d’accès à l’IRM s’allongent une nouvelle fois

C’est dans ce contexte que la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) a émis un communiqué, le 19 octobre 2017, dans lequel elle fustige les promesses gouvernementales d’adapter le parc de modalités IRM au Plan Cancer 2014-2019. Celui-ci avait en effet pour ambition de réduire le délai d’un rendez-vous pour un examen d’IRM à 20 jours maximum alors qu’en 2017 il est toujours à 34 jours, soit 3,5 de plus qu’en 2016. La raison invoquée par la FNMR, mais aussi par l’ensemble des acteurs de l’imagerie médicale en France, est que ce pays comporte seulement 14 installations d’IRM par million d’habitants, contre 20 en moyenne dans le reste de l’Europe.

De nouvelles coupes budgétaires prévues par le PLFSS 2018

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), à qui a été confiée la mission d’arbitrer les rémunérations des actes d’imagerie, en prend aussi pour son grade ! « Année après année, énonce le communiqué de la FNMR, l’Etat a prélevé 900 millions d’euros sur la radiologie libérale. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2018 prévoit encore de nouvelles coupes budgétaires sur l’imagerie médicale. Et la Fédération de remettre en exergue la fermeture de nombreux cabinets d’imagerie ou la réduction des capacités d’investissement des médecins radiologues libéraux, à cause de ces restrictions.

L’ensemble du secteur de l’imagerie médicale menacé

Elle rappelle que la radiologie Française, hôpitaux et cabinets de ville, est menacée, les cabinets de radiologie étant désormais contraints de ne pas renouveler leur parc d’installations, ce qui engendre une de perte de chance pour les patients, notamment dans les zones soumises à la désertification médicale, particulièrement dans le cadre des campagnes de dépistage du cancer du sein. La FNMR appelle ainsi, une fois de plus, à arrêter le sabotage de l’imagerie médicale et engage les pouvoirs publics à tenir les promesses du Plan Cancer. C’est la condition indispensable pour garantir l’égalité des chances pour tous les patients.

Source : Accès à l’IRM: les délais s’allongent encore en 2017 !

Stratégie nationale de santé : la consultation du public ouverte du 6 au 25 novembre 2017

La consultation du public sur la stratégie nationale de santé sera ouverte du 6 au 25 novembre 2017 : c’est ce qu’indique un arrêté en date du 26 octobre 2017 publié au Journal officiel du 29 octobre 2017.

Pour ce faire, un questionnaire sera mis en ligne à l’adresse suivante : www.strategie.sante.gouv.fr.

Prévue dans le cadre de la loi santé de 2016, la Stratégie nationale de santé, qui vise à fixer de façon pluriannuelle « des domaines d’action prioritaires et des objectifs d’amélioration de la santé et de la protection sociale », comprendra 4 axes :
• la prévention et la promotion de la santé ;
• la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins ;
• l’amélioration de la pertinence et de la qualité des soins ;
• l’innovation.

Elle doit être finalisée d’ici à la fin de l’année, avec la publication d’un décret de mise en œuvre attendue fin décembre.

Source : Health&Tech – Stratégie nationale de santé : la consultation du public ouverte du 6 au 25 novembre 2017

Le PLFSS 2018 adopté en première lecture à l’Assemblée

Le PLFSS 2018 a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 31 octobre 2017, avec 354 voix pour, 192 contre et 3 abstentions.

Parmi les principales mesures concernant la e-santé ont été votés :
• le passage de la téléconsultation et de la télésurveillance dans le droit commun ;
• le maintien des expérimentations de télésurveillance pour une durée de 4 ans ;
• la possibilité d’expérimenter des organisations innovantes, avec un financement d’amorçage pour accompagner l’investissement dans des systèmes d’information communicants et pour l’exploitation des données, et de nouveaux modes de rémunération.

L’examen du texte reprendre le 8 novembre, à la Commission des affaires sociales du Sénat.

Source : Health&Tech : Le PLFSS 2018 adopté en première lecture à l’Assemblée

Le NHS England débloque 50,5 M€ pour aider les généralistes à s’équiper pour la téléconsultation

45 millions de livres (soit 50,5 millions d’euros) : telle est la somme que le NHS England vient de débloquer pour financer un programme visant à aider les généralistes britanniques à s’équiper pour proposer des téléconsultations, annonce le Dr Robert Varnam, directeur du département du développement des généralistes, le 1er novembre 2017 à l’occasion du salon EhiLive.

Lancé officiellement le 30 octobre 2017, le programme doit à terme contribuer à minimiser les conséquences sanitaires liées au problème d’une patientèle croissante et de la complexité des soins prodigués par les généralistes. Une façon d’y parvenir consiste à numériser davantage les soins primaires, selon le Dr Robert Varnam.

Ainsi, les généralistes peuvent candidater pour une subvention depuis le site du NHS England afin de faciliter la mise en ouevre des systèmes de téléconsultation fondés sur l’utilisation d’un site web ou une application pour smartphone. Le programme va s’étaler sur 3 ans.

Source : Le NHS England débloque 50,5 M€ pour aider les généralistes à s’équiper pour la téléconsultation